jeudi 30 mai 2024
| Juridiction | cour administrative d'appel de Toulouse |
| Section | cour administrative d'appel de Toulouse |
| N° Dossier | CAA31-24TL00225 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Avocat requérant | BACHELET |
Vu les procédures suivantes :
Procédures contentieuses antérieures :
Mme D E a demandé au tribunal administratif de Toulouse d'annuler l'arrêté du 29 novembre 2022 par lequel le préfet du Tarn a refusé de lui délivrer un titre de séjour, lui a fait obligation de quitter le territoire français dans le délai de trente jours et a fixé le pays à destination duquel elle pourrait être éloignée à l'issue de ce délai, et d'enjoindre au préfet du Tarn de lui délivrer le titre de séjour sollicité dans un délai de 15 jours à compter de la notification du jugement à intervenir, ce sous astreinte de 100 euros par jour de retard, ou à tout le moins de réexaminer sa situation.
M. C F a également demandé au tribunal administratif de Toulouse d'annuler l'arrêté du 29 novembre 2022 par lequel le préfet du Tarn a refusé de lui délivrer un titre de séjour, lui a fait obligation de quitter le territoire français dans le délai de trente jours et a fixé le pays à destination duquel il pourrait être éloigné à l'issue de ce délai, et d'enjoindre au préfet du Tarn de lui délivrer le titre de séjour sollicité dans un délai de 15 jours à compter de la notification du jugement à intervenir, ce sous astreinte de 100 euros par jour de retard, ou à tout le moins de réexaminer sa situation.
Par un jugement n° 2207402, 2207404 du 19 septembre 2023, le tribunal administratif de Toulouse a rejeté leurs demandes.
Procédures devant la cour :
I. Sous le n° 24TL00225, par une requête, enregistrée le 24 janvier 2024, Mme D E, représentée par Me Bachelet, demande à la cour :
1°) d'annuler ce jugement ;
2°) d'annuler l'arrêté du préfet du Tarn du 29 novembre 2022 portant refus de délivrance d'un titre de séjour, obligation de quitter le territoire français et fixant le pays de renvoi ;
3°) d'enjoindre au préfet du Tarn de lui délivrer le titre de séjour sollicité dans le délai d'un mois suivant notification de la décision à intervenir, sous astreinte de 100 euros par jour de retard, et à tout le moins d'ordonner le réexamen de sa situation ;
4°) de mettre à la charge de l'État le versement d'une somme de 2 000 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- la décision portant refus de titre de séjour est entachée d'erreur de droit au regard des dispositions de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ou à tout le moins d'une erreur manifeste d'appréciation de sa situation ;
- elle porte une atteinte disproportionnée à son droit de mener une vie privée et familiale tel que protégé par l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elle méconnaît l'article 3-1 de la convention internationale des droits de l'enfant.
Par un mémoire en défense, enregistré le 25 avril 2024, le préfet du Tarn conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir qu'aucun des moyens n'est fondé.
II. Sous le n° 24TL00226, par une requête, enregistrée le 24 janvier 2024, M. C F, représenté par Me Bachelet, demande à la cour :
1°) d'annuler ce jugement ;
2°) d'annuler l'arrêté du préfet du Tarn du 29 novembre 2022 portant refus de délivrance d'un titre de séjour, obligation de quitter le territoire français et fixant le pays de renvoi ;
3°) d'enjoindre au préfet du Tarn de lui délivrer le titre de séjour sollicité dans le délai d'un mois suivant notification de la décision à intervenir, sous astreinte de 100 euros par jour de retard, et à tout le moins d'ordonner le réexamen de sa situation ;
4°) de mettre à la charge de l'État le versement d'une somme de 2 000 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- les décisions portant refus de titre de séjour et obligation de quitter le territoire français sont entachées d'un défaut de motivation en fait et en droit ; un tel défaut de motivation révèle un défaut d'examen réel et sérieux de sa situation ;
- la décision fixant le pays de renvoi est entachée d'un défaut de motivation en fait ;
- la décision portant refus de titre de séjour est entachée d'erreur de droit au regard des dispositions de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ou à tout le moins d'une erreur manifeste d'appréciation de sa situation ;
- elle porte une atteinte disproportionnée à son droit de mener une vie privée et familiale tel que protégé par l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elle méconnaît l'article 3-1 de la convention internationale des droits de l'enfant.
