LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° CAA31-23TL02814

Cour administrative d'appel de Toulouse — Décision N° CAA31-23TL02814

mardi 21 octobre 2025

JuridictionCour administrative d'appel de Toulouse
SectionCour administrative d'appel de Toulouse
N° DossierCAA31-23TL02814
TypeDécision
Recoursexcès de pouvoir
PublicationC
Formation2ème chambre
Avocat requérantEVE SOULIER - JEROME PRIVAT - THOMAS AUTRIC

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Procédure contentieuse antérieure :

M. A... B... a demandé au tribunal administratif de Nîmes d’annuler la décision du 21 juillet 2021 par laquelle le directeur du centre hospitalier Le Mas Careiron lui a infligé un blâme, de condamner le centre hospitalier Le Mas Careiron à lui verser la somme de 2 500 euros en réparation des conséquences dommageables de cette sanction et de mettre à la charge du centre hospitalier Le Mas Careiron une somme de 1 500 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Par un jugement n° 2102994 du 3 octobre 2023, la magistrate désignée par le président du tribunal administratif de Nîmes a rejeté ses demandes.

Procédure devant la cour :

Par une requête enregistrée le 1er décembre 2023, M. A... B..., représenté par Me Soulier, demande à la cour :

1°) de réformer ce jugement de la magistrate désignée par le président du tribunal administratif de Nîmes du 3 octobre 2023 ;
2°) d’annuler la décision du 21 juillet 2021 par laquelle le directeur du centre hospitalier Le Mas Careiron lui a infligé un blâme ;

3°) de le rétablir dans ses droits ;
4°) de mettre à la charge du centre hospitalier Le Mas Careiron une somme de 1 500 euros en application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :
- la décision attaquée n’est pas suffisamment motivée en fait ;
- la matérialité des faits n’est pas établie ; la sanction ne repose sur aucun fait matériel précis ni sur aucun élément objectif ;
- à supposer les manquements caractérisés, la sanction présente un caractère disproportionné au regard de son état de service et du caractère isolé de ces manquements.

Par un mémoire en défense, enregistré le 15 décembre 2023, le centre hospitalier Le Mas Careiron, représenté par Me Garreau, conclut au rejet de la requête et à ce que soit mise à la charge de M. B... une somme de 2 000 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il fait valoir que les moyens soulevés ne sont pas fondés.

Par ordonnance du 27 novembre 2024, la clôture d'instruction a été fixée au 9 janvier 2025 à 12 heures.


Vu les autres pièces du dossier.

Vu :
- la loi n°83-634 du 13 juillet 1983 ;
- la loi n°86-33 du 9 janvier 1986 ;
- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l’audience.

Ont été entendus au cours de l’audience publique :
- le rapport de Mme Virginie Dumez-Fauchille, première conseillère,
- les conclusions de Mme Michèle Torelli, rapporteure publique,
- et les observations de Me Garreau, représentant le centre hospitalier Le Mas Careiron.



Considérant ce qui suit :

M. B... a été recruté le 14 mai 2007 par le centre hospitalier Le Mas Careiron d’Uzès (Gard) comme agent titulaire du grade d’ouvrier principal de 2ème classe et a été affecté au garage de l’établissement. Par décision du 21 juillet 2021, le directeur du centre hospitalier Le Mas Careiron lui a infligé un blâme à titre de sanction disciplinaire. Par jugement du 3 octobre 2023, la magistrate désignée par le tribunal administratif de Nîmes a rejeté la demande de M. B... tendant à l’annulation de cette décision. M. B... relève appel de ce jugement.

Sur le bien-fondé du jugement :

En premier lieu, aux termes de l’article 19 de la loi du 13 juillet 1983 portant droits et obligations des fonctionnaires : « Le pouvoir disciplinaire appartient à l’autorité investie du pouvoir de nomination. / (…) / Aucune sanction disciplinaire autre que celles classées dans le premier groupe par les dispositions statutaires relatives aux fonctions publiques de l’Etat, territoriale et hospitalière ne peut être prononcée sans consultation préalable d’un organisme siégeant en conseil de discipline dans lequel le personnel est représenté. / L’avis de cet organisme de même que la décision prononçant une sanction disciplinaire doivent être motivés. ». Ces dispositions imposent à l’autorité qui prononce une sanction disciplinaire de préciser elle-même, dans sa décision, les griefs qu’elle entend retenir à l’encontre de l’agent concerné, de telle sorte que ce dernier puisse, à la seule lecture de cette décision, connaître les motifs de la sanction qui le frappe.

