mardi 7 juin 2022
| Juridiction | Cour administrative d'appel de Bordeaux |
| Section | Cour administrative d'appel de Bordeaux |
| N° Dossier | CAA33-20BX00342 |
| Type | Décision |
| Recours | excès de pouvoir |
| Formation | 3ème chambre (formation à 3) |
| Avocat requérant | GERAUD-LINFORT |
Vu la procédure suivante :
Procédure contentieuse antérieure :
Par une requête n° 1800670, Mme D B a demandé d'annuler la décision du 10 novembre 2017 par laquelle le directeur régional du réseau Toulouse Ariège Pyrénées de La Poste a procédé au retrait de la décision n° 85 004 du 8 octobre 2014, et d'enjoindre à La Poste de la rétablir sans délai et rétroactivement dans ses droits, prérogatives et autres intérêts dont elle aurait pu être privée par les effets de la décision en cause, sous astreinte de 400 euros par jour de retard.
Par une requête n° 1800671, Mme D B a demandé au tribunal administratif de Toulouse d'annuler la décision du 14 novembre 2017 par laquelle le directeur régional du réseau Toulouse Ariège Pyrénées de La Poste a procédé à la prolongation rétroactive de son congé de longue durée pour une durée de six mois à compter du 17 octobre 2014.
Par un jugement n° 1800670, 1800671 du 26 novembre 2019, le tribunal administratif de Toulouse a annulé la décision du 10 novembre 2017 par laquelle le directeur régional du réseau Toulouse Ariège Pyrénées de La Poste a procédé au retrait de la décision n° 85 004 du 8 octobre 2014 et la décision du 14 novembre 2017 par laquelle le directeur régional du réseau Toulouse Ariège Pyrénées de La Poste a procédé à la prolongation rétroactive de son congé de longue durée pour une durée de six mois à compter du 17 octobre 2014, en rejetant le surplus des conclusions de Mme B.
Procédures devant la cour :
I) Par une requête, enregistrée le 24 janvier 2020 sous le n° 20BX00342, Mme B, représentée par Me Geraud-Linfort, demande à la cour :
1°) d'infirmer ce jugement du tribunal administratif de Toulouse du 26 novembre 2019 en tant qu'il a rejeté ses conclusions aux fins d'injonction ;
2°) d'annuler la décision du 10 novembre 2017 par laquelle le directeur régional du réseau Toulouse Ariège Pyrénées de La Poste a procédé au retrait de la décision n° 85 004 du 8 octobre 2014 ;
3°) d'enjoindre à La Poste de la rétablir sans délai et rétroactivement dans ses droits, prérogatives et autres intérêts dont elle aurait pu être privée par les effets de la décision en cause, sous astreinte de 400 euros par jour de retard ;
4°) de mettre à la charge de La Poste la somme de 2 000 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- le jugement attaqué a omis de se prononcer sur le caractère créateur de droits acquis à son profit de la décision n° 85 004 du 8 octobre 2014, retirée par la décision contestée du 10 novembre 2017 ; La Poste a reconnu l'imputabilité au service de son congé de longue durée ;
- la décision contestée est entachée d'erreur de droit dès lors qu'elle porte atteinte à une décision créatrice de droits, retirée au-delà d'un délai de quatre mois ; étant créatrice de droits, la décision du 8 octobre 2014 par laquelle le directeur régional du réseau La Poste Toulouse Ariège Pyrénées lui a accordé " une prolongation de son congé de longue durée imputable au service pour une durée de six mois à compter du 17 octobre 2014 ", retirée par la décision du 10 novembre 2017, n'était pas entachée d'une simple erreur matérielle en ce qu'elle reconnaît l'imputabilité au service de son congé de longue durée ; elle avait la conviction que l'imputabilité au service de sa maladie avait été reconnue par l'administration, à la suite de sa demande présentée par courrier du 17 mars 2014 ; sa conviction a été confortée par son courrier du 21 octobre 2014 rappelant à son employeur que la décision du 8 octobre 2014 portait reconnaissance de sa maladie professionnelle et par laquelle elle sollicitait la réparation de ses préjudices ainsi que par son recours du 16 décembre 2014 par lequel elle contestait le point de départ de la reconnaissance de l'imputabilité ; La Poste est restée taisante, de sorte qu'elle l'a laissée dans la certitude de la qualification de maladie professionnelle donnée dans la décision n° 85 004 du 8 octobre 2014 ; la circonstance que son dossier de demande ne soit pas complet faute d'avoir adressé le certificat médical sollicité sous formulaire cerfa ne faisait pas obstacle à ce que la décision du 8 octobre 2014 soit créatrice de droits liés à l'imputabilité au service de son congé de longue durée ; elle a adressé par courrier du 17 janvier 2018 le formulaire cerfa, envoi auquel La Poste n'a pas donné suite ;
- la décision n° 85 004 du 8 octobre 2014, qui a créée des droits à son profit, ne pouvait légalement être retirée passé un délai de quatre mois suivant son édiction ; si elle est entachée d'erreur matérielle, La Poste ne pouvait ignorer qu'elle croyait légitiment que sa demande de reconnaissance de la maladie professionnelle avait été acceptée ; or, La Poste a attendu trois ans avant de retirer sa décision.
