mercredi 19 juin 2024
| Juridiction | cour administrative d'appel de Toulouse |
| Section | cour administrative d'appel de Toulouse |
| N° Dossier | CAA31-23TL02920 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Avocat requérant | SELARL Sylvain LASPALLES |
Vu la procédure suivante :
Procédure contentieuse antérieure :
M. A B a demandé au tribunal administratif de Toulouse de l'admettre au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire et d'annuler l'arrêté du 1er septembre 2022 par lequel le préfet de la Haute-Garonne a ordonné son expulsion du territoire français.
Par un jugement n° 2205634 du 24 octobre 2023, le tribunal administratif de Toulouse a prononcé un non-lieu à statuer sur les conclusions tendant au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire et a rejeté le surplus des conclusions de sa demande.
Procédure devant la cour :
Par une requête, enregistrée le 13 décembre 2023, M. B, représenté par Me Laspalles, demande à la cour :
1°) de l'admettre au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire ;
2°) d'annuler ce jugement ;
3°) d'annuler l'arrêté du 1er septembre 2022 ;
4°) d'enjoindre au préfet de la Haute-Garonne de procéder au réexamen de sa situation dans un délai de trente jours à compter de la notification de la décision à venir, sous astreinte de 200 euros par jour de retard ;
5°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 2 000 euros à verser à son conseil en application des dispositions combinées de l'article L.761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Il soutient que :
- l'arrêté est entaché d'un défaut de motivation en méconnaissance des dispositions de l'article L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration ;
- il a été pris en méconnaissance de la procédure contradictoire prévue par les dispositions des articles L. 121-1 et L. 122-1 du code des relations entre le public et l'administration ;
- il est entaché d'un défaut d'examen de sa situation ;
- il méconnaît son droit d'être entendu, tiré des principes généraux du droit de l'Union européenne ;
- il méconnaît les dispositions de l'article L. 631-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dès lors qu'il ne constitue plus une menace à l'ordre public ;
- il méconnaît les dispositions du 1° et 2° de l'article L. 631-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- il porte une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale en méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- il est entaché d'erreur manifeste d'appréciation des conséquences qu'il emporte sur sa situation personnelle.
Par un mémoire en défense enregistré le 5 février 2024, le préfet de la Haute-Garonne conclut au rejet de la requête.
Il soutient que les moyens soulevés par M. B ne sont pas fondés.
M. B a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 26 avril 2024.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. M. B, ressortissant algérien né le 21 août 1992, est entré en France pour la première fois le 25 septembre 2000. Il a été condamné entre 2011 et 2017 à douze reprises pour des délits routiers, des infractions à la législation sur les stupéfiants, des violences avec armes, des menaces envers des dépositaires de l'autorité publique et une tentative de meurtre. Malgré un avis défavorable de la commission d'expulsion du 13 juillet 2022, le préfet de la Haute-Garonne a ordonné, par arrêté du 1er septembre 2022, son expulsion du territoire français pour menace grave à l'ordre public. Par une ordonnance du 18 octobre 2022, le juge des référés a rejeté son référé suspension pour défaut de doute sérieux en l'état de l'instruction quant à la légalité de cet arrêté. M. B fait appel du jugement du 24 octobre 2023 par lequel le tribunal administratif de Toulouse a rejeté sa demande tendant à l'annulation de l'arrêté du 1er septembre 2022.
2. Aux termes du dernier alinéa de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " Les présidents des cours administratives d'appel, () les présidents des formations de jugement des cours () peuvent (), par ordonnance, rejeter (), après l'expiration du délai de recours () les requêtes d'appel manifestement dépourvues de fondement () ".
