jeudi 20 mars 2025
| Juridiction | Cour administrative d'appel de Toulouse |
| Section | Cour administrative d'appel de Toulouse |
| N° Dossier | CAA31-24TL02566 |
| Type | Ordonnance |
| Publication | D |
| Formation | Juge des référés |
| Avocat requérant | CANADAS |
Vu la procédure suivante :
Procédure contentieuse antérieure :
M. C E a demandé au tribunal administratif de Toulouse d'annuler l'arrêté du 26 octobre 2023 par lequel le préfet de la Haute-Garonne a refusé de lui délivrer un titre de séjour, l'a obligé à quitter le territoire français dans le délai de trente jours, a fixé le pays de destination et l'a interdit de retour sur le territoire français pour une durée d'un an.
Par un jugement n° 2307238 du 30 avril 2024, le tribunal administratif de Toulouse a rejeté sa demande.
Procédure devant la cour :
Par une requête, enregistrée le 6 octobre 2024, M. E, représenté par Me Canadas, demande à la cour :
1°) d'annuler ce jugement du 30 avril 2024 ;
2°) d'annuler l'arrêté du 26 octobre 2023 du préfet de la Haute-Garonne ;
3°) d'enjoindre au préfet de la Haute-Garonne, de réexaminer sa situation et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour dans un délai de quinze jours sous astreinte de 150 euros par jour de retard ;
4°) d'ordonner au préfet de lui délivrer un titre de séjour mention " vie privée ou familiale " ou " salarié " ou au titre de l'admission exceptionnelle au séjour au titre de la vie privée et familiale et du travail ;
5°) d'enjoindre au préfet de la Haute-Garonne de procéder à l'effacement du signalement aux fins de non-admission dans le système d'information Schengen pour la durée de l'interdiction de retour ;
6°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 800 euros au profit de son conseil sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Il soutient que :
Sur la régularité du jugement :
- le tribunal n'a pas suffisamment examiné et répondu au moyen soulevé devant lui tiré de ce que le préfet a entaché sa décision d'une erreur manifeste dans l'appréciation de sa situation en ce qu'il démontre remplir les conditions afin de bénéficier d'une régularisation au titre du travail ainsi qu'il justifie d'une vie privée et familiale en France ;
Sur le bien-fondé du jugement :
- les décisions portant refus de séjour et obligation de quitter le territoire français sont entachées d'un défaut de motivation notamment en ce qu'elles ne font pas mention d'éléments relatifs à sa vie privée et familiale ;
- l'arrêté contesté est entaché d'un vice d'incompétence en l'absence d'arrêté de délégation de signature en faveur de son auteur ;
- alors que sa situation en France justifie son admission au séjour, la décision portant refus de séjour est entachée d'un défaut d'examen réel et sérieux de sa situation personnelle et familiale ;
- le préfet a commis une erreur manifeste d'appréciation en refusant de lui délivrer un titre de séjour sur le fondement des stipulations des articles 6-5 et 7(b) de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 ainsi qu'au titre de son pouvoir discrétionnaire de régularisation en considérant qu'il ne justifie pas de l'ancienneté et de la continuité de son séjour en France ainsi qu'au regard de l'établissement sur le territoire français de sa vie privée et familiale et qu'il exerce un emploi ;
- la décision portant obligation de quitter le territoire français est privée de base légale ;
- elle est entachée d'un défaut d'examen de sa situation en ce que le préfet n'a pas apprécié correctement le caractère disproportionné de ses conséquences sur sa situation ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et entraîne des conséquences disproportionnées et d'une exceptionnelle gravité sur sa situation personnelle au regard des buts qu'elle poursuit ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- la décision fixant le pays de destination est privée de base légale ;
- elle est insuffisamment motivée au regard des dispositions de la loi n°79-587 du 11 juillet 1979 relative à la motivation des actes administratifs ;
- la décision portant interdiction de retour sur le territoire français est privée de base légale.
M. E a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle partielle par décision du bureau d'aide juridictionnelle du 30 août 2024.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 modifié ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes du dernier alinéa de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents des formations de jugement des cours () peuvent () par ordonnance, rejeter () après l'expiration du délai de recours () les requêtes d'appel manifestement dépourvues de fondement. () ".
2. M. E, de nationalité algérienne, né le 25 août 1999 à Mostaganem (Algérie), soutient être entré en France dans le courant de l'année 2018. Le 21 février 2023, il a sollicité son admission exceptionnelle au séjour au titre de sa vie privée et familiale et en qualité de salarié. Par un arrêté du 26 octobre 2023, le préfet de la Haute-Garonne a refusé de lui délivrer un titre de séjour, l'a obligé à quitter le territoire français dans le délai de trente jours, a fixé le pays de destination et l'a interdit de retour sur le territoire français pour une durée d'un an. Par la présente requête, M. E relève appel du jugement du 30 avril 2024 par lequel le tribunal administratif de Toulouse a rejeté sa demande tendant à l'annulation de cet arrêté.
