mercredi 11 mai 2022
| Juridiction | Cour administrative d'appel de Bordeaux |
| Section | Cour administrative d'appel de Bordeaux |
| N° Dossier | CAA33-19BX01116 |
| Type | Décision |
| Recours | excès de pouvoir |
| Formation | 6ème chambre (formation à 3) |
| Avocat requérant | CABINET GOLDMANN ET ASSOCIES |
Vu la procédure suivante :
Procédure contentieuse antérieure :
M. D A a demandé au tribunal administratif de Bordeaux d'annuler la décision du 28 mars 2017 par laquelle l'inspecteur du travail a autorisé l'Union pour la gestion des établissements des caisses d'assurance maladie (UGECAM) Aquitaine à transférer son contrat de travail, exécuté au sein du centre d'activité de soins de suite et de réadaptation " Les Lauriers " à Lormont, vers la société Medirest.
Par un jugement n° 1701912 du 7 février 2019, le tribunal administratif de Bordeaux a rejeté sa demande.
Procédure devant la cour :
Par une requête et des mémoires, enregistrés le 18 mars 2019, le 10 mars 2020 et le 28 octobre 2020, M. A, représenté par Me Heulin, demande à la cour :
1°) d'annuler ce jugement du tribunal administratif de Bordeaux du 7 février 2019 ;
2°) d'annuler la décision de l'inspecteur du travail du 28 mars 2017 ;
3°) d'enjoindre à l'UGECAM de le réintégrer dans les effectifs du centre d'activité de soins de suite et de réadaptation " Les Lauriers " à Lormont ou de tout autre établissement, dans un emploi similaire assorti d'une rémunération équivalente, à compter du 29 mars 2017 et ce, sous astreinte de 500 euros par jour de retard à compter du 15e jour suivant la notification de l'arrêt à intervenir ;
4°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 2 500 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- sa requête est recevable ;
- la décision contestée a été prise en méconnaissance du principe du contradictoire à défaut pour l'inspecteur du travail de lui avoir transmis toutes les pièces et documents émanant de son employeur et justifiant l'autorisation de transfert ;
- contrairement à ce qu'a retenu le tribunal, les conditions posées par l'article L. 1224-1 du code du travail pour autoriser le transfert de son contrat de travail n'étaient pas remplies : en effet, l'entité transférée ne peut être regardée comme une entité économique autonome compte tenu de ce que la gestion du personnel et certaines tâches du processus de distribution des repas ont été exclues du périmètre d'externalisation ; en outre, la poursuite de son activité ne s'est pas faite à l'identique dès lors qu'il a perdu une grande partie de ses fonctions de responsable du service restauration ;
- la décision contestée est illégale dès lors qu'à la suite de son transfert au sein de Medirest, il a perdu une grande partie des tâches relevant de sa fonction ; en outre, une modification de l'intitulé de son emploi et de la structure de sa rémunération lui a été proposée par son nouvel employeur indiquant procéder à une application " volontaire " de l'article L. 1224-1 du code du travail ;
- la décision de transfert n'est pas exempte de lien avec son mandat exercé au sein du CHSCT, le projet d'externalisation de l'activité de restauration a ainsi fait l'objet d'une contestation par la direction ; en outre, il a fait l'objet d'une procédure disciplinaire en 2016 qui a donné lieu à une décision de refus d'autorisation de licenciement par le ministre.
Par un mémoire en défense, enregistré le 2 octobre 2020, la ministre du travail, de l'emploi et de l'insertion, conclut au rejet de la requête.
Elle s'en rapporte à son mémoire présenté devant le tribunal administratif le 23 août 2017.
Par des mémoires en défense, enregistrés le 20 octobre 2020 et le 29 octobre 2020, l'Union pour la gestion des établissements des caisses d'assurance maladie (UGECAM) Aquitaine, représentée par Me Millet de la Selarl Ellipse Avocats, conclut au rejet de la requête et au versement par le requérant des dépens et d'une somme de 3 000 euros au titre de l'article L.761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- à titre principal, la requête a " perdu son objet " compte tenu de la rupture conventionnelle signée avec son nouvel employeur, la société Medirest ;
- la requête est irrecevable en raison du défaut d'intérêt à agir de M. A ;
- à titre subsidiaire, aucun des moyens de la requête n'est fondé.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de la santé publique ;
- le code du travail ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme B C,
- les conclusions de M. Axel Basset, rapporteur public,
- et les observations de Me Pilloix, représentant l'Union pour la gestion des établissements des caisses d'assurance maladie Aquitaine.
