mardi 4 mars 2025
| Juridiction | Cour administrative d'appel de Toulouse |
| Section | Cour administrative d'appel de Toulouse |
| N° Dossier | CAA31-24TL02652 |
| Type | Ordonnance |
| Formation | Juge des référés |
Vu la procédure suivante :
Procédure contentieuse antérieure :
M. B A a demandé au tribunal administratif de Montpellier d'annuler l'arrêté du 30 mai 2024 par lequel le préfet de l'Hérault a refusé de lui délivrer un titre de séjour, lui a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours, a fixé le pays de destination pour l'exécution de la mesure d'éloignement et l'a interdit de retour sur le territoire français pour une durée de trois mois.
Par un jugement n° 2403410 du 19 septembre 2024, le tribunal administratif de Montpellier a rejeté sa demande.
Procédure devant la cour :
Par une requête, enregistrée le 18 octobre 2024 sous le n° 24TL02652, M. A, représenté par Me Cisse, demande à la cour :
1°) d'annuler ce jugement du 19 septembre 2024 ;
2°) d'annuler l'arrêté du 30 mai 2024 du préfet de l'Hérault ;
3°) d'enjoindre au préfet de l'Hérault, à titre principal, de lui délivrer un titre de séjour portant la mention " salarié " ou, à titre subsidiaire, de procéder au réexamen de sa situation administrative dans le délai de deux mois à compter de la notification de la décision à intervenir et de lui délivrer, dans l'attente, une autorisation provisoire de séjour dans un délai de quarante-huit heures à compter de la notification de la décision à intervenir, sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;
4°) de mettre à la charge de l'Etat, au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, la somme de 1 200 euros.
Il soutient que :
Sur la décision portant refus de titre de séjour :
-elle est insuffisamment motivée en méconnaissance des articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration ;
-l'administration n'a pas procédé à un examen réel et complet de sa demande ;
-elle est entachée d'une erreur de droit et d'une erreur manifeste d'appréciation au regard des dispositions des articles L. 435-1 et L. 435-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
Sur la décision portant obligation de quitter le territoire français :
-elle est insuffisamment motivée en méconnaissance des dispositions de l'article 12 de la directive 2008/115/CE ;
-elle est entachée d'une erreur de droit, le préfet s'étant considéré à tort en situation de compétence liée ;
-elle est disproportionnée en méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation de sa situation ;
Sur l'interdiction de retour sur le territoire français :
-elle est entachée d'un défaut de motivation ;
-elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation et d'une erreur de droit au regard des dispositions des articles L. 612-8 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- la convention entre le Gouvernement de la République française et le Gouvernement de la République du Sénégal sur la circulation et le séjour des personnes du 1er août 1995 ;
- l'accord franco-sénégalais du 23 septembre 2006 modifié relatif à la gestion concertée des flux migratoires, et l'avenant à cet accord, signé le 25 février 2008 ;
-la directive n° 2008/115/ CE du 16 décembre 2008 ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes du dernier alinéa de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " Les présidents des cours administratives d'appel () peuvent, () par ordonnance, rejeter () après l'expiration du délai de recours () les requêtes d'appel manifestement dépourvues de fondement () ".
2. M. A, ressortissant sénégalais, relève appel du jugement du 19 septembre 2024 par lequel le tribunal administratif de Montpellier a rejeté sa demande tendant à l'annulation de l'arrêté du 30 mai 2024 par lequel le préfet de l'Hérault a refusé de lui délivrer un titre de séjour, lui a fait obligation de quitter le territoire français dans le délai de trente jours, a fixé le pays de destination pour l'exécution de la mesure d'éloignement et l'a interdit de retour sur le territoire français pour une durée de trois mois.
