mercredi 8 janvier 2025
| Juridiction | Cour administrative d'appel de Toulouse |
| Section | Cour administrative d'appel de Toulouse |
| N° Dossier | CAA31-24TL02369 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Formation | Juge des référés |
Vu la procédure suivante :
Procédure contentieuse antérieure :
M. A B a demandé au tribunal administratif de Nîmes d'annuler " la publication de la vente sur le compte rendu du 18 septembre 2023 " de la délibération adoptée le même jour par le conseil municipal de la commune de Baradoux.
Par une ordonnance n° 2304235 du 2 juillet 2024, la présidente de la 4ème chambre du tribunal administratif de Nîmes a rejeté sa demande comme manifestement irrecevable en application des dispositions du 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Procédure devant la cour :
Par une requête, enregistrée le 4 septembre 2024, M. B, représenté par Me Neant, demande à la cour :
1°) d'annuler cette ordonnance du 2 juillet 2024 ;
2°) d'annuler la délibération du conseil municipal de Baradoux du 18 septembre 2023 ;
3°) d'enjoindre à la commune de Baradoux de faire procéder aux formalités de cession de la parcelle cadastrée section AW DP1 à son profit dans un délai de deux mois à compter de la décision à intervenir, sous astreinte si besoin ;
4°) de mettre à la charge de la commune de Baradoux une somme de 3 000 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- par une délibération du 24 novembre 2022, le conseil municipal de Baradoux avait accepté de procéder à la vente de la parcelle et autorisé la maire à signer les documents nécessaires à cette vente ;
- il formulé une offre d'achat début 2023 qu'il a réitérée à plusieurs reprises, si bien que la vente est devenue parfaite en application de l'article 1583 du code civil ; il n'est pas établi que l'autre personne qui avait manifesté son intérêt à l'achat de la parcelle aurait formulé une offre analogue ; dans ces conditions, la commune ne pouvait que lui vendre la parcelle en cause ;
- en assortissant la réalisation de la vente à de nouvelles conditions, le conseil municipal de Baradoux a fait obstacle à la rencontre des volontés et commis ainsi une illégalité.
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu le code de justice administrative ;
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " Les () présidents de formation de jugement des tribunaux et des cours () peuvent, par ordonnance () 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables () les présidents des formations de jugement des cours () peuvent () par ordonnance, rejeter () les requêtes dirigées contre des ordonnances prises en application des 1° à 5° du présent article ainsi que () les requêtes d'appel manifestement dépourvues de fondement. ()".
2. M. B est propriétaire, sur le territoire de la commune de Baradoux (Lozère), d'une parcelle cadastrée section AW n° 651 attenante à un terrain communal non cadastré comprenant un espace enherbé et non bâti ainsi qu'une plateforme anciennement à usage de skatepark. Par une délibération du 24 novembre 2022, le conseil municipal de Baradoux, après que le maire eut décidé de recourir à un géomètre-expert aux fins de déterminer les limites du terrain communal, a décidé de vendre celui-ci. M. B, ainsi qu'un autre habitant de la commune, se sont portés candidats à l'acquisition de ce terrain. La commune ayant néanmoins décidé d'ouvrir la cession du terrain à un plus large public, le conseil municipal de Baradoux a, le 18 septembre 2023, adopté une délibération approuvant " le principe de publication de la création de cette parcelle et la possibilité pour chacun de soumettre un projet à la mairie les critères de sélection " et précisant que " l'offre paraîtra dans la presse, sur les plateformes en ligne et sera affichée sur le panneau dédié ". M. B a saisi le tribunal administratif de Nîmes d'une demande tendant à l'annulation de " la publication de la vente sur le compte rendu du 18 septembre 2023 ". La présidente de la 4ème chambre du tribunal administratif de Nîmes, après avoir requalifié la demande de M. B comme tendant à l'annulation de la délibération du 18 septembre 2023, que ce dernier avait jointe à ses écritures, a rejeté celle-ci comme manifestement irrecevable en application du 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative. M. B relève appel de cette ordonnance.
3. Il ressort des termes mêmes de la délibération en litige du 18 septembre 2023 que le conseil municipal de la commune de Baradoux a décidé de créer une nouvelle parcelle communale, a acté le principe de sa vente, soumis celle-ci à des mesures de publicité en vue de permettre à toute personne intéressée de présenter une offre éventuelle, et défini les critères de sélection du projet à retenir. Alors même que dans une précédente délibération du 24 novembre 2022, la commune de Baradoux avait décidé du principe de la vente, conduisant alors M. B à formuler plusieurs offres d'achat en février, août et octobre 2023, la délibération du 18 septembre 2023 en litige constitue, eu égard aux objets qu'elle poursuit, une mesure préparatoire à une délibération ultérieure approuvant la vente avec le candidat retenu ou décidant du caractère infructueux de la procédure de sélection. Dès lors, cette mesure préparatoire ne constitue pas un acte susceptible d'être directement contesté devant le juge de l'excès de pouvoir comme l'a relevé à bon droit la présidente de la 4ème chambre du tribunal administratif de Nîmes.
4. Il résulte de ce qui précède que la requête d'appel de M. B est manifestement infondée et qu'elle doit être rejetée en toutes ses conclusions en application des dispositions précitées de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
ORDONNE:
Article 1er : La requête de M. B est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A B. Copie pour information en sera délivrée à la commune de Baradoux.
Fait à Toulouse, le 8 janvier 2025.
Le président de la 3ème chambre,
Frédéric Faïck
La République mande et ordonne au préfet de la Lozère en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
N°24TL02369
Conseil d'État — N° 516229
Le juge des référés du Conseil d'État a rejeté la requête de M. B... qui demandait la suspension de l'exécution de la loi du pays n° 2026-4 du 15 mai 2026 portant création du code des douanes de Polynésie française. Le requérant invoquait une atteinte grave à plusieurs libertés fondamentales, mais le juge a estimé qu'il n'apportait aucun élément caractérisant une situation d'urgence justifiant une mesure de sauvegarde à très bref délai. La décision a été prise sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, en application de la procédure simplifiée prévue à l'article L. 522-3 du même code.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Versailles — N° CAA78-25VE03336
La Cour administrative d’appel de Versailles, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme C... contestant l’ordonnance du tribunal administratif de Versailles qui avait rejeté sa demande indemnitaire pour rupture abusive de son contrat de travail avec la commune de Carrières-sous-Poissy. La cour a confirmé que la demande de première instance était irrecevable, faute pour la requérante d’avoir produit la preuve du dépôt d’une demande indemnitaire préalable, condition nécessaire pour lier le contentieux. En l’absence de contestation de cette irrecevabilité, les moyens soulevés en appel ont été jugés inopérants. L’ordonnance a été rendue sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA02997
Suspension de refus de titre de séjour et d'obligation de quitter le territoire. La Cour administrative d'appel de Paris, statuant en référé, rejette la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 5 mai 2025. Le juge des référés estime la demande manifestement infondée, car le tribunal administratif a déjà validé la légalité de la décision par un jugement argumenté, sans qu'aucun moyen nouveau et sérieux ne soit soulevé. La requête est rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-26TL00807
Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, statuant en référé, rejette la requête de Mme B... comme manifestement irrecevable. Celle-ci contestait le refus de l’Office national des combattants de prendre en compte la totalité de ses jours de présence dans un camp de transit. La cour applique les articles R. 222-1, R. 811-7 et R. 612-1 du code de justice administrative, constatant que l’appel, non dispensé du ministère d’avocat, n’a pas été présenté par un avocat malgré la notification claire de cette obligation.
01/06/2026