jeudi 18 juillet 2024
| Juridiction | Cour administrative d'appel de Toulouse |
| Section | Cour administrative d'appel de Toulouse |
| N° Dossier | CAA31-23TL02653 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | plein contentieux |
| Publication | D |
| Avocat requérant | CABINET FIDAL |
Vu la procédure suivante :
Procédure contentieuse antérieure :
La société à responsabilité limitée France Passion a demandé au tribunal administratif de Nîmes de prononcer la décharge, en droits et pénalités, des rappels de taxe sur la valeur ajoutée qui lui ont été réclamés au titre de la période du 1er septembre 2017 au 31 août 2019.
Par un jugement n° 21000781 du 29 septembre 2023, le tribunal administratif de Nîmes a déchargé la société France Passion, en droits et pénalités, des rappels de taxe sur la valeur ajoutée qui lui ont été réclamés pour la période du 1er septembre 2017 au 31 août 2019 consécutivement à la remise en cause de l'application du taux réduit de taxe sur la valeur ajoutée aux ventes de la publication intitulée " Guide des étapes - Invitations " et mis à la charge de l'Etat le versement d'une somme de 1 200 euros à la société France Passion au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Procédure devant la cour :
Par une requête enregistrée le 15 novembre 2023, le ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique demande à la cour :
1°) d'annuler ce jugement ;
2°) de remettre à la charge de la société France Passion les rappels de taxe sur la valeur ajoutée, en droits et pénalités, déchargés par les premiers juges.
Par un mémoire en défense enregistré le 11 avril 2024, la société France Passion, représenté par Me Capion, demande à la cour :
1°) de confirmer le jugement du tribunal administratif de Nîmes ;
2°) de prononcer la décharge totale des impositions en litige ;
3°) d'ordonner la restitution des sommes versées au titre de la remise en cause du taux réduit de taxe sur la valeur ajoutée aux ventes du " Guide des étapes " ;
4°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 25 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par un mémoire enregistré le 24 juin 2024, le ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique déclare se désister de sa requête et s'en remettre à la sagesse de la cour pour ce qui concerne les conclusions présentées par la société France Passion sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par un mémoire enregistré le 28 juin 2024, la société France Passion déclare prendre acte du désistement du ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique de sa requête et maintient ses précédentes conclusions.
Par un mémoire enregistré le 10 juillet 2024, le ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique déclare avoir procédé au dégrèvement des sommes correspondant aux impositions en litige, par un avis du 3 octobre 2023.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code général des impôts et le livre des procédures fiscales ;
- le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " Les présidents () de cour administrative d'appel, () les présidents de formation de jugement () des cours () peuvent, par ordonnance : / 1° Donner acte des désistements () / 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens ; / 5° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l'article L. 761-1 ou la charge des dépens () ".
Sur l'appel du ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique :
2. Par un mémoire enregistré le 24 juin 2024, le ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique a déclaré se désister de requête. Ce désistement est pur et simple et rien ne s'oppose à ce qu'il en soit donné acte.
Sur l'appel incident de la société France Passion :
3. Aux termes de l'article L. 208 du livre des procédures fiscales : " Quand l'Etat est condamné à un dégrèvement d'impôt par un tribunal (), les sommes déjà perçues sont remboursées au contribuable () ".
4. En tout état de cause, le ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique produit dans sa requête d'appel la décision du 3 octobre 2023 prononçant en faveur de la société France Passion, en exécution du jugement du tribunal administratif de Nîmes du 29 septembre 2023, un dégrèvement d'un montant de 319 034 euros correspondant aux impositions en litige. Dès lors, les conclusions de la société France Passion, qui ne fait d'ailleurs état d'aucune difficulté d'exécution du jugement attaqué, tendant à la décharge des rappels de taxe sur la valeur ajoutée qui lui ont été réclamés au titre de la période du 1er septembre 2017 au 31 août 2019 et au remboursement des sommes versées sont irrecevables et doivent, par suite, être rejetées.
Sur l'application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative :
5. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de l'Etat le versement d'une somme de 1 500 euros à la société France Passion au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : Il est donné acte du désistement du ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique de sa requête.
Article 2 : Les conclusions présentées par la société France Passion par la voie de l'appel incident sont rejetées.
Article 3 : L'Etat versera une somme de 1 500 euros à la société France Passion au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 4 : La présente ordonnance sera notifiée au ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique et à la société France Passion.
Copie en sera adressée à la direction du contrôle fiscal Sud-Pyrénées.
Fait à Toulouse, le 18 juillet 2024.
Le président de la 1ère chambre,
A. Barthez
Le République mande et ordonne au ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
N°23TL02653
Cour administrative d'appel de Versailles — N° CAA78-25VE03336
La Cour administrative d’appel de Versailles, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme C... contestant l’ordonnance du tribunal administratif de Versailles qui avait rejeté sa demande indemnitaire pour rupture abusive de son contrat de travail avec la commune de Carrières-sous-Poissy. La cour a confirmé que la demande de première instance était irrecevable, faute pour la requérante d’avoir produit la preuve du dépôt d’une demande indemnitaire préalable, condition nécessaire pour lier le contentieux. En l’absence de contestation de cette irrecevabilité, les moyens soulevés en appel ont été jugés inopérants. L’ordonnance a été rendue sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Marseille — N° CAA13-24MA03276
La Cour administrative d'appel de Marseille, dans un arrêt du 25 mars 2026, a examiné le litige opposant la société EEA à l'office public de l'habitat Pays d'Aix Habitat Métropole (aux droits duquel vient la société Famille et Provence) concernant la résiliation de trois accords-cadres de travaux. Saisie en appel du jugement du tribunal administratif de Marseille ayant rejeté la demande de la société EEA, la cour a soulevé d'office un moyen tiré de la nullité des contrats en raison d'un conflit d'intérêts. Elle a constaté que le directeur technique de l'office, ayant participé à la procédure de passation des trois contrats, se trouvait dans une situation de conflit d'intérêts constitutive d'un vice d'une particulière gravité, justifiant ainsi l'annulation du jugement et la constatation de la nullité des accords-cadres.
04/05/2026
Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA02403
La Cour administrative d'appel de Paris, statuant en référé, est saisie par la société Neko Ramen d'une demande de suspension de l'exécution provisoire d'un jugement du tribunal administratif de Paris du 19 février 2026. Ce jugement avait partiellement annulé une décision de l'OFII du 14 septembre 2023, mais avait maintenu à la charge de la société une contribution spéciale de 661 650 euros pour emploi d'étrangers sans titre. La société invoque l'urgence et l'existence de moyens sérieux (irrégularité de procédure, erreur de droit dans la modulation, disproportion de la sanction). Le juge des référés rappelle que la suspension prévue à l'article L. 521-1 du code de justice administrative nécessite une urgence justifiée et un doute sérieux sur la légalité de la décision contestée.
04/05/2026
Cour administrative d'appel de Marseille — N° CAA13-25MA01426
Cette décision de la Cour administrative d'appel de Marseille concerne le non-renouvellement du contrat d'une assistante d'éducation par le collège des Hautes Vallées. La cour rejette la requête de Mme A... qui contestait ce non-renouvellement. Elle juge que l'absence d'entretien préalable, prévu par l'article 45 du décret n° 86-83 du 17 janvier 1986, ne constitue pas une garantie dont la privation entraîne automatiquement l'annulation de la décision, sauf en cas de caractère disciplinaire, ce qui n'était pas le cas. La cour confirme ainsi le jugement du tribunal administratif de Marseille.
04/05/2026