mardi 7 novembre 2023
| Juridiction | Cour administrative d'appel de Toulouse |
| Section | Cour administrative d'appel de Toulouse |
| N° Dossier | CAA31-23TL01366 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Avocat requérant | SADEK |
Vu la procédure suivante :
Procédure contentieuse antérieure :
M. A B a demandé au tribunal administratif de Toulouse d'annuler l'arrêté du 31 décembre 2021 par lequel le préfet de la Haute-Garonne a rejeté sa demande de titre de séjour, l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays de destination.
Par un jugement n° 2201813 du 20 octobre 2022, le tribunal administratif de Toulouse a rejeté sa demande.
Procédure devant la cour :
Par une requête, enregistrée le 13 juin 2023, et un mémoire, enregistré le 5 octobre 2023, M. B, représenté par Me Sadek, demande à la cour :
1°) d'annuler ce jugement ;
2°) d'annuler l'arrêté du 31 décembre 2021 par lequel le préfet de la Haute-Garonne a rejeté sa demande de titre de séjour, l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays de destination ;
3°) d'enjoindre au préfet de la Haute-Garonne, à titre principal, de lui délivrer un titre de séjour d'une durée de validité d'un an portant la mention " vie privée et familiale " à compter de la notification de la décision de la cour et sous astreinte de 200 euros par jour de retard et, à titre subsidiaire, de procéder au réexamen de sa situation et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour ;
4°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Il soutient que :
Sur la régularité du jugement :
- le rapporteur public devant le tribunal administratif de Toulouse a été dispensé de prononcer ses conclusions à l'audience alors que l'intervention du rapporteur public constitue une garantie fondamentale ;
- le jugement est irrégulier en raison de l'insuffisance de la motivation de la réponse aux moyens qu'il avait soulevés, notamment ceux relatifs à l'incompétence de l'auteur de l'acte et à l'insuffisance de la motivation de l'arrêté du préfet de la Haute-Garonne ;
Sur le bien-fondé du jugement :
- l'arrêté en litige a été signé par une autorité incompétente ;
- les décisions contestées ne sont pas suffisamment motivées ;
- ces décisions méconnaissent la circulaire n° NOR INTK1229185C du 28 novembre 2012 sur les conditions d'examen des demandes d'admission au séjour déposées par des ressortissants étrangers en situation irrégulière dans le cadre des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- ces décisions méconnaissent les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et les dispositions de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- ces décisions sont entachées d'un défaut d'examen de sa situation personnelle, notamment au regard de sa présence en France depuis cinq ans ;
- ces décisions sont entachées d'une erreur manifeste d'appréciation de leurs conséquences sur sa situation personnelle ;
- ces décisions méconnaissent les stipulations de l'article 3 de l'accord franco-marocain du 9 octobre 1987 et l'article R. 5221-17 du code du travail, dès lors que le préfet de la Haute-Garonne aurait dû se prononcer directement sur la demande d'autorisation de travail ;
- ces décisions sont entachées d'une erreur manifeste d'appréciation au titre de l'admission exceptionnelle au séjour au titre du travail ;
- la décision portant obligation de quitter le territoire français méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et les dispositions de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la décision fixant le délai de départ volontaire est illégale du fait notamment des liaisons aériennes perturbées entre la France et le Maroc en raison de l'épidémie de Covid-2019 ;
- la décision fixant le pays de renvoi au Maroc est illégale dès lors qu'elle porte une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale qui est établie en France.
Par un mémoire enregistré le 22 septembre 2023, le préfet de la Haute-Garonne conclut au rejet de la requête.
Il soutient que les moyens soulevés par M. B ne sont pas fondés.
M. B a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 10 mai 2023.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- l'accord franco-marocain du 9 octobre 1987 ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- le code du travail ;
- le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. M. B, ressortissant marocain né le 19 janvier 1991, est entré sur le territoire français le 21 avril 2017 sous couvert d'un visa " travailleur saisonnier ". Il a ensuite bénéficié d'une carte de séjour pluriannuelle valable jusqu'au 8 mai 2020 portant la mention " travailleur saisonnier ". Le 29 juin 2021, il a sollicité son admission exceptionnelle au séjour tant au titre de la vie privée et familiale qu'en qualité de salarié. Par un arrêté du 31 décembre 2021, le préfet de la Haute-Garonne a rejeté sa demande, lui a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays de destination. M. B fait appel du jugement du 20 octobre 2022 du tribunal administratif de Toulouse qui a rejeté sa demande.
2. Aux termes du dernier alinéa de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " Les présidents des cours administratives d'appel, () les présidents des formations de jugement des cours () peuvent (), par ordonnance, rejeter (), après l'expiration du délai de recours () les requêtes d'appel manifestement dépourvues de fondement () ".
