LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° CAA31-23TL01720

Cour administrative d'appel de Toulouse — Décision N° CAA31-23TL01720

vendredi 8 décembre 2023

JuridictionCour administrative d'appel de Toulouse
SectionCour administrative d'appel de Toulouse
N° DossierCAA31-23TL01720
TypeOrdonnance
Recoursexcès de pouvoir
PublicationC

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Procédure contentieuse antérieure :

M. C B a demandé au tribunal administratif de Montpellier d'annuler l'arrêté du 9 février 2022 par lequel le préfet de l'Hérault a rejeté sa demande de titre de séjour présentée en qualité d'étranger malade, l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours, a fixé le pays de destination de la mesure d'éloignement, et a pris à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français pour une durée d'un an.

Par un jugement n° 2202181 du 7 juillet 2022, le tribunal administratif de Montpellier a rejeté sa demande.

Procédure devant la cour :

Par une requête, enregistrée le 13 juillet 2023, M. C B représenté par Me Ruffel, demande à la cour :

1°) d'annuler le jugement du 7 juillet 2022 du tribunal administratif de Montpellier ;

2°) d'annuler l'arrêté du 9 février 2022 par lequel le préfet de l'Hérault a refusé de lui délivrer un titre de séjour, lui a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours, a fixé le pays de destination de la mesure d'éloignement, et a pris à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français pour une durée d'un an ;

3°) d'enjoindre au préfet de l'Hérault de lui délivrer un titre de séjour portant la mention " vie privée et familiale " et ce, sous astreinte de 100 euros par jour de retard à compter de l'arrêt de la Cour à intervenir, et, à titre subsidiaire, de réexaminer sa situation administrative dans le délai de deux mois à compter de la notification de l'arrêt de la Cour, et sous la même astreinte ;

4°) de mettre à la charge de l'État au bénéfice de son conseil le paiement d'une somme de 1 500 euros au titre de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 et de l'article L. 761-1 du Code de justice administrative.

Il soutient que :

- l'arrêté attaqué est entaché d'une incompétence de l'auteur de l'acte, compte tenu de ce que la délégation de signature accordée à M. Laurent, secrétaire général de la préfecture de l'Hérault, est trop générale ;

- l'arrêté de refus de séjour est entaché d'une absence de motivation et d'un examen complet de sa situation, alors qu'il avait indiqué dans sa demande de titre de séjour du 18 octobre 2021, qu'il allait être père d'un enfant devant naitre en France en mai 2022 ; il avait, par ailleurs, indiqué dans sa demande qu'il présentait un trouble psychologique consécutif aux évènements vécus en République Démocratique du Congo ; il a justifié qu'il ne pouvait être soigné dans son pays d'origine, compte tenu de l'état du système de santé ;

- la décision de refus de séjour est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation au regard de l'article L. 425-9 du Code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de l'article 4 de l'arrêté du 5 janvier 2017 ; en effet, à la suite des violences subies dans son pays, il a présenté une perforation tympanique bilatérale nécessitant des interventions chirurgicales ainsi qu'un suivi, qui est assuré par le centre hospitalier universitaire de Montpellier ; son état nécessite la mise en place d'un appareillage spécifique, qui n'est pas disponible en République Démocratique du Congo ; s'il n'est pas pris en charge en France, il va perdre l'ouïe ; le docteur A, certifie de l'impossibilité d'un suivi médical dans son pays d'origine ainsi que de la possibilité de bénéficier de l'appareillage dont il bénéficie en France ;

- il est porté une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale au regard de l'article 8 de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'Homme et des libertés fondamentales dès lors que les troubles qu'il connait sont liés à ce qu'il a vécu dans son pays d'origine, et un retour en République Démocratique du Congo aurait pour effet d'aggraver ses troubles et de le mettre en danger ; il réside en France depuis le mois de mars 2017 et y a établi le centre de ses intérêts privés et familiaux ; il a produit l'acte de naissance de son enfant, qui est née le 25 mai 2022, et la reconnaissance prénatale du 8 février 2022 ; le refus de séjour est entaché d'une erreur d'appréciation au regard de l'article L. 435-1 du Code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'Homme et des libertés fondamentales ;

- le Code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile

- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;

- le Code de justice administrative.

Par une décision du 23 juin 2023, le bureau d'aide juridictionnelle auprès du tribunal judiciaire de Toulouse a admis M. C B au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale.

Vu la décision du 4 janvier 2023 par laquelle le président de la cour administrative d'appel de Toulouse a désigné M. D E pour statuer par ordonnance sur les requêtes d'appel en application de l'article R. 222-1 du Code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes du dernier alinéa de l'article R. 222-1 du Code de justice administrative : " Les présidents des cours administratives d'appel, () les présidents des formations de jugement des cours, ainsi que les autres magistrats ayant le grade de président désignés à cet effet par le président de la cour peuvent, en outre, par ordonnance, rejeter () après l'expiration du délai de recours () les requêtes d'appel manifestement dépourvues de fondement () ".

