mercredi 18 décembre 2024
| Juridiction | Cour administrative d'appel de Toulouse |
| Section | Cour administrative d'appel de Toulouse |
| N° Dossier | CAA31-24TL02986 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | Juge des référés |
| Avocat requérant | TERRITOIRES AVOCATS |
Vu la procédure suivante :
Procédure contentieuse antérieure :
Le préfet du Gard a demandé au juge des référés du tribunal administratif de Nîmes, saisi sur le fondement de l'article L. 2131-6 du code général des collectivités territoriales, de suspendre l'exécution, d'une part, du permis de construire modificatif n° PC 30 131 16R0002 M01 délivré le 29 mars 2024 par le maire de Goudargues à l'entreprise agricole à responsabilité limitée (EARL) de Brès et, d'autre part, de l'arrêté du 19 août 2024 par lequel la même autorité a retiré ce permis de construire et opposé un refus à la demande.
Par une ordonnance n° 2403653 du 3 octobre 2024, la juge des référés du tribunal administratif de Nîmes a, d'une part, ordonné la suspension de l'exécution de l'arrêté du 19 août 2024 portant retrait et refus de permis de construire, d'autre part, rejeté le surplus des conclusions de la requête du préfet du Gard et, enfin, mis à la charge de l'Etat une somme de 1 000 euros à verser à l'EARL de Brès sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Procédure devant la cour :
Par une requête enregistrée le 3 décembre 2024, le préfet du Gard demande au juge des référés de la cour :
1°) de réformer cette ordonnance en ce qu'elle écarte le surplus des moyens évoqués ;
2°) de suspendre l'exécution de l'arrêté du maire de Goudargues du 29 mars 2024 délivrant un permis de construire modificatif à l'EARL de Brès.
Il soutient que :
- en mentionnant la possibilité de former un pourvoi en cassation dans le délai de deux mois à l'encontre de l'ordonnance attaquée, la notification de cette ordonnance est erronée dès lors que seule la voie de l'appel est ouverte ; sa requête est recevable ;
- le permis de construire modificatif délivré le 29 mars 2024 ne pouvait plus être retiré après l'expiration du délai de trois mois fixé par l'article L. 424-5 du code de l'urbanisme ; le maire n'avait plus compétence pour prononcer le retrait de ce permis de construire ;
- si l'ordonnance attaquée doit être confirmée en ce qu'elle prononce la suspension de l'exécution de l'arrêté portant retrait et refus du permis modificatif, c'est à tort que la juge des référés n'a pas fait droit à sa demande de suspension de ce permis modificatif délivré le 29 mars 2024 ;
- le terrain d'assiette des travaux autorisés par ce permis modificatif est concerné par un aléa fort à très fort d'incendie de forêt ; il se situe également en zone agricole A du plan local d'urbanisme de la commune de Goudargues ;
- aucun élément du dossier ne vient étayer l'existence d'une activité agricole et le dossier n'a pas été soumis pour avis, à titre dérogatoire, au service économie agricole de la direction départementale des territoires et de la mer du Gard ;
- il n'est pas tenu compte du porter à connaissance du 11 octobre 2021 des services de l'Etat en ce qui concerne la prise en compte du risque incendie ; ce porter à connaissance préconise en dehors des zones urbanisées situées soumise à un aléa fort à très fort, de proscrire toute nouvelle construction ;
- le projet ne respecte pas les dispositions du plan local d'urbanisme applicable à la zone A ;
- en délivrant ce permis de construire modificatif, le maire de Goudargues a méconnu les dispositions de l'article R. 111-2 du code de l'urbanisme en raison du risque pour la sécurité publique ;
- les dispositions des articles A1 et A2 du règlement du plan local d'urbanisme ne permettent pas de réaliser une extension ni même une nouvelle construction non liée à une exploitation agricole ;
- les constructions à usage d'habitation autres que celles liées à une activité agricole, les constructions à usage d'artisanat et les abris voitures sont interdites ;
- l'aménagement du moulin à huile constitue un changement de destination non autorisé en zone A par le plan local d'urbanisme ; les hébergements hôteliers et les bâtiments à usage d'artisanat sont interdits ;
- le dossier ne comporte aucune indication concernant l'organisation des toitures ; le maire n'était pas en situation d'apprécier la conformité du projet à l'article A11 du règlement du plan local d'urbanisme ;
- la surface de stationnement n'est pas conforme aux exigences de l'article A12 du règlement du plan local d'urbanisme ;
- le dossier de demande de permis de construire est incomplet dès lors que le plan de masse ne permet pas de vérifier l'exactitude des travaux ; le dossier ne comporte pas de photographies permettant de situer le terrain dans son environnement lointain ou proche ; la notice descriptive ne précise pas les modifications apportées ; les éléments du dossier ne permettent pas de vérifier la répartition des surfaces qui n'est pas concordante entre les différents arrêtés ;
- le projet autorisé entraîne un changement de destination qui n'est pas autorisé en zone agricole ;
- il n'est pas justifié du volet agricole du projet ;
- en raison de l'importance du risque incendie dans ce secteur de la commune, tel que mentionné dans le porter à connaissance du risque feux de forêt du 11 octobre 2021, le permis de construire a été délivré en violation de l'article R. 111-2 du code de l'urbanisme.
