LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° CAA31-24TL01772

Cour administrative d'appel de Toulouse — Décision N° CAA31-24TL01772

lundi 25 novembre 2024

JuridictionCour administrative d'appel de Toulouse
SectionCour administrative d'appel de Toulouse
N° DossierCAA31-24TL01772
TypeOrdonnance
Recoursexcès de pouvoir
PublicationD
FormationJuge des référés

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Procédure contentieuse antérieure :

Mme B A a demandé au tribunal administratif de D d'annuler l'arrêté du 1er juin 2022 par lequel le préfet de la Haute-Garonne a refusé de lui délivrer un titre de séjour, lui a fait obligation de quitter le territoire français dans le délai de trente jours et a fixé le pays de destination pour l'exécution de la mesure d'éloignement.

Par un jugement n° 2203720 du 12 octobre 2023, le tribunal administratif de D a rejeté cette demande.

Procédure devant la Cour :

Par une requête, enregistrée le 5 juillet 2024 sous le n° 24TL01772, Mme A, représentée par Me Cohen, demande à la cour :

1°) d'annuler ce jugement du 12 octobre 2023 ;

2°) d'annuler l'arrêté du préfet de la Haute-Garonne du 1er juin 2022 ;

3°) d'enjoindre au préfet de la Haute-Garonne, à titre principal, de lui délivrer un titre de séjour à compter de la notification de la décision à venir, et, à titre subsidiaire, de procéder au réexamen de sa situation, sous astreinte de 50 euros par jour de retard ;

4°) de mettre à la charge de l'Etat, au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, la somme de 2 000 euros à verser à son conseil en application du 2ème alinéa de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique, sous réserve que son conseil renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'Etat.

Elle soutient que :

Sur la décision portant refus de séjour :

-elle est entachée d'un défaut de motivation ;

-elle est entachée d'un défaut d'examen réel et sérieux de sa situation ;

-elle est entachée d'un vice de procédure résultant du défaut de saisine de la commission du titre de séjour alors que sa situation relève du second alinéa de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et ayant pour conséquence une violation du principe du contradictoire ;

-elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation au regard des dispositions de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

-elle méconnait les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

-elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation de sa situation et des conséquences qu'elle emporte sur celle-ci ;

-elle méconnait les stipulations de l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant ;

Sur la décision portant obligation de quitter le territoire français :

-elle est entachée d'un défaut d'examen réel et sérieux de sa situation ;

-elle est entachée d'une erreur de droit et d'une erreur manifeste d'appréciation de sa situation ;

-elle méconnait les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

-elle méconnait les stipulations de l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant ;

Sur la décision fixant le pays de renvoi :

-elle est privée de base légale ;

-elle est entachée d'une erreur de droit ainsi que d'une erreur manifeste d'appréciation de sa situation et des conséquences d'une exceptionnelle gravité qu'elle emporte sur celle-ci ;

-elle méconnait les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

-elle méconnait les stipulations de l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant.

Mme A a été admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du bureau d'aide juridictionnelle près le tribunal judiciaire de D du 7 juin 2024.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

-la convention internationale relative aux droits de l'enfant ;-

la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

-le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

-la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;

-le code de justice administrative.

Le président de la cour administrative d'appel de D a désigné M. Coutier, président du pôle étrangers, pour signer les ordonnances mentionnées à l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes du dernier alinéa de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () / Les présidents des cours administratives d'appel, () ainsi que les autres magistrats ayant le grade de président désignés à cet effet par le président de la cour peuvent, (), par ordonnance, rejeter () les requêtes d'appel manifestement dépourvues de fondement () ".

2. Mme B A, ressortissante marocaine, relève appel du jugement du 12 octobre 2023 par lequel le tribunal administratif de D a rejeté sa demande tendant à l'annulation de l'arrêté du 1er juin 2022 par lequel le préfet de la Haute-Garonne a refusé de lui délivrer un titre de séjour, lui a fait obligation de quitter le territoire français dans le délai de trente jours et a fixé le pays de destination pour l'exécution de la mesure d'éloignement.

