mercredi 26 mars 2025
| Juridiction | Cour administrative d'appel de Toulouse |
| Section | Cour administrative d'appel de Toulouse |
| N° Dossier | CAA31-25TL00225 |
| Type | Ordonnance |
| Publication | C |
| Formation | Juge des référés |
Vu la procédure suivante :
Procédure contentieuse antérieure :
M. B A a demandé au tribunal administratif de Montpellier d'annuler la délibération du conseil de métropole de Montpellier Méditerranée Métropole du 26 juillet 2022 approuvant les termes de l'avenant n° 3 du contrat de délégation de service public concernant l'exploitation des parcs de stationnement Antigone et Comédie en tant qu'il créé un tarif de traversée du tunnel à trois euros toute taxe comprise, ensemble la décision implicite rejetant la demande d'abrogation de la délibération.
Par un jugement n° 2304535 du 3 décembre 2024, le tribunal administratif de Montpellier a rejeté sa demande.
Procédure devant la cour :
Par une requête, enregistrée le 30 janvier 2025, M. A, représenté par Me Guyon, demande à la cour :
1°) d'annuler ce jugement du 3 décembre 2024 du tribunal administratif de Montpellier ;
2°) à titre principal, d'annuler, sur le fondement d'un moyen de légalité interne, la délibération du 26 juillet 2022 instaurant un péage au tunnel de la Comédie, ensemble la décision implicite rejetant la demande d'abrogation de la délibération ;
3°) à titre subsidiaire, d'annuler la délibération du 26 juillet 2022 instaurant un péage au tunnel de la Comédie, ensemble la décision de rejet de la demande d'abrogation de la délibération ;
4°) à titre infiniment subsidiaire, d'abroger la délibération du 26 juillet 2022 instaurant un péage au tunnel de la Comédie, ensemble la décision de rejet de la demande d'abrogation de la délibération ;
5°) d'enjoindre à la commune de Montpellier et à Montpellier Méditerranée Métropole de mettre fin à l'instauration du péage sous le tunnel de la Comédie pour le transit, sous astreinte de 100 euros par jour de retard à compter de la notification de la décision à intervenir ;
6°) de mettre à la charge de la commune de Montpellier et de Montpellier Méditerranée Métropole la somme de 2 500 euros chacune en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- la requête est recevable ;
- le jugement est insuffisamment motivé ;
- les premiers juges ont entaché leur décision d'une erreur de droit en faisant application de la jurisprudence " Tarn-et-Garonne " du Conseil d'État en date du 4 avril 2014 ;
- ils ont entaché leur décision d'une erreur de droit dans l'application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ;
- la délibération est entachée d'incompétence, la métropole ne justifiant pas de sa compétence et la délibération étant signée par une personne n'étant pas habilitée ;
- la décision rejetant la demande d'abrogation est entachée d'incompétence ;
- les décisions en litige sont insuffisamment motivées ;
- en n'effectuant aucune étude d'impact préalable, la commune de Montpellier a méconnu l'article 65 de la loi inséré au sein de l'article 1609 quater A du code général des impôts ;
- l'article L. 153-1 du code de la voirie routière est méconnu dès lors que le conseil municipal n'a pas procédé à une mise en balance des coûts et des avantages procurés aux personnes devant payer la redevance aux fins de circuler sous le tunnel de la Comédie ;
- la délibération du 26 juillet 2022 constitue une violation disproportionnée de la liberté d'aller et venir ;
- la délibération est entachée d'une erreur de droit en raison de la méconnaissance du principe d'égalité devant les charges publiques ;
- la délibération et la décision de refus d'abrogation sont entachées d'une erreur de droit au regard de l'atteinte portée au droit à la vie privée et familiale ;
- la délibération et la décision de refus d'abrogation de la délibérations portent atteinte à la liberté du commerce et de l'industrie ;
- elles sont entachées d'une erreur manifeste d'appréciation ;
- le tarif pratiqué est disproportionné au regard du service rendu.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. M. A relève appel du jugement, en date du 3 décembre 2024, par lequel le tribunal administratif de Montpellier a rejeté comme irrecevable son recours pour excès de pouvoir dirigé contre la délibération du 26 juillet 2022 du conseil de métropole de Montpellier Méditerranée Métropole approuvant les termes de l'avenant n° 3 du contrat de délégation de service public concernant l'exploitation des parcs de stationnement Antigone et Comédie en tant qu'il créé un tarif de traversée du tunnel à trois euros toute taxe comprise et contre la décision implicite rejetant la demande d'abrogation de la délibération.
2. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : () les présidents des formations de jugement des cours () peuvent, () par ordonnance, rejeter () après l'expiration du délai de recours () les requêtes d'appel manifestement dépourvues de fondement () ".
3. En premier lieu, aux termes de l'article L. 9 du code de justice administrative : " Les jugements sont motivés ".
4. Si l'appelant soutient qu'en rejetant la requête, le tribunal administratif de Montpellier a insuffisamment motivé sa décision, il n'assortit pas son moyen des précisions suffisantes permettant d'en apprécier le bien-fondé. En tout état de cause, le jugement précise les raisons pour lesquelles le tribunal a estimé que la requête de première instance était irrecevable et est, par suite, suffisamment motivé.