Par un mémoire, enregistré le 15 décembre 2024, la commune de Goudargues, représentée par la SELARL Territoires Avocats, conclut à l'annulation de l'ordonnance de la juge des référés du tribunal administratif de Nîmes du 3 octobre 2024 en ce qu'elle écarte le surplus des moyens invoqués par le préfet du Gard et à la suspension de l'arrêté du 29 mars 2024 délivrant un permis de construire modificatif à l'EARL Domaine de Brès.
Elle soutient que les moyens développés par le préfet à l'appui de son appel contre l'ordonnance prise par la juge des référés du tribunal administratif de Nîmes sont fondés.
Par un mémoire en défense, enregistré le 17 décembre 2024, l'EARL de Brès, représentée par Me Jeanjean, conclut, à titre principal, au non-lieu à statuer, à titre subsidiaire, au rejet de la requête, à titre très subsidiaire, à la confirmation de l'ordonnance dans toutes ses dispositions et, en tout état de cause, à ce que soit mise à la charge de l'Etat une somme de 5 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle fait valoir que :
- à titre principal, il n'y a pas lieu d'ordonner la suspension du permis de construire modificatif délivré le 29 mars 2024, lequel a été entièrement exécuté ; une déclaration attestant l'achèvement et la conformité des travaux a été déposée le 12 décembre 2024 auprès des services de la commune de Goudargues ;
- à titre subsidiaire, l'appel formé par le préfet du Gard contre l'ordonnance rendue le 3 octobre 2024 est tardif ; la mention erronée des voies et délais de recours dans la notification de l'ordonnance est sans incidences sur l'opposabilité du délai d'appel de quinze jours ;
- à titre très subsidiaire, le dossier de demande de permis de construire modificatif n'est pas incomplet en ce qui concerne le plan de situation, le plan de masse et la notice descriptive ;
- le permis modificatif faisant suite à la délivrance d'un permis autorisant la construction d'un moulin à huile, de gîtes d'accueil pour l'étape équestre et une écurie, il n'était pas nécessaire de justifie de l'existence d'une activité agricole ;
- le formulaire Cerfa de demande de permis modificatif comporte une mention erronée en ce qui concerne une surface à destination d'artisanat de 48,58 m² ;
- les insuffisances ou erreurs affectant le dossier de demande de permis de construire, à les supposer avérées, n'ont pas eu d'incidence sur la légalité du permis de construire ;
- le projet ne méconnaît pas les dispositions des articles A1 et A2 du règlement du plan local d'urbanisme ; aucun logement supplémentaire n'est créé et le projet n'entraîne pas de changement de destination ;
- les exigences posées par l'article A11 du règlement du plan local d'urbanisme en ce qui concerne la pente des toitures sont respectées ;
- l'abri voiture d'une emprise de 46 m² pour l'accueil de deux véhicules respecte l'article A12 du règlement du plan local d'urbanisme ;
- au regard de la nature et des modifications apportées au permis initial, le projet n'engendre pas de risque pour la sécurité publique au regard du risque incendie et le permis n'a pas été délivré en violation de l'article R. 111-2 du code de l'urbanisme alors qu'est prévue une réserve d'incendie d'une capacité de 150 m3.
Vu
- les autres pièces du dossier ;
- la décision du 1er septembre 2022 du président de la cour administrative d'appel de Toulouse désignant M. Chabert, président de la 4ème chambre, pour juger les référés.