Sur la décision portant refus de titre de séjour :

3. En premier lieu, il ressort des mentions de l'arrêté contesté que le préfet de la Haute-Garonne précise les dispositions juridiques sur lesquelles il se fonde et rappelle de manière non stéréotypée les principales considérations relatives à la situation de Mme A. Il rappelle les conditions d'entrée et de séjour en France de l'appelante, notamment sa présence alléguée de onze années sur le territoire français, ainsi que sa situation personnelle et familiale et mentionne la présence de ses deux enfants mineurs, de telle sorte que, contrairement à ce qu'elle soutient, l'autorité préfectorale ne s'est pas abstenue de prendre en compte les éléments relatifs à sa vie privée et familiale. S'il ressort également des pièces du dossiers que M. C, conjoint de Mme A, est de nationalité tunisienne et non pas de nationalité marocaine comme indiqué dans l'arrêté, il apparait toutefois que le préfet de la Haute-Garonne aurait adopté la même décision en se fondant sur la nationalité exacte de M. C, la circonstance que l'appelante et son conjoint sont des nationalités distinctes étant sans incidence sur la légalité du refus de séjour. Par suite, les moyens tirés de ce que le préfet aurait entaché sa décision d'un défaut de motivation et d'un défaut d'examen réel et sérieux doivent être écartés.

4. En deuxième lieu, aux termes du premier alinéa de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger dont l'admission au séjour répond à des considérations humanitaires ou se justifie au regard des motifs exceptionnels qu'il fait valoir peut se voir délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention "salarié", "travailleur temporaire" ou "vie privée et familiale", sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1 ".

5. Si Mme A se prévaut de sa présence sur le territoire français depuis 2011 et de la circonstance que sa fille est scolarisée en France depuis quatre ans à la date de la décision attaquée, d'une insertion particulière dans la société et d'une bonne maitrise de la langue française, l'ensemble de ces éléments ne suffisent pas à caractériser l'existence de considérations humanitaires ou de motifs exceptionnels au sens de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile qui justifieraient l'admission exceptionnelle au séjour de l'intéressée sur le fondement de ces dispositions. L'appelante ne peut à cet égard utilement se prévaloir des énonciations de la circulaire du ministère de l'intérieur du 28 novembre 2012 relative aux conditions d'examen des demandes d'admission au séjour déposées par des ressortissants étrangers en situation irrégulière, laquelle n'a pas valeur réglementaire. Le moyen tiré de l'erreur manifeste d'appréciation de sa situation au regard desdites dispositions doit dès lors être écarté.

6. En troisième lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. / 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui ".

7. En l'espèce, Mme A serait entrée en France en 2011 selon ses déclarations. Si elle se prévaut de l'établissement du centre de sa vie privée et familiale sur le territoire français, notamment du fait de la naissance et de la scolarisation en France de ses deux enfants mineurs qui ne sont pas de nationalité française, elle ne justifie pas de l'impossibilité de poursuivre leur scolarité au Maroc où elle a elle-même vécu au moins jusqu'à l'âge de trente-trois ans et où elle n'établit pas être dépourvue d'attaches et être isolée, sa mère résidant dans son pays d'origine. Enfin, il ressort des pièces du dossier que l'intéressée n'a pas déféré à l'obligation de quitter le territoire français prise à son encontre par décision du préfet de Tarn-et-Garonne du 25 novembre 2016. Par suite, la décision lui refusant le titre de séjour sollicité n'a pas porté une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale et n'est dès lors pas contraire aux stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Pour les mêmes motifs, la décision contestée n'est pas entachée d'une erreur manifeste d'appréciation de sa situation ni des conséquences qu'elle emporte sur sa situation.

8. En quatrième lieu, aux termes de l'article 3-1 de la convention de New York relative aux droits de l'enfant : " Dans toutes les décisions qui concernent les enfants, qu'elles soient le fait des institutions publiques ou privées, des tribunaux, des autorités administratives ou des organes législatifs, l'intérêt supérieur de l'enfant doit être une considération primordiale ". Il résulte de ces stipulations que, dans l'exercice de son pouvoir d'appréciation, l'autorité administrative doit accorder une attention primordiale à l'intérêt supérieur des enfants dans toutes les décisions les concernant.

9. La décision contestée n'a ni pour objet ni pour effet de séparer la requérante de ses enfants mineurs, ni d'empêcher leur scolarisation. Dans ces conditions, le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations précitées de l'article 3-1 de la convention relative aux droits de l'enfant doit être écarté.

10. En cinquième lieu, aux termes de l'article L. 432-13 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Dans chaque département est instituée une commission du titre de séjour qui est saisie pour avis par l'autorité administrative : () / 4° Dans le cas prévu à l'article L. 435-1 ; () ". Aux termes du second alinéa de l'article L. 435-1 du même code : " Lorsqu'elle envisage de refuser la demande d'admission exceptionnelle au séjour formée par un étranger qui justifie par tout moyen résider habituellement en France depuis plus de dix ans, l'autorité administrative est tenue de soumettre cette demande pour avis à la commission du titre de séjour prévue à l'article L. 432-14 ".

