mercredi 19 février 2025
| Juridiction | Cour administrative d'appel de Toulouse |
| Section | Cour administrative d'appel de Toulouse |
| N° Dossier | CAA31-24TL03043 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | plein contentieux |
| Publication | D |
| Formation | Juge des référés |
Vu la procédure suivante :
Procédure contentieuse antérieure :
M. A B a demandé au tribunal administratif de Nîmes de prononcer la décharge de la taxe sur la valeur ajoutée qui lui a été réclamée au titre des années 2011 à 2013 et de la cotisation foncière des entreprises auxquelles il a été assujetti au titre des mêmes années.
Par un jugement n° 2202375 du 4 octobre 2024, le tribunal administratif de Nîmes a rejeté sa demande.
Procédure devant la cour :
Par une requête, enregistrée le 4 septembre 2024, M. B, représentée par Me Fugier, demande à la cour :
1°) d'annuler ce jugement du tribunal administratif de Nîmes ;
2°) de prononcer la décharge de la taxe sur la valeur ajoutée qui lui a été réclamée au titre des années 2011 à 2013 et de la cotisation foncière des entreprises auxquelles il a été assujetti au titre des mêmes années ;
3°) de mettre à la charge de l'État le paiement d'une somme de 2 000 euros en application de l'article L .761-1 du code de justice administrative ainsi qu'aux dépens.
Il soutient qu'il a effectivement cessé toute activité individuelle en France à compter du 1er juillet 2011 dans le but de s'installer au Maroc.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code général des impôts et le livre des procédures fiscales ;
- le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. M. B a créé une entreprise individuelle exerçant une activité d'import-export, vente en gros, en demi-gros et au détail de produits de consommation pour la personne, la maison et le loisir. Le 3 mai 2022, il a été informé de la prochaine mise en œuvre effective d'une saisie de ses meubles à défaut de règlement comptable des impositions dont il restait redevable avant le 19 mai 2022. La réclamation contentieuse présentée par M. B pour obtenir la décharge de la taxe sur la valeur ajoutée et de la cotisation foncière des entreprises afférentes aux années 2011 à 2013 a fait l'objet d'une décision de rejet le 31 mai 2022.
2. M. B relève appel du jugement du 4 septembre 2024 par lequel le tribunal administratif de Nîmes a rejeté sa demande tendant à la décharge des impositions précitées.
3. Aux termes des dispositions de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, les présidents des formations de jugement des cours, " peuvent, par ordonnance rejeter () les requêtes d'appel manifestement dépourvues de fondement () ".
4. Il résulte de l'instruction que l'entreprise individuelle de M. B a débuté le 1er janvier 2002. Si l'appelant soutient qu'il a cessé son activité en France pour s'installer au Maroc, il ne produit aucune pièce justifiant du caractère effectif de sa cessation d'activité le 1er juillet 2011. Ne sauraient tenir lieu de telles pièces la déclaration et la publication de la fermeture du siège social et de la cessation juridique d'activité au registre du commerce et des sociétés le 5 juillet 2021, avec une date d'effet rétroactive au 1er juillet 2011, et la radiation auprès du greffe du tribunal de commerce d'Avignon, déclarée et publiée le 9 juillet 2021, toujours avec une date d'effet rétroactive au 1er juillet 2011. Dès lors, il ne peut se prévaloir d'un arrêt de ses opérations imposables antérieur à la date du 5 juillet 2021.
5. Il résulte de ce qui précède que la requête de M. B est manifestement dépourvue de fondement et doit, en tout état de cause, être rejetée en application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, précité y compris ses conclusions au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de M. B est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A B et au ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique.
Fait à Toulouse, le 19 février 2025.
Le président de la 1ère chambre,
Éric Rey-Bèthbéder
La République mande et ordonne au ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.
N°24TL03043
Conseil d'État — N° 516229
Le juge des référés du Conseil d'État a rejeté la requête de M. B... qui demandait la suspension de l'exécution de la loi du pays n° 2026-4 du 15 mai 2026 portant création du code des douanes de Polynésie française. Le requérant invoquait une atteinte grave à plusieurs libertés fondamentales, mais le juge a estimé qu'il n'apportait aucun élément caractérisant une situation d'urgence justifiant une mesure de sauvegarde à très bref délai. La décision a été prise sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, en application de la procédure simplifiée prévue à l'article L. 522-3 du même code.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Versailles — N° CAA78-25VE03336
La Cour administrative d’appel de Versailles, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme C... contestant l’ordonnance du tribunal administratif de Versailles qui avait rejeté sa demande indemnitaire pour rupture abusive de son contrat de travail avec la commune de Carrières-sous-Poissy. La cour a confirmé que la demande de première instance était irrecevable, faute pour la requérante d’avoir produit la preuve du dépôt d’une demande indemnitaire préalable, condition nécessaire pour lier le contentieux. En l’absence de contestation de cette irrecevabilité, les moyens soulevés en appel ont été jugés inopérants. L’ordonnance a été rendue sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA02997
Suspension de refus de titre de séjour et d'obligation de quitter le territoire. La Cour administrative d'appel de Paris, statuant en référé, rejette la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 5 mai 2025. Le juge des référés estime la demande manifestement infondée, car le tribunal administratif a déjà validé la légalité de la décision par un jugement argumenté, sans qu'aucun moyen nouveau et sérieux ne soit soulevé. La requête est rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-26TL00807
Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, statuant en référé, rejette la requête de Mme B... comme manifestement irrecevable. Celle-ci contestait le refus de l’Office national des combattants de prendre en compte la totalité de ses jours de présence dans un camp de transit. La cour applique les articles R. 222-1, R. 811-7 et R. 612-1 du code de justice administrative, constatant que l’appel, non dispensé du ministère d’avocat, n’a pas été présenté par un avocat malgré la notification claire de cette obligation.
01/06/2026