mardi 22 novembre 2022
| Juridiction | Cour administrative d'appel de Bordeaux |
| Section | Cour administrative d'appel de Bordeaux |
| N° Dossier | CAA33-20BX01908 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | exécution décision justice adm |
| Publication | C |
Vu la procédure suivante :
Procédure contentieuse antérieure :
M. A B a demandé au tribunal administratif de Poitiers, d'une part, d'annuler la décision du 1er mars 2013 par laquelle le centre hospitalier de Ruffec l'a licencié, d'autre part, de l'indemniser des préjudices qu'il a subis à raison de ce licenciement.
Par un jugement n°1302987 du 3 février 2016, le tribunal administratif de Poitiers a annulé le licenciement de M. B, l'a renvoyé devant son employeur concernant la liquidation de ses préjudices financiers et a condamné le centre hospitalier de Ruffec à lui verser une somme de 500 euros au titre de son préjudice moral.
Par une requête, enregistrée le 24 mars 2016 sous le n° 16BX01022,
le centre hospitalier de Ruffec a demandé à la cour d'annuler le jugement du tribunal administratif de Poitiers du 3 février 2016.
Par un arrêt n° 16BX01022 du 25 avril 2018, la cour a rejeté la requête du centre hospitalier de Ruffec et l'a condamné, en outre, à verser à M. B la différence entre, d'une part, les traitements nets dont il a été privé entre le 13 mars 2013 et sa réintégration au sein du centre hospitalier de Ruffec, à l'exclusion des indemnités liées à l'exercice effectif des fonctions, et, d'autre part, ses revenus de toute nature afférents à la même période, ainsi que la somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Procédure devant la cour :
Par une ordonnance du 22 juin 2020, la présidente de la cour a ouvert, à la demande de M. B, une procédure juridictionnelle en vue de prescrire, s'il y a lieu, les mesures qui seraient nécessaires à l'exécution de l'arrêt n° 16BX01022 du 25 avril 2018.
Par lettre enregistrée le 21 mai 2021, le centre hospitalier d'Angoulême a justifié du versement de la somme de 12 387,08 euros à M. B.
Par une ordonnance du 3 mars 2022, la clôture de l'instruction a été fixée au 28 mars 2022.
Vu :
- les autres pièces du dossier ;
- le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " les présidents de formation de jugement des cours peuvent, par ordonnance : 1° Donner acte des désistements () ". Aux termes de l'article R. 612-5-1 du même code: " Lorsque l'état du dossier permet de s'interroger sur l'intérêt que la requête conserve pour son auteur, le président de la formation de jugement () peut inviter le requérant à confirmer expressément le maintien de ses conclusions. La demande qui lui est adressée mentionne que, à défaut de réception de cette confirmation à l'expiration du délai fixé, qui ne peut être inférieur à un mois, il sera réputé s'être désisté de l'ensemble de ses conclusions ".
2. Le 17 mai 2021, le centre hospitalier d'Angoulême a adressé à la cour un bordereau-journal des mandatements émis le 12 mars 2020 par le centre hospitalier de Ruffec, justifiant du versement de la somme de 12 387,08 euros à M. B. Par un courrier du 19 janvier 2022 resté sans réponse, la cour a demandé au requérant de lui indiquer, dans le délai d'un mois, s'il estimait que le versement de cette somme permettait d'assurer l'entière exécution de l'arrêt n° 16BX01022. Par un courrier du 13 octobre 2022, la présidente de la 2ème chambre a invité M. B à indiquer si la demande d'exécution conservait un intérêt pour lui. Ce courrier, qui fixait un délai d'un mois pour la réponse, mentionnait les conséquences attachées par l'article R. 612-5-1 précité au défaut de réponse dans le délai imparti. Aucune confirmation de la requête n'est parvenue à la cour dans ce délai. Par suite, M. B est réputé s'être désisté de ses conclusions. Dès lors, il y a lieu de donner acte de ce désistement.
ORDONNE :
Article 1er : Il est donné acte du désistement d'instance de M. B.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A B et au centre hospitalier de Ruffec.
Fait à Bordeaux, le 22 novembre 2022.
La présidente de la 2ème chambre,
Catherine Girault
20BX01908
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