LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° CAA31-24TL00613

cour administrative d'appel de Toulouse — Décision N° CAA31-24TL00613

mercredi 24 avril 2024

Juridictioncour administrative d'appel de Toulouse
Sectioncour administrative d'appel de Toulouse
N° DossierCAA31-24TL00613
TypeOrdonnance
Recoursexcès de pouvoir
PublicationD
Avocat requérantINGELAERE BENJAMIN

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Procédure contentieuse antérieure :

Mme B A a demandé au tribunal administratif de Nîmes de condamner la commune d'Entraigues-sur-la-Sorgue à lui verser la somme de 50 000 euros, en réparation de ses préjudices résultant de son licenciement illégal et de mettre à la charge de la commune d'Entraigues-sur-la-Sorgue la somme de 3 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Par un jugement n° 2102503 du 11 janvier 2024, le tribunal administratif de Nîmes a rejeté ses demandes.

Procédure devant la cour :

Par une ordonnance de renvoi n° 24MA00546 du 7 mars 2024, la présidente de la cour administrative d'appel de Marseille a transmis à la cour administrative d'appel de Toulouse, en application des dispositions de l'article R. 351-3 du code de justice administrative, le dossier de la requête présentée par Mme A enregistrée le 7 mars 2024.

Par une requête, enregistrée le 7 mars 2024 au greffe de la cour administrative d'appel de Toulouse, Mme A, représentée par la Selarl Ingelaere, demande à la cour :

1°) d'annuler ce jugement du 11 janvier 2024 ;

2°) de condamner la commune d'Entraigues-sur-la-Sorgue à lui verser la somme de 50 000 euros en réparation de ses préjudices résultant de son licenciement :

3°) de mettre à la charge de la commune d'Entraigues-sur-la-Sorgue la somme de 3 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- la commune d'Entraigues-sur-la-Sorgue a commis une faute de nature à engager sa responsabilité en raison de l'illégalité de la décision de licenciement la concernant, prise en méconnaissance de la procédure applicable, et révélée par le versement d'une indemnité de licenciement sur son bulletin de salaire du mois d'août 2018 ;

- la commune d'Entraigues-sur-la-Sorgue a commis une faute de nature à engager sa responsabilité dès lors qu'elle a été privée d'information concernant les modalités de calcul de son indemnité de licenciement ;

- en raison de ces fautes, elle a subi des préjudices financier et moral qui doivent être évalués à la somme de 50 000 euros.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 ;

- la loi n° 84-53 du 26 janvier 1984 ;

- le code de justice administrative.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Mme A, attachée territoriale principale, classée au 9ème échelon de son grade, a été détachée sur l'emploi de directeur général des services de la commune d'Entraigues-sur-la-Sorgue du 1er décembre 2012 au 30 novembre 2018. Par un arrêté du 27 avril 2018, le maire de la commune d'Entraigues-sur-la-Sorgue a mis fin à ce détachement à compter du 1er juillet 2018. Par un courrier du 28 juin 2018, Mme A a demandé à être licenciée et à bénéficier du versement de l'indemnité de licenciement instituée par les dispositions du décret n°88-614 du 6 mai 1988 relatif à la perte d'emploi et au congé spécial de certains fonctionnaires territoriaux. Par un arrêté du 13 juillet 2018, le maire de la commune d'Entraigues sur la Sorgue a radié l'intéressée des effectifs de la commune et lui a alloué une indemnité de licenciement d'un montant de 43 648,34 euros, calculée selon les dispositions précitées, notifié par courrier recommandé réceptionné par la requérante le 19 juillet 2018 suivant. Cette indemnité a été versée le 25 août 2018 sur le compte bancaire de l'intéressée, selon le bulletin de paye du mois d'août 2018. Mme A relève appel du jugement du 11 janvier 2024 par lequel le tribunal administratif de Nîmes a rejeté sa demande indemnitaire tendant au versement de la somme de 50 000 euros en réparation des préjudices résultant de son licenciement, qu'elle estime illégal, et au versement de la somme de 3 000 euros au titre de l'article L.761-1 du code de justice administrative.

