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AccueilJurisprudence administrativeN° CAA31-25TL01414

Cour administrative d'appel de Toulouse — Décision N° CAA31-25TL01414

mercredi 8 avril 2026

JuridictionCour administrative d'appel de Toulouse
SectionCour administrative d'appel de Toulouse
N° DossierCAA31-25TL01414
TypeOrdonnance
Recoursexcès de pouvoir
PublicationD
FormationJuge des référés
Avocat requérantSCP RIVIERE & ASSOCIES

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Procédure contentieuse antérieure :

M. A... B... a demandé au tribunal administratif de Nîmes d’annuler, d’une part, l’arrêté du 22 mai 2025 par lequel le préfet de Vaucluse lui a fait obligation de quitter le territoire français sans délai en fixant le pays de destination de cette mesure et lui a fait interdiction de retour sur le territoire français pour une durée de trois ans et, d’autre part, l’arrêté du même jour par lequel la même autorité l’a assigné à résidence pour une durée de quarante-cinq jours.

Par un jugement n° 2502247 du 12 juin 2025, le magistrat désigné par le président du tribunal administratif de Nîmes a rejeté sa demande.

Procédure devant la cour :

Par une requête, enregistrée le 10 juillet 2025, M. B..., représenté par Me Deleau, demande à la cour :

1°) d’annuler ce jugement du 12 juin 2025 ;

2°) d’annuler, d’une part, l’arrêté du 22 mai 2025 par lequel le préfet de Vaucluse l’a obligé à quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays de renvoi et lui a fait interdiction de retour sur le territoire français pour une durée de trois ans et, d’autre part, l’arrêté du même jour par lequel la même autorité l’a assigné à résidence pour une durée de quarante-cinq jours ;

3°) de mettre à la charge de l’État la somme de 3 000 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :
- la décision portant obligation de quitter le territoire français est entachée d’un défaut de motivation et d’un défaut d’examen de sa situation ;
- elle méconnaît les stipulations des articles 3 et 8 de convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales et est entachée d’une erreur manifeste d’appréciation de sa situation ;
- la décision portant refus de délai de départ volontaire est entachée d’un défaut de motivation ;
- elle est entachée d’une erreur de fait ;
- elle est entachée d’une erreur manifeste d’appréciation des conséquences qu’elle emporte sur sa situation personnelle ;
- la décision portant interdiction de retour sur le territoire français est entachée d’un défaut de motivation et d’un défaut d’examen de sa situation ;
- elle est entachée d’une erreur manifeste d’appréciation ;
- l’arrêté portant assignation est privé de base légale ;
- il méconnaît les dispositions de l’article L. 731-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, sa situation ne présentant pas de perspectives raisonnables d’éloignement en raison de ce qu’il est dépourvu de tout document d’identité ou de voyage en cours de validité et qu’il n’est pas établi qu’il serait admis dans son pays d’origine ;
- il est entachée d’une erreur manifeste d’appréciation de sa situation.


Vu les autres pièces du dossier.

Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales ;
- le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ;
- le code de justice administrative.


Considérant ce qui suit :

Aux termes du dernier alinéa de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « (…) les présidents des formations de jugement des cours (…) peuvent (…) par ordonnance, rejeter (…) après l’expiration du délai de recours (…) les requêtes d’appel manifestement dépourvues de fondement. (…) ».

M. B..., ressortissant turc, né le 16 octobre 1990, relève appel du jugement du 12 juin 2025 par lequel le magistrat désigné par le président du tribunal administratif de Nîmes a rejeté sa demande tendant à l’annulation, d’une part, de l’arrêté du 22 mai 2025 par lequel le préfet de Vaucluse lui a fait obligation de quitter le territoire français sans délai en fixant le pays de destination de cette mesure et lui a fait interdiction de retour sur le territoire français pour une durée de trois ans, et, d’autre part, l’arrêté du même jour par lequel le préfet l’a assigné à résidence pour une durée de quarante-cinq jours.

