mardi 28 juin 2022
| Juridiction | Cour administrative d'appel de Bordeaux |
| Section | Cour administrative d'appel de Bordeaux |
| N° Dossier | CAA33-21BX02377 |
| Type | Décision |
| Recours | excès de pouvoir |
| Formation | 5ème chambre (formation à 3) |
| Avocat requérant | HAAS |
Vu la procédure suivante :
Procédure contentieuse antérieure :
M. B F et Mme C D épouse F ont demandé au tribunal administratif de Bordeaux d'annuler les arrêtés du 6 mai 2020 par lesquels la préfète de la Gironde a refusé de leur délivrer un titre de séjour, les a obligés à quitter le territoire français dans un délai de trente jours, a fixé le pays de destination de la mesure d'éloignement et a prononcé à leur encontre une interdiction de retour sur le territoire pour une durée de deux ans.
Par un jugement n° 2004983 et 2004984 du 24 février 2021, le tribunal administratif de Bordeaux a rejeté leur demande.
Procédure devant la cour :
Par une requête, enregistrée le 1er juin 2021, M. et Mme F, représentés par Me Haas, demandent à la cour :
1°) d'annuler le jugement du tribunal administratif de Bordeaux du 24 février 2021 ;
2°) d'annuler les arrêtés préfectoraux du 6 mai 2020 ;
3°) d'enjoindre à la préfète de la Gironde de leur délivrer des titres de séjour dans un délai d'un mois à compter de la notification de l'arrêt à intervenir sous astreinte de 80 euros par jour de retard et, à défaut, de procéder au réexamen de leur demande dans les mêmes conditions de délai d'astreinte ;
4°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 800 euros en application des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Ils soutiennent que :
En ce qui concerne les décisions de refus de titre de séjour :
- les décisions méconnaissant les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elles sont entachées d'une erreur manifeste quant à l'appréciation de leurs conséquences sur la situation personnelle des intéressés ;
- elles méconnaissent l'article 3-1 de la convention internationale des droits de l'enfant ;
- elles méconnaissent l'article L. 313-14 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ainsi que la circulaire du 28 novembre 2012 ; la préfète n'a pas justifié le refus de titre de séjour sur le plan salarié ce qui relève soit d'une erreur de droit soit d'un défaut d'examen sérieux de leur demande.
En ce qui concerne les décisions portant obligation de quitter le territoire français :
- les décisions portant obligation de quitter le territoire sont privées de base légale en ce qu'elles sont fondées sur des décisions de refus de titre de séjour illégales ;
- elles méconnaissent l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elles sont entachées d'une erreur manifeste quant à l'appréciation de leurs conséquences sur la situation personnelle des intéressés ;
- elles méconnaissent l'article 3-1 de la convention internationale des droits de l'enfant.
En ce qui concerne les décisions fixant le pays de destination des mesures d'éloignement :
- les décisions fixant le pays de destination sont privées de base légale en ce qu'elles sont fondées sur des décisions de refus de titre de séjour et des décisions portant obligation de quitter le territoire, illégales.
En ce qui concerne les décisions prononçant à leur encontre une interdiction de retour sur le territoire :
- les décisions méconnaissent l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elles sont entachées d'une erreur manifeste quant à l'appréciation de leurs conséquences sur la situation personnelle des intéressés ;
- elles méconnaissent l'article 3-1 de la convention internationale des droits de l'enfant.
Par un mémoire, enregistré le 22 septembre 2021, la préfète de la Gironde conclut au rejet de la requête.
Elle soutient que les moyens soulevés par les appelants ne sont pas fondés.
Par lettre du 10 mai 2022, en application des dispositions de l'article R. 611-7 du code de justice administrative, les parties ont été informées de ce que la cour est susceptible de relever d'office le moyen d'ordre public tiré de de l'irrecevabilité des conclusions dirigées contre les mesures d'interdiction de retour sur le territoire français qui n'étaient assorties d'aucun moyen en première instance.
Par un mémoire du 16 mai 2022, M. et Mme F ont présenté des observations en réponse au moyen d'ordre public.
M. et Mme F ont été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par des décisions du 29 avril 2021.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- le code du travail ;
- le code de justice administrative.
La présidente de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le rapport de Mme E A a été entendu au cours de l'audience publique.