Sur la régularité du jugement :
3. Il ressort des termes du jugement attaqué que les premiers juges ont répondu aux points 4 et 5 au moyen soulevé devant eux par M. E tiré de ce que le préfet de la Haute-Garonne a commis une erreur manifeste d'appréciation en refusant de l'admettre exceptionnellement au séjour sur le fondement de son pouvoir discrétionnaire de régularisation, que ce soit au titre du travail ou de sa vie privée et familiale. Le tribunal n'était pas tenu de répondre à l'ensemble des arguments invoqués par le requérant à l'appui de ce moyen et a exposé avec une précision suffisante les raisons pour lesquelles il a estimé que ledit moyen n'était pas fondé. Par suite, l'appelant n'est pas fondé à soutenir que les premiers juges n'auraient pas suffisamment examiné et répondu au moyen tiré de ce que l'arrêté contesté serait entaché d'une erreur manifeste d'appréciation.
Sur le bien-fondé du jugement :
4. En premier lieu, Mme B A, directrice des migrations et de l'intégration de la préfecture de la Haute-Garonne et signataire de l'arrêté contesté, a bénéficié, par un arrêté du 13 mars 2023 régulièrement publié au recueil des actes administratifs spécial de la préfecture n° 31-2023-099 le 15 mars 2023, d'une délégation de signature à l'effet de signer les décisions de refus d'admission au séjour et les mesures d'éloignement. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence du signataire de l'arrêté en litige doit être écarté.
5. En deuxième lieu, il ressort des termes de l'arrêté litigieux que le préfet de la Haute-Garonne vise les textes dont il a été fait application, en particulier l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, l'article 6 5) et le b) de l'article 7 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 ainsi que le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le préfet précise également et alors qu'il n'a pas l'obligation de faire état de l'intégralité des éléments relatifs à sa situation, que M. E se prévaut de quatre années de résidence habituelle en France, de la circonstance que sa sœur est titulaire d'un certificat de résidence algérien et qu'elle réside sur le territoire français, de telle sorte qu'il a effectivement, contrairement à ce que soutient l'appelant, pris en compte les éléments dont il s'est prévalu relatifs à sa vie privée et familiale. L'arrêté mentionne par ailleurs que l'intéressé a fait valoir un contrat de travail à durée indéterminée assorti d'une demande d'autorisation de travail et que ces éléments, alors qu'il ne dispose pas du visa long séjour exigé par les stipulations de l'article 9 l'accord franco-algérien pour se voir délivrer un titre de séjour sur le fondement des stipulations du b) l'article 7 du même accord, ne caractérisent pas une situation qui justifierait son admission au titre de son pouvoir discrétionnaire de régularisation. Enfin, le refus de séjour opposé à M. E étant suffisamment motivé, la décision portant obligation de quitter le territoire français n'avait pas à faire l'objet d'une motivation spécifique. Le moyen tiré du caractère insuffisant de la motivation de l'arrêté en litige doit être écarté et cette motivation révèle que l'autorité préfectorale n'a pas entaché ces décisions d'un défaut d'examen réel et sérieux de la situation de l'appelant.
6. En troisième lieu, d'une part, aux termes de l'article 6 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 : " () / Le certificat de résidence d'un an portant la mention " vie privée et familiale " est délivré de plein droit : / 5) au ressortissant algérien, qui n'entre pas dans les catégories précédentes ou dans celles qui ouvrent droit au regroupement familial, dont les liens personnels et familiaux en France sont tels que le refus d'autoriser son séjour porterait à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des motifs du refus () ". D'autre part, aux termes du b) de l'article 7 du même accord : " Les ressortissants algériens désireux d'exercer une activité professionnelle salariée reçoivent après le contrôle médical d'usage et sur présentation d'un contrat de travail visé par les services du ministre chargé de l'emploi, un certificat de résidence valable un an pour toutes professions et toutes régions, renouvelable et portant la mention " salarié " : cette mention constitue l'autorisation de travail exigée par la législation française ". Aux termes du deuxième alinéa de l'article 9 de cet accord : " Pour être admis à entrer et séjourner plus de trois mois sur le territoire français au titre des articles () 7 () les ressortissants algériens doivent présenter un passeport en cours de validité muni d'un visa de long séjour délivré par les autorités françaises ".