Par un mémoire en défense, enregistré le 11 mars 2022, La Poste, représentée par Me Moretto, conclut au rejet de la requête de Mme B et à ce qu'il soit mis à la charge de cette dernière la somme de 1 000 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
La Poste fait valoir que les moyens soulevés par Mme B ne sont pas fondés.
II) Par une requête, enregistrée le 27 janvier 2020 sous le n° 20BX00343, Mme B, représentée par Me Geraud-Linfort, demande à la cour :
1°) d'infirmer ce jugement du tribunal administratif de Toulouse du 26 novembre 2019 en tant qu'il a rejeté ses conclusions aux fins d'injonction ;
2°) d'annuler la décision du 14 novembre 2017 par laquelle le directeur régional du réseau Toulouse Ariège Pyrénées de La Poste a procédé à la prolongation rétroactive de son congé de longue durée pour une durée de six mois à compter du 17 octobre 2014 ;
3°) de mettre à la charge de la somme de 2 000 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- le jugement attaqué a omis de se prononcer sur le caractère créateur de droits acquis à son profit de la décision n° 85 004 du 8 octobre 2014, retirée par la décision contestée du 10 novembre 2017 ; La Poste a reconnu l'imputabilité au service de son congé de longue durée ;
- la décision contestée est entachée d'erreur de droit dès lors qu'elle porte atteinte à une décision créatrice de droits retirée au-delà d'un délai de quatre mois ; étant créatrice de droits, la décision du 8 octobre 2014 par laquelle le directeur régional du réseau La Poste Toulouse Ariège Pyrénées lui a accordé " une prolongation de son congé de longue durée imputable au service pour une durée de six mois à compter du 17 octobre 2014 ", retirée par la décision du 10 novembre 2017, n'était pas entachée d'une simple erreur matérielle en ce qu'elle reconnaît l'imputabilité au service de son congé de longue durée ; elle avait la conviction que l'imputabilité au service de sa maladie avait été reconnue par l'administration, à la suite de sa demande présentée par courrier du 17 mars 2014 ; sa conviction a été confortée par son courrier du 21 octobre 2014 rappelant à son employeur que la décision n° 85 004 du 8 octobre 2014 portait reconnaissance de sa maladie professionnelle et par laquelle elle sollicitait la réparation de ses préjudices ainsi que par son recours du 16 décembre 2014 par lequel elle contestait le point de départ de la reconnaissance de l'imputabilité ; La Poste est restée taisante, de sorte qu'elle l'a laissé dans la certitude de la qualification de maladie professionnelle donnée dans la décision n° 85 004 du 8 octobre 2014 ; la circonstance que son dossier de demande ne soit pas complet faute d'avoir adressé le certificat médical sollicité sous formulaire cerfa ne faisait pas obstacle à ce que la décision n° 85 004 du 8 octobre 2014 soit créatrice de droits liés à l'imputabilité au service de son congé de longue durée ; elle a adressé par courrier du 17 janvier 2018 le formulaire cerfa, envoi auquel La Poste n'a pas donné suite.
Par un mémoire en défense, enregistré le 11 mars 2022, La Poste, représentée par Me Moretto, conclut au rejet de la requête de Mme B et à ce qu'il soit mis à la charge de cette dernière la somme de 1 000 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
La Poste fait valoir que les moyens soulevés par Mme B ne sont pas fondés.
Par deux ordonnances du 13 janvier 2022, dans les instances n°s 20BX00342 et 20BX00343, la clôture de l'instruction a été fixée au 14 mars 2022 à 12 heures.