Considérant ce qui suit :
1. Mme C D épouse F, ressortissante arménienne, née le 1er janvier 1990, et M. B F, ressortissant arménien, né le 21 novembre 1989, sont entrés en France sous le couvert de leur passeport revêtu d'un visa de court séjour valable au 8 au 18 septembre 2015. Leurs demandes d'asile ont été rejetées par l'Office français de protection des réfugiés et apatrides par des décisions du 29 avril 2016, confirmées par la Cour nationale du droit d'asile le 19 décembre 2016. Ils ont sollicité le réexamen de leur demande d'asile le 31 janvier 2017, mais n'ont pas saisi l'Office français de protection des réfugiés et apatrides dans le délai imparti par l'article R. 723-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Ils ont concomitamment demandé la délivrance d'un titre de séjour sur le fondement des articles L. 313-11 et L. 313-14 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par deux arrêtés du 6 juin 2017, le préfet de la Gironde a refusé de leur délivrer un titre de séjour, les a obligés à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays à destination duquel ils pourraient être reconduits. Le 26 juin 2019, ils ont à nouveau sollicité leur admission au séjour sur le fondement du 7° de l'article L. 313-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de l'article L. 313-14 du même code. Par deux arrêtés du 6 mai 2020, la préfète de la Gironde a rejeté leurs demandes et les a obligés à quitter le territoire dans un délai de trente jours, a fixé le pays de destination de la mesure d'éloignement et a prononcé à leur encontre une interdiction de retour sur le territoire français pour une durée de deux ans. M. et Mme F relèvent appel du jugement du 24 février 2021 par lequel le tribunal administratif de Bordeaux a rejeté leur demande tendant à l'annulation de ces arrêtés du 6 mai 2020.
Sur les conclusions tendant à l'annulation des décisions de refus de titre de séjour :
2. Aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1° Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance ; / 2° Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui ".
3. M. et Mme F se prévalent de leur résidence en France depuis cinq années à la date des décisions contestées, de la présence de leur famille en France, de leur participation à des activités de bénévolat et du suivi de cours de français. Toutefois, il ressort des pièces du dossier que M. et Mme F se sont maintenus irrégulièrement sur le territoire français, leurs demandes d'admission au séjour ayant été rejetées par des arrêtés du 6 juin 2017 assortis de mesures d'éloignement. En outre, si les parents de Mme F, ses sœurs et sa grand-mère résident régulièrement en France, M. F ne peut se prévaloir de la présence en France de sa mère qui a fait l'objet d'un arrêté du 6 mai 2020 refusant de lui délivrer un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire français. En outre, rien ne s'oppose à ce que la famille constituée de M. et Mme F et de leurs deux enfants se reconstitue en Arménie, pays dont ils ont la nationalité et où ils ont vécu jusqu'à l'âge de 25 et 26 ans. La circonstance qu'ils ont suivi des cours de français depuis septembre 2015 auprès du réseau Paul Bert puis de l'association de solidarité avec tous les immigrés et qu'ils aient été bénévoles pour l'association Emmaüs Gironde de mai 2018 à février 2019 ne suffit pas à caractériser une insertion particulière dans la société française. Dans ces conditions, la préfète de la Gironde n'a pas porté au droit de M. et Mme F au respect de leur vie privée et familiale une atteinte disproportionnée eu égard aux motifs du refus. Par suite, la préfète n'a pas méconnu les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
4. Aux termes de l'article 3-1 de la convention internationale des droits de l'enfant : " Dans toutes les décisions qui concernent les enfants, qu'elles soient le fait d'institutions publiques ou privées de protection sociale, des tribunaux, des autorités administratives ou des organes législatifs, l'intérêt supérieur de l'enfant doit être une considération primordiale ". Il résulte de ces stipulations que, dans l'exercice de son pouvoir d'appréciation, l'autorité administrative doit accorder une attention primordiale à l'intérêt supérieur des enfants dans toutes les décisions les concernant.
5. Ainsi qu'il a été dit précédemment, il ne ressort pas des pièces du dossier que la cellule familiale, constituée de M. et Mme F, de leur fille entrée en France à l'âge d'un an et de leur fils né le 12 février 2019, ne puisse se reconstituer en Arménie ni que les enfants ne pourraient y suivre une scolarité normale. Dans ces conditions, le moyen tiré d'une méconnaissance de l'article 3-1 précité de la convention internationale relative aux droits de l'enfant doit être écarté.
6. Pour les mêmes motifs que ceux indiqués aux points 3 et 5, les arrêtés contestés ne sont pas entachés d'une erreur manifeste quant à l'appréciation de leurs conséquences sur la situation personnelle de M. et Mme F.
