mercredi 18 septembre 2024
| Juridiction | Cour administrative d'appel de Toulouse |
| Section | Cour administrative d'appel de Toulouse |
| N° Dossier | CAA31-24TL01621 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Formation | Juge des référés |
Vu les procédures suivantes :
Procédures contentieuses antérieures :
M. A B et Mme C B ont demandé au tribunal administratif de Montpellier d'annuler les arrêtés du 2 mars 2022 par lesquels le préfet de l'Hérault leur a chacun fait obligation de quitter le territoire français dans le délai de trente jours, a fixé le pays de destination pour l'exécution des mesures d'éloignement et les a interdits de retour sur le territoire français pour une durée de quatre mois.
Par un jugement n° 2201406, 2201407 du 27 avril 2022, le magistrat désigné par le président du tribunal administratif de Montpellier a rejeté leurs demandes.
Procédure devant la Cour :
I. Par une requête, enregistrée le 25 juin 2024 sous le n° 24TL01621, M. A B, représenté par Me Bazin, demande à la cour :
1°) d'annuler le jugement n° 2201406 du 27 avril 2022 ;
2°) d'annuler l'arrêté du préfet de l'Hérault du 2 mars 2022 ;
3°) d'enjoindre au préfet de l'Hérault de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour dans un délai de quinze jours à compter de la notification de la décision à intervenir et, subsidiairement, de procéder au réexamen de sa situation dans les mêmes conditions de délai ;
4°) de mettre à la charge de l'Etat, au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, la somme de 1 800 euros à verser à son conseil en application du 2ème alinéa de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique, sous réserve que son conseil renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'Etat.
Il soutient que :
S'agissant de la décision portant obligation de quitter le territoire français :
-la décision attaquée est entachée d'un défaut de motivation ;
-elle est entachée d'un défaut d'examen réel et complet de sa situation ;
-elle méconnait les stipulations de l'article 3-1 de la convention internationale des droits de l'enfant ;
S'agissant de la décision relative au délai de départ volontaire :
-elle est entachée d'une insuffisance de motivation ;
-elle est entachée d'une erreur de droit ;
-elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation au regard des dispositions de l'article L. 612-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
S'agissant de la décision portant interdiction de retour sur le territoire français :
-cette décision est privée de base légale eu égard à l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français ;
-elle est entachée d'un défaut de motivation ;
-elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation de sa situation personnelle et des conséquences qu'elle emporte sur sa situation personnelle.
II. Par une requête, enregistrée le 25 juin 2024 sous le n° 24TL01622, Mme C B, représentée par Me Bazin, demande à la cour :
1°) d'annuler le jugement n° 2201407 du 27 avril 2022 ;
2°) d'annuler l'arrêté du préfet de l'Hérault du 2 mars 2022 ;
3°) d'enjoindre au préfet de l'Hérault de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour dans un délai de quinze jours à compter de la notification de la décision à intervenir et, subsidiairement, de procéder au réexamen de sa situation dans les mêmes conditions de délai ;
4°) de mettre à la charge de l'Etat, au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, la somme de 1 800 euros à verser à son conseil en application du 2ème alinéa de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique, sous réserve que son conseil renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'Etat.
Elle soutient que :
S'agissant de la décision portant obligation de quitter le territoire français :
-la décision portant obligation de quitter le territoire français est entachée d'un défaut de motivation ;
-elle est entachée d'un défaut d'examen réel et complet de sa situation ;
-elle méconnait les stipulations de l'article 3-1 de la convention internationale des droits de l'enfant ;
S'agissant de la décision relative au délai de départ volontaire :
--elle est entachée d'une insuffisance de motivation ;
-elle est entachée d'une erreur de droit ;
-elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation au regard des dispositions de l'article L. 612-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
S'agissant de la décision portant interdiction de retour sur le territoire français :
-cette décision est privée de base légale eu égard à l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français ;
-elle est entachée d'un défaut de motivation ;
-elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation de sa situation personnelle et des conséquences qu'elle emporte sur sa situation personnelle.