Par une lettre du 10 mai 2022, les parties ont été informées, en application des dispositions de l'article R. 611-7 du code de justice administrative, de ce que l'arrêt était susceptible d'être fondé sur un moyen relevé d'office, tiré de l'irrecevabilité des conclusions des requêtes de Mme B, dirigées contre le motif d'annulation des décisions des 10 et 14 novembre 2017, et non contre le dispositif du jugement.
Vu les autres pièces des dossiers.
Vu le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme A C,
- et les conclusions de Mme Isabelle Le Bris, rapporteure publique.
Considérant ce qui suit :
1. Mme B, cadre supérieure de La Poste, affectée à la direction régionale du réseau Toulouse Ariège Pyrénées, a été placée en congé de maladie ordinaire à compter du 17 avril 2013, puis en congé de longue maladie jusqu'au 17 avril 2014. Par une lettre du 17 mars 2014, Mme B a sollicité la reconnaissance de l'imputabilité au service de sa maladie. Dans le cadre de l'instruction de sa demande, le responsable " prévention, sécurité et santé au travail " de la DAST Midi-Pyrénées a demandé à Mme B, par lettre du 31 mars 2014, de lui transmettre un certificat médical précisant le caractère professionnel ou non de sa maladie ainsi que la nature de celle-ci, ce à quoi Mme B n'a jamais répondu. Elle a ensuite repris ses fonctions dans le cadre d'un temps partiel thérapeutique, et ce jusqu'au 6 mai 2014, date à laquelle elle a à nouveau été placée en congé de longue maladie, prolongé en congé de longue durée par une décision du 23 juillet 2014. Le 17 août 2014, Mme B a sollicité la prolongation de son congé de longue durée du 16 octobre 2014 au 16 avril 2015. Par une décision du 8 octobre 2014, le directeur régional du réseau Toulouse Ariège Pyrénées de La Poste lui a accordé " une prolongation de son congé de longue durée imputable au service pour une durée de six mois à compter du 17 octobre 2014 ".
2. Mme B a demandé au tribunal administratif de Toulouse d'annuler cette décision en tant qu'elle ne reconnaissait pas l'imputabilité au service de sa maladie depuis le 25 octobre 2012. La Poste a présenté des conclusions reconventionnelles tendant à l'annulation de l'acte dans son intégralité. Par un jugement n° 1406051 du 9 février 2017, le tribunal administratif de Toulouse a rejeté les conclusions des deux parties comme irrecevables.
3. Par une décision du 10 novembre 2017, le directeur régional du réseau Toulouse Ariège Pyrénées de La Poste a procédé au retrait de la décision du 8 octobre 2014. Par une décision du 14 novembre 2017, la même autorité a pris une décision prononçant la prolongation du congé de longue durée de Mme B pour une durée de six mois à compter du 17 octobre 2014. Par requêtes distinctes, Mme B a alors saisi le tribunal administratif de Toulouse d'une demande tendant à l'annulation, d'une part, de la décision du 10 novembre 2017 par laquelle le directeur régional du réseau Toulouse Ariège Pyrénées de La Poste a procédé au retrait de la décision n° 85 004 du 8 octobre 2014 et, d'autre part, de la décision du 14 novembre 2017 par laquelle la même autorité a procédé à la prolongation rétroactive de son congé de longue durée pour une durée de six mois à compter du 17 octobre 2014. Par un jugement n° 1800670, 1800671 du 26 novembre 2019, le tribunal administratif de Toulouse a annulé les décisions des 10 et 14 novembre 2017 pour le vice d'incompétence de leur auteur, et a rejeté les conclusions à fin d'injonction présentées par l'intéressée.
4. Par deux requêtes distinctes enregistrées sous les n°s 20BX00342 et 20BX00343, Mme B relève appel de ce jugement du 26 novembre 2019 du tribunal administratif de Toulouse.
5. Les deux requêtes présentées par Mme B sont relatives au même jugement. Il y a lieu de les joindre pour statuer par un même arrêt.
Sur les conclusions en annulation :
6. Les appels formés contre les jugements des tribunaux administratifs ne peuvent tendre qu'à l'annulation ou à la réformation du dispositif du jugement attaqué. Par suite, n'est pas recevable, quels que soient les motifs retenus par les premiers juges, l'appel dirigé contre un jugement qui, par son dispositif, fait droit aux conclusions de la demande qu'avait présentée l'appelant en première instance.