11. Mme A, qui indique avoir quitté le Maroc en octobre 2008 sous couvert d'un visa espagnol valable du 14 octobre 2008 au 14 octobre 2009 et s'être vu délivrer un titre de séjour espagnol au titre du regroupement familial valable du 16 novembre 2010 au 26 juin 2015, se prévaut d'une présence habituelle en France depuis le 21 avril 2011 soit plus de dix ans à la date de la décision contestée du 1er juin 2022 et soutient que le préfet de la Haute-Garonne aurait dû, aux termes des dispositions précitées, saisir la commission du titre de séjour préalablement à l'édiction de cette décision. Toutefois, pour la période postérieure à la date du 1er juin 2012, date à partir de laquelle la durée de dix ans de résidence habituelle doit être établie, il ressort des pièces du dossier que l'appelante ne produit, jusqu'à la fin de cette même année, qu'une ordonnance médicale en date du 7 juin 2012 ainsi qu'un avis d'impôt de 2014 portant sur les revenus de l'année 2012. Par ailleurs, il ressort également des pièces du dossier et notamment des tampons apposés sur son passeport valide jusqu'au 22 avril 2013, qu'elle a au cours de l'année 2012 effectué plusieurs voyages vers le Maroc, notamment le 26 novembre et le 13 décembre. Les quelques pièces produites dans l'instance concernant l'année 2013, constituées essentiellement de documents médicaux, ne permettent d'attester que d'une présence ponctuelle en France durant cette période. Dès lors, elle n'établit pas avoir fixé sa résidence habituelle en France depuis plus de dix ans à la date de la décision contestée. Par suite, le préfet de la Haute-Garonne n'a pas méconnu les dispositions précitées de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile en ne saisissant pas pour avis la commission du titre de séjour et n'a pas entaché d'irrégularité la procédure au terme de laquelle a été refusé la délivrance d'un titre de séjour.

Sur la décision portant obligation de quitter le territoire français :

12. En premier lieu, contrairement à ce que soutient Mme A, le préfet de la Haute-Garonne a pris en compte sa situation personnelle et familiale pour prendre à son encontre la mesure d'éloignement en précisant notamment qu'elle est mère de deux enfants de trois et huit ans qui ne possèdent pas la nationalité française. Pour les mêmes motifs que ceux exposés au point 3 de la présente ordonnance, la circonstance que son conjoint et père de ses deux enfants est de nationalité tunisienne et non pas marocaine comme indiqué dans la décision contestée n'est pas de nature à caractériser un défaut d'examen réel et sérieux de sa situation. Par suite, ce moyen doit être écarté.

13. En deuxième lieu, pour les mêmes motifs que ceux exposés au point 7 de la présente ordonnance, Mme A n'établit pas avoir fixé sur le territoire français le centre de ses intérêts privés et familiaux ni être isolée dans son pays d'origine. Par ailleurs, si elle se prévaut de la présence de son conjoint et père de ses deux enfants sur le territoire français et produit dans la présente instance un titre de séjour lui ayant été délivré par les autorités italiennes, ce seul élément n'est pas de nature à établir qu'il serait régulièrement admis à séjourner en France ni qu'il entretiendrait une vie commune avec l'appelante ou participerait à l'entretien et à l'éducation de ses enfants. Par suite, le préfet de la Haute-Garonne n'a pas porté une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale et n'est dès lors pas contraire aux stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, lesquelles ne sauraient s'interpréter comme comportant l'obligation pour un Etat de respecter le choix fait par les couples du lieu de leur résidence commune et d'accepter l'installation des conjoints étrangers sur son territoire. Pour les mêmes motifs, les moyens tirés de l'erreur de droit et de l'erreur manifeste d'appréciation de sa situation doivent être écartés.

14. En troisième lieu, pour les mêmes motifs que ceux exposés au point 9 de la présente ordonnance, l'appelante n'est pas fondée à soutenir que la décision contestée méconnait les stipulations de l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant.

Sur la décision fixant le pays de renvoi :

15. En premier lieu, il résulte de ce qui a été dit précédemment que Mme A n'est pas fondée à soutenir que la décision fixant le pays de renvoi et illégale en raison de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français.