Sur l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle :
3. Aux termes de l'article 20 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridictionnelle : " Dans les cas d'urgence, () l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle peut être prononcée () soit par la juridiction compétente ou son président. / L'admission provisoire à l'aide juridictionnelle peut également être accordé lorsque la procédure met en péril les conditions essentielles de vie de l'intéressé, notamment en cas d'exécution forcée () ou expulsion () ". Par une décision du 26 avril 2024, le bureau d'aide juridictionnelle a accordé l'aide juridictionnelle totale à M. B. Ses conclusions tendant à l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle sont ainsi devenues sans objet. Il n'y a pas lieu de statuer en ce qui les concerne.
Sur le bien-fondé du jugement :
4. En premier lieu, M. B reprend en appel, avec la même argumentation qu'en première instance et sans apporter d'éléments nouveaux, les moyens tirés de l'insuffisance de motivation et de la méconnaissance de la procédure contradictoire. Il y a lieu de les écarter par adoption des motifs retenus à bon droit par le tribunal administratif de Toulouse aux points 3 à 6.
5. En deuxième lieu, il ressort des mentions de l'arrêté contesté que le préfet de la Haute-Garonne, qui a examiné la situation personnelle de M. B, a indiqué la date de son arrivée en France, qu'il a été condamné à plusieurs reprises par le tribunal correctionnel et la cour d'appel de Toulouse, la cour d'assises d'Albi et la cour d'assises d'appel de Toulouse en 2011, 2012, 2013, 2014, 2016 et 2017. En outre, l'arrêté d'expulsion prend en compte la situation personnelle et familiale de M. B. Par suite, le moyen tiré du défaut d'examen de sa situation doit être écarté.
6. En troisième lieu, aux termes de l'article L. 632-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'expulsion ne peut être édictée que dans les conditions suivantes : () 2° L'étranger est convoqué pour être entendu par une commission qui se réunit à la demande de l'autorité administrative ". Le droit de l'intéressé d'être entendu avant que n'intervienne l'arrêté d'expulsion est ainsi assuré par la procédure prévue par les dispositions de l'article L. 632-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile précité et il ressort des pièces du dossier qu'en l'espèce, M. B a été en mesure de présenter toute observation devant la commission d'expulsion le 23 juin 2022, a bénéficié de l'assistance de son avocat Me Laspalles et n'a donc pas été privé, avant l'édiction de l'arrêté litigieux, de la possibilité de faire état de tous éléments pertinents relatifs à sa situation personnelle et susceptible d'influer sur le sens de l'arrêté d'expulsion. En tout état de cause, il ne ressort pas des pièces du dossier qu'en dehors de la commission d'expulsion, M. B aurait été empêché de présenter d'autres observations à l'administration. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance du droit d'être entendu tiré des principes généraux du droit de l'Union européenne doit être écarté.
7. En quatrième lieu, aux termes de l'article L. 631-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'autorité administrative peut décider d'expulser un étranger lorsque sa présence en France constitue une menace grave pour l'ordre public, sous réserve des conditions propres aux étrangers mentionnés aux articles L. 631-2 et L. 631-3 ". L'article L. 631-2 du même code, applicable en l'espèce, dispose que : " Ne peut faire l'objet d'une décision d'expulsion que si elle constitue une nécessité impérieuse pour la sûreté de l'Etat ou la sécurité publique et sous réserve que l'article L. 631-3 n'y fasse pas obstacle : 1° L'étranger, ne vivant pas en état de polygamie, qui est père ou mère d'un enfant français mineur résidant en France, à condition qu'il établisse contribuer effectivement à l'entretien et à l'éducation de l'enfant dans les conditions prévues par l'article 371-2 du code civil depuis la naissance de celui-ci ou depuis au moins un an ; 2° L'étranger marié depuis au moins trois ans avec un conjoint de nationalité française, à condition que la communauté de vie n'ait pas cessé depuis le mariage et que le conjoint ait conservé la nationalité française ; () Par dérogation au présent article, l'étranger mentionné aux 1° à 4° peut faire l'objet d'une décision d'expulsion en application de l'article L. 631-1 s'il a été condamné définitivement à une peine d'emprisonnement ferme au moins égale à cinq ans () ". Aux termes de l'article L. 631-3 du même code, applicable en l'espèce : " Ne peut faire l'objet d'une décision d'expulsion qu'en cas de comportements de nature à porter atteinte aux intérêts fondamentaux de l'Etat, ou liés à des activités à caractère terroriste, ou constituant des actes de provocation explicite et délibérée à la discrimination, à la haine ou à la violence contre une personne déterminée ou un groupe de personnes : 1° L'étranger qui justifie par tous moyens résider habituellement en France depuis qu'il a atteint au plus l'âge de treize ans ; () ".