Par un mémoire en défense, enregistré le 25 avril 2024, le préfet du Tarn conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir qu'aucun des moyens n'est fondé.
Mme E a été admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 15 mars 2024.
La demande d'aide juridictionnelle présentée par M. F a été rejetée par décision du 15 mars 2024.
Vu les autres pièces des dossiers ;
Vu :
- la convention internationale des droits de l'enfant ;
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
Vu la décision par laquelle le président de la cour administrative d'appel de Toulouse a désigné Mme A B pour statuer par ordonnance sur les requêtes d'appel en application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes du dernier alinéa de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " Les présidents des cours administratives d'appel, () les présidents des formations de jugement des cours, ainsi que les autres magistrats ayant le grade de président désignés à cet effet par le président de la cour peuvent, en outre, par ordonnance, rejeter () après l'expiration du délai de recours () les requêtes d'appel manifestement dépourvues de fondement () ".
2. Mme E et M. F, ressortissants colombiens, sont entrés sur le territoire français le 9 décembre 2019 sous couvert de leurs passeports colombiens, accompagnés du fils mineur G. Le 16 janvier 2020, ils ont sollicité leur admission au bénéfice de l'asile. L'office français de protection des réfugiés et des apatrides a rejeté leur demande d'asile par décision du 7 juin 2021, confirmée par la cour nationale du droit d'asile le 19 août 2022. Par arrêtés du 29 novembre 2022, le préfet du Tarn a rejeté leurs demandes d'admission exceptionnelle au séjour, leur a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de 30 jours et a fixé le pays de destination. Par les requêtes susvisées, enregistrées sous les nos 24TL00225 et 24TL00226, Mme E et M. F relèvent appel du jugement du 19 septembre 2023 par lequel le tribunal administratif de Toulouse a rejeté leurs demandes dirigées à l'encontre de ces arrêtés. Ces requêtes présentent à juger des questions semblables et ont fait l'objet d'une instruction commune. Il y a lieu de les joindre pour statuer par une même ordonnance.
3. En premier lieu, M. F reprend en appel, sans apporter d'éléments nouveaux, les moyens invoqués en première instance tirés de ce que les décisions attaquées sont entachées d'un défaut de motivation et d'un défaut d'examen réel et sérieux de sa situation. Il y a lieu d'écarter ces moyens par adoption de motifs retenus à bon droit par le tribunal administratif de Toulouse aux points 4 et 5 du jugement.
4. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger dont l'admission au séjour répond à des considérations humanitaires ou se justifie au regard des motifs exceptionnels qu'il fait valoir peut se voir délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention "salarié", "travailleur temporaire" ou "vie privée et familiale", sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1. / Lorsqu'elle envisage de refuser la demande d'admission exceptionnelle au séjour formée par un étranger qui justifie par tout moyen résider habituellement en France depuis plus de dix ans, l'autorité administrative est tenue de soumettre cette demande pour avis à la commission du titre de séjour prévue à l'article L. 432-14. () ". En présence d'une demande de régularisation présentée sur le fondement de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile par un étranger qui ne serait pas en situation de polygamie et dont la présence en France ne présenterait pas une menace pour l'ordre public, il appartient à l'autorité administrative de vérifier, dans un premier temps, si l'admission exceptionnelle au séjour par la délivrance d'une carte portant la mention " vie privée et familiale " répond à des considérations humanitaires ou se justifie au regard de motifs exceptionnels, et à défaut, dans un second temps, s'il est fait état de motifs exceptionnels de nature à permettre la délivrance, dans ce cadre, d'une carte de séjour temporaire portant la mention " salarié " ou " travailleur temporaire ". Dans cette dernière hypothèse, un demandeur qui justifierait d'une promesse d'embauche ou d'un contrat lui permettant d'exercer une activité professionnelle ne saurait être regardé, par principe, comme attestant, par là même, des " motifs exceptionnels " exigés par la loi. Il appartient, en effet, à l'autorité administrative, sous le contrôle du juge, d'examiner, notamment, si la qualification, l'expérience et les diplômes de l'étranger ainsi que les caractéristiques de l'emploi auquel il postule, de même que tout élément de sa situation personnelle dont l'étranger ferait état à l'appui de sa demande, tel que par exemple, l'ancienneté de son séjour en France, peuvent constituer, en l'espèce, des motifs exceptionnels d'admission au séjour.