7. Aux termes de l'article L. 313-14 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en vigueur à la date des décisions contestées : " La carte de séjour temporaire mentionnée à l'article L. 313-11 ou la carte de séjour temporaire mentionnée aux 1° et 2° de l'article L. 313-10 peut être délivrée, sauf si sa présence constitue une menace pour l'ordre public, à l'étranger ne vivant pas en état de polygamie dont l'admission au séjour répond à des considérations humanitaires ou se justifie au regard des motifs exceptionnels qu'il fait valoir, sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 313-2 () ".
8. En présence d'une demande de régularisation présentée, sur le fondement de l'article L. 313-14 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, par un étranger qui ne serait pas en situation de polygamie et dont la présence en France ne présenterait pas une menace pour l'ordre public, il appartient à l'autorité administrative de vérifier, dans un premier temps, si l'admission exceptionnelle au séjour par la délivrance d'une carte portant la mention " vie privée et familiale " répond à des considérations humanitaires ou se justifie au regard de motifs exceptionnels, et à défaut, dans un second temps, s'il est fait état de motifs exceptionnels de nature à permettre la délivrance, dans ce cadre, d'une carte de séjour temporaire portant la mention " salarié " ou " travailleur temporaire ".
9. D'une part, M. et Mme F se prévalent de leur résidence en France depuis cinq années, de la présence de leur famille en France et de leur insertion dans la société française notamment par le suivi de cours de français et leur participation dans des activités associatives en qualité de bénévoles. Toutefois, ils n'apportent aucun élément caractérisant l'intensité des liens noués en France. Dans ces conditions, la préfète de la Gironde n'a pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en estimant qu'ils ne faisaient pas état de motifs exceptionnels justifiant la régularisation de leur situation en application de l'article L. 313-14 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile par la délivrance d'une carte de séjour portant la mention " vie privée et familiale ".
10. D'autre part, les arrêtés préfectoraux mentionnent que les intéressés ne justifient d'aucune insertion durable dans la société française, d'aucune ressource propre ni d'aucune activité salariée. En outre, il ne ressort pas des pièces du dossier que Mme F bénéficierait d'une promesse d'embauche. Enfin, la seule production de conventions de bénévolat avec l'association Emmaüs Gironde conclues le 24 mai 2018 et 3 janvier 2017 ne suffit à caractériser ni des circonstances humanitaires, ni des motifs exceptionnels de nature à permettre la délivrance, dans ce cadre, d'une carte de séjour temporaire portant la mention " salarié " ou " travailleur temporaire ". Dès lors, il ne ressort ni de la motivation des arrêtés contestés ni des autres pièces du dossier que la préfète de la Gironde n'aurait pas procédé à un examen de leurs demandes, ni qu'elle aurait commis une erreur de droit ou une erreur manifeste d'appréciation au regard de l'article L. 313-14 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
11. M. et Mme F ne peuvent utilement se prévaloir de la circulaire du ministre de l'intérieur du 28 novembre 2012 relative aux conditions d'examen des demandes d'admission au séjour déposées par des ressortissants étrangers en situation irrégulière dans le cadre des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile qui n'est pas au nombre de celles qui sont opposables au sens de l'article L. 312-3 du code des relations entre le public et l'administration dans les conditions fixées à l'article R. 312-10 du même code et, au surplus, ne comporte que des orientations générales que le ministre de l'intérieur a pu adresser aux préfets pour les éclairer dans la mise en œuvre de leur pouvoir de régularisation.
Sur les conclusions tendant à l'annulation des décisions portant obligation de quitter le territoire français :
12. Il résulte de ce qui précède que le moyen tiré de ce que les décisions portant obligation de quitter le territoire sont privées de base légale du fait de l'illégalité de l'annulation des décisions portant refus de séjour ne peut qu'être écarté.
13. Pour les mêmes motifs que ceux exposés aux points 3 et 5, les décisions obligeant M. et Mme F à quitter le territoire français n'ont pas porté à leur droit au respect de leur vie privée et familiale une atteinte disproportionnée aux buts en vue desquelles elles ont été prises et ne méconnaissent pas l'intérêt supérieur de leurs enfants. Dès lors, les moyens tirés de la méconnaissance de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et de l'article 3-1 de la convention internationale des droits de l'enfant doivent être écartés. Eu égard aux circonstances précédemment exposées, ces décisions ne sont pas davantage entachées d'une erreur manifeste d'appréciation de la situation personnelle des intéressés.