Mme B a été admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle par une décision du bureau d'aide juridictionnelle près du tribunal judiciaire de Toulouse du 17 février 2023.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
-la convention internationale relative aux droits de l'enfant, signée à New-York le 26 janvier 1990 ;
-le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
-le code des relations entre le public et l'administration ;
-la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
-le code de justice administrative.
Le président de la cour administrative d'appel de Toulouse a désigné M. Coutier, président du pôle étrangers, pour signer les ordonnances mentionnées à l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes du dernier alinéa de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () / Les présidents des cours administratives d'appel, () ainsi que les autres magistrats ayant le grade de président désignés à cet effet par le président de la cour peuvent, (), par ordonnance, rejeter () après l'expiration du délai de recours () les requêtes d'appel manifestement dépourvues de fondement () ".
2. M. A B, né le 14 avril 1982 et son épouse, Mme C B, née le 30 avril 1976, tous deux de nationalité albanaise, déclarent être entrés en France respectivement 13 juin 2021 et le 14 juillet 2021. A la suite du rejet de leurs demandes d'asile par l'Office français de protection des réfugiés et apatrides par décision du 7 décembre 2021, le préfet de l'Hérault, par des arrêtés distincts en date du 2 mars 2022, leur a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours, a fixé le pays à destination duquel ils peuvent être reconduit et les a interdits de retour sur le territoire français pour une durée de quatre mois. M. et Mme B relèvent appel des jugements n° 2201406 et 2201407 du 27 avril 2022 par lesquels le tribunal administratif de Montpellier a rejeté leurs demandes tendant à l'annulation de ces arrêtés.
3. Les requêtes n° 24TL01621 et 24TL01622 présentent à juger les mêmes questions, il y a lieu de les joindre pour qu'il y soit statué par la même ordonnance.
Sur la légalité des décisions portant obligation de quitter le territoire français :
4. En premier lieu, les arrêtés attaqués visent les textes dont ils font application, mentionnent les faits relatifs à la situation personnelle de M. et Mme B, et indiquent avec précision les raisons pour lesquelles le préfet de l'Hérault a pris à leur endroit des décisions portant obligation de quitter le territoire français. Par suite, le moyen tiré de l'insuffisance de motivation de ces décisions doit être écarté.
5. En deuxième lieu, il ressort des énonciations des arrêtés contestés que le préfet de l'Hérault a expressément fait état du fait que les deux intéressés étaient mariés et parents de deux enfants nés le 17 avril 2004 et le 15 décembre 2011 et a précisé que les demandes d'asile déposées pour ces derniers ont été, comme celles présentées par leurs parents, ont fait l'objet de décisions de rejet de l'Office français de protection des réfugiés et apatrides. Ce faisant, le préfet a nécessairement pris en compte la situation de la famille dans sa composition intégrale et il y a lieu, dès lors, d'écarter le moyen tiré de ce que les décisions querellées seraient entachées d'un défaut d'examen réel et complet de la situation des appelants faute pour lui d'avoir pris en considération l'intérêt supérieur des enfants du couple.
6. En troisième lieu, aux termes de l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant : " Dans toutes les décisions qui concernent les enfants, qu'elles soient le fait d'institutions publiques ou privées de protection sociale, des tribunaux, des autorités administratives ou des organes législatifs, l'intérêt supérieur de l'enfant doit être une considération primordiale ".
7. Il résulte de ces stipulations, qui peuvent être utilement invoquées à l'appui d'un recours pour excès de pouvoir, que, dans l'exercice de son pouvoir d'appréciation, l'autorité administrative doit accorder une attention primordiale à l'intérêt supérieur des enfants dans toutes les décisions les concernant. Elles sont applicables non seulement aux décisions qui ont pour objet de régler la situation personnelle d'enfants mineurs, mais aussi à celles qui ont pour effet d'affecter, de manière suffisamment directe et certaine, leur situation.
8. Les décisions contestées n'ont pas pour effet de séparer M. et Mme B de leurs enfants, la cellule familiale ayant vocation à se reconstituer en Albanie. De plus, rien ne s'oppose à ce que leurs enfants puissent poursuivre leur scolarité en Albanie. Dans ces conditions, le préfet de l'Hérault n'a pas méconnu les stipulations de l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant.