2. M. C B, ressortissant de la République Démocratique du Congo, né le 15 avril 1992, est entré en France irrégulièrement, à une date qu'il indique être le 19 mars 2017. Sa demande d'asile a été rejetée de façon définitive par la Cour nationale du droit d'asile le 5 janvier 2018. Une première décision portant obligation de quitter le territoire a été prise à son encontre le 1er février 2018, par le préfet de l'Hérault, confirmée par le tribunal administratif de Montpellier le 5 avril 2018 et par la cour administrative d'appel de Marseille le 29 mars 2019. Il a sollicité le 29 mars 2018 une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale ", demande qui a été implicitement rejetée. Une deuxième décision de refus de séjour portant obligation de quitter le territoire et fixant le pays de renvoi a été prise à son encontre le 9 novembre 2018 par le préfet de l'Hérault. M. B a présenté le 18 octobre 2021 une demande de titre de séjour en qualité d'étranger malade, ainsi qu'au titre de la vie privée et familiale et au titre de l'admission exceptionnelle au séjour, rejetée par le préfet de l'Hérault par un arrêté du 9 février 2022, assortie d'une obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours, d'une décision de fixation du pays de destination de la mesure d'éloignement, et d'une interdiction de retour sur le territoire français pour une durée d'un an.

3. Par un jugement du 7 juillet 2022, dont M. B relève appel, le tribunal administratif de Montpellier a rejeté sa demande tendant à l'annulation de cet arrêté du 9 février 2022.

Sur le bien-fondé du jugement et des décisions attaquées :

4. En premier lieu, l'arrêté attaqué du 9 février 2022 a été signé par M. Thierry Laurent, secrétaire général de la préfecture de l'Hérault. Par un arrêté n° 2020-01-725 du 18 juin 2020 régulièrement publié au recueil des actes administratifs de la préfecture le même jour, le préfet a donné délégation à M. Laurent, à l'effet de signer tous actes, arrêtés, décisions et circulaires relevant des attributions de l'Etat dans le département de l'Hérault et notamment les actes administratifs relatifs au séjour et à la police des étrangers sous réserve de certaines exceptions dont la réquisition de comptables publics régie par le décret n° 62-1587 du 29 décembre 1962. Contrairement à ce que l'appelant soutient, cette délégation ne présente pas de caractère trop général. Dans ces conditions, le moyen tiré de l'incompétence de l'auteur de l'acte doit être écarté.

5. En deuxième lieu, la circonstance alléguée par l'appelant selon laquelle le refus de séjour du 9 février 2022 ne mentionne pas la circonstance qu'il avait indiquée dans sa demande de titre de séjour du 18 octobre 2021, selon laquelle il allait être père d'un enfant devant naître en France, quelques mois plus tard, doit être écartée dès lors que cette indication n'était pas assortie de précisions particulières.

6. En troisième lieu, contrairement à ce que fait valoir M. B, le préfet de l'Hérault a procédé à un examen de sa situation au regard notamment du fait qu'il invoquait au titre de sa demande d'admission exceptionnelle au séjour, sur le fondement de l'article L. 435-1 du Code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile selon lequel les troubles psychologiques qu'il connaitrait auraient pour origine des évènements subis en République Démocratique du Congo, alors qu'à cet égard le certificat établi le 20 octobre 2017 par un médecin légiste, se borne à indiquer que les constatations des lésions observées chez M.B, étaient compatibles avec son récit relatif aux coups qu'il aurait reçus sur ses oreilles le 20 septembre 2016 lors d'une manifestation en République Démocratique du Congo.

7. En quatrième lieu, aux termes de l'article L. 425-9 du Code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger, résidant habituellement en France, dont l'état de santé nécessite une prise en charge médicale dont le défaut pourrait avoir pour lui des conséquences d'une exceptionnelle gravité et qui, eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé dans le pays dont il est originaire, ne pourrait pas y bénéficier effectivement d'un traitement approprié, se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " d'une durée d'un an. La condition prévue à l'article L. 412-1 n'est pas opposable. / La décision de délivrer cette carte de séjour est prise par l'autorité administrative après avis d'un collège de médecins du service médical de l'Office français de l'immigration et de l'intégration, dans des conditions définies par décret en Conseil d'État. / Sous réserve de l'accord de l'étranger et dans le respect des règles de déontologie médicale, les médecins de l'office peuvent demander aux professionnels de santé qui en disposent les informations médicales nécessaires à l'accomplissement de cette mission. Les médecins de l'office accomplissent cette mission dans le respect des orientations générales fixées par le ministre chargé de la santé. / Si le collège de médecins estime dans son avis que les conditions précitées sont réunies, l'autorité administrative ne peut refuser la délivrance du titre de séjour que par une décision spécialement motivée () ".

