mardi 30 avril 2024
| Juridiction | cour administrative d'appel de Toulouse |
| Section | cour administrative d'appel de Toulouse |
| N° Dossier | CAA31-24TL00604 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | excès de pouvoir |
| Publication | D |
Vu la procédure suivante :
Procédure contentieuse antérieure :
M. D A E a demandé au tribunal administratif de Nîmes d'annuler l'arrêté du 28 janvier 2024 par lequel le préfet du Var l'a obligé à quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays de destination, l'a interdit de retour sur le territoire français pour une durée de trois ans et a procédé à son signalement aux fins de non-admission dans le système d'information Schengen.
Par un jugement n° 2400374 du 2 février 2024, le magistrat désigné par le président du tribunal administratif de Nîmes a rejeté sa demande.
Procédure devant la cour :
Par une requête enregistrée le 6 mars 2024, M. D A E, représenté par Me Longeron, demande à la cour :
1°) d'annuler ce jugement ;
2°) d'annuler l'arrêté du préfet du Var du 28 janvier 2024 portant obligation de quitter le territoire français assorti d'une interdiction de retour d'une durée de trois ans ;
3°) d'enjoindre au préfet du Var de lui délivrer une carte de séjour d'une durée de dix ans portant la mention " vie privée et familiale " ;
4°) de mettre à la charge de l'État le versement d'une somme de 1 500 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- le préfet ne pouvait retenir que son comportement constitue une menace à l'ordre public en l'absence d'éléments tendant à le démontrer ;
- si l'administration entend faire référence au fichier de traitement des antécédents judiciaires, il lui appartiendra de justifier du respect de la procédure préalable prévue au 1° de l'article R. 40-29 du code de procédure pénale ;
- l'arrêté est entaché d'erreur manifeste d'appréciation quant à l'application de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- il remplit les conditions pour bénéficier d'un titre de séjour en application de l'article 10 de l'accord franco-tunisien et de l'article L. 423-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- l'interdiction de retour d'une durée de trois ans est entachée d'illégalité en l'absence de menace à l'ordre public, de l'absence de soustraction à une précédente mesure d'obligation de quitter le territoire français, de la durée de son séjour et de la présence de sa famille.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- l'accord franco-tunisien du 17 mars 1988 ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de justice administrative.
Vu la décision par laquelle le président de la cour administrative d'appel de Toulouse a désigné Mme B C pour statuer par ordonnance sur les requêtes d'appel en application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes du dernier alinéa de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " Les présidents des cours administratives d'appel, () les présidents des formations de jugement des cours, ainsi que les autres magistrats ayant le grade de président désignés à cet effet par le président de la cour peuvent, en outre, par ordonnance, rejeter () après l'expiration du délai de recours () les requêtes d'appel manifestement dépourvues de fondement () ".
2. M. A E, ressortissant tunisien né le 27 octobre 1984 à Nabeul (Tunisie), a déclaré être entré en France en février 2015. A la suite de son mariage avec une ressortissante française le 25 juillet 2020, l'intéressé a sollicité son admission au séjour au titre de sa vie privée et familiale. Par un arrêté du 27 juin 2023 pris après avis défavorable de la commission du titre de séjour, le préfet du Var a refusé de faire droit à sa demande. A la suite de son interpellation le 28 janvier 2024 pour des faits de refus d'obtempérer, de conduite d'un véhicule sous l'empire d'un état alcoolique et sans être titulaire du permis de conduire, le préfet du Var lui a fait obligation de quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays à destination duquel il pourra être reconduit d'office et a prononcé une interdiction de retour de 3 ans. M. A E, placé en centre de rétention administrative de Nîmes, a demandé au tribunal administratif de Nîmes l'annulation de cet arrêté. Il relève appel du jugement du 2 février 2024 par lequel le magistrat désigné par le président du tribunal administratif de Nîmes a rejeté sa demande.
Sur le bien-fondé du jugement :
En ce qui concerne l'obligation de quitter le territoire :
3. D'une part, aux termes de l'article L. 251-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'autorité administrative compétente peut, par décision motivée, obliger les étrangers dont la situation est régie par le présent livre, à quitter le territoire français lorsqu'elle constate les situations suivantes : () 2° Leur comportement personnel constitue, du point de vue de l'ordre public ou de la sécurité publique, une menace réelle, actuelle et suffisamment grave à l'encontre d'un intérêt fondamental de la société ; () ".
