mardi 9 janvier 2024
| Juridiction | Cour administrative d'appel de Toulouse |
| Section | Cour administrative d'appel de Toulouse |
| N° Dossier | CAA31-23TL02818 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | plein contentieux |
| Publication | D |
Vu la procédure suivante :
Procédure contentieuse antérieure :
M. B A a demandé au tribunal administratif de Nîmes de prononcer la décharge, en droits et pénalités, des rappels de taxe sur la valeur ajoutée qui lui ont été réclamés au titre de la période du 1er janvier 2018 au 31 juillet 2021. Par un mémoire enregistré le 20 octobre 2023, M. A a déclaré se désister purement et simplement de sa requête.
Par une ordonnance n° 2303451 du 30 octobre 2023, le président de la 3ème chambre du tribunal administratif de Nîmes a donné acte du désistement de la demande de M. A.
Procédure devant la cour :
Par une requête enregistrée le 1er décembre 2023, M. A, représenté par Me Zelteni, demande à la cour :
1°) d'annuler l'ordonnance du 30 octobre 2023 du président de la 3ème chambre du tribunal administratif de Nîmes ;
2°) de renvoyer l'affaire devant le tribunal administratif de Nîmes pour jugement au fond.
Il soutient que son désistement, qui faisait suite au dégrèvement total des impositions litigieuses, est entaché d'un vice du consentement dès lors que, postérieurement à l'ordonnance attaquée, l'administration lui a notifié une nouvelle proposition de rectification portant sur les mêmes faits et impositions.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. M. A a demandé au tribunal administratif de Nîmes de prononcer, à titre principal, la décharge des rappels de taxe sur la valeur ajoutée, en droits et pénalités, mis à sa charge au titre de la période du 1er janvier 2018 au 31 juillet 2021, ces rappels s'élevant, eu égard aux dégrèvements obtenus antérieurement à la suite de la réclamation, à la somme de 46 714 euros. Par un avis du 9 octobre 2023, l'administration fiscale a accordé, en cours d'instance, un dégrèvement des impositions litigieuses à hauteur de ce montant. Par une ordonnance du 30 octobre 2023, le président de la 3ème chambre du tribunal administratif de Nîmes a pris acte du désistement de M. A. Celui-ci fait appel de cette ordonnance au motif que ce désistement aurait été obtenu à la suite d'une manœuvre de l'administration qui aurait vicié son consentement.
2. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " Les présidents () de cour administrative d'appel, () les présidents de formation de jugement () des cours () peuvent, par ordonnance : 1° Donner acte des désistements ; () Les présidents des cours administratives d'appel () et les présidents des formations de jugement des cours peuvent, en outre, par ordonnance, rejeter () après l'expiration du délai de recours ou, lorsqu'un mémoire complémentaire a été annoncé, après la production de ce mémoire, les requêtes d'appel manifestement dépourvues de fondement () ".
3. Il ressort des pièces produites en première instance que, par un acte enregistré le 20 octobre 2023, M. A a déclaré se désister purement et simplement de sa requête introduite devant le tribunal administratif de Nîmes en considération du dégrèvement prononcé par l'administration au cours de l'instance. Il ne résulte toutefois ni de l'avis de dégrèvement du 9 octobre 2023 ni d'aucun autre élément que l'administration entendait abandonner définitivement les rectifications contestées, alors même que les impositions n'auraient pas été prescrites. Ainsi, la circonstance que M. A ait fait l'objet, postérieurement à l'ordonnance de désistement, d'une proposition de rectification, en date du 22 novembre 2023, portant sur des rappels de taxe sur la valeur ajoutée au titre de la période du 1er janvier 2020 au 31 juillet 2021 ne permet pas regarder le dégrèvement du 9 octobre 2023 comme une manœuvre de l'administration destinée à obtenir un désistement. En outre et en tout état de cause, d'une part, ce dégrèvement prononcé par l'administration privait d'objet la requête de M. A et il n'y aurait donc pas eu lieu de statuer. D'autre part, le désistement de M. A est un désistement d'instance. Il conserve la possibilité de contester les impositions qui pourraient être mises à sa charge à la suite de la nouvelle proposition de rectification. Ainsi, c'est à juste titre que le président de la 3ème chambre du tribunal administratif de Nîmes a pris acte du désistement d'instance de M. A.
