jeudi 15 décembre 2022
| Juridiction | Cour administrative d'appel de Bordeaux |
| Section | Cour administrative d'appel de Bordeaux |
| N° Dossier | CAA33-20BX02889 |
| Type | Décision |
| Recours | excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 2ème chambre bis (formation à 3) |
| Avocat requérant | SCP CGCB & ASSOCIES BORDEAUX |
Vu la procédure suivante :
Procédure contentieuse antérieure :
Mme B E a demandé au tribunal administratif de Limoges d'annuler l'arrêté du 21 décembre 2017 par lequel le président du conseil départemental de la Haute-Vienne a prononcé à son encontre une sanction disciplinaire de mise à la retraite d'office, et d'enjoindre au département de la Haute-Vienne de la réintégrer dans ses fonctions ou de procéder au réexamen de sa situation dans un délai d'un mois à compter de la date de notification du jugement à intervenir.
Par un jugement n° 1800403 du 25 juin 2020, le tribunal administratif de Limoges a rejeté sa demande.
Procédure devant la cour :
Par une requête et des mémoires, enregistrés les 28 août 2020, 4 novembre 2020 et 11 janvier 2021, Mme E, représentée par Me Lemasson, demande à la cour :
1°) d'annuler ce jugement n° 1800403 du 25 juin 2020 du tribunal administratif de Limoges ;
2°) d'annuler l'arrêté du 21 décembre 2017 par lequel le président du conseil départemental de la Haute-Vienne a prononcé à son encontre une sanction disciplinaire de mise à la retraite d'office ;
3°) d'enjoindre au département de la Haute-Vienne de la réintégrer dans ses fonctions, subsidiairement de réexaminer sa situation, dans le délai d'un mois à compter de la date de notification de l'arrêt à intervenir ;
4°) de condamner le département de la Haute-Vienne à lui verser la somme de 40 000 euros à titre de dommages et intérêts en réparation du préjudice économique et moral subi ;
5°) de mettre à la charge du département de la Haute-Vienne une somme de 10 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- la décision du 21 décembre 2017 est entachée d'une inexactitude matérielle dès lors qu'elle repose sur des faits qui ne sont matériellement pas établis et qu'elle est par ailleurs disproportionnée ;
- les faits d'insubordination allégués qui ont justifié sa mise à la retraite d'office avaient déjà fait l'objet d'une sanction dès lors qu'une mesure de suspension à titre conservatoire a été prononcée à son encontre le 19 septembre 2016, exclusivement en raison de son refus de changement d'affectation ; cette suspension doit ainsi s'analyser comme une véritable sanction disciplinaire ;
- il ne peut lui être reproché aucun acte d'insubordination concernant son changement d'affectation sur le site de Chinchauvaud à compter du 27 juin 2016, alors que la fiche de poste de cette nouvelle affectation, dont elle avait demandé communication afin de vérifier si elle était en adéquation avec les restrictions énumérées par le médecin du travail en 2015, ne lui a été transmise que le 18 janvier 2017, une fois validée par la médecine du travail et accompagnée de sa feuille d'aptitude à l'emploi ; elle s'est d'ailleurs présentée sur son nouveau poste dès que sa fiche de poste a été validée, et elle n'a pas cessé de travailler dans l'intervalle mais a continué d'accomplir ses missions sur le site de la Pouponnière ;
- au demeurant, il n'est pas démontré que la décision de la changer de poste aurait été justifiée par une nécessité du service ;
- les autres motifs de la sanction, à savoir " une malveillance envers le collectif de travail ", " la modification des plannings sans autorisation ", " l'utilisation des locaux professionnels à titre personnel " et " un comportement difficile avec ses collègues " ne sont pas démontrés par le département ; aucune pièce ne permet de corroborer ces reproches ;
- les courriers produits par le département pour établir les comportements qui lui sont reprochés se bornent à faire état de propos rapportés et ne constituent pas des éléments de preuves ;
- en outre, les " manquements professionnels " invoqués dans le procès-verbal du conseil de discipline ne relèvent pas d'une procédure disciplinaire mais sont constitutifs d'une insuffisance professionnelle ;
- si les deux rapports de la directrice du Centre Départemental de l'Enfance et de la Famille établis fin 2015 indiquent qu'elle n'aurait pas respecté certaines règles d'hygiène et de sécurité, ces faits, qui se seraient produits en 2015, ne relèvent pas d'une procédure disciplinaire, et ne peuvent en tout état de cause justifier une quelconque sanction dès lors que seuls les faits qui se sont déroulés au cours de l'année 2016 peuvent être retenus à son encontre pour prononcer sa mise à la retraite d'office, ainsi que le précise le rapport disciplinaire présenté au conseil de discipline ;
- les faits qui lui sont reprochés avant 2014 sont prescrits, car invoqués plus de trois ans après leur supposée réalisation ;
- depuis qu'elle a repris son travail sur le site de Chinchauvaud le 19 janvier 2017, aucune remarque ne lui a été faite par son supérieur hiérarchique.