Sur la régularité du jugement :
3. En premier lieu, aux termes de l'article L. 732-1 du code de justice administrative : " Dans des matières énumérées par décret en Conseil d'État, le président de la formation de jugement peut dispenser le rapporteur public, sur sa proposition, d'exposer à l'audience ses conclusions sur une requête, eu égard à la nature des questions à juger ". Pour l'application de ces dispositions, l'article R. 732-1-1 du même code fixe la liste des contentieux dans lesquels une telle dispense est possible, dont ceux relatifs à l'entrée, au séjour et à l'éloignement des étrangers, à l'exception des expulsions.
4. Il résulte de ces dispositions que le président de la formation de jugement peut, après examen du dossier par le rapporteur public, le dispenser, sur sa proposition, de prononcer à l'audience des conclusions sur une requête entrant dans le champ d'application de l'article R. 732-1-1. S'il appartient au juge d'appel saisi d'un recours dirigé contre un jugement rendu dans ces conditions, de vérifier que le litige relevait de l'un des contentieux mentionnés à l'article R. 732-1-1 du code de justice administrative, il ne peut en revanche être utilement soutenu en appel que les particularités de la requête ne permettaient pas de dispenser le rapporteur public de prononcer des conclusions. Par suite, le moyen soulevé par M. B et tiré de ce qu'en raison des particularités de sa requête, le rapporteur public, dont l'intervention constitue une garantie pour le justiciable, ne pouvait être dispensé de prononcer des conclusions à l'audience ne peut qu'être écarté.
5. En second lieu, il ressort des termes mêmes du jugement attaqué que le tribunal administratif de Toulouse a répondu aux moyens soulevés par M. B. Notamment, les premiers juges, qui n'étaient pas tenus de répondre à l'ensemble des arguments invoqués par les parties à l'appui de ces moyens, ont exposé avec une précision suffisante, respectivement au point 2 et aux points 3 à 6, les raisons pour lesquelles ils ont estimé que les moyens tirés, d'une part, de l'incompétence de l'auteur de l'acte et, d'autre part, de l'insuffisance de la motivation de l'arrêté du préfet de la Haute-Garonne n'étaient pas fondés. En conséquence, le jugement contesté n'est pas entaché des irrégularités invoquées par l'appelant.
Sur le bien-fondé du jugement :
6. En premier lieu, les moyens tirés de l'incompétence de la signataire de l'arrêté du 31 décembre 2021 et de l'insuffisance de sa motivation doivent être écartés par adoption des motifs retenus à bon droit par le tribunal administratif de Toulouse respectivement au point 2 et aux points 3 à 6 du jugement attaqué.
7. En deuxième lieu, M. B ne saurait utilement se prévaloir des orientations de la circulaire n° NOR INTK1229185C du 28 novembre 2012 relative aux conditions d'examen des demandes d'admission au séjour déposées par des ressortissants étrangers en situation irrégulière, qui se bornent à énoncer des orientations générales destinées à éclairer les préfets dans l'exercice de leur pouvoir de régularisation, sans les priver de leur pouvoir d'appréciation.
8. En troisième lieu, il ne ressort des pièces du dossier, eu égard notamment à la motivation de l'arrêté contesté, ni que le préfet de la Haute-Garonne n'aurait pas procédé à un examen particulier de la situation personnelle de M. B avant de rejeter sa demande d'admission exceptionnelle au séjour, ni qu'il aurait commis une erreur dans l'appréciation de la durée de sa présence en France, dès lors qu'il n'a pas fondé sa décision de refus de séjour sur cet élément.
9. En quatrième lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. / Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui ". L'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dispose que : " L'étranger qui n'entre pas dans les catégories prévues aux articles L. 423-1, L. 423-7, L. 423-14, L. 423-15, L. 423-21 et L. 423-22 ou dans celles qui ouvrent droit au regroupement familial, et qui dispose de liens personnels et familiaux en France tels que le refus d'autoriser son séjour porterait à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des motifs du refus, se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " d'une durée d'un an, sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1. / Les liens mentionnés au premier alinéa sont appréciés notamment au regard de leur intensité, de leur ancienneté et de leur stabilité, des conditions d'existence de l'étranger, de son insertion dans la société française ainsi que de la nature de ses liens avec sa famille restée dans son pays d'origine. / L'insertion de l'étranger dans la société française est évaluée en tenant compte notamment de sa connaissance des valeurs de la République ".