5. En deuxième lieu, d'une part, indépendamment des actions dont disposent les parties à un contrat administratif et des actions ouvertes devant le juge de l'excès de pouvoir contre les clauses réglementaires d'un contrat ou devant le juge du référé contractuel sur le fondement des articles L. 551-13 et suivants du code de justice administrative, tout tiers à un contrat administratif susceptible d'être lésé dans ses intérêts de façon suffisamment directe et certaine par sa passation ou ses clauses est recevable à former devant le juge du contrat un recours de pleine juridiction contestant la validité du contrat ou de certaines de ses clauses non réglementaires qui en sont divisibles. En application de ce principe, la légalité d'une délibération approuvant un avenant à un contrat ne peut être contestée qu'à l'occasion d'un recours de pleine juridiction en contestation de la validité de l'avenant lui-même.
7. D'autre part, indépendamment du recours de pleine juridiction dont disposent les tiers à un contrat administratif pour en contester la validité, dans les conditions rappelées au point 5
ci-dessus, ou du recours pour excès de pouvoir susceptible d'être formé contre les clauses réglementaires d'un tel contrat, les tiers qui se prévalent d'intérêts auxquels l'exécution du contrat est de nature à porter une atteinte directe et certaine sont recevables à contester devant le juge de l'excès de pouvoir la légalité de l'acte administratif portant approbation du contrat.
8. Les actes d'approbation d'un contrat visés au point précédent sont seulement ceux qui émanent d'une autorité distincte des parties contractantes, qui concernent des contrats déjà signés et qui sont nécessaires à leur entrée en vigueur. Ne sont pas au nombre de ces actes ceux qui interviennent, en réalité, dans le cadre de la conclusion même du contrat.
9. Ainsi qu'il a été dit au point 1, la délibération contestée approuve les termes de l'avenant n° 3 du contrat de délégation de service public concernant l'exploitation des parcs de stationnement Antigone et Comédie conclu entre Montpellier Méditerranée Métropole et la société publique locale TaM et autorise le président de la métropole à signer l'avenant. Le conseil de métropole, duquel émane la délibération en litige, est un organe de Montpellier Méditerranée Métropole, signataire de la délégation de service public relative à l'exploitation des parkings Antigone et Comédie. Il résulte de ce qui précède que la délibération contestée n'est pas un acte d'approbation au sens des règles précédemment énoncées. Par suite, M. A n'était pas recevable à former devant le juge du contrat un recours pour excès de pouvoir contestant la validité de la délibération du conseil de métropole de Montpellier Méditerranée Métropole du 26 juillet 2022 approuvant les termes de l'avenant n° 3 du contrat de délégation de service public concernant l'exploitation des parkings Antigone et Comédie et contestant la validité de la décision implicite rejetant la demande d'abrogation de la délibération.
10. Il résulte de tout ce qui précède que la requête de M. A est manifestement dépourvue de fondement et doit être rejetée selon la modalité prévue par les dispositions précitées de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, y compris ses conclusions aux fins d'injonction sous astreinte et celles présentées sur le fondement de l'article L. 761-1 du code précité.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de M. A est rejetée.
Article 2 : Le présent arrêt sera notifié à M. B A.
Copie en sera adressée à la commune de Montpellier et à Montpellier Méditerranée Métropole.
Fait à Toulouse, le 26 mars 2025.
Le président de la 1ère chambre
Éric Rey-Bèthbéder
La République mande et ordonne au préfet de l'Hérault en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Conseil d'État — N° 516229
Le juge des référés du Conseil d'État a rejeté la requête de M. B... qui demandait la suspension de l'exécution de la loi du pays n° 2026-4 du 15 mai 2026 portant création du code des douanes de Polynésie française. Le requérant invoquait une atteinte grave à plusieurs libertés fondamentales, mais le juge a estimé qu'il n'apportait aucun élément caractérisant une situation d'urgence justifiant une mesure de sauvegarde à très bref délai. La décision a été prise sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, en application de la procédure simplifiée prévue à l'article L. 522-3 du même code.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Versailles — N° CAA78-25VE03336
La Cour administrative d’appel de Versailles, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme C... contestant l’ordonnance du tribunal administratif de Versailles qui avait rejeté sa demande indemnitaire pour rupture abusive de son contrat de travail avec la commune de Carrières-sous-Poissy. La cour a confirmé que la demande de première instance était irrecevable, faute pour la requérante d’avoir produit la preuve du dépôt d’une demande indemnitaire préalable, condition nécessaire pour lier le contentieux. En l’absence de contestation de cette irrecevabilité, les moyens soulevés en appel ont été jugés inopérants. L’ordonnance a été rendue sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA02997
Suspension de refus de titre de séjour et d'obligation de quitter le territoire. La Cour administrative d'appel de Paris, statuant en référé, rejette la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 5 mai 2025. Le juge des référés estime la demande manifestement infondée, car le tribunal administratif a déjà validé la légalité de la décision par un jugement argumenté, sans qu'aucun moyen nouveau et sérieux ne soit soulevé. La requête est rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-26TL00807
Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, statuant en référé, rejette la requête de Mme B... comme manifestement irrecevable. Celle-ci contestait le refus de l’Office national des combattants de prendre en compte la totalité de ses jours de présence dans un camp de transit. La cour applique les articles R. 222-1, R. 811-7 et R. 612-1 du code de justice administrative, constatant que l’appel, non dispensé du ministère d’avocat, n’a pas été présenté par un avocat malgré la notification claire de cette obligation.
01/06/2026