Considérant ce qui suit :
1. M. A a été recruté, par contrat à durée indéterminée du 13 décembre 2004, en tant que " gestionnaire restauration ", et affecté au service restauration du centre d'activité de soins de suite et de réadaptation " Les Lauriers " à Lormont, établissement géré par l'Union pour la gestion des établissements des caisses d'assurance maladie (UGECAM) Aquitaine. Le 7 avril 2015, il a été élu membre du comité d'hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT) de l'établissement puis désigné secrétaire de ce comité. A partir du 20 février 2017, la prise en charge de l'activité de restauration de l'établissement a été externalisée et confiée à la société Medirest, attributaire du marché de fourniture de repas " en liaison froide ". Dans ce cadre, l'UGECAM a demandé à l'inspecteur du travail, par courrier du 26 janvier 2017, l'autorisation de transférer à cette société le contrat de travail de M. A, salarié protégé. Par décision du 28 mars 2017, confirmée sur recours gracieux le 2 mai 2017, l'inspecteur du travail a autorisé ce
transfert. M. A a demandé au tribunal administratif de Bordeaux l'annulation de ces deux décisions. Il relève appel du jugement rendu le 7 février 2019 par lequel ledit tribunal a rejeté sa demande.
Sur la légalité de la décision du 28 mars 2017 autorisant le transfert du contrat de travail :
2. D'une part, aux termes de l'article L. 1224-1 du code du travail : " Lorsque survient une modification dans la situation juridique de l'employeur, notamment par succession, vente, fusion, transformation du fonds, mise en société de l'entreprise, tous les contrats de travail en cours au jour de la modification subsistent entre le nouvel employeur et le personnel de l'entreprise ". Aux termes de l'article L. 2414-1 de ce code : " Le transfert d'un salarié compris dans un transfert partiel d'entreprise ou d'établissement par application de l'article L. 1224-1 ne peut intervenir qu'après autorisation de l'inspecteur du travail lorsqu'il est investi de l'un des mandats suivants : () 7° Représentant du personnel () au comité d'hygiène, de sécurité et des conditions de travail () ". L'article L. 2421-9 du même code prévoit : " Lorsque l'inspecteur du travail est saisi d'une demande d'autorisation de transfert, en application de l'article L. 2414-1, à l'occasion d'un transfert partiel d'entreprise ou d'établissement, il s'assure que le salarié ne fait pas l'objet d'une mesure discriminatoire () ".
3. D'autre part, aux termes du deuxième alinéa de l'article R. 2421-17 du code du travail, dans sa rédaction alors en vigueur : " La demande d'autorisation de transfert prévue à l'article L. 2421-9 est adressée à l'inspecteur du travail (). / Les dispositions des articles R. 2421-11 et R. 2421-12 s'appliquent ". Aux termes de l'article R. 2421-11 de ce code : " L'inspecteur du travail procède à une enquête contradictoire () ". Le caractère contradictoire de l'enquête menée conformément aux dispositions du code du travail qui viennent d'être citées implique lorsque l'autorité administrative est saisie d'une demande d'autorisation de transfert d'un salarié protégé que celui-ci soit mis à même de prendre connaissance de l'ensemble des pièces produites par l'employeur à l'appui de sa demande, dans des conditions et des délais lui permettant de présenter utilement ses observations, sans que la circonstance que le salarié soit susceptible de connaître le contenu de certaines de ces pièces puisse exonérer l'inspecteur du travail de cette obligation. Il doit également mettre à même tant l'employeur que le salarié de prendre connaissance de l'ensemble des éléments déterminants qu'il a pu recueillir au cours de l'enquête.
4. En premier lieu, il ressort des pièces du dossier qu'au cours de l'enquête contradictoire, M. A a été entendu individuellement et personnellement par l'inspecteur du travail et a pu faire valoir ses observations sur le transfert sollicité, notamment quant à sa participation à une activité ne faisant pas l'objet d'un transfert. Il ressort également des pièces du dossier que M. A a eu communication de la demande de transfert présentée par l'UGECAM ainsi que de l'ensemble des documents annexés à cette demande, et notamment du procès-verbal de la commission des marchés du 3 janvier 2017 désignant la société Medirest comme le nouveau prestataire du service restauration ainsi que de la lettre de confirmation de la date de démarrage de cette prestation. Dans ces conditions, et alors même que M. A n'a pas eu communication d'un courriel de l'UGECAM du 26 février 2016 adressé à l'inspecteur du travail qui n'a pas un caractère déterminant dès lors qu'il concerne l'organisation du centre d'activité de soins de suite et de réadaptation, l'inspecteur du travail doit être regardé comme l'ayant mis à même de prendre connaissance de l'ensemble des éléments déterminants recueillis au cours de l'enquête. Par suite, le moyen tiré du vice de procédure doit être écarté.