10. Il ressort des pièces du dossier que deux sœurs ainsi que le beau-frère de M. B résident de manière régulière en France. Toutefois, il est célibataire et sans enfant et il n'est pas dépourvu d'attaches dans son pays d'origine où il a vécu jusqu'à l'âge de vingt-six ans et où résident ses parents ainsi que ses quatre frères et ses trois autres sœurs. En outre, la durée de la présence habituelle en France est, en tout état de cause, inférieure à cinq ans à la date de l'arrêté contesté. Dans ces conditions, celui-ci n'a pas porté au droit de M. B au respect de la vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des buts qu'il poursuit et n'a donc méconnu ni les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ni les dispositions de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La circonstance que le préfet de la Haute-Garonne n'a pas assorti son arrêté d'une interdiction de retour sur le territoire national et d'un placement en centre de rétention administrative est par elle-même sans incidence quant à la légalité de l'arrêté contesté.
11. En cinquième lieu, aux termes de l'article 3 de l'accord franco-marocain du 9 octobre 1987 en matière de séjour et d'emploi : " Les ressortissants marocains désireux d'exercer une activité professionnelle salariée en France, pour une durée d'un an au minimum, et qui ne relèvent pas des dispositions de l'article 1er du présent Accord, reçoivent après contrôle médical et sur présentation d'un contrat de travail visé par les autorités compétentes, un titre de séjour valable un an renouvelable portant la mention " salarié " éventuellement assorties de restrictions géographiques ou professionnelles. / Après trois ans de séjour en continu en France, les ressortissants marocains visés à l'alinéa précédent pourront obtenir un titre de séjour de dix ans () ". Aux termes de l'article 9 du même accord : " Les dispositions du présent Accord ne font pas obstacle à l'application de la législation des deux Etats sur le séjour des étrangers sur tous les points non traités par l'Accord () ". L'article L. 412-2 du code de l'entrée et du séjour et des étrangers et du droit d'asile dispose que : " Sous réserve des engagements internationaux de la France et des exceptions prévues aux articles L. 412-2 et L. 412-3, la première délivrance d'une carte de séjour temporaire ou d'une carte de séjour pluriannuelle est subordonnée à la production par l'étranger du visa de long séjour mentionné aux 1° ou 2° de l'article L. 411-1 ". Aux termes du premier alinéa de l'article L. 435-1 du même code : " L'étranger dont l'admission au séjour répond à des considérations humanitaires ou se justifie au regard des motifs exceptionnels qu'il fait valoir peut se voir délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " salarié ", " travailleur temporaire " ou " vie privée et familiale ", sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1 ". Enfin, aux termes de l'article R. 5221-17 du code du travail : " La décision relative à la demande d'autorisation de travail mentionnée au I de l'article R. 5221-1 est prise par le préfet. Elle est notifiée à l'employeur ou au mandataire qui a présenté la demande, ainsi qu'à l'étranger ".
12. Portant sur la délivrance des catégories de cartes de séjour temporaires prévues par les dispositions auxquelles il renvoie, l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile n'institue pas une catégorie de titre de séjour distincte, mais est relatif aux conditions dans lesquelles les étrangers peuvent être admis à séjourner en France, soit au titre de la vie privée et familiale, soit au titre d'une activité salariée. Dès lors que l'article 3 de l'accord franco-marocain du 9 octobre 1987 prévoit la délivrance de titres de séjour au titre d'une activité salariée, un ressortissant marocain souhaitant obtenir un titre de séjour au titre d'une telle activité ne peut utilement invoquer les dispositions de l'article L. 435-1 à l'appui d'une demande d'admission au séjour sur le territoire national, s'agissant d'un point déjà traité par l'accord franco-marocain du 9 octobre 1987, au sens de l'article 9 de cet accord. Toutefois, les stipulations de cet accord n'interdisent pas au préfet, dans l'exercice du pouvoir discrétionnaire dont il dispose sur ce point, d'apprécier, en fonction de l'ensemble des éléments de la situation personnelle de l'intéressé, l'opportunité d'une mesure de régularisation à un ressortissant marocain qui ne remplirait pas les conditions auxquelles est subordonnée la délivrance de plein droit d'un titre de séjour en qualité de salarié.
13. M. B a déposé une demande d'admission exceptionnelle au séjour au titre notamment d'une activité salariée et le préfet de la Haute-Garonne l'a examinée au regard tant des stipulations de l'article 3 de l'accord franco-marocain du 9 octobre 1987 que de son pouvoir discrétionnaire de régularisation, l'intéressé ne pouvant utilement invoquer les dispositions de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile qu'au titre de sa vie privée et familiale.