Par des mémoires en défense, enregistrés les 9 octobre 2020 et 5 mai 2021, le département de la Haute-Vienne, représenté par Me Gauci, conclut au rejet de la requête et à ce qu'il soit mis à la charge de Mme E la somme de 2 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- les moyens soulevés par Mme E ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 ;
- la loi n° 86- 33 du 9 janvier 1986 ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme C D,
- les conclusions de M. Axel Basset, rapporteur public,
- les observations de Me Gault-Ozimek représentant le département de la Haute-Vienne.
Considérant ce qui suit :
1. Mme E, née le 15 décembre 1960, a été recrutée par le département de la Haute-Vienne à compter du 1er juin 1992 dans le cadre d'un contrat emploi solidarité. Le 1er janvier 2001, elle a été titularisée dans le grade d'agent du service intérieur et affectée en qualité d'agent d'entretien dans différentes structures du centre départemental de l'enfance et de la famille (A). A partir du 1er octobre 2012, elle a travaillé en qualité d'agent d'entretien sur le site de la Pouponnière situé à l'Isle. Par courrier du 8 juin 2016, Mme E s'est vue notifier par la directrice du A son changement d'affectation à compter du 27 juin 2016 pour occuper un poste d'agent d'entretien sur le site de Chinchauvaud. Par un arrêté du 19 septembre 2016, le président du conseil départemental de la Haute-Vienne a suspendu Mme E de ses fonctions pour une durée maximale de quatre mois. Par un arrêté du 12 décembre 2017, confirmé par une décision du 29 janvier 2018 portant rejet du recours gracieux, la même autorité a infligé à Mme E une sanction de mise à la retraite d'office à compter du 15 décembre 2017. Mme E a demandé au tribunal administratif de Limoges d'annuler cet arrêté du 12 décembre 2017. Elle relève appel du jugement du 25 juin 2020 par lequel le tribunal a rejeté sa demande.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
2. Aux termes de l'article 28 de la loi du 13 juillet 1983 portant droits et obligations des fonctionnaires : " Tout fonctionnaire, quel que soit son rang dans la hiérarchie, est responsable de l'exécution des tâches qui lui sont confiées. Il doit se conformer aux instructions de son supérieur hiérarchique (). ". Aux termes de l'article 29 de la même loi : " Toute faute commise par un fonctionnaire dans l'exercice ou à l'occasion de l'exercice de ses fonctions l'expose à une sanction disciplinaire () ". La loi du 9 janvier 1986, portant dispositions statutaires relatives à la fonction publique hospitalière s'applique, en vertu de son article 2, aux agents des établissements publics locaux et autres établissements non dotés de la personnalité morale relevant des services départementaux de l'aide sociale à l'enfance. Aux termes de l'article 81 de la loi du 9 janvier 1986 : " Les sanctions disciplinaires sont réparties en quatre groupes : () / Quatrième groupe : / La mise à la retraite d'office, la révocation () ".
3. Il appartient au juge de l'excès de pouvoir, saisi de moyens en ce sens, de rechercher si les faits reprochés à un agent public ayant fait l'objet d'une sanction disciplinaire constituent des fautes de nature à justifier une sanction et si la sanction retenue est proportionnée à la gravité de ces fautes.
4. Pour prononcer, par l'arrêté en litige, faisant suite à l'avis favorable du conseil de discipline du 6 décembre 2017, la sanction de mise à la retraite d'office, le président du conseil départemental de la Haute-Vienne s'est fondé sur les motifs tirés, d'une part, de " l'insubordination caractérisée et réitérée " de Mme E, qui a refusé à plusieurs reprises de rejoindre son nouveau poste sur le site de Chinchauvaud, d'autre part, du " comportement malveillant " de l'intéressée " envers le collectif de travail ".