Sur l’obligation de quitter le territoire français :

En premier lieu, la décision en litige vise les textes dont il a été fait application et rappelle les éléments de faits essentiels relatifs à la situation de M. B..., en particulier qu’il s’est vu rejeter définitivement le bénéfice de l’asile par une décision de la Cour nationale du droit d’asile du 29 décembre 2023, qu’il a déclaré être entré irrégulièrement en France en 2022, être en cours de séparation avec son épouse résidant en Allemagne avec leurs quatre enfants, et ne pas disposer d’attaches familiales sur le territoire français ni disposer de ressources régulières. Par suite, la décision en litige comporte un énoncé suffisant des circonstances de fait et de droit qui la fondent, et il ne résulte ni de cette motivation ni des pièces du dossier que le préfet de Vaucluse aurait commis un défaut d’examen de la situation de M. B....

En deuxième lieu, aux termes des stipulations de l’article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : « 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. / 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui ».

Alors que, selon ses propres déclarations, son épouse avec laquelle il serait en cours de séparation réside en Allemagne avec leurs quatre enfants, M. B... ne justifie pas qu’il aurait fixé en France le centre de ses intérêts privés et familiaux. Par ailleurs, la double circonstance, de plus non établie, que son frère avec lequel il ne justifie pas entretenir de liens, résiderait en France, et qu’il vivrait au domicile d’un proche, ne permet pas d’établir qu’il serait intégré socialement. En outre, il ressort des pièces du dossier que l’appelant a déjà fait l’objet d’une précédente mesure d’éloignement édictée par le préfet de Vaucluse et notifiée le 2 février 2024 qu’il ne démontre pas avoir exécutée. Dans ces conditions, alors qu’il n’établit pas qu’il serait isolé en cas de retour dans son pays d’origine, M. B... n’est pas fondé à soutenir que la décision portant obligation de quitter le territoire français en litige porterait une atteinte disproportionnée à son droit à mener en France une vie privée et familiale normale au regard des buts qu’elle poursuit. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations de l’article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales doit être écarté. Pour les mêmes motifs, le moyen tiré de l’erreur manifeste d’appréciation de sa situation doit être écarté.

En troisième lieu, M. B... ne peut utilement se prévaloir, à l’encontre de la décision portant obligation de quitter le territoire français en litige, de la circonstance qu’il était soumis à des risques en cas de retour dans son pays d’origine, en méconnaissance de l’article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales, cette décision n’ayant par elle-même ni pour objet ni pour effet de fixer le pays à destination duquel il pourra être renvoyé.

Sur le refus de délai de départ volontaire :

En premier lieu, la décision portant refus de délai de départ volontaire vise les textes dont il a été fait application et précise les raisons pour lesquelles le préfet de Vaucluse a refusé d’accorder un délai de départ volontaire à M. B.... A ce titre, la décision rappelle que l’intéressé est entré irrégulièrement en France, n’a pas sollicité la délivrance d’un titre de séjour, est démuni de documents d’identité ou de voyage en cours de validité et ne dispose pas d’une résidence effective et permanente sur le territoire français, de telle sorte qu’il existe un risque qu’il se soustraie à la mesure d’éloignement. Dans ces conditions, alors que la motivation d’une décision administrative ne se confond pas avec le bien-fondé de ses motifs, la décision portant refus de délai de départ volontaire en litige est suffisamment motivée.

En deuxième lieu, aux termes de l’article L. 612-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile : « L'étranger faisant l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français dispose d'un délai de départ volontaire de trente jours à compter de la notification de cette décision. Aux termes de l’article L. 612-2 du même code : « Par dérogation à l'article L. 612-1, l'autorité administrative peut refuser d'accorder un délai de départ volontaire dans les cas suivants : (…) 3° Il existe un risque que l'étranger se soustraie à la décision portant obligation de quitter le territoire français dont il fait l'objet. ». Aux termes de l’article L. 612-3 de ce code : « Le risque mentionné au 3° de l'article L. 612-2 peut être regardé comme établi, sauf circonstance particulière, dans les cas suivants : 1° L'étranger, qui ne peut justifier être entré régulièrement sur le territoire français, n'a pas sollicité la délivrance d'un titre de séjour ;/ (…) 8° L'étranger ne présente pas de garanties de représentation suffisantes, notamment parce qu'il ne peut présenter des documents d'identité ou de voyage en cours de validité, (…) qu'il ne justifie pas d'une résidence effective et permanente dans un local affecté à son habitation principale (…) ».

