jeudi 5 octobre 2023
| Juridiction | Cour administrative d'appel de Toulouse |
| Section | Cour administrative d'appel de Toulouse |
| N° Dossier | CAA31-23TL01337 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Avocat requérant | LARGE-JAEGER |
Vu la procédure suivante :
Procédure contentieuse antérieure :
M. A B a demandé au tribunal administratif de Montpellier d'annuler l'arrêté du 20 janvier 2023 par lequel le préfet des Pyrénées-Orientales l'a obligé à quitter sans délai le territoire français, lui a interdit le retour sur le territoire français pour une durée de trois ans et l'a informé de son signalement aux fins de non-admission dans le système d'information Schengen.
Par un jugement n° 2300604 du 20 avril 2023, le tribunal administratif de Montpellier a rejeté sa demande.
Procédure devant la cour :
Par une requête, enregistrée le 8 juin 2023, M. B, représenté par Me Large-Jaeger, demande à la cour :
1°) d'annuler ce jugement ;
2°) d'annuler l'arrêté du 20 janvier 2023 du préfet des Pyrénées-Orientales pris en toutes ses décisions ;
3°) mettre à la charge de l'État une somme de 2 500 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- l'arrêté est entaché d'un vice d'incompétence dès lors que la décision portant interdiction de retour sur le territoire français et le signalement aux fins de non-admission dans le système d'information Schengen ne rentrent pas dans le champ de la délégation de signature ;
- la notification de l'arrêté méconnaît les dispositions de l'article L. 614-14 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dans la mesure où l'interprète qui l'a assisté en détention ne justifie pas de sa qualité et de ses compétences en langue serbe ; il n'a pas pu comprendre le sens de l'arrêté qui lui a été notifié si bien que les droits de la défense et le droit à un procès équitable ont été méconnus ;
- le jugement est insuffisamment motivé quant au rejet du moyen tiré de la méconnaissance des dispositions de l'article L. 614-14 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- l'arrêté est dépourvu de base légale dès lors que le préfet ne précise pas les fichiers règlementaires sur le fondement desquels il a pris son arrêté ;
- l'arrêté est insuffisamment motivé au regard de la menace à l'ordre public ;
- le préfet a commis une erreur manifeste d'appréciation en estimant que son comportement représente une menace pour l'ordre public ; sa condamnation pénale n'établit pas la gravité de cette menace ;
- les premiers juges n'ont pas exercé leur pouvoir de contrôle sur la menace qu'il représente pour l'ordre public et sur sa situation personnelle ;
- la mesure d'éloignement porte atteinte à son droit au respect de sa vie privée et familiale en méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- la décision portant refus de délai de départ volontaire est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation dès lors que le risque de fuite n'est pas établi dans la mesure où il est en détention à la date de l'arrêté en litige ;
- la décision portant interdiction de retour sur le territoire français n'est pas justifiée dès lors que le risque de fuite n'est pas établi ;
- le signalement aux fins de non-admission dans le système d'information Schengen ne peut être fondé sur le risque de fuite ;
- le signalement aux fins de non-admission dans le système d'information Schengen méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales dès lors qu'il engendre une interdiction de travailler ; il exerce un emploi de chauffeur routier qu'il ne pourra plus exercer.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- la convention d'application de l'accord de Schengen du 19 juin 1990 ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement () des cours peuvent, par ordonnance : () 4º Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser () ".
2. Par un arrêté du 20 janvier 2023, le préfet des Pyrénées-Orientales a obligé M. B, ressortissant serbe né le 27 septembre 1975, à quitter sans délai le territoire français, lui a interdit le retour sur le territoire français pour une durée de trois ans et l'a informé de son signalement aux fins de non-admission dans le système d'information Schengen. M. B relève appel du jugement du 20 avril 2023 par lequel le tribunal administratif de Montpellier a rejeté sa demande tendant à l'annulation de cet arrêté.
Sur la régularité du jugement :
3. En premier lieu, il ressort du jugement attaqué que les premiers juges, après avoir cité les dispositions de l'article L. 614-14 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ont précisé que les conditions dans lesquelles le préfet des Pyrénées-Orientales a notifié à M. B l'arrêté du 20 janvier 2023 sont postérieures à la date à laquelle a été prise cette mesure et, par suite, sans incidence sur sa légalité. Alors que le tribunal n'était pas tenu de faire état de tous les arguments invoqués par les parties, le moyen tiré du caractère insuffisant de la motivation du jugement attaqué doit être écarté.