5. En premier lieu, il ressort des pièces du dossier que le changement d'affectation de Mme E a été justifié par la réalisation de travaux au sein de l'unité de la Pouponnière, par une réorganisation des tâches et la prise en compte des restrictions émises par le médecin du travail concernant l'intéressée. Il ressort des pièces du dossier, et il n'est d'ailleurs pas contesté par Mme E, que cette dernière ne s'est pas présentée à son nouveau poste sur le site de Chinchauvaud, sur lequel elle a été affectée à compter du 27 juin 2016, avant le 19 janvier 2017, soit plus de six mois après son changement d'affectation, et ce malgré un courrier du 24 août 2016 de la directrice de l'établissement la mettant en demeure de rejoindre son nouveau poste avant le 19 septembre 2016. Mme E a ainsi persisté à exercer ses fonctions sur le site de la Pouponnière, ainsi que l'établissent les rapports concordants des cadres de santé du A établis les 17 août 2016 et 23 août 2016, sans qu'aucune des pièces du dossier ne permette d'établir qu'elle n'était pas en mesure de rejoindre pour des raisons médicales son affectation sur le site de Chinchauvaud dès le 27 juin 2016. Il ressort au contraire des pièces du dossier que le médecin du travail a validé la nouvelle fiche de poste de Mme E avant que ce changement d'affectation ne soit décidé. La seule circonstance invoquée par l'intéressée, à la supposer établie, que malgré ses demandes, elle n'aurait pas reçu communication de cette fiche de poste validée par la médecine du travail, afin de s'assurer qu'elle respectait les restrictions médicales émises en 2015, alors qu'elle ne s'est pas présentée à la visite médicale du 17 juin 2016 sans expliquer son absence par un motif valable, est sans influence sur l'obligation qui pesait sur elle, au titre du devoir d'obéissance hiérarchique qui incombe à tout fonctionnaire, de prendre ses fonctions sur le site du Chinchauvaud dès le 27 juin 2016.
6. Par ailleurs, il ressort des pièces du dossier, en particulier des deux rapports de la directrice du A établis fin 2015, que Mme E a procédé sans autorisation de sa hiérarchie à la modification des plannings des mois d'août et septembre 2016 afin de choisir ses horaires sans respecter le planning général, déstabilisant ainsi le fonctionnement de l'équipe. Il ressort du rapport, adressé par un cadre socio-éducatif de l'établissement à la directrice du A le 17 août 2016, que Mme E " choisit les tâches matérielles qu'elle effectue qui ne sont pas identiques à la fiche de poste de ses collègues " et qu'une de ses collègues, placée en arrêt de maladie, a fait part du fait qu'elle " n'en pouvait plus car Mme E lui pourrissait quotidiennement la vie par des réflexions désagréables ou des actes contribuant à la mettre en difficulté ". Ces faits révèlent l'existence de relations conflictuelles que Mme E entretient, par son comportement, avec certains de ses collègues.
7. S'il est vrai que le rapport adressé au conseil de discipline ne retient à l'encontre de Mme E que des faits datant de 2016, il ne ressort pas des pièces du dossier que l'administration aurait sanctionné celle-ci pour des faits antérieurs à cette année.
8. Mme E, qui se borne à soutenir que les éléments apportés par le département ne sont pas probants, dès lors qu'ils font seulement état de propos rapportés, n'est pas fondée à soutenir que la matérialité des faits qui lui sont reprochés, laquelle ressort suffisamment des pièces concordantes versées au dossier, n'est pas établie. Par suite, le moyen tiré de ce que, pour prendre la sanction contestée, le président du conseil départemental de la Haute-Vienne se serait fondé sur des faits matériellement inexacts doit être écarté.
9. En deuxième lieu, aux termes de l'article 19 de la loi du 13 juillet 1983 : " Aucune procédure disciplinaire ne peut être engagée au-delà d'un délai de trois ans à compter du jour où l'administration a eu une connaissance effective de la réalité, de la nature et de l'ampleur des faits passibles de sanction () ". Ainsi qu'il vient d'être dit, les faits qui sont reprochés à Mme E datent de 2016. Par suite, ils n'étaient pas atteints par la prescription lorsque l'administration a, en octobre 2017, lancé la procédure disciplinaire à son encontre.
10. En troisième lieu, si Mme E a fait l'objet, par un arrêté du président du conseil départemental de la Haute-Vienne du 19 septembre 2016, d'une mesure de suspension pour une durée maximale de quatre mois, cette mesure était justifiée par la volonté d'éloigner provisoirement l'intéressée du service, dans l'intérêt de celui-ci, et de poursuivre de façon apaisée l'examen de sa situation. Une telle décision ne constitue donc pas une sanction disciplinaire mais bien une mesure conservatoire relevant de l'article 30 de la loi du 13 juillet 1983 qui permet à l'autorité compétente, lorsqu'elle estime que l'intérêt du service l'exige, d'écarter provisoirement de son emploi un agent qui aurait commis une faute grave. La circonstance que le département de la Haute-Vienne n'a engagé la procédure disciplinaire à l'encontre de Mme E que le 31 octobre 2017 est par ailleurs sans influence sur la qualification de la décision du 19 septembre 2016 comme mesure de suspension. Par suite, le moyen tiré de ce que la décision attaquée de mise à la retraite d'office aurait eu pour effet de sanctionner Mme E une seconde fois pour les mêmes faits doit être écarté.