La décision attaquée se fonde sur ce que M. B... ne respecte pas les organisations posées en se soustrayant à ses obligations de respect des ordres hiérarchiques, lui étant reproché de ne s’être pas conformé aux directives de son encadrement s’agissant du ramassage du linge sale au centre médico-psychologique de Remoulins, et sur ce qu’il a déjà fait l’objet d’un avertissement oral, en date du 12 octobre 2020 pour son comportement inapproprié. Par suite, et bien que la décision ne précise pas la date des faits reprochés à M. B..., la décision attaquée satisfait à l’exigence de motivation en fait prescrite par les dispositions de l’article 19 de la loi du 13 juillet 1983 portant droits et obligations des fonctionnaires.

En deuxième lieu, aux termes de l’article 81 de la loi du 9 janvier 1986 portant dispositions statutaires relatives à la fonction publique hospitalière, alors en vigueur : « Les sanctions disciplinaires sont réparties en quatre groupes : Premier groupe : l’avertissement ; le blâme ; (…). ».

Il appartient au juge de l’excès de pouvoir, saisi de moyens en ce sens, de rechercher si les faits reprochés à un agent public ayant fait l’objet d’une sanction disciplinaire constituent des fautes de nature à justifier une sanction et si la sanction retenue est proportionnée à la gravité de ces fautes.

Il ressort des pièces du dossier que la fiche de poste de M. B..., en qualité de chauffeur du centre hospitalier Le Mas Careiron, comporte des missions de « chauffeur tournées cuisine » et des missions de « chauffeur tournées linge », au nombre desquelles figure le ramassage du linge. La matérialité des faits reprochés à M. B..., tenant au non-respect, à plusieurs reprises, de l’ordre de ramassage du linge souillé est suffisamment établie par le rapport du directeur des ressources humaines du 16 juin 2021, étayé par la fiche d’événement indésirable dressée le 9 juin 2021 relative à ce manquement. M. B..., qui n’a d’ailleurs pas sérieusement contesté lors de l’entretien disciplinaire qui s’est tenu le 9 juillet 2021 avoir manqué à l’accomplissement de cette tâche n’est pas fondé à invoquer un manque de clarté des directives, alors que la procédure de collecte et de transport du linge sale est détaillée dans un protocole de service, daté du 2 mars 2017, dont il n’est pas établi qu’elle ne s’appliquerait pas au centre médico-psychologique de Remoulins, précisant que le chauffeur récupère le chariot contenant les sacs ou prend les sacs à la main, sangle les chariots dans le camion et se dirige à la blanchisserie. Il n’établit par ailleurs pas par les pièces produites que le ramassage du linge souillé au centre médico-psychologique de Remoulins n’était pas au nombre des missions qu’il devait accomplir le 9 juin 2021, date de rédaction de la fiche d’événement indésirable. Dès lors, le manquement au devoir d’obéissance hiérarchique sur lequel est fondée la décision attaquée est établi. Par suite, les moyens tirés des erreurs de fait et de droit que soulève l’appelant doivent être écartés.
En troisième lieu, eu égard à la teneur des faits reprochés, la sanction de blâme, sanction du premier groupe, n’est pas disproportionnée. Par suite, le directeur du centre hospitalier Le Mas Careiron n’a pas fait une inexacte application de l’article 81 de la loi du 9 janvier 1986.

En dernier lieu, M. B... n’est pas fondé à soutenir que l’atteinte portée à sa situation par la sanction en litige entacherait cette dernière d’erreur manifeste d'appréciation.

Il résulte de tout ce qui précède que M. B... n’est pas fondé à soutenir que c’est à tort que, par le jugement attaqué, le tribunal administratif de Toulouse a rejeté ses demandes.