7. En l'espèce, le jugement n° 1800670, 1800671 du 26 novembre 2019 du tribunal administratif de Toulouse a annulé, à la demande de Mme B, la décision du 10 novembre 2017 par laquelle le directeur régional du réseau Toulouse Ariège Pyrénées de La Poste a procédé au retrait de la décision n° 85 004 du 8 octobre 2014 et la décision du 14 novembre 2017 par laquelle la même autorité a procédé à la prolongation rétroactive de son congé de longue durée pour une durée de six mois à compter du 17 octobre 2014, pour le motif de l'incompétence de leur auteur. Dès lors, Mme B, dont le dispositif du jugement attaqué lui a donné satisfaction sur ce point, n'est pas recevable à se prévaloir du moyen tiré de ce que la décision n° 85 004 du 8 octobre 2014 devait être regardée comme une décision créatrice de droits à son profit qui ne pouvait être retirée, si elle était illégale, que dans le délai de quatre mois à compter de son édiction. Dans ces conditions, quel que soit par ailleurs, le moyen retenu par le tribunal administratif au regard de ceux invoqués en première instance par Mme B, pour procéder à l'annulation de ces deux décisions, les conclusions en annulation dirigées contre ces deux décisions par Mme B sont irrecevables.
Sur les conclusions aux fins d'injonction et d'astreinte :
8. Ainsi qu'il a été dit au point 7, les premiers juges ont annulé la décision du 10 novembre 2017 par laquelle le directeur régional du réseau Toulouse Ariège Pyrénées de La Poste a procédé au retrait de la décision n° 85 004 du 8 octobre 2014, ainsi que la décision du 14 novembre 2017 par laquelle il a été procédé à la prolongation rétroactive du congé de longue durée de Mme B pour une durée de six mois à compter du 17 octobre 2014, au motif que celles-ci avaient été prises par une autorité incompétente.
9. Toutefois, ils ont rejeté ses conclusions demandant qu'il soit enjoint à La Poste de réintégrer rétroactivement Mme B dans ses droits liés à l'imputabilité au service de sa maladie et dont elle aurait été illégalement privée par la décision de retrait litigieuse du 10 novembre 2017, au motif que la décision n° 85 004 du 8 octobre 2014 par laquelle l'administration a prononcé la " prolongation du congé de longue durée imputable au service jusqu'au 17 octobre 2014 ", réintroduite dans l'ordonnancement juridique par l'annulation de ces décisions, n'était pas créatrice de droits à son profit et que la référence faite à l'imputabilité au service de la pathologie pour laquelle Mme B bénéficiait d'une prolongation de son congé de longue durée était une simple erreur matérielle.
10. En l'espèce, et en l'absence de toute volonté démontrée de La Poste d'accorder à Mme B les droits attachés à la qualification de maladie imputable au service, les trois circonstances retenues par les premiers juges tirées de ce que la décision n° 85 004 du 8 octobre 2014 faisait suite à une demande de prolongation de congé de longue durée de Mme B par lettre du 17 août 2014, laquelle ne faisait pas allusion à une demande de reconnaissance d'imputabilité au service de sa maladie, que le congé de longue durée dont la prolongation lui a été accordée n'avait jamais, jusqu'alors, été reconnu imputable au service, et que si Mme B a bien adressé une demande de reconnaissance de l'imputabilité au service de sa maladie par lettre du 17 mars 2014, elle a reçu, en réponse à cette demande, une invitation à transmettre un certificat médical faisant état de la nature et de l'imputabilité au service de sa maladie, ce à quoi elle n'a jamais donné suite, étaient de nature à faire regarder les droits attachés à la reconnaissance de l'imputabilité au service de son congé de longue durée dont la prolongation a été prononcée par la décision n° 85 004 du 8 octobre 2014 comme résultant à l'évidence, d'une pure erreur matérielle. La requérante ne saurait utilement soutenir que son prétendu manque de diligence à compléter son dossier est imputable à l'absence de réaction de La Poste à réception de ses divers courriers et que le certificat médical nécessaire au traitement de sa demande de reconnaissance de l'imputabilité au service de sa maladie a été transmis par courrier du 17 janvier 2018.