11. En quatrième lieu, les faits exposés aux points 5 et 6 du présent arrêt constituent des manquements graves au devoir d'obéissance et aux obligations qui s'imposent à tout fonctionnaire à l'égard de ses collègues et de sa hiérarchie. Ces faits, qui ont un caractère fautif, sont de nature à justifier le prononcé d'une sanction disciplinaire. Mme E soutient que la sanction de mise à la retraite d'office est disproportionnée dès lors qu'elle n'a fait l'objet ni d'un avertissement ni d'une sanction disciplinaire depuis 2003, et qu'aucune remarque ne lui a été adressée par sa hiérarchie depuis qu'elle a repris son travail sur le site de Chinchauvaud le 19 janvier 2017. Toutefois, eu égard à la nature et à la gravité des faits commis, qui révèlent l'incapacité de Mme E à se conformer aux instructions de sa hiérarchie et à se situer dans une organisation collective de travail, le président du conseil départemental de la Haute-Vienne n'a pas pris une sanction disproportionnée en prononçant à son encontre une mise à la retraite d'office.
12. Il résulte de tout ce qui précède que Mme E n'est pas fondée à soutenir que c'est à tort que, par le jugement contesté, le tribunal administratif de Limoges a rejeté sa demande tendant à l'annulation de l'arrêté du 12 décembre 2017 et de la décision du 29 janvier 2018.
Sur les conclusions indemnitaires :
13. L'arrêté du 12 décembre 2017 et la décision du 29 janvier 2018 n'étant pas entachés d'illégalité fautive susceptible d'engager la responsabilité du département, les conclusions indemnitaires présentées par Mme E ne peuvent qu'être rejetées.
Sur les conclusions à fin d'injonction :
14. Le présent arrêt, qui rejette les conclusions à fin d'annulation de la requête, n'implique aucune mesure d'exécution. Par suite, les conclusions à fin d'injonction présentées par Mme E ne peuvent qu'être rejetées.
Sur les frais liés à l'instance :
15. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge du département de la Haute-Vienne, qui n'est pas, dans la présente instance, la partie perdante, la somme que Mme E demande au titre des frais liés à l'instance. Il n'y a pas non plus lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de Mme E la somme que le département de la Haute-Vienne demande sur le même fondement.
DECIDE :
Article 1er : La requête de Mme E est rejetée.
Article 2 : Les conclusions du département de la Haute-Vienne présentées sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 3 : La présente décision sera notifiée à Mme B E et au département de la Haute-Vienne.
Délibéré après l'audience du 21 novembre 2022 à laquelle siégeaient :
M. Frédéric Faïck, président,
Mme Florence Rey-Gabriac, première conseillère,
Mme Pauline Reynaud, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe, le 15 décembre 2022.
La rapporteure,
Pauline D
Le président,
Frédéric Faïck
La greffière,
Angélique Bonkoungou
La République mande et ordonne au ministre des solidarités, de l'autonomie et des personnes handicapées en ce qui le concerne, et à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA02997
Suspension de refus de titre de séjour et d'obligation de quitter le territoire. La Cour administrative d'appel de Paris, statuant en référé, rejette la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 5 mai 2025. Le juge des référés estime la demande manifestement infondée, car le tribunal administratif a déjà validé la légalité de la décision par un jugement argumenté, sans qu'aucun moyen nouveau et sérieux ne soit soulevé. La requête est rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-26TL00807
Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, statuant en référé, rejette la requête de Mme B... comme manifestement irrecevable. Celle-ci contestait le refus de l’Office national des combattants de prendre en compte la totalité de ses jours de présence dans un camp de transit. La cour applique les articles R. 222-1, R. 811-7 et R. 612-1 du code de justice administrative, constatant que l’appel, non dispensé du ministère d’avocat, n’a pas été présenté par un avocat malgré la notification claire de cette obligation.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-25TL01714
Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, prise par le juge des référés, rejette la requête de M. A..., ressortissant algérien, qui contestait le refus de séjour et l’obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de la Haute-Garonne. La cour estime que l’arrêté préfectoral est suffisamment motivé et que le préfet a procédé à un examen réel et sérieux de la situation personnelle de l’intéressé. Elle écarte également les moyens tirés de la violation de l’accord franco-algérien et de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, jugeant que la requête est manifestement dépourvue de fondement. La solution est fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
04/05/2026