16. En second lieu, alors qu'il n'apparaît pas que l'appelante entretiendrait une vie commune avec son conjoint, lequel réside en Italie, se bornant à indiquer dans ses écritures que celui-ci " rend régulièrement visite à ses deux enfants à D " sans autre précision et sans aucune justification et n'alléguant pas qu'elle se rendrait elle-même en Italie avec ses enfants pour le voir, celle-ci ne démontre pas sérieusement que la décision contestée, qui exclut notamment ce pays pour l'exécution de la mesure d'éloignement, aurait comme elle le soutient pour effet de séparer la famille et emporterait pour sa situation personnelle et familiale des conséquences d'une exceptionnelle gravité et méconnaîtrait l'intérêt supérieur des enfants. Il en est de même, dans ces conditions particulières, de la circonstance selon laquelle le conjoint de Mme A est de nationalité tunisienne alors qu'elle-même est ressortissante marocaine, cette circonstance ne faisant pas obstacle par principe à l'exécution d'une mesure d'éloignement prise à l'encontre d'un seul des deux parents et alors qu'il ne ressort pas des pièces du dossier que, par l'effet de cette décision, le père des enfants serait à l'avenir empêché de leur rendre régulièrement visite. Par suite, la décision fixant le pays de renvoi ne méconnait ni les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ni les stipulations de l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant. Pour les mêmes motifs, les moyens tirés de l'erreur de droit et de l'erreur manifeste d'appréciation de la situation de Mme A l'intéressée doivent être écartés.

17. Il résulte de tout ce qui précède que la requête d'appel de Mme A est manifestement dépourvue de fondement. Dès lors, ses conclusions présentées à fin d'annulation et d'injonction sous astreinte peuvent être rejetées en application du dernier alinéa de l'article R. 222-1 du code de justice administrative. Il en va de même, par voie de conséquence, des conclusions tendant à l'application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et du deuxième alinéa de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête Mme A est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B A, à Me Cohen et au ministre de l'intérieur.

Copie en sera adressée au préfet de la Haute-Garonne.

Fait à D, le 25 novembre 2024.

Le président désigné,

signé

B. COUTIER

La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.

Pour expédition conforme,

La greffière en chef,

Décisions similaires

CEExcès de pouvoir

Conseil d'État — N° 516229

Le juge des référés du Conseil d'État a rejeté la requête de M. B... qui demandait la suspension de l'exécution de la loi du pays n° 2026-4 du 15 mai 2026 portant création du code des douanes de Polynésie française. Le requérant invoquait une atteinte grave à plusieurs libertés fondamentales, mais le juge a estimé qu'il n'apportait aucun élément caractérisant une situation d'urgence justifiant une mesure de sauvegarde à très bref délai. La décision a été prise sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, en application de la procédure simplifiée prévue à l'article L. 522-3 du même code.

01/06/2026

CAA78plein contentieux

Cour administrative d'appel de Versailles — N° CAA78-25VE03336

La Cour administrative d’appel de Versailles, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme C... contestant l’ordonnance du tribunal administratif de Versailles qui avait rejeté sa demande indemnitaire pour rupture abusive de son contrat de travail avec la commune de Carrières-sous-Poissy. La cour a confirmé que la demande de première instance était irrecevable, faute pour la requérante d’avoir produit la preuve du dépôt d’une demande indemnitaire préalable, condition nécessaire pour lier le contentieux. En l’absence de contestation de cette irrecevabilité, les moyens soulevés en appel ont été jugés inopérants. L’ordonnance a été rendue sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.

01/06/2026

CAA75excès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA02997

Suspension de refus de titre de séjour et d'obligation de quitter le territoire. La Cour administrative d'appel de Paris, statuant en référé, rejette la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 5 mai 2025. Le juge des référés estime la demande manifestement infondée, car le tribunal administratif a déjà validé la légalité de la décision par un jugement argumenté, sans qu'aucun moyen nouveau et sérieux ne soit soulevé. La requête est rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.

01/06/2026

CAA31excès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-26TL00807

Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, statuant en référé, rejette la requête de Mme B... comme manifestement irrecevable. Celle-ci contestait le refus de l’Office national des combattants de prendre en compte la totalité de ses jours de présence dans un camp de transit. La cour applique les articles R. 222-1, R. 811-7 et R. 612-1 du code de justice administrative, constatant que l’appel, non dispensé du ministère d’avocat, n’a pas été présenté par un avocat malgré la notification claire de cette obligation.

01/06/2026

← Retour aux décisions