7. Les stipulations de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 régissent d'une manière complète les conditions dans lesquelles les ressortissants algériens peuvent être admis à séjourner en France et y exercer une activité professionnelle, les règles concernant la nature des titres de séjour qui peuvent leur être délivrés, ainsi que les conditions dans lesquelles leurs conjoints et leurs enfants mineurs peuvent s'installer en France. Si l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile relatif à l'admission exceptionnelle au séjour ne s'applique pas aux ressortissants algériens, dont la situation est régie de manière exclusive par l'accord franco-algérien modifié du 27 décembre 1968, le préfet peut toutefois délivrer un certificat de résidence à un ressortissant algérien qui ne remplit pas l'ensemble des conditions auxquelles est subordonnée sa délivrance de plein droit, en usant du pouvoir discrétionnaire dont il dispose pour apprécier, compte tenu de l'ensemble des éléments de la situation personnelle de l'intéressé, l'opportunité d'une mesure de régularisation.
8. M. E qui déclare être entré sur le territoire français le 12 novembre 2018, se prévaut de l'ancienneté de son séjour, de la présence de sa sœur et de son beau-frère et de sa relation avec une ressortissante française. Toutefois, à supposer même que l'intéressé réside en France de manière habituelle depuis l'année 2018, l'ancienneté de son séjour résulte partiellement de son maintien sur le territoire national après le rejet de sa demande d'asile, en dépit d'une mesure d'éloignement prise à son encontre le 16 octobre 2021. De plus, la réalité et l'intensité de la relation dont M. E se prévaut ne sont pas établies par la seule production d'une attestation succincte de cette personne. Par ailleurs, la seule circonstance que le requérant soit hébergé chez sa sœur, titulaire d'un certificat de résidence valable jusqu'au 11 novembre 2023, et l'époux de celle-ci, ne suffit pas à établir que le centre de ses intérêts privés se trouverait désormais en France, ni même qu'il y bénéficierait d'une insertion sociale, alors que l'intéressé n'est pas dépourvu d'attache dans son pays d'origine où il a vécu jusqu'à l'âge de 19 ans et où résident toujours ses parents et deux membres de sa fratrie et qu'il a été condamné par le tribunal correctionnel de Toulouse le 26 août 2019 à une peine de huit mois d'emprisonnement avec sursis pour des faits d'offre ou cession et détention non autorisée de stupéfiants. Enfin il ressort des pièces du dossier que l'intéressé n'est pas en possession du visa long séjour requis pour bénéficier, de plein droit, au regard des stipulations de l'accord franco-algérien, d'un certificat de résidence algérien en qualité de salarié. Si M. E se prévaut de contrats à durée déterminée signés avec la société Reception'L pour exercer des fonctions d'agent polyvalent, de bulletins de salaire perçus par le requérant lors de l'exercice de ses missions dans cette société s'étendant sur une période de deux ans allant de novembre 2021 à octobre 2023, ainsi qu'une demande d'autorisation de travail déposée le 23 novembre 2021 et une promesse d'embauche en contrat à durée indéterminée datée du 14 décembre 2021, cette circonstance n'est pas de nature à établir que l'intéressé aurait disposé d'une intégration professionnelle pérenne et stable à la date de l'arrêté attaqué. Dans ces conditions, le préfet de la Haute-Garonne n'a pas porté au droit de M. E au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des buts poursuivis. Par suite, le moyen tirés de la violation de l'article 6 5) de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 doit être écarté et le préfet de la Haute-Garonne n'a pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en refusant d'user de son pouvoir discrétionnaire pour régulariser la situation du requérant.
9. En quatrième lieu, il résulte de ce qui précède que M. E n'est pas fondé à exciper de l'illégalité de la décision portant refus de séjour à l'encontre de la décision portant obligation de quitter le territoire français.
10. En cinquième lieu, il ressort des énonciations mêmes de la décision portant obligation de quitter le territoire français en litige, que le préfet de Haute-Garonne a pris en compte les éléments relatifs à la vie privée et familiale de M. E, en particulier qu'il ne démontre pas l'intensité et la stabilité de la relation qu'il entretient avec sa sœur qui réside régulièrement sur le territoire français, qu'il est célibataire et sans charge de famille et que ses liens personnels en France ne sont pas anciens, intenses et stables. Enfin, c'est également au regard des liens familiaux dont il dispose toujours dans son pays d'origine où résident ses parents ainsi que son frère et sa sœur que le préfet de la Haute-Garonne a édicté la décision litigieuse. Par suite, il n'a pas entaché sa décision d'un défaut d'examen réel et sérieux de la situation de l'appelant en n'appréciant pas correctement le caractère disproportionné des conséquences qu'elle emporte sur sa situation.