Sur la décision portant refus de titre de séjour :
3. En premier lieu, la décision contestée vise les textes dont il a été fait application notamment les dispositions des articles L. 412-1, L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ainsi que les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et les stipulations de l'accord franco-sénégalais du 23 septembre 2006 relatif à la gestion concertée des flux migratoires. Le préfet précise les raisons pour lesquelles il a refusé de délivrer un titre de séjour à l'intéressé, notamment le fait qu'il est dépourvu du visa long séjour exigé par l'article L. 412-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et l'article 6 de la convention franco-sénégalaise du 1er août 1995 et que les éléments dont il se prévaut, en particulier la promesse d'embauche en qualité de carreleur ne permettent pas de déroger à cette condition en l'admettant exceptionnellement au séjour sur le fondement des dispositions de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par ailleurs, contrairement à ce que soutient l'appelant, le préfet précise qu'étant célibataire et sans charge de famille et alors qu'il est entré en France en 2017 muni d'un visa long séjour et qu'il s'est vu délivrer un titre de séjour étudiant valable du 20 septembre 2018 au 19 septembre 2019, il ne démontre pas que le refus de séjour qu'il lui est opposé méconnaîtrait son droit au respect de sa vie privée et familiale au sens des dispositions de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par suite, les moyens tirés du défaut de motivation et du défaut d'examen réel et complet de sa situation doivent être écartés.
4. En deuxième lieu, les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile relatives aux titres de séjour qui peuvent être délivrés aux étrangers et aux conditions de délivrance de ces titres s'appliquent, ainsi que le rappelle l'article L. 111-2 du même code, sous réserve des conventions internationales. En ce qui concerne les ressortissants sénégalais, s'appliquent les stipulations de la convention du 1er août 1995 entre le Gouvernement de la République française et le Gouvernement de la République du Sénégal relative à la circulation et au séjour des personnes ainsi que celles de l'accord du 23 septembre 2006 relatif à la gestion concertée des flux migratoires, telles que modifiées par un avenant signé le 25 février 2008. Aux termes de l'article 6 de la convention du 1er août 1995 : " Les ressortissants de chacun des Etats contractants désireux d'exercer sur le territoire de l'autre Etat une activité professionnelle () doivent être munis du visa de long séjour prévu à l'article 4 () ". Aux termes du deuxième alinéa du paragraphe 321 de l'article 3 de l'accord franco-sénégalais du 23 septembre 2006 relatif à la gestion concertée des flux migratoires, dans sa rédaction issue de l'article 3 de l'avenant du 25 février 2008, entré en vigueur le 1er août 2009 : " La carte de séjour temporaire portant la mention "salarié", d'une durée de douze mois renouvelable, ou celle portant la mention "travailleur temporaire" sont délivrées, sans que soit prise en compte la situation de l'emploi, au ressortissant sénégalais titulaire d'un contrat de travail visé par l'Autorité française compétente, pour exercer une activité salariée dans l'un des métiers énumérés à l'annexe IV ". Enfin le paragraphe 42 de l'article 4 de cet accord renvoie à l'application de la législation interne pour l'examen d'une demande d'admission exceptionnelle au séjour d'un ressortissant sénégalais, en l'espèce l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile en vertu duquel : " L'étranger dont l'admission au séjour répond à des considérations humanitaires ou se justifie au regard des motifs exceptionnels qu'il fait valoir peut se voir délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " salarié "," travailleur temporaire " ou " vie privée et familiale ", sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1 () ".
5. Aux termes de l'article L. 412-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Sous réserve des engagements internationaux de la France et des exceptions prévues aux articles L. 412-2 et L. 412-3, la première délivrance d'une carte de séjour temporaire ou d'une carte de séjour pluriannuelle est subordonnée à la production par l'étranger du visa de long séjour mentionné aux 1° ou 2° de l'article L. 411-1. ". Aux termes de l'article L. 421-1 du même code : " L'étranger qui exerce une activité salariée sous contrat de travail à durée indéterminée se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " salarié " d'une durée maximale d'un an. La délivrance de cette carte de séjour est subordonnée à la détention préalable d'une autorisation de travail, dans les conditions prévues par les articles L. 5221-2 et suivants du code du travail () ".