4. D'autre part, aux termes de l'article L. 142-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " En vue de l'identification d'un étranger qui n'a pas justifié des pièces ou documents mentionnés à l'article L. 812-1 ou qui n'a pas présenté à l'autorité administrative compétente les documents de voyage permettant l'exécution d'une décision de refus d'entrée en France, d'une interdiction administrative du territoire français, d'une décision d'expulsion, d'une mesure de reconduite à la frontière, d'une décision portant obligation de quitter le territoire français, d'une interdiction de retour sur le territoire français ou d'une peine d'interdiction du territoire français ou qui, à défaut de ceux-ci, n'a pas communiqué les renseignements permettant cette exécution, les données des traitements automatisés des empreintes digitales mis en œuvre par le ministère de l'intérieur peuvent être consultées par les agents expressément habilités des services de ce ministère dans les conditions prévues par le règlement (UE) 2016/679 du 27 avril 2016 relatif à la protection des personnes physiques à l'égard des traitements des données à caractère personnel et à la libre circulation de ces données et par la loi n° 78-17 du 6 janvier 1978 relative à l'informatique, aux fichiers et aux libertés ". Aux termes de l'article R. 40-29 du code de procédure pénale : " I. Dans le cadre des enquêtes prévues à l'article 17-1 de la loi n° 95-73 du 21 janvier 1995, () les données à caractère personnel figurant dans le traitement qui se rapportent à des procédures judiciaires en cours ou closes, à l'exception des cas où sont intervenues des mesures ou décisions de classement sans suite, de non-lieu, de relaxe ou d'acquittement devenues définitives, ainsi que des données relatives aux victimes, peuvent être consultées, sans autorisation du ministère public, par : () 5° Les personnels investis de missions de police administrative individuellement désignés et spécialement habilités par le représentant de l'Etat ". Aux termes de l'article 8 du décret du 8 avril 1987 relatif au fichier automatisé des empreintes digitales : " Les fonctionnaires et militaires individuellement désignés et habilités des services d'identité judiciaire de la police nationale, du service central de renseignement criminel de la gendarmerie nationale ainsi que des unités de recherches de la gendarmerie nationale peuvent seuls avoir accès aux données à caractère personnel et aux informations contenues dans le traitement : / () 3° Pour procéder aux opérations d'identification à la demande des officiers de police judiciaire de la police nationale ou de la gendarmerie nationale en vertu des dispositions des articles L. 611-1-1 , L. 611-3 et L. 611-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ; () ".
5. Il ressort des procès-verbaux des services de police produits par le préfet qu'à la suite de son interpellation le 28 janvier 2024, il a été procédé à la consultation du fichier automatisé des empreintes digitales de M. A E. Le 3° de l'article 8 du décret du 8 avril 1987 prévoit la possibilité pour les fonctionnaires individuellement désignés et habilités d'avoir accès au traitement automatisé des empreintes digitales et palmaires au cours de l'enquête conduite par l'administration dans le cadre de ses pouvoirs de police. La circonstance hypothétique que l'agent ayant procédé à cette consultation n'aurait pas été individuellement désigné et régulièrement habilité à cette fin, si elle est susceptible de donner lieu aux procédures de contrôle de l'accès à ces traitements, n'est pas, par elle-même, et à la supposer établie, de nature à entacher d'irrégularité la décision du préfet du Var. Au demeurant, il ne ressort pas des pièces du dossier que le préfet aurait recueilli des éléments à l'issue d'une consultation du fichier des antécédents judiciaires (TAJ). Par suite, le moyen selon lequel le préfet ne démontrerait pas avoir respecté ses obligations relatives à la consultation du traitement d'antécédents judiciaires en méconnaissance des dispositions de l'article R.40-29 du code de procédure pénale doit être écarté.