4. En deuxième lieu, il ressort des points 5 et 6 du jugement attaqué que pour considérer que c'est à bon droit que le préfet des Pyrénées-Orientales a estimé que le comportement de M. B constitue une menace pour l'ordre public, les premiers juges se sont fondés sur les circonstances que l'intéressé a notamment fait l'objet d'un jugement du tribunal correctionnel de Perpignan du 28 novembre 2022 l'ayant condamné à une peine de trois ans d'emprisonnement, dont deux ans avec sursis simple, pour des faits de " transport non autorisé de stupéfiants et détention non autorisée de stupéfiants et importation non autorisée de stupéfiants - trafic et transport de marchandise dangereuse pour la santé publique (stupéfiant) sans document justificatif régulier ; fait réputé importation en contrebande ". Par suite, les premiers juges, qui ont apprécié la situation personnelle de l'intéressé et sa condamnation pénale, n'ont pas renoncé à exercer leur pouvoir de contrôle.
Sur le bien-fondé du jugement :
En ce qui concerne les moyens dirigés contre l'ensemble des décisions :
5. En premier lieu, par un arrêté du 23 août 2022, le préfet des Pyrénées-Orientales a donné délégation de signature à M. D C, directeur de la citoyenneté et de la migration au sein de cette préfecture, pour signer les décisions " mettant en œuvre les mesures d'éloignement concernant les ressortissants étrangers en situation irrégulière ". La délégation ainsi consentie, qui comprend notamment les décisions portant interdiction de retour sur le territoire français et les signalements aux fins de non-admission dans le système d'information Schengen, ne présente pas le caractère général allégué par le requérant. Dès lors, le moyen tiré de l'incompétence du signataire de cet arrêté doit être écarté.
6. En deuxième lieu, ainsi qu'il a été exposé au point 3 de la présente ordonnance, les conditions de notification de l'arrêté en litige sont sans incidence sur la légalité des décisions qu'il contient, laquelle s'apprécie à la date de leur édiction. Par suite, les moyens tirés de la méconnaissance des dispositions de l'article L. 614-14 et des droits de défense et du droit à un procès équitable doivent être écartés comme inopérants.
7. En troisième lieu, le requérant reprend en appel le moyen tiré du défaut de fondement légal de l'arrêté en litige, sans invoquer d'éléments de fait ou de droit nouveaux par rapport à l'argumentation développée en première instance, et sans critiquer utilement la réponse apportée par le tribunal sur ce point. Par suite, il y a lieu d'écarter ce moyen par adoption des motifs retenus à bon droit par les premiers juges au point 4 du jugement attaqué.
En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français :
8. En premier lieu, il ressort des pièces du dossier que l'arrêté en litige vise les dispositions du 5° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile relatif à la réserve d'ordre public. Il ressort également de cet arrêté que pour prononcer une mesure d'éloignement à l'encontre de M. B, le préfet des Pyrénées-Orientales s'est fondé sur le mandat de dépôt du tribunal correctionnel de Perpignan du 25 novembre 2022 prononçant l'emprisonnement délictuel, avec maintien en détention sur jugement du même tribunal du 28 novembre 2022, ainsi qu'il a été exposé au point 4 de la présente ordonnance. Dans ces conditions, l'arrêté attaqué comporte les considérations de droit et de fait qui en constituent le fondement. Par suite, le moyen tiré de ce qu'il serait entaché d'un défaut de motivation au regard de la menace à l'ordre public doit être écarté.
9. En deuxième lieu ; aux termes de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'autorité administrative peut obliger un étranger à quitter le territoire français lorsqu'il se trouve dans les cas suivants : / () 5° Le comportement de l'étranger qui ne réside pas régulièrement en France depuis plus de trois mois constitue une menace pour l'ordre public ; () ".
10. Il ressort des pièces du dossier qu'à la date de l'arrêté en litige, M. B était incarcéré au centre de détention de Perpignan depuis le 25 novembre 2022. Ainsi, et eu égard aux mêmes motifs que ceux exposés précédemment, le préfet des Pyrénées-Orientales a pu légalement considérer, compte tenu du caractère récent et de la gravité des faits commis par le requérant, que celui-ci représentait une menace pour l'ordre public.