Sur la légalité des décisions relatives au délai de départ volontaire :
9. Aux termes de l'article L. 612-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger faisant l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français dispose d'un délai de départ volontaire de trente jours à compter de la notification de cette décision. L'autorité administrative peut accorder, à titre exceptionnel, un délai de départ volontaire supérieur à trente jours s'il apparaît nécessaire de tenir compte de circonstances propres à chaque cas. Elle peut prolonger le délai accordé pour une durée appropriée s'il apparaît nécessaire de tenir compte de circonstances propres à chaque cas. L'étranger est informé par écrit de cette prolongation ".
10. En premier lieu, le délai de trente jours accordé à un étranger pour exécuter une obligation de quitter le territoire français correspond au délai de droit commun susceptible d'être accordé en application de l'article L. 612-1 du code précité, visé par les arrêtés contestés. Dans ces conditions, la fixation à trente jours du délai de départ volontaire accordé à M. et Mme B, dès lors que ces derniers n'ont pas expressément demandé au préfet à bénéficier d'une prolongation de ce délai, n'avaient pas à faire l'objet d'une motivation spécifique, distincte du principe même de cette obligation. Au demeurant, les décisions contestées visent notamment la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, en particulier son article 8, la convention internationale relative aux droits de l'enfant et le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment l'article L. 612-1. Elles indiquent que M. et Mme B ne font état d'aucun élément de leur situation justifiant qu'un délai supérieur au délai ainsi fixé soit accordé pour quitter définitivement le territoire français. Dès lors, le moyen tiré du défaut de motivation doit être écarté.
11. En deuxième lieu, M. et Mme B reprennent en appel, avec la même argumentation qu'en première instance, le moyen tiré de ce que le préfet de l'Hérault aurait méconnu l'étendu de sa compétence en s'estimant en situation de compétence liée au regard des dispositions précitées pour refuser de leur accorder un délai de départ volontaire supérieur à trente jours. Il y a lieu de l'écarter par adoption des motifs retenus à bon droit par le premier juge aux points 8 et 9 du jugement contesté.
12. En troisième lieu, les appelants soutiennent que le préfet de l'Hérault, en fixant le délai de départ à trente jours, a entaché ses décisions d'une erreur manifeste d'appréciation. Toutefois, la seule circonstance que leurs deux enfants soient scolarisés en France, respectivement en CM2 et en seconde professionnelle spécialité horticulture, n'est pas de nature au sens des dispositions précitées de l'article L. 612-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile à justifier une telle prolongation, alors même que rien ne s'oppose à ce qu'ils poursuivent leur scolarité dans des conditions normales en Albanie. Ainsi, le moyen tiré de l'existence d'une erreur manifeste d'appréciation commise par le préfet en assortissant l'obligation de quitter le territoire français d'un délai de trente jours ne peut qu'être écarté.
Sur la légalité des décisions portant interdiction de retour sur le territoire français :
13. En premier lieu, il résulte de ce qui précède que les appelants ne sont pas fondés à soutenir que les décisions portant interdiction de retour sur le territoire français pour une durée de quatre mois seraient illégales du fait de l'illégalité des décisions portant obligation de quitter le territoire français.
14. En deuxième lieu, il ressort des termes mêmes des décisions portant interdiction de retour sur le territoire français pour une durée de quatre mois, prises sur le fondement des articles L. 612-8 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile qu'elles visent, que le préfet a examiné les quatre critères mentionnés par ces dispositions en relevant que M. et Mme B sont arrivés en France au cours de l'année 2021, qu'ils ne justifient pas de liens familiaux en France, qu'ils n'ont pas fait l'objet d'une précédente mesure d'éloignement et qu'ils ne constituent pas une menace pour l'ordre public. Dès lors, ces décisions sont suffisamment motivées et le moyen soulevé à cet égard doit être écarté.