5. Mme E et M. F sont entrés en France le 9 décembre 2019 en compagnie du fils mineur G. Ils se prévalent d'une intégration professionnelle avérée en raison du contrat à durée indéterminée dont bénéficie l'appelante depuis le 31 août 2022 sur un emploi d'agent de service à temps plein et de la demande d'autorisation de travail présentée par son employeur à une date non précisée, de leur implication dans des actions de bénévolat, ainsi que d'une demande d'autorisation de travail pour conclure un contrat de travail avec un salarié étranger résidant en France déposée par l'employeur G le 17 octobre 2022 aux fins d'emploi de M. F. Devant la cour, ils ajoutent que l'appelant bénéficie également depuis le 1er décembre 2022 d'un contrat à durée indéterminée sur un emploi à temps partiel d'agent de service, postérieurement à l'arrêté contesté. Si la sœur de M. F réside en France depuis octobre 2017 et bénéficie de la protection subsidiaire, alors que le fils de l'appelante est scolarisé depuis l'entrée en France de la famille, de telles circonstances ne sont pas de nature à caractériser un motif exceptionnel ou une considération humanitaire. Si l'appelant soutient qu'il encourt des risques en cas de retour en Colombie où il ne peut plus vivre avec sa famille, il se borne à reprendre les éléments dont il a fait état devant l'office français de protection des réfugiés et des apatrides et la cour nationale du droit d'asile lors de l'examen de sa demande de protection internationale. Dans ces conditions, en rejetant leur demande d'admission exceptionnelle au séjour, le préfet du Tarn n'a pas commis d'erreur de droit dans l'application de l'article L.435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Pour les mêmes motifs, il n'a pas davantage commis d'erreur manifeste dans l'appréciation de la situation de M. F et G et des conséquences des décisions attaquées sur la situation de ces derniers.
6. En troisième lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. / 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui ". Pour l'application de ces stipulations et dispositions, l'étranger qui invoque la protection due à son droit au respect de sa vie privée et familiale en France doit apporter toute justification permettant d'apprécier la réalité et la stabilité de ses liens personnels et familiaux effectifs en France au regard de ceux qu'il a conservés dans son pays d'origine.
7. Mme E et M. F, qui ne démontrent pas être dépourvus de toute attache familiale en Colombie, sont entrés récemment en France et n'y ont séjourné que le temps de l'instruction de leurs demandes d'asile. Il ressort également des pièces des dossiers qu'ils font l'un et l'autre l'objet d'une mesure d'éloignement et qu'aucune circonstance particulière ne s'oppose à qu'ils poursuivent leur vie privée et familiale et à ce que la cellule familiale se reconstitue en dehors du territoire français, dans leur pays d'origine. Par ailleurs, si les appelants se prévalent de la présence de la sœur de M. F, ils ne justifient pas entretenir avec elle des liens anciens et particuliers alors que les intéressés ont vécu l'essentiel de leur vie privée, familiale et sociale dans leur pays d'origine, respectivement jusqu'à l'âge de trente ans et quarante-deux ans. Dans ces conditions, compte tenu de l'ensemble des circonstances de l'espèce et notamment du caractère récent de leur entrée en France, l'intensité et l'ancienneté des liens personnels et familiaux sur le territoire dont se prévalent les requérants ne sont pas telles que les arrêtés attaqués puissent être regardés comme ayant porté à leur droit au respect de leur vie privée et familiale une atteinte disproportionnée par rapport aux motifs ou aux buts de ces mesures et méconnaitraient ainsi les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
8. En dernier lieu, aux termes de l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant : " Dans toutes les décisions qui concernent les enfants, qu'elles soient le fait des institutions publiques ou privées, des tribunaux, des autorités administratives ou des organes législatifs, l'intérêt supérieur de l'enfant doit être une considération primordiale ". Il résulte de ces stipulations que, dans l'exercice de son pouvoir d'appréciation, l'autorité administrative doit accorder une attention primordiale à l'intérêt supérieur des enfants dans toutes les décisions les concernant.