14. Il résulte des dispositions précitées que le préfet de la Haute-Garonne était légalement fondé à refuser de délivrer le titre de séjour mention " salarié " sollicité au motif que M. B est entré en France sans être en possession d'un visa de long séjour. Par voie de conséquence, il n'a pas méconnu les stipulations de l'article 3 de l'accord franco-marocain du 9 octobre 1987. En outre, dès lors que le préfet de la Haute-Garonne n'a pas opposé à M. B l'absence de décision sur la demande d'autorisation de travail, la méconnaissance alléguée des dispositions de l'article R. 5221-17 du code du travail est sans incidence sur la légalité de l'arrêté contesté. Enfin, c'est sans commettre d'erreur manifeste d'appréciation dans l'exercice de son pouvoir discrétionnaire que le préfet de la Haute-Garonne a, compte tenu du fait qu'en tant que travailleur saisonnier, M. B n'avait pas vocation à s'établir durablement sur le territoire national et qu'en outre, il ne disposait pas des qualifications ou diplômes en lien avec l'emploi postulé, refusé de régulariser son séjour en France en lui accordant un titre de séjour portant la mention " salarié ".
15. En sixième lieu, il ne ressort d'aucune pièce du dossier qu'à la date de la décision contestée, les liaisons aériennes vers le Maroc auraient été suspendues en raison de la crise sanitaire mondiale liée à l'épidémie de Covid-19 et que ce pays s'opposait au retour de ses ressortissants sur son territoire. Au surplus, M. B ne fait état d'aucun élément précis qui aurait justifié que lui soit octroyé un délai plus long que celui de trente jours constituant le délai de départ volontaire de droit commun. Dans ces conditions, il n'est pas fondé à soutenir que le préfet de la Haute-Garonne aurait dû lui accorder un délai de départ volontaire supérieur au délai de droit commun de trente jours.
16. En dernier lieu, au regard des circonstances précédemment mentionnées, c'est sans erreur manifeste d'appréciation que le préfet de la Haute-Garonne a estimé que l'admission au séjour de M. B ni ne répondait à des considérations humanitaires ni ne se justifiait au regard de motifs exceptionnels. Le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions du premier alinéa de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile en tant qu'il concerne la demande d'admission exceptionnelle au séjour au titre de la vie privée et familiale doit donc être écarté. Pour les mêmes motifs, l'arrêté contesté n'est entaché d'aucune erreur manifeste d'appréciation de ses conséquences sur la situation personnelle de M. B.
17. Il résulte de tout ce qui précède que la requête d'appel présentée par M. B est manifestement dépourvue de fondement et doit dès lors être rejetée en application des dispositions précitées de l'article R. 222-1 du code de justice administrative. Par voie de conséquence, il y a lieu de rejeter également ses conclusions aux fins d'injonction et d'astreinte ainsi que celles présentées au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de M. B est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A B, à Me Saliha Sadek et au ministre de l'intérieur et des outre-mer.
Copie en sera adressée au préfet de la Haute-Garonne.
Fait à Toulouse, le 7 novembre 2023.
Le président de la 1ère chambre,
A. Barthez
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer, en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.
Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA02997
Suspension de refus de titre de séjour et d'obligation de quitter le territoire. La Cour administrative d'appel de Paris, statuant en référé, rejette la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 5 mai 2025. Le juge des référés estime la demande manifestement infondée, car le tribunal administratif a déjà validé la légalité de la décision par un jugement argumenté, sans qu'aucun moyen nouveau et sérieux ne soit soulevé. La requête est rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-26TL00807
Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, statuant en référé, rejette la requête de Mme B... comme manifestement irrecevable. Celle-ci contestait le refus de l’Office national des combattants de prendre en compte la totalité de ses jours de présence dans un camp de transit. La cour applique les articles R. 222-1, R. 811-7 et R. 612-1 du code de justice administrative, constatant que l’appel, non dispensé du ministère d’avocat, n’a pas été présenté par un avocat malgré la notification claire de cette obligation.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-25TL01714
Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, prise par le juge des référés, rejette la requête de M. A..., ressortissant algérien, qui contestait le refus de séjour et l’obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de la Haute-Garonne. La cour estime que l’arrêté préfectoral est suffisamment motivé et que le préfet a procédé à un examen réel et sérieux de la situation personnelle de l’intéressé. Elle écarte également les moyens tirés de la violation de l’accord franco-algérien et de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, jugeant que la requête est manifestement dépourvue de fondement. La solution est fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
04/05/2026
Cour administrative d'appel de Marseille — N° CAA13-25MA00532
La Cour administrative d'appel de Marseille a examiné le recours du préfet de la Haute-Corse contre un jugement du tribunal administratif de Bastia. Ce jugement avait annulé les arrêtés du 2 janvier 2025 refusant un titre de séjour à M. A... B..., ressortissant brésilien, et prononçant son éloignement. Le préfet soutenait que le comportement de l'intéressé constituait une menace à l'ordre public, justifiant le refus sur le fondement de l'article L. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La cour a rejeté la requête préfectorale et confirmé le jugement de première instance, validant ainsi l'annulation des arrêtés et l'injonction de délivrer une carte de séjour temporaire mention "salarié".
04/05/2026