Vu :
- le code de l'environnement ;
- le code général des collectivités territoriales ;
- le code de l'urbanisme ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique du 17 décembre 2024 à 11 h 30 :
- le rapport de M. Chabert, juge des référés ;
- les observations de M. A, représentant le préfet du Gard, qui persiste dans ses conclusions par les mêmes moyens et précise, en outre, que la déclaration attestant l'achèvement et la conformité des travaux mentionne une surface de plancher de 47 m² alors que le formulaire de demande de permis modificatif fait état d'une surface de plancher nouvelle de 126,58 m², ne permettant pas d'établir que tous les travaux ont été réalisés ; il y a lieu de s'interroger sur la signature le 12 décembre 2024 par le maire de cette déclaration attestant l'achèvement et la conformité des travaux alors que la commune a conclu quelques jours plus tard à la suspension de l'exécution de l'arrêté du 29 mars 2024 ; la fin de non-recevoir opposée en défense par l'EARL de Brès tirée de la tardiveté de l'appel doit être écartée en raison du caractère erroné des voies et délais de recours lors de la notification de l'ordonnance attaquée ; il n'est nullement justifié d'un lien de nécessité entre une activité agricole et l'agrandissement de la piscine ;
- les observations de Me Teles, représentant la commune de Goudargues, qui persiste dans ses écritures ;
- et les observations de Me Jeanjean, représentant l'EARL Domaine de Brès qui persiste dans ses écritures en précisant que la surface de plancher de 47 m² mentionnée dans la déclaration attestant l'achèvement et la conformité des travaux se rapporte à la réalisation de la buanderie et de la chaufferie et que la surface de plancher de 126,58 m² figurant dans le tableau des surfaces de la demande de permis modificatif procède d'une erreur matérielle, le permis de construire initial ayant autorisé une surface de plancher de 127 m².
La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article L. 2131-6 du code général des collectivités territoriales auquel renvoie l'article L. 554-1 du code de justice administrative : " Le représentant de l'Etat dans le département défère au tribunal administratif les actes mentionnés à l'article L. 2131-2 qu'il estime contraires à la légalité dans les deux mois suivant leur transmission. / () Le représentant de l'Etat peut assortir son recours d'une demande de suspension. Il est fait droit à cette demande si l'un des moyens invoqués paraît, en l'état de l'instruction, propre à créer un doute sérieux quant à la légalité de l'acte attaqué. Il est statué dans un délai d'un mois. ".
2. Il ressort des pièces du dossier que l'EARL de Brès a obtenu le 29 juin 2016 un permis de construire n° PC 030 131 16 R0002 délivré par le maire de Goudargues pour la construction de trois gîtes d'étape équestre, une écurie et un moulin à huile avec création d'une surface de plancher de 127 m² sur un terrain situé au lieu-dit " Le Bois ". Un permis modificatif n° PC 030 131 16 R0002M01 a été délivré le 29 mars 2024 pour des travaux consistant à couvrir la terrasse pour la création d'une buanderie/rangement et d'une chaufferie/rangement avec modification de la toiture existante, à réaliser une pergola ainsi qu'un abri voiture, à modifier des ouvertures de façades, à réaménager la terrasse et à agrandir la piscine. Ce permis modificatif a été retiré et le permis a été refusé par un arrêté ultérieur du maire de Goudargues pris le 19 août 2024.
3. Le préfet du Gard a sollicité, sur le fondement des dispositions précitées du 3ème alinéa de l'article L. 2131-6 du code général des collectivités territoriale, la suspension de l'exécution du permis de construire modificatif délivré le 29 mars 2024 et de l'arrêté du 19 août 2024 par lequel le maire de Goudargues a retiré et refusé ce permis de construire. Par la présente requête, le préfet relève appel de l'ordonnance du 3 octobre 2024 de la juge des référés du tribunal administratif de Nîmes en tant que cette ordonnance écarte le surplus des moyens évoqués à l'encontre du permis modificatif accordé le 29 mars 2024 et sollicite du juge des référés de la cour la suspension de ce permis modificatif.
Sur l'exception de non-lieu à statuer opposée par l'EARL de Brès :
4. Les dispositions précitées de l'article L. 554-1 du code de justice administrative ne permettent au représentant de l'Etat d'obtenir la suspension d'une décision administrative qu'à la condition que celle-ci n'ait pas épuisé ses effets.
5. L'article L. 462-1 du code de l'urbanisme dispose que : " A l'achèvement des travaux de construction ou d'aménagement, une déclaration attestant cet achèvement et la conformité des travaux au permis délivré ou à la déclaration préalable est adressée à la mairie. () ".
