LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° CAA31-25TL01972

Cour administrative d'appel de Toulouse — Décision N° CAA31-25TL01972

jeudi 18 décembre 2025

JuridictionCour administrative d'appel de Toulouse
SectionCour administrative d'appel de Toulouse
N° DossierCAA31-25TL01972
TypeDécision
Recoursexcès de pouvoir
PublicationD
FormationJuge des référés

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Procédure contentieuse antérieure :

Mme B... A... a demandé au tribunal administratif de Montpellier d’assurer l’exécution de son jugement 2306700 rendu le 21 juin 2024, soit d’enjoindre à la rectrice de l’académie de Montpellier de la réintégrer dans son emploi au lycée Germaine Tillon de Castelnaudary ou dans un emploi identique, dans un délai d’un mois et sous astreinte de 200 euros par jour de retard, et de mettre à la charge de l’Etat à verser à son avocat une somme de 1 500 euros au titre de l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991.

Par un jugement n° 2406267 du 26 septembre 2025, le tribunal administratif de Montpellier a rejeté cette demande.

Procédure devant la cour :

Par une requête enregistrée le 30 septembre 2025 sous le n° 25TL01972, Mme A..., demande au juge des référés de la cour sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative :

de suspendre l’exécution de ce jugement et de l’arrêté du 1er février 2024 par lequel la rectrice de l’académie de Montpellier l’a affectée au collège Saint-Exupéry de Bram (Aude) ;

d’enjoindre à la rectrice de l’académie de Montpellier de l’affecter au collège Germaine Tillon de Castelnaudary ;

de mettre à la charge de l’Etat la somme de 1 000 euros au titre des dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :
- la condition d’urgence est remplie au regard des conséquences financières de son affectation à Bram, des répercussions sur son état de santé alors qu’elle est handicapée et d’un préjudice professionnel irréversible ;
- l’urgence est aussi caractérisé dès lors que l’administration n’exécute pas un jugement définitif ;
- il existe un doute sérieux sur la légalité de la décision contestée dès lors que l’administration l’a réintégrée dans un emploi qui n’est manifestement pas identique au regard des différences pédagogiques, des conditions matérielles, de l’éloignement géographique et d’un emploi du temps inadapté ;
- l’administration méconnaît les obligations légales s’attachant aux emplois des personnes handicapées résultant des articles L. 5213-6 du code du travail, L. 811-1 du code général de la fonction publique et la directive de l’union européenne imposant des aménagements raisonnables effectifs ;
- cette affectation à Bram constitue une discrimination caractérisée au sens de l’article L. 131-2 du code général de la fonction publique, une violation de l’obligation d’aménagement de l’article L. 5213-6 du code du travail et une rupture d’égalité de traitement en violation de l’article L. 131-1 du code général de la fonction publique ;
- la réintégration est formelle et méconnaît l’autorité de chose jugée.

Vu :
-
la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
-
le code de justice administrative.


Considérant ce qui suit :

Aux termes de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : « Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision ». Aux termes de l'article L. 522-3 du même code : « Lorsque la demande ne présente pas un caractère d’urgence ou lorsqu’il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, qu’elle est irrecevable ou qu’elle est mal fondée, le juge des référés peut la rejeter par une ordonnance motivée sans qu’il y ait lieu d’appliquer les deux premiers alinéas de l’article L. 522-1 ».

D’une part les dispositions précitées de l’article L. 521-1 du code de justice administrative ne permettent pas au juge des référés d’une cour administrative d’appel de suspendre l’exécution d’un jugement d’un tribunal administratif.

D’autre part le jugement du 26 septembre 2025 du tribunal administratif de Montpellier ne s’est pas prononcé sur une demande d’annulation de l’arrêté du 1er février 2024 par lequel la rectrice de l’académie de Montpellier a affecté la requérante au collège Saint-Exupéry de Bram dès lors qu’il n’était saisi que d’une demande d’exécution d’un précédent jugement par lequel il avait annulé une décision du 26 septembre 2023. Si la cour est aussi saisie d’une requête au fond contre le jugement du 26 septembre 2025, celle-ci ne comporte pas de conclusions en annulation de la décision du 1er février 2024 qui au demeurant seraient irrecevables comme nouvelles en appel. En l’absence d’une requête en annulation la demande de suspension ne satisfait pas aux conditions de l’article L. 521-1 du code de justice administrative.

Il résulte de ce qui précède que la demande de suspension est manifestement irrecevable. Il y a lieu, dans ces conditions de faire application de l'article L. 522-3 précité du code de justice administrative et de rejeter la requête dans l’ensemble de ses conclusions.


O R D O N N E :


Article 1er : La requête de Mme A... est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B... A... et au ministre de l’éducation nationale.

Copie en sera adressée à la rectrice de l’académie de Montpellier.


Fait à Toulouse, le 18 décembre 2025.


Le président,

signé

J. F MOUTTE

La République mande et ordonne au ministre de l'éducation nationale en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente ordonnance.

Pour expédition conforme,
La greffière en chef,


Décisions similaires

CEExcès de pouvoir

Conseil d'État — N° 516229

Le juge des référés du Conseil d'État a rejeté la requête de M. B... qui demandait la suspension de l'exécution de la loi du pays n° 2026-4 du 15 mai 2026 portant création du code des douanes de Polynésie française. Le requérant invoquait une atteinte grave à plusieurs libertés fondamentales, mais le juge a estimé qu'il n'apportait aucun élément caractérisant une situation d'urgence justifiant une mesure de sauvegarde à très bref délai. La décision a été prise sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, en application de la procédure simplifiée prévue à l'article L. 522-3 du même code.

01/06/2026

CAA78plein contentieux

Cour administrative d'appel de Versailles — N° CAA78-25VE03336

La Cour administrative d’appel de Versailles, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme C... contestant l’ordonnance du tribunal administratif de Versailles qui avait rejeté sa demande indemnitaire pour rupture abusive de son contrat de travail avec la commune de Carrières-sous-Poissy. La cour a confirmé que la demande de première instance était irrecevable, faute pour la requérante d’avoir produit la preuve du dépôt d’une demande indemnitaire préalable, condition nécessaire pour lier le contentieux. En l’absence de contestation de cette irrecevabilité, les moyens soulevés en appel ont été jugés inopérants. L’ordonnance a été rendue sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.

01/06/2026

CAA75excès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA02997

Suspension de refus de titre de séjour et d'obligation de quitter le territoire. La Cour administrative d'appel de Paris, statuant en référé, rejette la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 5 mai 2025. Le juge des référés estime la demande manifestement infondée, car le tribunal administratif a déjà validé la légalité de la décision par un jugement argumenté, sans qu'aucun moyen nouveau et sérieux ne soit soulevé. La requête est rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.

01/06/2026

CAA31excès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-26TL00807

Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, statuant en référé, rejette la requête de Mme B... comme manifestement irrecevable. Celle-ci contestait le refus de l’Office national des combattants de prendre en compte la totalité de ses jours de présence dans un camp de transit. La cour applique les articles R. 222-1, R. 811-7 et R. 612-1 du code de justice administrative, constatant que l’appel, non dispensé du ministère d’avocat, n’a pas été présenté par un avocat malgré la notification claire de cette obligation.

01/06/2026

← Retour aux décisions