Sur les conclusions tendant à l'annulation des décisions fixant le pays de destination :
14. Il résulte de ce qui précède que M. et Mme F ne sont pas fondés à soutenir que les décisions fixant le pays à destination duquel ils pourraient être reconduits seraient illégales par voie de conséquence de l'illégalité des décisions de refus de titre ainsi que de celles les obligeant à quitter le territoire français.
Sur les conclusions tendant à l'annulation des décisions prononçant une interdiction de retour sur le territoire français :
15. Si, dans leur mémoire introductif d'appel, M. et Mme F ont soulevé des moyens à l'appui de leurs conclusions tendant à l'annulation des décisions prononçant une interdiction de retour sur le territoire, il ressort des pièces du dossier que les intéressés n'avaient soulevé aucun moyen, en première instance, à l'encontre de ces décisions. Dès lors, leur demande tendant à l'annulation de ces décisions, non motivée, était irrecevable et cette irrecevabilité n'est pas régularisable en appel. Par suite, ces conclusions ne peuvent être accueillies en appel.
16. Il résulte de tout ce qui précède que M. et Mme F ne sont pas fondés à soutenir que c'est à tort que, par le jugement attaqué, le tribunal administratif de Bordeaux a rejeté leur demande tendant à l'annulation des arrêtés du 6 mai 2020. Par voie de conséquence, leurs conclusions aux fins d'injonction et d'astreinte ainsi que celles tendant à l'application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ne peuvent qu'être rejetées.
DECIDE :
Article 1er : La requête présentée par M. et Mme F est rejetée.
Article 2 : Le présent arrêt sera notifié à M. B F, à Mme C D épouse F et au ministre de l'intérieur.
Copie en sera adressée à la préfète de la Gironde.
Délibéré après l'audience du 31 mai 2022 à laquelle siégeaient :
Mme Elisabeth Jayat, président,
Mme Nathalie Gay, première conseillère,
Mme Laury Michel, première conseillère,
Rendu public par mise à disposition au greffe le 28 juin 2022.
La rapporteure,
Nathalie A
La présidente,
Elisabeth JayatLa greffière,
Virginie Santana
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur en ce qui le concerne, et à tous huissiers de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution du présent arrêt.
Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA02997
Suspension de refus de titre de séjour et d'obligation de quitter le territoire. La Cour administrative d'appel de Paris, statuant en référé, rejette la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 5 mai 2025. Le juge des référés estime la demande manifestement infondée, car le tribunal administratif a déjà validé la légalité de la décision par un jugement argumenté, sans qu'aucun moyen nouveau et sérieux ne soit soulevé. La requête est rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-26TL00807
Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, statuant en référé, rejette la requête de Mme B... comme manifestement irrecevable. Celle-ci contestait le refus de l’Office national des combattants de prendre en compte la totalité de ses jours de présence dans un camp de transit. La cour applique les articles R. 222-1, R. 811-7 et R. 612-1 du code de justice administrative, constatant que l’appel, non dispensé du ministère d’avocat, n’a pas été présenté par un avocat malgré la notification claire de cette obligation.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-25TL01714
Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, prise par le juge des référés, rejette la requête de M. A..., ressortissant algérien, qui contestait le refus de séjour et l’obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de la Haute-Garonne. La cour estime que l’arrêté préfectoral est suffisamment motivé et que le préfet a procédé à un examen réel et sérieux de la situation personnelle de l’intéressé. Elle écarte également les moyens tirés de la violation de l’accord franco-algérien et de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, jugeant que la requête est manifestement dépourvue de fondement. La solution est fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
04/05/2026
Cour administrative d'appel de Marseille — N° CAA13-25MA00532
La Cour administrative d'appel de Marseille a examiné le recours du préfet de la Haute-Corse contre un jugement du tribunal administratif de Bastia. Ce jugement avait annulé les arrêtés du 2 janvier 2025 refusant un titre de séjour à M. A... B..., ressortissant brésilien, et prononçant son éloignement. Le préfet soutenait que le comportement de l'intéressé constituait une menace à l'ordre public, justifiant le refus sur le fondement de l'article L. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La cour a rejeté la requête préfectorale et confirmé le jugement de première instance, validant ainsi l'annulation des arrêtés et l'injonction de délivrer une carte de séjour temporaire mention "salarié".
04/05/2026