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AccueilJurisprudence administrativeN° CAA31-24TL01155

cour administrative d'appel de Toulouse — Décision N° CAA31-24TL01155

mercredi 12 juin 2024

Juridictioncour administrative d'appel de Toulouse
Sectioncour administrative d'appel de Toulouse
N° DossierCAA31-24TL01155
TypeOrdonnance
Recoursexcès de pouvoir
PublicationD

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Procédure contentieuse antérieure :

Mme B A a demandé au tribunal administratif de Nîmes :

1°) d'enjoindre au centre hospitalier d'Alès de rectifier sa situation au titre de l'allocation d'aide au retour à l'emploi, de la prendre en charge au titre de cette allocation, et de régulariser les sommes dues à ce titre à compter du 2 juillet 2020 ;

2°) de condamner le centre hospitalier d'Alès à lui verser la somme de 28 120 euros au titre de sa démission forcée, ainsi que la somme de 1 000 euros au titre du préjudice moral qu'elle estime avoir subi ;

3°) de mettre à la charge du centre hospitalier d'Alès la somme de 2 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Par un jugement n° 2103950 du 27 février 2024, le tribunal administratif de Nîmes a rejeté sa demande.

Procédure devant la cour :

Par une requête, enregistrée le 1er mai 2024, Mme A, représentée par Me Gonzalez, demande à la cour :

1°) d'annuler ce jugement du 27 février 2024 ;

2°) d'enjoindre au centre hospitalier d'Alès de rectifier sa situation au titre de l'allocation d'aide au retour à l'emploi, de la prendre en charge au titre de cette allocation, et de régulariser les sommes dues à ce titre à compter du 2 juillet 2020 ;

3°) de condamner le centre hospitalier d'Alès à lui verser la somme de 28 120 euros au titre de sa démission forcée, ainsi que la somme de 1 000 euros au titre du préjudice moral qu'elle estime avoir subi ;

4°) de mettre à la charge du centre hospitalier d'Alès la somme de 2 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 351-2 du code de justice administrative : " Lorsqu'une cour administrative d'appel ou un tribunal administratif est saisi de conclusions qu'il estime relever de la compétence du Conseil d'Etat, son président transmet sans délai le dossier au Conseil d'Etat qui poursuit l'instruction de l'affaire () ".

2. Aux termes de l'article R. 811-1 du code de justice administrative : " () le tribunal administratif statue en premier et dernier ressort : ()1° Sur les litiges relatifs aux prestations, allocations ou droits attribués au titre de l'aide ou de l'action sociale, du logement ou en faveur des travailleurs privés d'emploi () ; ".

3. Il résulte de ces dispositions que le tribunal administratif de Nîmes a statué en premier et dernier ressort sur la demande de Mme A tendant à ce qu'il soit enjoint au centre hospitalier d'Alès de rectifier sa situation au titre de l'allocation d'aide au retour à l'emploi, de la prendre en charge au titre de cette allocation, et de régulariser les sommes dues à ce titre à compter du 2 juillet 2020. Dans ces conditions, il y a lieu, par application des dispositions de l'article R. 351-2 du code de justice administrative, de transmettre au Conseil d'Etat, compétent pour en connaître, les conclusions de la requête de Mme A tendant à l'annulation du jugement du 27 février 2024 du tribunal administratif de Nîmes, seulement en ce qui concerne l'allocation d'aide au retour à l'emploi.

O R D O N N E :

Article 1er : Le dossier de la requête de Mme A est transmis au Conseil d'Etat pour ce qui concerne les conclusions de sa requête tendant à ce qu'il soit enjoint au centre hospitalier d'Alès de rectifier sa situation au titre de l'allocation d'aide au retour à l'emploi, de la prendre en charge au titre de cette allocation, et de régulariser les sommes dues à ce titre à compter du 2 juillet 2020.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée au président de la section du contentieux du Conseil d'Etat et à Mme B A.

Fait à Toulouse, le 12 juin 2024.

Le président de la cour,

signé

J-F. MOUTTE

Pour expédition conforme,

La greffière en chef

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