8. Il résulte de ces dispositions que les infractions pénales commises par un étranger ne sauraient, à elles seules, justifier légalement une mesure d'expulsion et ne dispensent pas l'autorité compétente d'examiner, d'après l'ensemble des circonstances de l'affaire, si la présence de l'intéressé sur le territoire français est de nature à constituer une menace grave pour l'ordre public. Lorsque l'administration se fonde sur l'existence d'une telle menace pour prononcer l'expulsion d'un étranger, il appartient au juge de l'excès de pouvoir, saisi d'un moyen en ce sens, de rechercher si les faits qu'elle invoque à cet égard sont de nature à justifier légalement sa décision.
9. D'une part, M. B, qui se prévaut de son comportement en détention et de l'avis de la commission défavorable à son expulsion, soutient qu'il ne constitue plus une menace pour l'ordre public dès lors que la majorité des actes pour lesquels il a été condamné datent de 2011 et 2012, qu'il a procédé à l'indemnisation des parties civiles à raison de versements annuels, s'est investi professionnellement en détention et bénéficie d'une promesse unilatérale de contrat de travail. Par ailleurs, il a bénéficié de deux permissions de sortie qui se sont déroulées sans incidents. Toutefois, M. B a été condamné définitivement à douze reprises entre 2011 et 2017 pour des délits routiers, des infractions à la législation sur les stupéfiants, des violences avec armes, des menaces envers des dépositaires de l'autorité publique et des atteintes aux personnes. En outre, il a été condamné en 2014 à trois mois d'emprisonnement pour des faits de détention de stupéfiants commis en incarcération. Enfin, il a été condamné par la cour d'assises d'appel du Tarn à douze ans de réclusion criminelle pour tentative de meurtre. Ainsi, eu égard à la nature et à la multiplicité des infractions commises et dès lors qu'il a passé de nombreuses années en détention dans la période récente, ce qui explique également que les faits qui lui sont reprochés sont souvent anciens, le requérant n'est pas fondé à soutenir que le préfet de la Haute-Garonne aurait commis une erreur d'appréciation en estimant que sa présence en France constituait une menace grave pour l'ordre public. Dès lors qu'il y a été condamné définitivement à une peine d'emprisonnement ferme supérieure à cinq ans, il ne peut utilement soutenir qu'il entre dans le champ d'application du 1°, du 2° et du 3° de l'article L. 631-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
10. D'autre part, il ressort des pièces du dossier que M. B est entré sur le territoire français le 25 septembre 2000 à l'âge de huit ans sous couvert d'un visa court séjour, accompagné de sa mère et de ses deux sœurs. Il a été confié à sa tante par acte de kafala du 15 septembre 2001 et a bénéficié de documents de circulation pour étranger mineur de 2002 à 2011. Toutefois, il est constant qu'il est retourné en Algérie le 21 juin 2007 pour une période de deux ans et est revenu irrégulièrement sur le territoire français en septembre 2009 à l'âge de quinze ans. Dans ces conditions, il n'est pas fondé à soutenir qu'il entre dans le champ d'application des dispositions précédemment citées du 1° de l'article L. 631-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
11. En cinquième lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale (). / 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui ".