6. Il ressort des énonciations de l'arrêté contesté que le préfet de l'Hérault a entendu examiner la demande présentée par M. A tendant notamment à la délivrance d'un titre de séjour en qualité de salarié sur le fondement tant des stipulations de l'article 6 de la convention franco-sénégalaise du 1er août 1995 que de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qu'il a également visé, ce que révèle l'usage, dans cet arrêté, de l'expression " motif exceptionnel d'admission au séjour " et de l'indication du caractère dérogatoire de l'éventuelle satisfaction à cette demande. Dès lors que l'intéressé, qui n'allègue pas détenir un visa long séjour mentionné à l'article 6 de la convention franco-sénégalaise précitée ou à l'article L. 412-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et n'allègue pas être titulaire d'un titre de séjour prévu à l'article R. 5221-3 du code du travail, ne remplit donc aucune des conditions fixées à l'article R. 5221-14 du même code, le préfet pouvait, sans commettre d'erreur de droit, refuser de lui délivrer un titre de séjour en qualité de salarié et n'était tenu de prendre en compte ni son expérience professionnelle ni la durée de sa présence en France pour appliquer ces dispositions.
7. Il ressort également des énonciations de l'arrêté contesté que le préfet a estimé que la production par M. A d'une promesse d'embauche en qualité de carreleur ne permet de le regarder comme justifiant de motifs exceptionnels ou de considérations humanitaires de nature à déroger à la condition de détention d'un visa long séjour tel qu'exigée par les stipulations de l'article 6 de la convention franco-sénégalaise du 1er août 1995 et les dispositions de l'article L. 412-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. L'appelant n'est donc pas fondé à soutenir que l'autorité préfectorale aurait commis une erreur de droit en refusant d'examiner sa demande d'admission exceptionnelle au séjour en lui opposant la condition de visa de long séjour pas plus qu'il n'a retenu la circonstance selon laquelle il est célibataire et sans charge de famille ainsi qu'il ne démontre pas être dans l'impossibilité de regagner son pays d'origine dans lequel il ne démontre pas être isolé pour refuser de réaliser un tel examen. Par ailleurs, alors qu'il n'a pas sollicité la délivrance d'un titre de séjour sur le fondement des dispositions de l'article L. 435-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et dès lors qu'il ne ressort pas des termes mêmes de la décision contestée, qui ne vise pas ces dispositions, que le préfet aurait examiné d'office la possibilité de lui délivrer un titre de séjour sur ce fondement, M. A ne peut utilement se prévaloir de ce que la décision contestée serait entachée d'une erreur de droit et d'un défaut d'examen de sa situation au titre de cet article.
8. L'appelant se prévaut de son intégration professionnelle, du fait qu'il réside en France depuis 2017, qu'il réalise des dons auprès d'une association caritative et qu'il est titulaire de deux diplômes. Toutefois les seules promesses d'embauche et attestation de son employeur, au demeurant édictées postérieurement à la décision contestée, ne permettent pas de justifier de son intégration professionnelle. Par ailleurs, la double circonstance qu'il soit titulaire d'un diplôme universitaire délivré par l'université de Montpellier et qu'il fasse des dons réguliers à l'association " les Petits frères des pauvres " ne sont pas de nature à le faire regarder comme justifiant de considérations humanitaires ou de motifs exceptionnels au sens des dispositions de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile alors qu'il est entré en France pour suivre des études en 2017, n'y a été en situation régulière que jusqu'en 2019 et a reconnu avoir falsifié un titre de séjour. Par suite le moyen tiré de l'erreur manifeste d'appréciation commise par le préfet de l'Hérault pour avoir refusé son admission exceptionnelle au séjour ne peut qu'être écarté.
Sur la décision portant obligation de quitter le territoire français :
9. En premier lieu, M. A reprend dans les mêmes termes et sans critique utile du jugement le moyen tiré de ce que la décision contestée est entachée d'un défaut de motivation en méconnaissance de l'article 12 de la directive 2008/155/CE du Parlement et du Conseil du 16 décembre 2008 relative aux normes et au procédures communes applicables dans les Etats membres au retour des ressortissants des pays tiers en séjour irrégulier. Il y a lieu, par suite, d'écarter ces moyens par adoption des motifs retenus à bon droit par les premiers juges aux point 7 à 9 du jugement attaqué.
