mercredi 27 mars 2024
| Juridiction | Cour administrative d'appel de Toulouse |
| Section | Cour administrative d'appel de Toulouse |
| N° Dossier | CAA31-23TL01282 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | excès de pouvoir |
| Publication | D |
Vu la procédure suivante :
Procédure contentieuse antérieure :
M. A a demandé au tribunal administratif de Nîmes d'annuler la décision du recteur de l'académie d'Aix-Marseille portant rejet de sa demande de protection fonctionnelle formée le 11 octobre 2020, de condamner l'Etat à lui verser, en réparation des préjudices qu'il estime avoir subis, la somme de 40 500 euros, ainsi que le montant cumulé des demis-traitements appréhendés depuis le 22 juillet 2002 assorti des intérêts au taux légal et de mettre à la charge de l'Etat la somme de 2 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par un jugement n° 2100562 du 28 mars 2023, le tribunal administratif de Nîmes a rejeté ses demandes.
Procédure devant la cour :
Par une requête, enregistrée le 31 mai 2023, M. A, représenté par Me Tregan, demande à la cour :
1°) d'annuler ce jugement du 28 mars 2023 ;
2°) d'annuler la décision implicite de rejet du 12 décembre 2020 par laquelle le recteur de l'académie d'Aix Marseille lui a refusé le bénéfice de la protection fonctionnelle ;
3°) de condamner le recteur à l'indemnisation des préjudices subis à hauteur de 5 407,38 euros au titre de ses frais d'avocat, de 1 000 euros à titre de remboursement de ses frais de déplacement et d'hébergement et de 10 500 euros à titre d'indemnisation de son préjudice matériel et moral, ainsi que le versement du montant cumulé des demis-traitements appréhendés à partir du 22 juillet 2020 ;
4°) qu'il soit enjoint au recteur de l'académie d'Aix Marseille de lui accorder le bénéfice de la protection fonctionnelle, sous astreinte de 100 euros par jour de retard, dans un délai de quinze jours suivant la notification de la décision à intervenir ;
5°) de mettre à la charge du recteur de l'académie d'Aix-Marseille le versement à son conseil de la somme de 2 500 euros au titre de l'article L.761-1 du code de justice administrative.
Par un mémoire en défense, enregistré le 16 février 2024, le recteur de l'académie d'Aix-Marseille conclut au rejet de la requête.
Par un mémoire enregistré le 6 mars 2024, M. A déclare se désister des conclusions de sa requête mais maintenir celles présentées au titre de l'article L.761-1 du code de justice administrative.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Le dernier alinéa de l'article R. 222-1 du code de justice administrative dispose : " () les présidents de formation de jugement des cours peuvent, par ordonnance : 1°) Donner acte des désistements ; 5°) Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l'article L. 761-1 ou la charge des dépens ".
2. Par mémoire enregistré 6 mars 2024, M. A déclare se désister purement et simplement de sa requête. Ce désistement est pur et simple. Il y a lieu d'en donner acte.
Sur les frais liés au litige :
3. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de faire droit à la demande du conseil de M. A présentée au titre de l'article L.761-1 du code de justice administrative.
ORDONNE :
Article 1er : Il est donné acte à M. A du désistement de sa requête.
Article 2 : Les conclusions de M. A présentées au titre de l'article L.761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B A et à la ministre de l'éducation nationale et de la jeunesse.
Copie en sera adressée au recteur de l'académie Aix-Marseille.
Fait à Toulouse, le 27 mars 2024.
La présidente de la 2ème chambre,
A. Geslan-Demaret
La République mande et ordonne à la ministre de l'éducation nationale et de la jeunesse en ce qui la concerne, et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.
N°23TL0128
Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA02997
Suspension de refus de titre de séjour et d'obligation de quitter le territoire. La Cour administrative d'appel de Paris, statuant en référé, rejette la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 5 mai 2025. Le juge des référés estime la demande manifestement infondée, car le tribunal administratif a déjà validé la légalité de la décision par un jugement argumenté, sans qu'aucun moyen nouveau et sérieux ne soit soulevé. La requête est rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-26TL00807
Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, statuant en référé, rejette la requête de Mme B... comme manifestement irrecevable. Celle-ci contestait le refus de l’Office national des combattants de prendre en compte la totalité de ses jours de présence dans un camp de transit. La cour applique les articles R. 222-1, R. 811-7 et R. 612-1 du code de justice administrative, constatant que l’appel, non dispensé du ministère d’avocat, n’a pas été présenté par un avocat malgré la notification claire de cette obligation.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-25TL01714
Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, prise par le juge des référés, rejette la requête de M. A..., ressortissant algérien, qui contestait le refus de séjour et l’obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de la Haute-Garonne. La cour estime que l’arrêté préfectoral est suffisamment motivé et que le préfet a procédé à un examen réel et sérieux de la situation personnelle de l’intéressé. Elle écarte également les moyens tirés de la violation de l’accord franco-algérien et de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, jugeant que la requête est manifestement dépourvue de fondement. La solution est fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
04/05/2026
Cour administrative d'appel de Marseille — N° CAA13-25MA00532
La Cour administrative d'appel de Marseille a examiné le recours du préfet de la Haute-Corse contre un jugement du tribunal administratif de Bastia. Ce jugement avait annulé les arrêtés du 2 janvier 2025 refusant un titre de séjour à M. A... B..., ressortissant brésilien, et prononçant son éloignement. Le préfet soutenait que le comportement de l'intéressé constituait une menace à l'ordre public, justifiant le refus sur le fondement de l'article L. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La cour a rejeté la requête préfectorale et confirmé le jugement de première instance, validant ainsi l'annulation des arrêtés et l'injonction de délivrer une carte de séjour temporaire mention "salarié".
04/05/2026