En produisant seulement une carte d’identité turque valide jusqu’au 14 juin 2031, M. B... ne démontre pas qu’il dispose de garanties de représentation suffisantes en raison notamment de ce qu’il ne justifie pas d’une résidence effective et permanente dans un local affecté à son habitation principale. Par ailleurs, l’appelant ne conteste pas qu’il est entré irrégulièrement en France et n’a pas sollicité la délivrance d’un titre de séjour. Enfin, tel que l’a relevé à bon droit le premier juge, il ressort de la lecture de l’arrêté en litige que le préfet de Vaucluse n’a pas fondé sa décision de refus de délai de départ volontaire sur les faits de « menace de mort réitérées » ni sur le placement de l’intéressé en garde à vue. Par suite, les moyens tirés de l’erreur de fait et de l’erreur de droit doivent être écartés.

En troisième lieu, l’appelant reprend dans les mêmes termes et sans critique utile du jugement qu’il attaque le moyen tiré de ce que la décision portant refus de délai de départ volontaire est entachée d’une erreur manifeste d’appréciation des conséquences qu’elle emporte sur sa situation. Il y a lieu, dès lors, d’écarter ce moyen par adoption des motifs retenus à bon droit par le premier juge au point 10 du jugement attaqué.

Sur le pays de renvoi :

Si l’appelant entend soutenir que la décision fixant le pays de renvoi méconnaît les stipulations de l’article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales dès lors qu’il serait exposé à des menaces de la part de la famille de son ancienne épouse, et qu’en raison de ses origines kurdes et de son engagement au sein du parti démocratique des peuples (HDP), il serait exposé à des persécutions de la part des autorités turques, les documents qu’il produit, dont un reçu de paiement d’une cotisation d’adhésion au parti ainsi qu’un document présenté comme un mandat d’arrêt émis par un juge du tribunal de Gazantiep ne sont pas suffisants pour établir la réalité des craintes que M. B... allègue encourir en cas de retour dans son pays d’origine. Au demeurant, sa demande d’asile a été définitivement rejetée par une décision de la Cour nationale du droit d’asile du 29 décembre 2023. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations de l’article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales doit être écarté.

Sur l’interdiction de retour sur le territoire français :

Aux termes de l’article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : « Lorsqu'aucun délai de départ volontaire n'a été accordé à l'étranger, l'autorité administrative assortit la décision portant obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français. Des circonstances humanitaires peuvent toutefois justifier que l'autorité administrative n'édicte pas d'interdiction de retour. / Les effets de cette interdiction cessent à l'expiration d'une durée, fixée par l'autorité administrative, qui ne peut excéder cinq ans à compter de l'exécution de l'obligation de quitter le territoire français, et dix ans en cas de menace grave pour l'ordre public. » L’article L. 612-10 du même code dispose que : « Pour fixer la durée des interdictions de retour mentionnées aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative tient compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France, de la circonstance qu'il a déjà fait l'objet ou non d'une mesure d'éloignement et de la menace pour l'ordre public que représente sa présence sur le territoire français. / Il en est de même pour l'édiction et la durée de l'interdiction de retour mentionnée à l'article L. 612-8 (…) ».

Il résulte de ces dispositions que l’autorité compétente doit, pour décider de prononcer à l’encontre de l’étranger soumis à l’obligation de quitter le territoire français assortie d’une interdiction de retour et en fixer la durée, tenir compte, dans le respect des principes constitutionnels, des principes généraux du droit et des règles résultant des engagements internationaux de la France, des quatre critères qu’elles énumèrent, sans pouvoir se limiter à ne prendre en compte que l’un ou plusieurs d’entre eux. La décision d’interdiction de retour doit comporter l’énoncé des considérations de droit et de fait qui en constituent le fondement, de sorte que son destinataire puisse à sa seule lecture en connaître les motifs. Si cette motivation doit attester de la prise en compte par l’autorité compétente, au vu de la situation de l’intéressé, de l’ensemble des critères prévus par la loi, aucune règle n’impose que le principe et la durée de l’interdiction de retour fassent l’objet de motivations distinctes, ni que soit indiquée l’importance accordée à chaque critère.