10. En deuxième lieu, il ne ressort ni des termes de la décision contestée, ni des pièces du dossier que le préfet de l'Hérault se serait estimé en situation de compétence liée en obligeant l'intéressé à quitter le territoire français eu égard à la circonstance qu'il a refusé de l'admettre au séjour par le même arrêté. Par suite, le moyen tiré de l'erreur de droit soulevé à cet égard doit être écarté.
11. En troisième lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. / 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui ".
12. Eu égard aux éléments développés au point 8 de la présente ordonnance et compte tenu, d'une part, des attaches du requérant dans son pays d'origine où il a vécu la majeure partie de sa vie et, d'autre part, des conditions de son séjour en France où il n'a été en situation régulière que de 2017 à 2019, c'est sans porter une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale de M. A au regard des buts qu'elle poursuit que le préfet de l'Hérault l'a obligé à quitter le territoire français. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations de l'article 8 doit être écarté. Eu égard aux mêmes éléments, le moyen tiré de l'erreur manifeste d'appréciation de sa situation doit également être écarté.
Sur la décision portant interdiction de retour sur le territoire français :
13. M. A reprend dans les mêmes termes et sans critique utile du jugement attaqué les moyens tirés de ce que la décision portant interdiction de retour sur le territoire français est entachée d'un défaut de motivation et d'une erreur manifeste d'appréciation. Il y a lieu, par suite, d'écarter ces moyens par adoption des motifs retenus à bon droit par le tribunal aux points 14 à 17 du jugement attaqué.
14. Il résulte de tout ce qui précède que la requête d'appel de M. A est manifestement dépourvue de fondement. Dès lors, ses conclusions présentées à fin d'annulation et d'injonction sous astreinte peuvent être rejetées en application du dernier alinéa de l'article R. 222-1 du code de justice administrative. Il en va de même, par voie de conséquence, des conclusions tendant à l'application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de M. A est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B A et au ministre de l'intérieur.
Copie en sera adressée au préfet de l'Hérault.
Fait à Toulouse, le 4 mars 2025.
Le président,
signé
J.-F. MOUTTE
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur, en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.
Pour expédition conforme,
La greffière en chef,
Conseil d'État — N° 516229
Le juge des référés du Conseil d'État a rejeté la requête de M. B... qui demandait la suspension de l'exécution de la loi du pays n° 2026-4 du 15 mai 2026 portant création du code des douanes de Polynésie française. Le requérant invoquait une atteinte grave à plusieurs libertés fondamentales, mais le juge a estimé qu'il n'apportait aucun élément caractérisant une situation d'urgence justifiant une mesure de sauvegarde à très bref délai. La décision a été prise sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, en application de la procédure simplifiée prévue à l'article L. 522-3 du même code.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Versailles — N° CAA78-25VE03336
La Cour administrative d’appel de Versailles, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme C... contestant l’ordonnance du tribunal administratif de Versailles qui avait rejeté sa demande indemnitaire pour rupture abusive de son contrat de travail avec la commune de Carrières-sous-Poissy. La cour a confirmé que la demande de première instance était irrecevable, faute pour la requérante d’avoir produit la preuve du dépôt d’une demande indemnitaire préalable, condition nécessaire pour lier le contentieux. En l’absence de contestation de cette irrecevabilité, les moyens soulevés en appel ont été jugés inopérants. L’ordonnance a été rendue sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA02997
Suspension de refus de titre de séjour et d'obligation de quitter le territoire. La Cour administrative d'appel de Paris, statuant en référé, rejette la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 5 mai 2025. Le juge des référés estime la demande manifestement infondée, car le tribunal administratif a déjà validé la légalité de la décision par un jugement argumenté, sans qu'aucun moyen nouveau et sérieux ne soit soulevé. La requête est rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-26TL00807
Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, statuant en référé, rejette la requête de Mme B... comme manifestement irrecevable. Celle-ci contestait le refus de l’Office national des combattants de prendre en compte la totalité de ses jours de présence dans un camp de transit. La cour applique les articles R. 222-1, R. 811-7 et R. 612-1 du code de justice administrative, constatant que l’appel, non dispensé du ministère d’avocat, n’a pas été présenté par un avocat malgré la notification claire de cette obligation.
01/06/2026