15. En troisième et dernier lieu, aux termes de l'article L. 612-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Lorsque l'étranger n'est pas dans une situation mentionnée aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative peut assortir la décision portant obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français. /Les effets de cette interdiction cessent à l'expiration d'une durée, fixée par l'autorité administrative, qui ne peut excéder deux ans à compter de l'exécution de l'obligation de quitter le territoire français ". L'article L. 612-10 du même code dispose que : " Pour fixer la durée des interdictions de retour mentionnées aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative tient compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France, de la circonstance qu'il a déjà fait l'objet ou non d'une mesure d'éloignement et de la menace pour l'ordre public que représente sa présence sur le territoire français. / Il en est de même pour l'édiction et la durée de l'interdiction de retour mentionnée à l'article L. 612-8 ainsi que pour la prolongation de l'interdiction de retour prévue à l'article L. 612-11 ".
16. Il ressort des pièces du dossier que M. et Mme B sont entrés irrégulièrement sur le territoire français dans le courant de l'année 2021, que leurs demandes d'asile ont fait l'objet de décisions de rejet par l'Office français de protection des réfugiés et apatrides, et qu'ils ne justifient d'aucune intégration socio-professionnelle. Dès lors, le préfet a pu, sans entacher sa décision d'une erreur d'appréciation, prononcer à l'encontre des intéressés une mesure d'interdiction de retour sur le territoire français, et fixer la durée de cette interdiction à quatre mois alors même que leur présence ne constituait pas une menace à l'ordre public et qu'ils n'avaient pas fait l'objet d'une précédente mesure d'éloignement.
17. Il résulte de tout ce qui précède que la requête d'appel de M. et Mme B est manifestement dépourvue de fondement. Dès lors, leurs conclusions présentées à fin d'annulation et d'injonction peuvent être rejetées en application du dernier alinéa de l'article R. 222-1 du code de justice administrative. Il en va de même, par voie de conséquence, des conclusions tendant à l'application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et du deuxième alinéa de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
O R D O N N E :
Article 1er : Les requêtes de M. A B et de Mme C B sont rejetées.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A, à Mme C B, à Me Bazin et au ministre de l'intérieur et des outre-mer.
Copie en sera adressée au préfet de l'Hérault.
Fait à Toulouse, le 18 septembre 2024.
Le président désigné,
signé
B. COUTIER
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.
Pour expédition conforme,
La greffière en chef,
2, 24TL0162
Conseil d'État — N° 516229
Le juge des référés du Conseil d'État a rejeté la requête de M. B... qui demandait la suspension de l'exécution de la loi du pays n° 2026-4 du 15 mai 2026 portant création du code des douanes de Polynésie française. Le requérant invoquait une atteinte grave à plusieurs libertés fondamentales, mais le juge a estimé qu'il n'apportait aucun élément caractérisant une situation d'urgence justifiant une mesure de sauvegarde à très bref délai. La décision a été prise sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, en application de la procédure simplifiée prévue à l'article L. 522-3 du même code.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Versailles — N° CAA78-25VE03336
La Cour administrative d’appel de Versailles, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme C... contestant l’ordonnance du tribunal administratif de Versailles qui avait rejeté sa demande indemnitaire pour rupture abusive de son contrat de travail avec la commune de Carrières-sous-Poissy. La cour a confirmé que la demande de première instance était irrecevable, faute pour la requérante d’avoir produit la preuve du dépôt d’une demande indemnitaire préalable, condition nécessaire pour lier le contentieux. En l’absence de contestation de cette irrecevabilité, les moyens soulevés en appel ont été jugés inopérants. L’ordonnance a été rendue sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA02997
Suspension de refus de titre de séjour et d'obligation de quitter le territoire. La Cour administrative d'appel de Paris, statuant en référé, rejette la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 5 mai 2025. Le juge des référés estime la demande manifestement infondée, car le tribunal administratif a déjà validé la légalité de la décision par un jugement argumenté, sans qu'aucun moyen nouveau et sérieux ne soit soulevé. La requête est rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-26TL00807
Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, statuant en référé, rejette la requête de Mme B... comme manifestement irrecevable. Celle-ci contestait le refus de l’Office national des combattants de prendre en compte la totalité de ses jours de présence dans un camp de transit. La cour applique les articles R. 222-1, R. 811-7 et R. 612-1 du code de justice administrative, constatant que l’appel, non dispensé du ministère d’avocat, n’a pas été présenté par un avocat malgré la notification claire de cette obligation.
01/06/2026