5. En deuxième lieu, en vertu des dispositions du code du travail, les salariés protégés bénéficient d'une protection exceptionnelle instituée dans l'intérêt de l'ensemble des travailleurs qu'ils représentent, afin d'éviter que ces salariés ne fassent l'objet de mesures discriminatoires dans le cadre d'une procédure de licenciement ou d'un transfert partiel d'entreprise. Dans ce dernier cas, il appartient à l'autorité administrative, saisie d'une demande d'autorisation de transfert sur le fondement de l'article L. 2414-1 du code du travail, sous le contrôle du juge de l'excès de pouvoir, de vérifier, d'une part, que sont remplies les conditions prévues à l'article L. 1224-1 du code du travail. Cette dernière disposition ne s'applique qu'en cas de transfert par un employeur à un autre employeur d'une entité économique autonome conservant son identité et dont l'activité est poursuivie ou reprise par le nouvel employeur. Constitue une entité économique autonome un ensemble organisé de personnes et d'éléments corporels ou incorporels permettant l'exercice d'une activité économique qui poursuit un objectif économique propre. Le transfert d'une telle entité ne s'opère que si des moyens corporels ou incorporels significatifs et nécessaires à l'exploitation de l'entité sont repris, directement ou indirectement, par un autre exploitant. Il appartient, d'autre part, à l'autorité administrative, de vérifier si la condition d'exécution effective du contrat de travail dans l'activité transférée est remplie et, à cette fin, d'analyser concrètement l'activité du salarié. Lorsque le contrat de travail s'exerce seulement en partie au sein du secteur d'activité transféré, elle ne saurait, en tout état de cause, autoriser un transfert partiel de ce contrat alors que l'essentiel des fonctions du salarié continuait d'être accompli au sein d'un secteur d'activité non transféré. Il incombe, enfin, à l'autorité administrative de s'assurer que le transfert envisagé est dépourvu de lien avec le mandat ou l'appartenance syndicale du salarié transféré et que, ce faisant, celui-ci ne fait pas l'objet d'une mesure discriminatoire.
6. Premièrement, il ressort des pièces du dossier que, d'une part, l'activité de restauration à laquelle étaient affectés les locaux et le matériel nécessaire à la production des repas des patients " en liaison froide ", se rattachait au sein du centre de soins de suite et de réadaptation à une entité autonome, dotée d'une équipe dédiée de neuf salariés, poursuivant un objectif propre, et dont l'activité était séparée des autres activités exercées au sein de la structure. D'autre part, l'ensemble des moyens humains et matériels affectés à ce service a été transféré à la société Medirest qui a poursuivi le mode d'exploitation de l'activité dans des locaux spécifiques adaptés et a conservé le mode de production des repas " en liaison froide " à l'identique, alors même que le contrat de travail de la diététicienne n'aurait pas été transféré et impacté par l'externalisation. Dès lors, ainsi que l'a à juste titre considéré le tribunal administratif, l'inspecteur du travail a pu légalement estimer, à la date à laquelle il a pris sa décision, que l'opération d'externalisation pouvait s'analyser comme un transfert partiel d'activité par cession d'une entité économique autonome et que, par suite, les conditions de transfert d'entreprise ou d'établissement prévues par les dispositions précitées étaient remplies.
7. Deuxièmement, il ressort également des pièces du dossier que la fonction principale de M. A au sein du centre de soins de suite et de réadaptation de Lormont consistait, en sa qualité de responsable du service restauration, à gérer le personnel affecté aux tâches de production de repas. S'il était amené, dans ce cadre, à encadrer certains personnels hôteliers ou hospitaliers, cette tâche qui concernait seulement deux agents, lesquels selon l'organisation étaient sous l'autorité d'un responsable de leurs propres services respectifs, ne lui conférait aucune fonction transversale dès lors qu'elle s'inscrivait dans le prolongement de l'activité de restauration dont il avait la charge. Enfin, la circonstance que la société Medirest lui aurait proposé postérieurement à son transfert une modification de son contrat de travail par référence à une " application volontaire " des textes est sans incidence sur la légalité de la décision contestée. Par suite, l'inspecteur du travail, qui a suffisamment exercé son contrôle sur ces différents points, a pu légalement autoriser le transfert du contrat de travail de M. A dès lors que l'essentiel de ses fonctions continuait d'être accompli au sein du secteur d'activité transféré.