6. Le préfet a pu légalement se fonder pour apprécier si le comportement de l'intéressé représentait une menace pour l'ordre public, d'une part, sur la circonstance qu'il avait été interpellé, le jour même, pour des faits de refus d'obtempérer, de conduite d'un véhicule sous l'empire d'un état alcoolique et sans être titulaire du permis de conduire, et, d'autre part, sur la circonstance que le fichier automatisé des empreintes digitales (FAED) révélait quatre autres signalements pour des faits de menace matérialisée de crime contre les personnes commise par une personne étant ou ayant été conjoint relevés le 10 novembre 2021, de conduite de véhicule sous l'empire d'un état alcoolique relevés le 12 juillet 2022, de violence sans incapacité et de menace de mort réitéré commise par une personne étant ou ayant été conjoint relevés le 13 juillet 2022 et de violence sans incapacité par une personne étant ou ayant été conjoint relevés le 22 août 2023. En outre, M. A E est également connu défavorablement des services de police italiens pour des faits de complicité de séquestration de personne, de tentative et complicité de violences sexuelles, de complicité d'infraction à la législation sur les stupéfiants, de conduite sous l'emprise d'un état alcoolique, de port d'armes ou d'objets pouvant servir d'armes par destination et d'introduction de fausse monnaie sur le territoire national. Si la constatation de la matérialité de ces faits n'est pas revêtue de l'autorité de la chose jugée, faute pour l'intéressé d'avoir fait l'objet d'une condamnation pénale, toutefois, en l'absence de toute allégation de la part du requérant sur la matérialité de ces faits, le préfet ne peut être regardé comme ayant commis une erreur de droit ou de fait en retenant que le comportement de l'intéressé représentait une menace pour l'ordre public.
7. D'une part, aux termes de l'article 10 de l'accord franco-tunisien du 17 mars 1988 : " 1. Un titre de séjour d'une durée de dix ans, ouvrant droit à l'exercice d'une activité professionnelle, est délivré de plein droit, sous réserve de la régularité du séjour sur le territoire français : / a) Au conjoint tunisien d'un ressortissant français, marié depuis au moins un an, à condition que la communauté de vie entre époux n'ait pas cessé, que le conjoint ait conservé sa nationalité française et, lorsque le mariage a été célébré à l'étranger, qu'il ait été transcrit préalablement sur les registres de l'état-civil français ; / () ". Aux termes de l'article 11 de ce même accord : " Les dispositions du présent Accord ne font pas obstacle à l'application de la législation des deux États sur le séjour des étrangers sur tous les points non traités par l'Accord ".
8. D'autre part, aux termes de l'article L. 423-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger marié depuis au moins trois ans avec un ressortissant français se voit délivrer une carte de résident d'une durée de dix ans à condition qu'il séjourne régulièrement en France depuis trois ans et que la communauté de vie entre les époux n'ait pas cessé depuis le mariage, que le conjoint ait conservé la nationalité française (). La délivrance de cette carte est subordonnée au respect des conditions d'intégration républicaine prévues à l'article L. 412-7. () ". Aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. / 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui ". Pour l'application des stipulations précitées, l'étranger qui invoque la protection due à son droit au respect de sa vie privée et familiale en France doit apporter toute justification permettant d'apprécier la réalité et la stabilité de ses liens personnels et familiaux effectifs en France au regard de ceux qu'il a conservés dans son pays d'origine.
9. M. A E qui soutient résider en France depuis février 2015, s'est marié avec une ressortissante française le 25 juillet 2020 et expose avoir fixé le centre de ses intérêts privés et familiaux en France. Toutefois, les pièces produites concernant essentiellement des factures d'électricité ne permettent pas de justifier de la communauté de vie du couple depuis le début du mariage, alors que le requérant a déclaré vivre au domicile de son épouse depuis 2021 après le mariage, ainsi qu'il a été confirmé par son épouse lors de l'audience devant le tribunal. En outre, M. A E a fait l'objet de plusieurs signalisations, ainsi qu'il est exposé au point 6, portant en particulier sur des faits de violence sans incapacité par une personne étant ou ayant été conjoint et menace de mort réitérée par la même personne, en dernier lieu le 22 août 2023. S'il ajoute qu'il est pleinement intégré professionnellement sur le territoire en ce qu'il n'a jamais cessé de travailler, il ressort toutefois des pièces produites que M. A E ne justifie que d'un contrat à durée déterminée d'une durée de deux mois à compter du 11 septembre 2023 sur un emploi d'ouvrier du bâtiment à temps partiel. Dans ces conditions, compte tenu des conditions de séjour de M. A E en France, du fait qu'il ne justifie d'aucune intégration particulière et qu'il conserve des attaches familiales en Tunisie ou résident ses frères et sa sœur, le préfet du Var n'a porté aucune atteinte disproportionnée à son droit au respect de la vie privée et familiale et n'a méconnu ni les dispositions de l'article L. 423-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ni celles de l'article 10 de l'accord franco-tunisien, ni encore les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Pour les mêmes motifs, le moyen tiré de l'erreur manifeste d'appréciation doit être écarté.