12. Il ressort des pièces du dossier que plusieurs membres de la famille de M. B résident régulièrement en France et certains d'entre eux sont des ressortissants français. Toutefois, M. B n'établit ni qu'il serait le père d'enfants français ni qu'il entretiendrait depuis plusieurs années une relation de concubinage avec une ressortissante de nationalité française. Il n'est en outre pas dépourvu d'attaches familiales en Algérie, pays dans lequel réside sa mère et où il a vécu durant deux ans entre 2007 et 2009. En outre, la promesse de contrat de travail du 20 juin 2022 n'est pas suffisante à établir son insertion professionnelle. Par ailleurs, il résulte de ce qui a été dit au point 9 que M. B a été condamné à douze reprises, notamment à douze ans de réclusion criminelle, et que sa présence en France représente un risque pour l'ordre public. Dans ces conditions, l'arrêté d'expulsion n'a pas porté une atteinte disproportionnée au droit de M. B au respect de la vie privée et familiale par rapport aux buts en vue desquels il a été pris. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doit être écarté.
13. En dernier lieu, pour les mêmes motifs que ceux précédemment mentionnés au point 12, M. B n'est pas fondé à soutenir que l'arrêté du préfet de la Haute-Garonne serait entaché d'une erreur manifeste dans l'appréciation de ses conséquences sur sa situation personnelle.
14. Il résulte de tout ce qui précède que la requête de M. B est manifestement dépourvue de fondement et doit dès lors être rejetée en application des dispositions précitées de l'article R. 222-1 du code de justice administrative. Par voie de conséquence, les conclusions présentées à fin d'injonction et d'astreinte ainsi que celles présentées au titre des dispositions des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique doivent, également, être rejetées.
O R D O N N E :
Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur la demande d'admission provisoire à l'aide juridictionnelle présentée par M. B.
Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête de M. B est rejeté.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A B, à Me Sylvain Laspalles et au ministre de l'intérieur et des outre-mer.
Copie en sera adressée au préfet de la Haute-Garonne.
Fait à Toulouse, le 19 juin 2024.
Le président de la 1ère chambre,
A. Barthez
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer, en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.
Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA02997
Suspension de refus de titre de séjour et d'obligation de quitter le territoire. La Cour administrative d'appel de Paris, statuant en référé, rejette la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 5 mai 2025. Le juge des référés estime la demande manifestement infondée, car le tribunal administratif a déjà validé la légalité de la décision par un jugement argumenté, sans qu'aucun moyen nouveau et sérieux ne soit soulevé. La requête est rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-26TL00807
Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, statuant en référé, rejette la requête de Mme B... comme manifestement irrecevable. Celle-ci contestait le refus de l’Office national des combattants de prendre en compte la totalité de ses jours de présence dans un camp de transit. La cour applique les articles R. 222-1, R. 811-7 et R. 612-1 du code de justice administrative, constatant que l’appel, non dispensé du ministère d’avocat, n’a pas été présenté par un avocat malgré la notification claire de cette obligation.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-25TL01714
Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, prise par le juge des référés, rejette la requête de M. A..., ressortissant algérien, qui contestait le refus de séjour et l’obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de la Haute-Garonne. La cour estime que l’arrêté préfectoral est suffisamment motivé et que le préfet a procédé à un examen réel et sérieux de la situation personnelle de l’intéressé. Elle écarte également les moyens tirés de la violation de l’accord franco-algérien et de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, jugeant que la requête est manifestement dépourvue de fondement. La solution est fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
04/05/2026
Cour administrative d'appel de Marseille — N° CAA13-25MA00532
La Cour administrative d'appel de Marseille a examiné le recours du préfet de la Haute-Corse contre un jugement du tribunal administratif de Bastia. Ce jugement avait annulé les arrêtés du 2 janvier 2025 refusant un titre de séjour à M. A... B..., ressortissant brésilien, et prononçant son éloignement. Le préfet soutenait que le comportement de l'intéressé constituait une menace à l'ordre public, justifiant le refus sur le fondement de l'article L. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La cour a rejeté la requête préfectorale et confirmé le jugement de première instance, validant ainsi l'annulation des arrêtés et l'injonction de délivrer une carte de séjour temporaire mention "salarié".
04/05/2026