6. Il ressort des pièces du dossier que, postérieurement à l'enregistrement de la requête du préfet du Gard, l'EARL de Brès a déposé auprès des services de la commune de Goudargues la déclaration attestant l'achèvement et la conformité de l'intégralité des travaux autorisés par le permis de construire modificatif délivré le 29 mars 2024. Cette déclaration mentionne une date de fin de travaux au 9 décembre 2024 et est revêtue de la signature du représentant de l'EARL de Brès et du maire de Goudargues à la date du 12 décembre 2024. Contrairement à ce qu'a indiqué le représentant du préfet du Gard à l'audience, la circonstance que le maire ait signé ce document le 12 décembre 2024 avant que la commune déclare dans son mémoire en défense enregistré le 15 décembre suivant s'associer aux conclusions de la requête, n'est pas de nature à remettre en cause l'achèvement des travaux à la date mentionnée. Il est vrai, comme l'a souligné à l'audience le représentant du préfet, qu'il existe une différence entre la surface de plancher nouvelle prévue dans le formulaire de demande de permis modificatif à hauteur de 126,58 m² et la surface de plancher créée indiquée dans la déclaration attestant l'achèvement et la conformité des travaux pour seulement 47 m². Toutefois, il ressort également des pièces du dossier que le permis modificatif délivré le 29 mars 2024 autorise une surface de plancher nouvelle de 47 m², le permis de construire initial délivré le 29 juin 2016 ayant quant à lui autorisé une surface de plancher de 127 m². Dans ces conditions, en l'absence d'autre contestation tant de la part du préfet du Gard que de la commune de Goudargues de la déclaration attestant l'achèvement et la conformité des travaux produite par l'EARL de Brès, il y a lieu de regarder les travaux autorisés par le permis modificatif dont la suspension est demandée comme étant achevés à la date de la présente ordonnance.
7. Il résulte de ce qui précède, sans qu'il soit besoin de se prononcer sur la fin de non-recevoir opposée en défense par l'EARL de Brès, qu'il n'y a pas lieu de statuer sur la requête présentée par le préfet du Gard à l'encontre de l'ordonnance rendue le 3 octobre 2024 par la juge des référés du tribunal administratif de Nîmes en tant qu'elle rejette la demande de suspension de l'exécution du permis de construire modificatif délivré le 29 mars 2024.
Sur les frais liés au litige :
8. En application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de l'Etat la somme que demande l'EARL de Brès au titre des frais exposés par elle et non compris dans les dépens.
O R D O N N E :
Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur la requête présentée par le préfet du Gard.
Articlé 2 : Les conclusions présentées par l'EARL de Brès sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à la ministre du logement et de la rénovation urbaine, à la commune de Goudargues et à l'entreprise agricole à responsabilité limitée de Brès.
Copie en sera adressée au préfet du Gard.
Fait à Toulouse, le 18 décembre 2024.
Le juge des référés,
D. Chabert La greffière,
N. Baali
La République mande et ordonne à la ministre du logement et de la rénovation urbaine en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.
Conseil d'État — N° 516229
Le juge des référés du Conseil d'État a rejeté la requête de M. B... qui demandait la suspension de l'exécution de la loi du pays n° 2026-4 du 15 mai 2026 portant création du code des douanes de Polynésie française. Le requérant invoquait une atteinte grave à plusieurs libertés fondamentales, mais le juge a estimé qu'il n'apportait aucun élément caractérisant une situation d'urgence justifiant une mesure de sauvegarde à très bref délai. La décision a été prise sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, en application de la procédure simplifiée prévue à l'article L. 522-3 du même code.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Versailles — N° CAA78-25VE03336
La Cour administrative d’appel de Versailles, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme C... contestant l’ordonnance du tribunal administratif de Versailles qui avait rejeté sa demande indemnitaire pour rupture abusive de son contrat de travail avec la commune de Carrières-sous-Poissy. La cour a confirmé que la demande de première instance était irrecevable, faute pour la requérante d’avoir produit la preuve du dépôt d’une demande indemnitaire préalable, condition nécessaire pour lier le contentieux. En l’absence de contestation de cette irrecevabilité, les moyens soulevés en appel ont été jugés inopérants. L’ordonnance a été rendue sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA02997
Suspension de refus de titre de séjour et d'obligation de quitter le territoire. La Cour administrative d'appel de Paris, statuant en référé, rejette la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 5 mai 2025. Le juge des référés estime la demande manifestement infondée, car le tribunal administratif a déjà validé la légalité de la décision par un jugement argumenté, sans qu'aucun moyen nouveau et sérieux ne soit soulevé. La requête est rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-26TL00807
Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, statuant en référé, rejette la requête de Mme B... comme manifestement irrecevable. Celle-ci contestait le refus de l’Office national des combattants de prendre en compte la totalité de ses jours de présence dans un camp de transit. La cour applique les articles R. 222-1, R. 811-7 et R. 612-1 du code de justice administrative, constatant que l’appel, non dispensé du ministère d’avocat, n’a pas été présenté par un avocat malgré la notification claire de cette obligation.
01/06/2026