4. Il résulte de tout ce qui précède que la requête d'appel présentée par M. A est manifestement dépourvue de fondement. Elle peut donc être rejetée par application des dispositions, précédemment citées au point 2, du dernier alinéa de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de M. A est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B A et au ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique.
Copie, pour information, en sera adressée au directeur du contrôle fiscal Sud-Pyrénées.
Fait à Toulouse, le 9 janvier 2024.
Le président de la 1ère chambre,
A. Barthez
La République mande et ordonne au ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Cour administrative d'appel de Versailles — N° CAA78-25VE03336
La Cour administrative d’appel de Versailles, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme C... contestant l’ordonnance du tribunal administratif de Versailles qui avait rejeté sa demande indemnitaire pour rupture abusive de son contrat de travail avec la commune de Carrières-sous-Poissy. La cour a confirmé que la demande de première instance était irrecevable, faute pour la requérante d’avoir produit la preuve du dépôt d’une demande indemnitaire préalable, condition nécessaire pour lier le contentieux. En l’absence de contestation de cette irrecevabilité, les moyens soulevés en appel ont été jugés inopérants. L’ordonnance a été rendue sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Marseille — N° CAA13-24MA03276
La Cour administrative d'appel de Marseille, dans un arrêt du 25 mars 2026, a examiné le litige opposant la société EEA à l'office public de l'habitat Pays d'Aix Habitat Métropole (aux droits duquel vient la société Famille et Provence) concernant la résiliation de trois accords-cadres de travaux. Saisie en appel du jugement du tribunal administratif de Marseille ayant rejeté la demande de la société EEA, la cour a soulevé d'office un moyen tiré de la nullité des contrats en raison d'un conflit d'intérêts. Elle a constaté que le directeur technique de l'office, ayant participé à la procédure de passation des trois contrats, se trouvait dans une situation de conflit d'intérêts constitutive d'un vice d'une particulière gravité, justifiant ainsi l'annulation du jugement et la constatation de la nullité des accords-cadres.
04/05/2026
Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA02403
La Cour administrative d'appel de Paris, statuant en référé, est saisie par la société Neko Ramen d'une demande de suspension de l'exécution provisoire d'un jugement du tribunal administratif de Paris du 19 février 2026. Ce jugement avait partiellement annulé une décision de l'OFII du 14 septembre 2023, mais avait maintenu à la charge de la société une contribution spéciale de 661 650 euros pour emploi d'étrangers sans titre. La société invoque l'urgence et l'existence de moyens sérieux (irrégularité de procédure, erreur de droit dans la modulation, disproportion de la sanction). Le juge des référés rappelle que la suspension prévue à l'article L. 521-1 du code de justice administrative nécessite une urgence justifiée et un doute sérieux sur la légalité de la décision contestée.
04/05/2026
Cour administrative d'appel de Marseille — N° CAA13-25MA01426
Cette décision de la Cour administrative d'appel de Marseille concerne le non-renouvellement du contrat d'une assistante d'éducation par le collège des Hautes Vallées. La cour rejette la requête de Mme A... qui contestait ce non-renouvellement. Elle juge que l'absence d'entretien préalable, prévu par l'article 45 du décret n° 86-83 du 17 janvier 1986, ne constitue pas une garantie dont la privation entraîne automatiquement l'annulation de la décision, sauf en cas de caractère disciplinaire, ce qui n'était pas le cas. La cour confirme ainsi le jugement du tribunal administratif de Marseille.
04/05/2026