En premier lieu, la décision portant interdiction de retour sur le territoire français en litige vise les textes dont il a été fait application et indique les raisons pour lesquelles le préfet de Vaucluse a édicté à l’encontre de M. B... une interdiction de retour d’une durée de trois ans. A cet égard, la décision rappelle que l’intéressé est entré irrégulièrement en France au cours de l’année 2022, déclare que son frère réside en France sans établir être isolé dans son pays d’origine, et n’établit pas avoir exécuté une précédente mesure d’éloignement prise à son encontre. Par suite, alors que la motivation d’une décision administrative ne se confond pas avec le bien-fondé de ses motifs, la décision portant interdiction de retour sur le territoire français en litige est suffisamment motivée.

En deuxième lieu, si M. B... entend soutenir que le préfet de Vaucluse, en ne prenant pas en compte les risques qu’il encourt en cas de retour dans son pays d’origine, n’a pas examiné les circonstances humanitaires relatives à sa situation justifiant qu’il ne fasse pas l’objet d’une interdiction de retour sur le territoire français, il ressort des termes mêmes de l’arrêté en litige que l’autorité préfectorale a précisé qu’il n’établit pas être exposé à des traitements contraires à la convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales. Cet examen permet d’établir que la situation de l’intéressé n’a pas été insuffisamment prise en compte par le préfet.

En troisième lieu, il résulte de ce qui a été exposé précédemment que M. B..., est entré irrégulièrement en France au cours de l’année 2022, n’établit pas y avoir fixé le centre de ses intérêts privés et familiaux, que ses enfants résident en Allemagne, et qu’il a fait l’objet d’une précédente mesure d’éloignement non exécutée. Par ailleurs, la circonstance, non établie, qu’il serait soumis à des risques pour sa sécurité en cas de retour dans son pays d’origine, n’est pas susceptible de constituer une circonstance humanitaire au sens de l’article L. 612-6 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Dans ces conditions, les éléments qui précèdent suffisent à justifier, dans son principe et sa durée, l’interdiction de retour sur le territoire français d’une durée de trois ans édictée à son égard, et le préfet de Vaucluse n’a pas entaché cette décision d’une erreur manifeste d’appréciation.

Sur l’assignation à résidence :

En premier lieu, il résulte de ce qui a été dit précédemment que M. B... n’est pas fondé à exciper de l’illégalité de l’arrêté portant obligation de quitter le territoire français sans délai à l’égard de la décision par laquelle le préfet de Vaucluse l’a assigné à résidence.

En deuxième lieu, aux termes des dispositions du 1° de l’article L. 731-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile : « L’autorité administrative peut assigner à résidence l’étranger qui ne peut quitter immédiatement le territoire français mais dont l’éloignement demeure une perspective raisonnable, dans les cas suivants : / 1° L’étranger fait l’objet d’une décision portant obligation de quitter le territoire français, prise moins de trois ans auparavant, pour laquelle le délai de départ volontaire est expiré ou n’a pas été accordé (…) ».

En soutenant qu’il n’est pas établi qu’il pourrait être réadmis dans son pays d’origine et qu’il ne dispose pas d’un passeport en cours de validité, M. B... ne démontre pas suffisamment que son éloignement ne demeure pas une perspective raisonnable au sens de l’article L. 731-1 précité du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Par suite, le moyen tiré de l’erreur de droit et de l’erreur d'appréciation soulevé à cet égard doit être écarté.

En dernier lieu, si la décision en litige oblige M. B... à se présenter trois fois par semaine les lundis, mercredis et vendredis au commissariat de police d’Avignon entre 9h00 et 11h00 afin de vérifier qu’il respecte la mesure d’assignation à résidence et lui interdit de sortir du département du Vaucluse sans autorisation, il ne ressort pas des pièces du dossier que de telles contraintes seraient excessives au regard de sa situation particulière. Par suite, le moyen tiré de l’erreur d’appréciation doit être écarté.

Il résulte de tout ce qui précède que la requête de M. B... est manifestement dépourvue de fondement. Dès lors, ses conclusions présentées à fin d’annulation peuvent être rejetées en application du dernier alinéa de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Il en va de même, par voie de conséquence, des conclusions tendant à l’application des dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.


O R D O N N E :


Article 1er : La requête de M. B... est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A... B... et au ministre de l’intérieur.

Copie en sera adressée au préfet de Vaucluse.


Fait à Toulouse, le 8 avril 2026.


Le président de la 1ère chambre,

signé

Frédéric Faïck


La République mande et ordonne au ministre de l’intérieur, en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente ordonnance.


Pour expédition conforme,
La greffière en chef,

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