En ce qui concerne la décision portant interdiction de retour :
10. Aux termes de l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Lorsqu'aucun délai de départ volontaire n'a été accordé à l'étranger, l'autorité administrative assortit la décision portant obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français. Des circonstances humanitaires peuvent toutefois justifier que l'autorité administrative n'édicte pas d'interdiction de retour. / () ". Aux termes de l'article L. 612-10 de ce code : " Pour fixer la durée des interdictions de retour mentionnées aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative tient compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France, de la circonstance qu'il a déjà fait l'objet ou non d'une mesure d'éloignement et de la menace pour l'ordre public que représente sa présence sur le territoire français. / () ".
11. Au regard des faits exposés précédemment, et en l'absence de motif humanitaire de nature à justifier qu'aucune interdiction de retour ne soit prononcée à son encontre, l'ensemble des circonstances propres à la situation personnelle de M. A E est de nature à justifier légalement dans son principe et sa durée la décision d'interdiction de retour sur le territoire français d'une durée de trois ans, qui n'est pas en l'espèce disproportionnée.
12. Il résulte de tout ce qui précède que la requête de M. A E, qui est manifestement dépourvue de fondement, doit être rejetée par application des dispositions précédemment citées de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, y compris ses conclusions à fin d'injonction et celles présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
ORDONNE :
Article 1er : La requête de M. A E est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. D A E et au ministre de l'intérieur et des outre-mer.
Copie en sera adressée pour information au préfet du Var.
Fait à Toulouse, le 30 avril 2024.
La présidente-assesseure de la 2ème chambre,
A. C
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer, en ce qui le concerne, et à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.
N°24TL00604
Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA02997
Suspension de refus de titre de séjour et d'obligation de quitter le territoire. La Cour administrative d'appel de Paris, statuant en référé, rejette la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 5 mai 2025. Le juge des référés estime la demande manifestement infondée, car le tribunal administratif a déjà validé la légalité de la décision par un jugement argumenté, sans qu'aucun moyen nouveau et sérieux ne soit soulevé. La requête est rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-26TL00807
Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, statuant en référé, rejette la requête de Mme B... comme manifestement irrecevable. Celle-ci contestait le refus de l’Office national des combattants de prendre en compte la totalité de ses jours de présence dans un camp de transit. La cour applique les articles R. 222-1, R. 811-7 et R. 612-1 du code de justice administrative, constatant que l’appel, non dispensé du ministère d’avocat, n’a pas été présenté par un avocat malgré la notification claire de cette obligation.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-25TL01714
Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, prise par le juge des référés, rejette la requête de M. A..., ressortissant algérien, qui contestait le refus de séjour et l’obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de la Haute-Garonne. La cour estime que l’arrêté préfectoral est suffisamment motivé et que le préfet a procédé à un examen réel et sérieux de la situation personnelle de l’intéressé. Elle écarte également les moyens tirés de la violation de l’accord franco-algérien et de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, jugeant que la requête est manifestement dépourvue de fondement. La solution est fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
04/05/2026
Cour administrative d'appel de Marseille — N° CAA13-25MA00532
La Cour administrative d'appel de Marseille a examiné le recours du préfet de la Haute-Corse contre un jugement du tribunal administratif de Bastia. Ce jugement avait annulé les arrêtés du 2 janvier 2025 refusant un titre de séjour à M. A... B..., ressortissant brésilien, et prononçant son éloignement. Le préfet soutenait que le comportement de l'intéressé constituait une menace à l'ordre public, justifiant le refus sur le fondement de l'article L. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La cour a rejeté la requête préfectorale et confirmé le jugement de première instance, validant ainsi l'annulation des arrêtés et l'injonction de délivrer une carte de séjour temporaire mention "salarié".
04/05/2026