11. Dans ces conditions et ainsi qu'en ont jugé à bon droit les premiers juges, en retenant que Mme B ne pouvait se prévaloir d'aucun droit acquis en lien avec l'imputabilité au service de sa maladie, l'annulation de la décision du 10 novembre 2017 par laquelle La Poste a procédé au retrait de la décision n° 85 004 du 8 octobre 2014, et de la décision du 14 novembre 2017 par laquelle la même autorité a procédé à la prolongation rétroactive de son congé de longue durée pour une durée de six mois, pour vice d'incompétence de leur auteur, n'impliquait pas que Mme B soit réintégrée rétroactivement dans des droits liés à l'imputabilité au service de sa maladie.
12. Il résulte de ce qui précède que les requêtes n°s 20BX00342 et 20BX00343 présentées par Mme B ne peuvent être que rejetées.
13. Le présent arrêt, qui rejette les conclusions de la requête n° 20BX00342 présentée par Mme B n'appelle aucune mesure d'exécution. Dès lors, ses conclusions aux fins d'injonction et d'astreinte ne peuvent être accueillies.
Sur les frais d'instance :
14. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mis à la charge de La Poste, qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance, la somme dont Mme B demande le versement au titre des frais exposés et non compris dans les dépens. Dans les circonstances de l'espèce, il y a lieu de mettre à la charge de Mme B la somme totale de 1 200 euros au titre des deux requêtes n°s 20BX00342 et 20BX00343 sur le même fondement.
DECIDE :
Article 1er : Les requêtes n°s 20BX00342 et 20BX00343 de Mme B sont rejetées.
Article 2 : Mme B versera à La Poste la somme de 1 200 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : Le présent arrêt sera notifié à Mme D B et à La Poste.
Délibéré après l'audience du 16 mai 2022 à laquelle siégeaient :
M. Didier Artus, président,
M. Frédéric Faïck, président-assesseur,
Mme Agnès Bourjol, première conseillère,
Rendu public par mise à disposition au greffe, le 7 juin 2022.
La rapporteure,
Agnès CLe président,
Didier ARTUS
Le greffier,
Anthony FERNANDEZ
La République mande et ordonne au ministre de l'économie et des finances en ce qui le concerne, et à tous huissiers de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution du présent arrêt.
4
2, 20BX00343
Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA02997
Suspension de refus de titre de séjour et d'obligation de quitter le territoire. La Cour administrative d'appel de Paris, statuant en référé, rejette la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 5 mai 2025. Le juge des référés estime la demande manifestement infondée, car le tribunal administratif a déjà validé la légalité de la décision par un jugement argumenté, sans qu'aucun moyen nouveau et sérieux ne soit soulevé. La requête est rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-26TL00807
Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, statuant en référé, rejette la requête de Mme B... comme manifestement irrecevable. Celle-ci contestait le refus de l’Office national des combattants de prendre en compte la totalité de ses jours de présence dans un camp de transit. La cour applique les articles R. 222-1, R. 811-7 et R. 612-1 du code de justice administrative, constatant que l’appel, non dispensé du ministère d’avocat, n’a pas été présenté par un avocat malgré la notification claire de cette obligation.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-25TL01714
Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, prise par le juge des référés, rejette la requête de M. A..., ressortissant algérien, qui contestait le refus de séjour et l’obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de la Haute-Garonne. La cour estime que l’arrêté préfectoral est suffisamment motivé et que le préfet a procédé à un examen réel et sérieux de la situation personnelle de l’intéressé. Elle écarte également les moyens tirés de la violation de l’accord franco-algérien et de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, jugeant que la requête est manifestement dépourvue de fondement. La solution est fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
04/05/2026
Cour administrative d'appel de Marseille — N° CAA13-25MA00532
La Cour administrative d'appel de Marseille a examiné le recours du préfet de la Haute-Corse contre un jugement du tribunal administratif de Bastia. Ce jugement avait annulé les arrêtés du 2 janvier 2025 refusant un titre de séjour à M. A... B..., ressortissant brésilien, et prononçant son éloignement. Le préfet soutenait que le comportement de l'intéressé constituait une menace à l'ordre public, justifiant le refus sur le fondement de l'article L. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La cour a rejeté la requête préfectorale et confirmé le jugement de première instance, validant ainsi l'annulation des arrêtés et l'injonction de délivrer une carte de séjour temporaire mention "salarié".
04/05/2026