Sur les conclusions à fin d’injonction :

10. L’exécution du présent arrêt n’implique aucune mesure d’exécution au titre des articles L. 911-1 et suivants du code de justice administrative. Dès lors, les conclusions de la requête aux fins d’injonction et d’astreinte doivent par voie de conséquence être rejetées.


Sur les frais exposés à l’occasion du litige :

11. Les dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge du centre hospitalier Le Mas Careiron, qui n’est pas, dans la présente instance, la partie perdante, la somme demandée par M. B... au titre des frais exposés et non compris dans les dépens. Il y a lieu dans les circonstances de l’espèce de faire application de ces dispositions et de mettre à la charge de M. B... une somme de 1 000 euros au titre des frais exposés par le centre hospitalier Le Mas Careiron et non compris dans les dépens.

D E C I D E :

Article 1er : La requête de M. B... est rejetée.

Article 2 : M. B... versera au centre hospitalier Le Mas Careiron une somme de 1 000 (mille) euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 3 : Le présent arrêt sera notifié à M. A... B... et au centre hospitalier Le Mas Careiron.


Délibéré après l'audience du 7 octobre 2025, à laquelle siégeaient :

M. Massin, président,
Mme Teuly-Desportes, présidente assesseure,
Mme Dumez-Fauchille, première conseillère,


Rendu public par mise à disposition au greffe le 21 octobre 2025.

La rapporteure,

V. Dumez-Fauchille
Le président,

O. Massin

La greffière,





M-M. Maillat


La République mande et ordonne à la ministre de la santé, des familles, de l’autonomie et des personnes handicapées en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution du présent arrêt.





Décisions similaires

CAA31excès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-26TL00807

Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, statuant en référé, rejette la requête de Mme B... comme manifestement irrecevable. Celle-ci contestait le refus de l’Office national des combattants de prendre en compte la totalité de ses jours de présence dans un camp de transit. La cour applique les articles R. 222-1, R. 811-7 et R. 612-1 du code de justice administrative, constatant que l’appel, non dispensé du ministère d’avocat, n’a pas été présenté par un avocat malgré la notification claire de cette obligation.

01/06/2026

CAA75excès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA02997

Suspension de refus de titre de séjour et d'obligation de quitter le territoire. La Cour administrative d'appel de Paris, statuant en référé, rejette la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 5 mai 2025. Le juge des référés estime la demande manifestement infondée, car le tribunal administratif a déjà validé la légalité de la décision par un jugement argumenté, sans qu'aucun moyen nouveau et sérieux ne soit soulevé. La requête est rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.

01/06/2026

CAA13excès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Marseille — N° CAA13-25MA00580

La Cour administrative d’appel de Marseille a examiné le recours de M. A..., ressortissant marocain, contre le refus de renouvellement de sa carte de séjour et l’obligation de quitter le territoire français pris par le préfet du Var. La cour a rejeté la requête, confirmant le jugement du tribunal administratif de Toulon. Elle a estimé que le jugement attaqué était suffisamment motivé et que les moyens soulevés, notamment l’incompétence de l’auteur de l’acte, le vice de procédure lié à l’avis de la commission du titre de séjour, l’absence de trouble à l’ordre public, et la méconnaissance des articles 8 de la Convention européenne des droits de l’homme et 3 de la Convention internationale des droits de l’enfant, n’étaient pas fondés. La solution retenue s’appuie sur les dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.

04/05/2026

CAA13excès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Marseille — N° CAA13-25MA00661

La Cour administrative d’appel de Marseille a rejeté la requête de Mme A..., agent contractuel de l’État, qui contestait son licenciement pour inaptitude physique et demandait réparation des préjudices moral et financier subis. La cour a estimé que l’administration avait respecté son obligation de reclassement et que la durée entre le placement en congé sans traitement et le licenciement n’était pas excessive. Elle a confirmé le jugement du tribunal administratif de Marseille en adoptant ses motifs, sans engager la responsabilité de l’État. Les textes appliqués sont le décret n° 86-83 du 17 janvier 1986 et le code de justice administrative.

04/05/2026

← Retour aux décisions