8. Troisièmement, il ne ressort pas des pièces du dossier que la demande d'autorisation de transfert du contrat de travail de M. A, qui s'inscrit dans le projet d'externalisation du service de restauration du centre d'activité de soins de suite et de réadaptation " Les Lauriers " et la poursuite d'un objectif d'amélioration de la qualité et de la sécurité alimentaire, alors même qu'il aurait fait l'objet d'une sanction disciplinaire, puisse être regardée comme étant en rapport avec l'exercice de ses fonctions représentatives ou son appartenance syndicale.
9. Il résulte de tout ce qui précède, sans qu'il soit besoin d'examiner les fins de non-recevoir opposées en défense, que M. A n'est pas fondé à soutenir que c'est à tort que, par le jugement attaqué, le tribunal administratif de Bordeaux a rejeté sa demande. Par voie de conséquence, ses conclusions à fin d'injonction doivent être rejetées.
Sur les frais liés à l'instance :
10. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de l'Etat, qui n'est pas, dans la présente instance, la partie perdante, la somme que M. A demande au titre des frais liés à l'instance. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de faire application de ces dispositions au bénéfice de l'UGECAM Aquitaine et de mettre à la charge de M. A, partie perdante, une somme de 1 500 euros à lui verser au titre des frais exposés en cours d'instance et non compris dans les dépens. En l'absence de dépens, la demande de versement présentée à ce titre par l'UGECAM ne peut qu'être rejetée.
DECIDE :
Article 1er : La requête de M. A est rejetée.
Article 2 : M. A versera à l'Union pour la gestion des établissements des caisses d'assurance maladie Aquitaine la somme de 1 500 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : Le surplus des conclusions de l'Union pour la gestion des établissements des caisses d'assurance maladie Aquitaine est rejeté.
Article 4 : Le présent arrêt sera notifié à M. D A, à l'Union pour la gestion des établissements des caisses d'assurance maladie Aquitaine, à la ministre du travail de l'emploi et de l'insertion et à la société Médirest.
Délibéré après l'audience du 11 avril 2022 à laquelle siégeaient :
Mme Karine Butéri, présidente,
M. Olivier Cotte, premier conseiller,
Mme Caroline Gaillard, première conseillère,
Rendu public par mise à disposition au greffe, le 11 mai 2022.
La rapporteure,
Caroline C
La présidente,
Karine ButériLa greffière,
Catherine JussyLa République mande et ordonne à la ministre du travail, de l'emploi et de l'insertion en ce qui la concerne, et à tous huissiers de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution du présent arrêt.
Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA02997
Suspension de refus de titre de séjour et d'obligation de quitter le territoire. La Cour administrative d'appel de Paris, statuant en référé, rejette la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 5 mai 2025. Le juge des référés estime la demande manifestement infondée, car le tribunal administratif a déjà validé la légalité de la décision par un jugement argumenté, sans qu'aucun moyen nouveau et sérieux ne soit soulevé. La requête est rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-26TL00807
Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, statuant en référé, rejette la requête de Mme B... comme manifestement irrecevable. Celle-ci contestait le refus de l’Office national des combattants de prendre en compte la totalité de ses jours de présence dans un camp de transit. La cour applique les articles R. 222-1, R. 811-7 et R. 612-1 du code de justice administrative, constatant que l’appel, non dispensé du ministère d’avocat, n’a pas été présenté par un avocat malgré la notification claire de cette obligation.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-25TL01714
Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, prise par le juge des référés, rejette la requête de M. A..., ressortissant algérien, qui contestait le refus de séjour et l’obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de la Haute-Garonne. La cour estime que l’arrêté préfectoral est suffisamment motivé et que le préfet a procédé à un examen réel et sérieux de la situation personnelle de l’intéressé. Elle écarte également les moyens tirés de la violation de l’accord franco-algérien et de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, jugeant que la requête est manifestement dépourvue de fondement. La solution est fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
04/05/2026
Cour administrative d'appel de Marseille — N° CAA13-25MA00532
La Cour administrative d'appel de Marseille a examiné le recours du préfet de la Haute-Corse contre un jugement du tribunal administratif de Bastia. Ce jugement avait annulé les arrêtés du 2 janvier 2025 refusant un titre de séjour à M. A... B..., ressortissant brésilien, et prononçant son éloignement. Le préfet soutenait que le comportement de l'intéressé constituait une menace à l'ordre public, justifiant le refus sur le fondement de l'article L. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La cour a rejeté la requête préfectorale et confirmé le jugement de première instance, validant ainsi l'annulation des arrêtés et l'injonction de délivrer une carte de séjour temporaire mention "salarié".
04/05/2026