11. En dernier lieu, aux termes des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1° - Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. / 2° - Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, où à la protection des droits et libertés d'autrui. ". Pour l'application de ces stipulations, l'étranger qui invoque la protection due à son droit au respect de sa vie privée et familiale en France doit apporter toute justification permettant d'apprécier la réalité et la stabilité de ses liens personnels et familiaux en France au regard de ceux qu'il a conservés dans son pays d'origine.
12. D'une part, il ressort des pièces du dossier que l'intéressé n'établit pas avoir un domicile en France et ne justifie d'aucune activité professionnelle, ni d'une particulière intégration familiale et personnelle dans la société française. Il ressort également des pièces du dossier que M. B n'est pas dépourvu d'attache dans son pays d'origine, dès lors que ses parents, son épouse et ses deux enfants résident en Serbie selon ses déclarations. D'autre part, il résulte de ce qui a été exposé précédemment que le comportement du requérant constitue une menace pour l'ordre public compte-tenu à la gravite des infractions qu'il a commises. Dans ces conditions, eu égard aux conditions de son séjour sur le territoire national, le préfet des Pyrénées-Orientales n'a pas porté une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale de M. B au regard des buts en vue desquels la décision contestée a été prise.
En ce qui concerne la décision portant refus de délai de départ volontaire :
13. Aux termes de l'article L. 612-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger faisant l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français dispose d'un délai de départ volontaire de trente jours à compter de la notification de cette décision. () " Aux termes de l'article L. 612-2 du même code : " Par dérogation à l'article L. 612-1, l'autorité administrative peut refuser d'accorder un délai de départ volontaire dans les cas suivants : / 1° Le comportement de l'étranger constitue une menace pour l'ordre public ; () ; / 3° Il existe un risque que l'étranger se soustraie à la décision portant obligation de quitter le territoire français dont il fait l'objet. ". Enfin, aux termes de l'article L. 612-3 de ce code : " Le risque mentionné au 3° de l'article L. 612-2 peut être regardé comme établi, sauf circonstance particulière, dans les cas suivants : / 1° L'étranger, qui ne peut justifier être entré régulièrement sur le territoire français, n'a pas sollicité la délivrance d'un titre de séjour ; () / 8° L'étranger ne présente pas de garanties de représentation suffisantes, notamment parce qu'il ne peut présenter des documents d'identité ou de voyage en cours de validité, () qu'il ne justifie pas d'une résidence effective et permanente dans un local affecté à son habitation principale () ".
14. M. B reprend en appel le moyen tiré l'erreur manifeste d'appréciation du risque de fuite par le préfet des Pyrénées-Orientales, sans invoquer d'éléments de fait ou de droit nouveaux par rapport à l'argumentation développée en première instance, et sans critiquer utilement la réponse apportée par le tribunal sur ce point. Par suite, il y a lieu d'écarter ce moyen par adoption des motifs retenus à bon droit par les premiers juges au point 8 du jugement attaqué.
En ce qui concerne la décision portant interdiction de retour sur le territoire français :
15. Aux termes de l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Lorsqu'aucun délai de départ volontaire n'a été accordé à l'étranger, l'autorité administrative assortit la décision portant obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français. Des circonstances humanitaires peuvent toutefois justifier que l'autorité administrative n'édicte pas d'interdiction de retour. Les effets de cette interdiction cessent à l'expiration d'une durée, fixée par l'autorité administrative, qui ne peut excéder trois ans à compter de l'exécution de l'obligation de quitter le territoire français ". Aux termes de l'article L. 612- 10 du même code : " Pour fixer la durée des interdictions de retour mentionnées aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative tient compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France, de la circonstance qu'il a déjà fait l'objet ou non d'une mesure d'éloignement et de la menace pour l'ordre public que représente sa présence sur le territoire français. Il en est de même pour l'édiction et la durée de l'interdiction de retour mentionnée à l'article L. 612-8 ainsi que pour la prolongation de l'interdiction de retour prévue à l'article L. 612-11 ".
16. Pour les mêmes motifs que ceux exposés précédemment, les liens personnels et familiaux qu'entretient M. B en France ne revêtent pas un caractère ancien ni intense alors qu'il conserve des attaches fortes dans son pays d'origine. Si l'intéressé se prévaut de la circonstance qu'il ne présente pas de risque de fuite dès lors qu'il est incarcéré, ce seul élément ne permet toutefois pas de regarder l'appelant comme justifiant de circonstances humanitaires faisant obstacle au prononcé d'une interdiction de retour. Par suite, le moyen tiré de l'erreur manifeste d'appréciation du risque de fuite par le préfet des Pyrénées-Orientales doit être écarté.
