jeudi 7 avril 2022
| Juridiction | Cour administrative d'appel de Bordeaux |
| Section | Cour administrative d'appel de Bordeaux |
| N° Dossier | CAA33-19BX03672 |
| Type | Décision |
| Recours | excès de pouvoir |
| Formation | 6ème chambre (formation à 3) |
| Avocat requérant | CABINET BRIHI KOSKAS ET ASSOCIES |
Vu la procédure suivante :
Procédure contentieuse antérieure :
L'Union départementale des syndicats Bde Saint-Pierre-et-Miquelon a demandé au tribunal administratif de Saint-Pierre-et-Miquelon d'annuler l'arrêté
du 18 octobre 2017 par lequel le préfet de Saint-Pierre-et-Miquelon a désigné les membres du conseil d'administration de la caisse de prévoyance sociale de Saint-Pierre-et-Miquelon.
Par un jugement n° 1800011 du 16 juillet 2019, le tribunal administratif de
Saint-Pierre-et-Miquelon a rejeté sa demande.
Procédure devant la cour :
Par une requête enregistrée le 13 septembre 2019, l'Union départementale des syndicats Force ouvrière de Saint-Pierre-et-Miquelon, représentée par Me Ilic, demande à la cour :
1°) d'annuler le jugement du tribunal administratif de Saint-Pierre-et-Miquelon
du 16 juillet 2019 ;
2°) d'annuler l'arrêté préfectoral du 18 octobre 2017 ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 2 500 euros sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- le syndicat n'étant pas une organisation syndicale représentative
à Saint-Pierre-et-Miquelon faute d'audience suffisante, son candidat ne pouvait être désigné comme représentant des salariés au sein de la caisse de prévoyance sociale ;
- le préfet a retenu des résultats électoraux inexacts.
La requête a été communiquée au ministre de l'intérieur qui n'a pas produit de mémoire en défense.
Par lettre du 14 février 2022, les parties ont été informées, conformément à
l'article R. 611-7 du code de justice administrative, de ce que la cour était susceptible de relever d'office l'irrecevabilité, en raison de leur tardiveté, des conclusions de première instance dirigées contre l'arrêté préfectoral du 18 octobre 2017.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Olivier Cotte,
- les conclusions de M. Axel Basset, rapporteur public.
Considérant ce qui suit :
1. Par arrêté du 18 octobre 2017, abrogeant et remplaçant un arrêté pris le 19 juin 2017, le préfet de Saint-Pierre-et-Miquelon a désigné les membres du conseil d'administration de la caisse départementale de prévoyance sociale. Saisi par l'Union départementale des syndicats Force Ouvrière de Saint-Pierre-et-Miquelon (A), le tribunal administratif
de Saint-Pierre-et-Miquelon a rejeté au fond sa demande tendant à l'annulation de cet arrêté préfectoral. Par la présente requête, l'UDS FOSPM relève appel de ce jugement.
2. Aux termes de l'article R. 421-1 du code de justice administrative : " La juridiction ne peut être saisie que par voie de recours formé contre une décision, et ce, dans les deux mois à partir de la notification ou de la publication de la décision attaquée. () ".
3. Il ressort des pièces du dossier que l'arrêté du préfet de Saint-Pierre-et-Miquelon
du 18 octobre 2017 a été publié au recueil des actes administratifs de la préfecture
de Saint-Pierre-et-Miquelon n° 34 du 30 novembre 2017. Dès lors, et eu égard au fait que cet arrêté ne fait pas partie des décisions devant être notifiées, le délai de recours contentieux a commencé à courir à la date de sa publication et était expiré lors de l'enregistrement de la demande de l'UDS FOSPM au greffe du tribunal de Saint-Pierre-et-Miquelon le 2 mai 2018. Par suite, cette demande était tardive et donc irrecevable.
4. Il résulte de tout ce qui précède que l'Union départementale des syndicats
Force ouvrière de Saint-Pierre-et-Miquelon n'est pas fondée à se plaindre de ce que, par le jugement attaqué, le tribunal administratif de Saint-Pierre-et-Miquelon a rejeté sa demande tendant à l'annulation de l'arrêté préfectoral du 18 octobre 2017. Par voie de conséquence, ses conclusions tendant à l'application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ne peuvent qu'être rejetées.
DÉCIDE :
Article 1er : La requête de l'Union départementale des syndicats Force ouvrière de
Saint-Pierre-et-Miquelon est rejetée.
Article 2 : Le présent arrêt sera notifié à l'Union départementale des syndicats Force ouvrière
de Saint-Pierre-et-Miquelon et au ministre de l'intérieur. Copie en sera transmise au préfet de Saint-Pierre-et-Miquelon.
Délibéré après l'audience du 14 mars 2022 à laquelle siégeaient :
Mme Karine Butéri, présidente,
M. Olivier Cotte, premier conseiller,
Mme Caroline Gaillard, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe, le 7 avril 2022.
Le rapporteur,
Olivier Cotte
La présidente,
Karine Butéri
La greffière,
Catherine Jussy
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur en ce qui le concerne ou à tous huissiers de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-26TL01669
03/08/2026
Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-26TL01953
03/08/2026
Cour Administrative d'Appel de Nantes — N° CAA44-25NT03278
Refus de conditions matérielles d’accueil par l’OFII – Cour Administrative d’Appel de Nantes (juge des référés) – Rejet de la requête de M. B..., ressortissant tchadien, contestant le refus de l’OFII fondé sur l’absence de demande d’asile dans le délai de 90 jours (article L. 551-15 du CESEDA). La cour confirme le jugement du tribunal administratif de Nantes, estimant que la décision est suffisamment motivée et que l’allégation de vulnérabilité, non étayée, ne constitue pas un motif légitime. La requête est rejetée comme manifestement dépourvue de fondement.
01/07/2026
Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA01295
Obligation de quitter le territoire français (OQTF) assortie d’une fixation du pays de renvoi. La Cour administrative d’appel de Paris, statuant en référé, rejette la requête de M. B..., ressortissant égyptien, comme manifestement dépourvue de fondement. Elle confirme l’ordonnance du tribunal administratif de Paris qui avait rejeté sa demande d’annulation de l’arrêté préfectoral. La cour retient que l’appelant ne présente aucun argument nouveau de nature à remettre en cause l’analyse des premiers juges, laquelle était fondée sur les dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile et les stipulations des articles 3 et 8 de la Convention européenne des droits de l’homme.
01/07/2026