11. En sixième lieu, aux termes de l'article 8 de la convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. / 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui ".
12. Les moyens tirés de ce que la décision portant obligation de quitter le territoire français méconnait les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et qu'elle entraine sur sa situation personnelle des conséquences disproportionnées et d'une exceptionnelle gravité au regard des buts qu'elle poursuit, doivent être écartés pour les mêmes motifs que ceux exposés au point 8 de la présente ordonnance. Par ailleurs, si l'appelant soutient que la décision en litige l'expose à des traitements inhumains ou dégradants, le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales en raison des risques encourus en cas de retour en Algérie est inopérant à l'encontre de la décision portant obligation de quitter le territoire français, qui n'a pas pour objet de fixer le pays de destination.
13. En septième lieu, il résulte de ce qui précède que M. E n'est pas fondé à exciper de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français à l'encontre de la décision fixant le pays de renvoi.
14. En huitième lieu, la décision fixant l'Algérie comme pays de renvoi mentionne les textes pris en considération par le préfet de la Haute-Garonne, en particulier la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et précise que l'intéressé n'encourt pas de risque d'être exposé à des traitements contraires à cette convention en cas de retour dans son pays d'origine et mentionne par ailleurs que sa demande d'asile a été définitivement rejetée par une décision de rejet de la Cour nationale du droit d'asile du 27 juillet 2021. Par suite cette décision est suffisamment motivée.
15. En neuvième et dernier lieu, il résulte de ce qui précède que M. E n'est pas fondé à exciper de l'illégalité des décisions portant refus de séjour et obligation de quitter le territoire français à l'encontre de la décision portant interdiction de retour sur le territoire français.
16. Il résulte de tout ce qui précède que la requête d'appel présentée par M. E est manifestement dépourvue de fondement et doit, dès lors, être rejetée en application du dernier alinéa de l'article R. 222-1 du code de justice administrative. Par voie de conséquence, il y a lieu de rejeter également ses conclusions présentées aux fins d'injonction et d'astreinte ainsi que celles présentées au titre des dispositions des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête présentée par M. E est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. C E, à Me Canadas et au ministre de l'intérieur.
Copie en sera adressée au préfet de la Haute-Garonne.
Fait à Toulouse, le 20 mars 2025.
Le président de la 4ème chambre,
Signé
D. Chabert
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur, en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.
Pour expédition conforme,
La greffière en chef,
Conseil d'État — N° 516229
Le juge des référés du Conseil d'État a rejeté la requête de M. B... qui demandait la suspension de l'exécution de la loi du pays n° 2026-4 du 15 mai 2026 portant création du code des douanes de Polynésie française. Le requérant invoquait une atteinte grave à plusieurs libertés fondamentales, mais le juge a estimé qu'il n'apportait aucun élément caractérisant une situation d'urgence justifiant une mesure de sauvegarde à très bref délai. La décision a été prise sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, en application de la procédure simplifiée prévue à l'article L. 522-3 du même code.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Versailles — N° CAA78-25VE03336
La Cour administrative d’appel de Versailles, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme C... contestant l’ordonnance du tribunal administratif de Versailles qui avait rejeté sa demande indemnitaire pour rupture abusive de son contrat de travail avec la commune de Carrières-sous-Poissy. La cour a confirmé que la demande de première instance était irrecevable, faute pour la requérante d’avoir produit la preuve du dépôt d’une demande indemnitaire préalable, condition nécessaire pour lier le contentieux. En l’absence de contestation de cette irrecevabilité, les moyens soulevés en appel ont été jugés inopérants. L’ordonnance a été rendue sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA02997
Suspension de refus de titre de séjour et d'obligation de quitter le territoire. La Cour administrative d'appel de Paris, statuant en référé, rejette la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 5 mai 2025. Le juge des référés estime la demande manifestement infondée, car le tribunal administratif a déjà validé la légalité de la décision par un jugement argumenté, sans qu'aucun moyen nouveau et sérieux ne soit soulevé. La requête est rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-26TL00807
Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, statuant en référé, rejette la requête de Mme B... comme manifestement irrecevable. Celle-ci contestait le refus de l’Office national des combattants de prendre en compte la totalité de ses jours de présence dans un camp de transit. La cour applique les articles R. 222-1, R. 811-7 et R. 612-1 du code de justice administrative, constatant que l’appel, non dispensé du ministère d’avocat, n’a pas été présenté par un avocat malgré la notification claire de cette obligation.
01/06/2026