En ce qui concerne le signalement aux fins de non-admission dans le système d'information Schengen :
17. Aux termes de l'article L. 613-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger auquel est notifiée une interdiction de retour sur le territoire français est informé qu'il fait l'objet d'un signalement aux fins de non-admission dans le système d'information Schengen, conformément à l'article 24 du règlement (UE) n° 2018/1861 du Parlement européen et du Conseil du 28 novembre 2018 sur l'établissement, le fonctionnement et l'utilisation du système d'information Schengen (SIS) dans le domaine des vérifications aux frontières, modifiant la convention d'application de l'accord de Schengen et modifiant et abrogeant le règlement (CE) n° 1987/2006. Les modalités de suppression du signalement de l'étranger en cas d'annulation ou d'abrogation de l'interdiction de retour sont fixées par voie réglementaire. ".
18. Il résulte des dispositions précitées que, lorsqu'elle prend à l'égard d'un étranger une décision d'interdiction de retour sur le territoire français, l'autorité administrative se borne à informer l'intéressé de son signalement aux fins de non-admission dans le système d'information Schengen. Une telle information ne constitue pas une décision distincte de la mesure d'interdiction de retour et n'est, dès lors, pas susceptible de faire l'objet d'un recours pour excès de pouvoir. Par suite, les conclusions tendant à l'annulation du signalement de M. B aux fins de non-admission dans le système d'information Schengen tirés de l'absence de risque de fuite et de la méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales sont irrecevables, et ne peuvent qu'être rejetées.
19. Il résulte de tout ce qui précède que la requête d'appel présentée par M. B est manifestement dépourvue de fondement et ne peut dès lors qu'être rejetée en application des dispositions précitées de l'article R. 222-1 du code de justice administrative. Par voie de conséquence, il y a lieu de rejeter également ses conclusions présentées sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de M. B est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée M. A B et au ministre de l'intérieur et des outre-mer.
Copie en sera adressée au préfet des Pyrénées-Orientales.
Fait à Toulouse, le 5 octobre 2023.
Le président de la 4ème chambre,
D. Chabert
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer, en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.
Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA02997
Suspension de refus de titre de séjour et d'obligation de quitter le territoire. La Cour administrative d'appel de Paris, statuant en référé, rejette la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 5 mai 2025. Le juge des référés estime la demande manifestement infondée, car le tribunal administratif a déjà validé la légalité de la décision par un jugement argumenté, sans qu'aucun moyen nouveau et sérieux ne soit soulevé. La requête est rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-26TL00807
Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, statuant en référé, rejette la requête de Mme B... comme manifestement irrecevable. Celle-ci contestait le refus de l’Office national des combattants de prendre en compte la totalité de ses jours de présence dans un camp de transit. La cour applique les articles R. 222-1, R. 811-7 et R. 612-1 du code de justice administrative, constatant que l’appel, non dispensé du ministère d’avocat, n’a pas été présenté par un avocat malgré la notification claire de cette obligation.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-25TL01714
Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, prise par le juge des référés, rejette la requête de M. A..., ressortissant algérien, qui contestait le refus de séjour et l’obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de la Haute-Garonne. La cour estime que l’arrêté préfectoral est suffisamment motivé et que le préfet a procédé à un examen réel et sérieux de la situation personnelle de l’intéressé. Elle écarte également les moyens tirés de la violation de l’accord franco-algérien et de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, jugeant que la requête est manifestement dépourvue de fondement. La solution est fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
04/05/2026
Cour administrative d'appel de Marseille — N° CAA13-25MA00532
La Cour administrative d'appel de Marseille a examiné le recours du préfet de la Haute-Corse contre un jugement du tribunal administratif de Bastia. Ce jugement avait annulé les arrêtés du 2 janvier 2025 refusant un titre de séjour à M. A... B..., ressortissant brésilien, et prononçant son éloignement. Le préfet soutenait que le comportement de l'intéressé constituait une menace à l'ordre public, justifiant le refus sur le fondement de l'article L. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La cour a rejeté la requête préfectorale et confirmé le jugement de première instance, validant ainsi l'annulation des arrêtés et l'injonction de délivrer une carte de séjour temporaire mention "salarié".
04/05/2026