lundi 15 juillet 2024
| Juridiction | Cour administrative d'appel de Toulouse |
| Section | Cour administrative d'appel de Toulouse |
| N° Dossier | CAA31-23TL01213 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Avocat requérant | FRANCOS |
Vu la procédure suivante :
Procédure contentieuse antérieure :
M. B A a demandé au tribunal administratif de Toulouse d'annuler l'arrêté du 27 mars 2023 du préfet de la Haute-Garonne par lequel le préfet de la Haute-Garonne a ordonné son transfert aux autorités italiennes ainsi que l'arrête du même jour portant assignation à résidence et d'enjoindre l'Etat d'enregistrer sa demande d'asile et de lui délivrer une attestation de demande d'asile en application de l'article L. 521-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, dans un délai de quinze jours à compter du jugement, sous astreinte de 200 euros par jour de retard en application des dispositions des articles L. 911-1 et suivants du code justice administrative.
Par un jugement n° 2301663 du 5 avril 2023, le tribunal administratif de Toulouse a partiellement fait droit à ses demandes.
Procédure devant la cour :
I-Par une requête, enregistrée le 24 mai 2023 sous le N°23TL01213, le préfet de la Haute-Garonne demande à la cour d'annuler le jugement N°2301663 du 5 avril 2023 du tribunal administratif de Toulouse et de rejeter l'intégralité des demandes présentées en première instance par M. A.
Par un mémoire en défense, enregistrés le 2 octobre 2023, et un mémoire en production de pièces, enregistré le 15 mai 2024, M. A, représenté par Me Francos, conclut au rejet de la requête, d'enjoindre le préfet de la Haute-Garonne de procéder à l'enregistrement de la demande d'asile de M. A dans un délai de 15 jours suivant la notification de la décision à intervenir, sous astreinte de 100 euros par jour de retard en application des dispositions des articles L. 911-1 et suivants du code justice administrative, et de mettre à la charge de l'Etat les entiers dépens ainsi qu'une somme de 2 000 euros à verser à Me Francos sur le fondement de l'article L. 761-1 du Code de justice administrative et de l'article 37 alinéa 2ème de la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridictionnelle, et, dans l'hypothèse où le requérant ne serait pas admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle, condamner l'Etat à lui verser directement cette même somme en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Une demande de maintien de la requête a été adressée au préfet de la Haute-Garonne le 28 mai 2024.
Par une ordonnance en date du 13 mai 2024, la clôture de l'instruction a été fixée au 30 mai 2024 à 12 heures.
M. A a été maintenu au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par décision du bureau d'aide juridictionnelle de Toulouse en date du 26 janvier 2024.
II-Par une requête, enregistrée le 24 mai 2023 sous le N°23TL01214, le préfet de la Haute-Garonne demande à la cour de surseoir à l'exécution du jugement N°2301663 du 5 avril 2023 du tribunal administratif de Toulouse.
Par un mémoire en défense, enregistrés le 2 octobre 2023, M. A, représenté par Me Francos, conclut au rejet de la requête.
Une demande de maintien de la requête a été adressée au préfet de la Haute-Garonne le 28 mai 2024.
Par une ordonnance en date du 13 mai 2024, la clôture de l'instruction a été fixée au 30 mai 2024 à 12 heures.
M. A a été maintenu au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par décision du bureau d'aide juridictionnelle de Toulouse en date du 26 janvier 2024.
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1 .Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " Les présidents () de cour administrative d'appel, () les présidents de formation de jugement () des cours peuvent, par ordonnance : ()1° Donner acte des désistements () " ;
2.En application de l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative, " le Président de la chambre () peut inviter le requérant à confirmer expressément le maintien de ses conclusions () à défaut de réception de cette confirmation à l'expiration du délai fixé, qui ne peut être inférieur à 1 mois, il sera réputé s'être désisté de l'ensemble de ses conclusions. "
3. Les requêtes enregistrées sous les N°23TL01213 et N°23TL00214 concernent un seul et même jugement. Il y a donc lieu de statuer par une seule et même ordonnance.
4.En l'espèce, la demande de maintien de la requête a été adressée au préfet de la Haute-Garonne le 28 mai 2024, qui n'a pas répondu. Ce dernier est réputé se désister de l'ensemble de ses demandes devant la cour.
Sur les frais liés au litige :
5. Dans les circonstances de l'espèce, il y a lieu de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1000 euros à verser au conseil de M. A en application combinée des articles 37 alinéa 2ème de la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 et de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
ORDONNE :
Article 1er : Le préfet de la Haute-Garonne est réputé se désister de ses requêtes, enregistrées sous les N°23TL01213 et 23TL01214.
Article 2 : l'Etat versera une somme de 1000 euros à verser au conseil de M. A.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B A, à Me Francos et au ministre de l'intérieur et des outre-mer.
Copie en sera adressée au préfet de la Haute-Garonne.
Fait à Toulouse, le 15 juillet 2024.
Le président de la 3ème chambre
E. Rey-Bèthbéder
La République mande et ordonne au préfet de la Haute-Garonne, en ce qui le concerne, et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.
N°23TL01213-23TL01214
Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA02997
Suspension de refus de titre de séjour et d'obligation de quitter le territoire. La Cour administrative d'appel de Paris, statuant en référé, rejette la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 5 mai 2025. Le juge des référés estime la demande manifestement infondée, car le tribunal administratif a déjà validé la légalité de la décision par un jugement argumenté, sans qu'aucun moyen nouveau et sérieux ne soit soulevé. La requête est rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-26TL00807
Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, statuant en référé, rejette la requête de Mme B... comme manifestement irrecevable. Celle-ci contestait le refus de l’Office national des combattants de prendre en compte la totalité de ses jours de présence dans un camp de transit. La cour applique les articles R. 222-1, R. 811-7 et R. 612-1 du code de justice administrative, constatant que l’appel, non dispensé du ministère d’avocat, n’a pas été présenté par un avocat malgré la notification claire de cette obligation.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-25TL01714
Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, prise par le juge des référés, rejette la requête de M. A..., ressortissant algérien, qui contestait le refus de séjour et l’obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de la Haute-Garonne. La cour estime que l’arrêté préfectoral est suffisamment motivé et que le préfet a procédé à un examen réel et sérieux de la situation personnelle de l’intéressé. Elle écarte également les moyens tirés de la violation de l’accord franco-algérien et de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, jugeant que la requête est manifestement dépourvue de fondement. La solution est fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
04/05/2026
Cour administrative d'appel de Marseille — N° CAA13-25MA00532
La Cour administrative d'appel de Marseille a examiné le recours du préfet de la Haute-Corse contre un jugement du tribunal administratif de Bastia. Ce jugement avait annulé les arrêtés du 2 janvier 2025 refusant un titre de séjour à M. A... B..., ressortissant brésilien, et prononçant son éloignement. Le préfet soutenait que le comportement de l'intéressé constituait une menace à l'ordre public, justifiant le refus sur le fondement de l'article L. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La cour a rejeté la requête préfectorale et confirmé le jugement de première instance, validant ainsi l'annulation des arrêtés et l'injonction de délivrer une carte de séjour temporaire mention "salarié".
04/05/2026