9. Toutefois, alors que les décisions attaquées n'ont pas pour objet de séparer le fils mineur G de sa mère et du compagnon de celle-ci, il ne ressort pas des pièces produites que celui-ci ne pourrait pas être scolarisé en Colombie. Dès lors, le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant doit être écarté.
10. Il résulte de tout ce qui précède que les requêtes G et de M. F, qui sont manifestement dépourvues de fondement, doivent être rejetées par application des dispositions précédemment citées de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, y compris les conclusions à fin d'injonction et celles présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
ORDONNE :
Article 1er : Les requêtes G et de M. F sont rejetées.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme D E, à M. C F, à Me Bachelet et au ministre de l'intérieur et des outre-mer.
Copie en sera adressée pour information au préfet du Tarn.
Fait à Toulouse, le 30 mai 2024.
La présidente-assesseure de la 2ème chambre,
A. B
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer, en ce qui le concerne, et à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.
N°24TL00225, 24TL00226
Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA02997
Suspension de refus de titre de séjour et d'obligation de quitter le territoire. La Cour administrative d'appel de Paris, statuant en référé, rejette la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 5 mai 2025. Le juge des référés estime la demande manifestement infondée, car le tribunal administratif a déjà validé la légalité de la décision par un jugement argumenté, sans qu'aucun moyen nouveau et sérieux ne soit soulevé. La requête est rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-26TL00807
Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, statuant en référé, rejette la requête de Mme B... comme manifestement irrecevable. Celle-ci contestait le refus de l’Office national des combattants de prendre en compte la totalité de ses jours de présence dans un camp de transit. La cour applique les articles R. 222-1, R. 811-7 et R. 612-1 du code de justice administrative, constatant que l’appel, non dispensé du ministère d’avocat, n’a pas été présenté par un avocat malgré la notification claire de cette obligation.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-25TL01714
Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, prise par le juge des référés, rejette la requête de M. A..., ressortissant algérien, qui contestait le refus de séjour et l’obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de la Haute-Garonne. La cour estime que l’arrêté préfectoral est suffisamment motivé et que le préfet a procédé à un examen réel et sérieux de la situation personnelle de l’intéressé. Elle écarte également les moyens tirés de la violation de l’accord franco-algérien et de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, jugeant que la requête est manifestement dépourvue de fondement. La solution est fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
04/05/2026
Cour administrative d'appel de Marseille — N° CAA13-25MA00532
La Cour administrative d'appel de Marseille a examiné le recours du préfet de la Haute-Corse contre un jugement du tribunal administratif de Bastia. Ce jugement avait annulé les arrêtés du 2 janvier 2025 refusant un titre de séjour à M. A... B..., ressortissant brésilien, et prononçant son éloignement. Le préfet soutenait que le comportement de l'intéressé constituait une menace à l'ordre public, justifiant le refus sur le fondement de l'article L. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La cour a rejeté la requête préfectorale et confirmé le jugement de première instance, validant ainsi l'annulation des arrêtés et l'injonction de délivrer une carte de séjour temporaire mention "salarié".
04/05/2026