2. Aux termes du dernier alinéa de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " Les présidents des formations de jugement des cours ()peuvent (), par ordonnance, rejeter () les requêtes d'appel manifestement dépourvues de fondement (). "

3. Il ressort de l'examen de la requête de Mme A que, pour demander l'annulation du jugement du 11 janvier 2024 par lequel le tribunal administratif de Nîmes a rejeté sa demande tendant à l'indemnisation des préjudices matériels et moraux résultant de la décision de radiation des cadres du 13 juillet 2018, notifiée le 19 juillet suivant, par laquelle le maire de la commune d'Entraigues-sur-la-Sorgue a procédé à sa radiation des effectifs de la commune, la requérante s'est bornée à reformuler son argumentaire de première instance sans démontrer en quoi la commune aurait commis une faute de nature à engager sa responsabilité en faisant droit à ses demandes, formées par courrier du 28 juin 2018, tendant à " être licenciée à partir du 1er juillet 2018 " et à obtenir le versement de l'indemnité de licenciement, dès lors que le mairie de cette commune y a donné une suite favorable, par arrêté en date du 13 juillet 2018, revêtu des voies et délais de recours, alors qu'aucun texte ou procédure particulière ne régit les modalités de radiation des cadres et de versement de l'indemnité de licenciement sur demande de l'agent, après qu'il ait été mis fin à son détachement sur un emploi fonctionnel. La seule circonstance que la commune lui a transmis par courriel du 4 mai 2018, un modèle de demande de licenciement n'est pas de nature à établir qu'elle n'aurait pas signé en pleine connaissance de cause son courrier du 28 juin 2018 et que celui-ci aurait été rédigé sous la contrainte. Dans ces conditions, et alors qu'il ressort des éléments du dossier que l'employeur de la requérante lui a permis de bénéficier de la prise en charge financière de formations certifiantes dans le cadre de son projet de reconversion professionnelle, et que l'intéressée n'a pas contesté la décision du 13 juillet 2018 de radiation des cadres, intervenue à sa demande et qui lui a été dûment notifiée, Mme A n'est pas fondée à soutenir que c'est à tort que, par le jugement attaqué, le tribunal administratif de Nîmes a rejeté sa demande indemnitaire, en l'absence de toute faute de nature à engager la responsabilité de l'administration.

4. Il résulte de ce qui précède que la requête d'appel de Mme A, qui est manifestement dépourvue de fondement au sens des dispositions du dernier alinéa de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, doit être rejetée, en application de ces dispositions, y compris ses conclusions tendant à l'application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

ORDONNE :

Article 1er : La requête de Mme A est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B A.

Copie en sera adressée à la commune d'Entraigues-sur-la-Sorgue.

Fait à Toulouse, le 24 avril 2024.

La présidente de la 2ème chambre,

A. Geslan-Demaret

La République mande et ordonne au préfet de Vaucluse en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

N°24TL00613

Décisions similaires

CAA75excès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA02997

Suspension de refus de titre de séjour et d'obligation de quitter le territoire. La Cour administrative d'appel de Paris, statuant en référé, rejette la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 5 mai 2025. Le juge des référés estime la demande manifestement infondée, car le tribunal administratif a déjà validé la légalité de la décision par un jugement argumenté, sans qu'aucun moyen nouveau et sérieux ne soit soulevé. La requête est rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.

01/06/2026

CAA31excès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-26TL00807

Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, statuant en référé, rejette la requête de Mme B... comme manifestement irrecevable. Celle-ci contestait le refus de l’Office national des combattants de prendre en compte la totalité de ses jours de présence dans un camp de transit. La cour applique les articles R. 222-1, R. 811-7 et R. 612-1 du code de justice administrative, constatant que l’appel, non dispensé du ministère d’avocat, n’a pas été présenté par un avocat malgré la notification claire de cette obligation.

01/06/2026

CAA31excès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-25TL01714

Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, prise par le juge des référés, rejette la requête de M. A..., ressortissant algérien, qui contestait le refus de séjour et l’obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de la Haute-Garonne. La cour estime que l’arrêté préfectoral est suffisamment motivé et que le préfet a procédé à un examen réel et sérieux de la situation personnelle de l’intéressé. Elle écarte également les moyens tirés de la violation de l’accord franco-algérien et de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, jugeant que la requête est manifestement dépourvue de fondement. La solution est fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative.

04/05/2026

CAA13excès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Marseille — N° CAA13-25MA00532

La Cour administrative d'appel de Marseille a examiné le recours du préfet de la Haute-Corse contre un jugement du tribunal administratif de Bastia. Ce jugement avait annulé les arrêtés du 2 janvier 2025 refusant un titre de séjour à M. A... B..., ressortissant brésilien, et prononçant son éloignement. Le préfet soutenait que le comportement de l'intéressé constituait une menace à l'ordre public, justifiant le refus sur le fondement de l'article L. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La cour a rejeté la requête préfectorale et confirmé le jugement de première instance, validant ainsi l'annulation des arrêtés et l'injonction de délivrer une carte de séjour temporaire mention "salarié".

04/05/2026

← Retour aux décisions