8. Dans son avis du 31 janvier 2022, dont l'autorité préfectorale pouvait s'approprier les termes sans s'estimer en situation de compétence liée, le collège des médecins de l'Office français de l'immigration et de l'intégration a considéré que l'état de santé de M. B ne nécessitait pas une prise en charge médicale dont le défaut pourrait entraîner des conséquences d'une exceptionnelle gravité et qu'il pouvait voyager sans risque. Pour remettre en cause cet avis, l'appelant produit un certificat d'un médecin généraliste français, daté du 27 mars 2018 selon lequel le traitement médical et l'appareillage nécessaires à son affection auditive, ne seraient pas disponibles en République Démocratique du Congo. Toutefois, ce seul certificat médical est insuffisant pour établir l'absence de possibilités de soins en République Démocratique du Congo, alors qu'en tout état de cause, M. B ne conteste pas utilement le motif de l'arrêté de refus de séjour selon lequel son état de santé ne nécessite pas une prise en charge médicale dont le défaut pourrait entraîner des conséquences d'une exceptionnelle gravité

9. En cinquième lieu, aux termes de l'article 8 de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'Homme et des libertés fondamentales " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. / 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui ". Aux termes de l'article L. 435-1 du même code : " L'étranger dont l'admission au séjour répond à des considérations humanitaires ou se justifie au regard des motifs exceptionnels qu'il fait valoir peut se voir délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention "salarié", "travailleur temporaire" ou "vie privée et familiale", sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1. / Lorsqu'elle envisage de refuser la demande d'admission exceptionnelle au séjour formée par un étranger qui justifie par tout moyen résider habituellement en France depuis plus de dix ans, l'autorité administrative est tenue de soumettre cette demande pour avis à la commission du titre de séjour () ".

10. M. B, se prévaut d'une présence en France depuis le 19 mars 2017. Toutefois, ainsi qu'il est dit au point 2 du présent arrêt, son admission au séjour en France n'a été prononcée qu'à raison de la présentation de sa demande d'asile finalement rejetée de façon définitive par la Cour nationale du droit d'asile le 5 janvier 2018, cette décision ayant été suivie de deux mesures d'éloignement prises à son encontre le 1er février et le 9 novembre 2018, par le préfet de l'Hérault. Dans ces conditions, dès lors que M. B était à la date des décisions attaquées, célibataire sans enfant, ne justifiant de l'existence d'aucun lien familial et personnel, il n'est pas fondé à soutenir que la décision de refus de séjour serait entachée d'une erreur manifeste d'appréciation au regard de l'article L. 435-1 du Code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ni qu'il serait porté atteinte par les décisions attaquées à son droit au respect de sa vie privée et familiale, au regard de l'article 8 de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'Homme et des libertés fondamentales.

11. Il résulte de tout ce qui précède que la requête de M. C B qui est manifestement dépourvue de fondement, ne peut qu'être rejetée, tant dans ses conclusions à fin d'annulation du jugement attaqué, que par voie de conséquence, dans ses conclusions tendant à l'application de l'article L. 761-1 du Code de justice administrative, en application des dispositions précitées de l'article R. 222-1 du Code de justice administrative.

ORDONNE :

Article 1er : La requête de M. C B est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. C B et au ministre de l'Intérieur et des outre-mer.

Copie en sera adressée au préfet de l'Hérault.

Fait à Toulouse, le 8 décembre 2023.

Le président-assesseur de la 3ème chambre,

D E

La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Décisions similaires

CAA75excès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA02997

Suspension de refus de titre de séjour et d'obligation de quitter le territoire. La Cour administrative d'appel de Paris, statuant en référé, rejette la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 5 mai 2025. Le juge des référés estime la demande manifestement infondée, car le tribunal administratif a déjà validé la légalité de la décision par un jugement argumenté, sans qu'aucun moyen nouveau et sérieux ne soit soulevé. La requête est rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.

01/06/2026

CAA31excès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-26TL00807

Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, statuant en référé, rejette la requête de Mme B... comme manifestement irrecevable. Celle-ci contestait le refus de l’Office national des combattants de prendre en compte la totalité de ses jours de présence dans un camp de transit. La cour applique les articles R. 222-1, R. 811-7 et R. 612-1 du code de justice administrative, constatant que l’appel, non dispensé du ministère d’avocat, n’a pas été présenté par un avocat malgré la notification claire de cette obligation.

01/06/2026

CAA31excès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-25TL01714

Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, prise par le juge des référés, rejette la requête de M. A..., ressortissant algérien, qui contestait le refus de séjour et l’obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de la Haute-Garonne. La cour estime que l’arrêté préfectoral est suffisamment motivé et que le préfet a procédé à un examen réel et sérieux de la situation personnelle de l’intéressé. Elle écarte également les moyens tirés de la violation de l’accord franco-algérien et de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, jugeant que la requête est manifestement dépourvue de fondement. La solution est fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative.

04/05/2026

CAA13excès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Marseille — N° CAA13-25MA00532

La Cour administrative d'appel de Marseille a examiné le recours du préfet de la Haute-Corse contre un jugement du tribunal administratif de Bastia. Ce jugement avait annulé les arrêtés du 2 janvier 2025 refusant un titre de séjour à M. A... B..., ressortissant brésilien, et prononçant son éloignement. Le préfet soutenait que le comportement de l'intéressé constituait une menace à l'ordre public, justifiant le refus sur le fondement de l'article L. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La cour a rejeté la requête préfectorale et confirmé le jugement de première instance, validant ainsi l'annulation des arrêtés et l'injonction de délivrer une carte de séjour temporaire mention "salarié".

04/05/2026

← Retour aux décisions