LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° CAA33-21BX03191

Cour administrative d'appel de Bordeaux — Décision N° CAA33-21BX03191

mardi 14 juin 2022

JuridictionCour administrative d'appel de Bordeaux
SectionCour administrative d'appel de Bordeaux
N° DossierCAA33-21BX03191
TypeOrdonnance
Recoursexcès de pouvoir
PublicationC
Avocat requérantLASSORT

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Procédure contentieuse antérieure :

M. C A B a demandé au tribunal administratif de Bordeaux d'annuler l'arrêté du 15 mars 2021 par lequel la préfète de la Gironde a refusé de lui délivrer un titre de séjour, lui a fait obligation de quitter le territoire français dans le délai de trente jours et a fixé le pays de renvoi.

Par un jugement n° 2101780 du 30 juin 2021, le tribunal administratif de Bordeaux a rejeté sa demande.

Procédure devant la cour administrative d'appel :

Par une requête enregistrée le 29 juillet 2021, M. A B, représenté par Me Chamberland-Poulin, demande à la cour :

1°) d'annuler ce jugement du 30 juin 2021 du tribunal administratif de Bordeaux ;

2°) d'annuler l'arrêté du 15 mars 2021 de la préfète de la Gironde ;

3°) d'enjoindre à la préfète de la Gironde de lui délivrer un titre de séjour dans le délai de quinze jours à compter de la décision à intervenir, sous astreinte de 50 euros par jour de retard ;

4°) de mettre à la charge de l'État la somme de 1 200 euros à lui verser sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

- contrairement à ce qu'ont estimé les premiers juges, l'arrêté en litige, en l'absence d'éléments précis notamment sur l'insuffisance des justifications qu'il a produites concernant la réalité de la communauté de vie avec son épouse française ou la permanence de sa présence en France depuis 2017, est insuffisamment motivé, ce qui révèle un défaut d'examen de sa situation personnelle ;

- cet arrêté comporte plusieurs erreurs qui ne peuvent être regardées comme de simples erreurs de plume comme l'a indiqué le tribunal ;

- le tribunal a rejeté à tort les moyens tirés de la méconnaissance du 4° de l'article L. 313-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de l'erreur manifeste d'appréciation de sa situation dès lors qu'il remplit l'ensemble des conditions fixées par cet article, notamment une communauté de vie avec son épouse française depuis au moins six mois et sa participation active à l'entretien et à l'éducation des deux enfants de celle-ci issus d'une autre union, alors qu'il démontre être entré régulièrement en France sous couvert d'un visa Schengen de court séjour en cours de validité et y avoir résidé de manière continue depuis 2017 ;

- la préfète a méconnu l'article L. 313-14 du code précité et entaché sa décision d'une erreur manifeste d'appréciation alors que sa situation familiale constitue un motif d'admission exceptionnelle au séjour à titre humanitaire ;

- le refus de séjour en litige porte une atteinte disproportionnée à son droit à mener une vie privée et familiale normale et a méconnu les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales alors qu'il vit en couple avec une ressortissante française et les enfants de celle-ci, et que la reconstitution de la cellule familiale n'est pas possible au Maroc ;

- la mesure d'éloignement est privée de base légale en raison des illégalités affectant le refus de séjour ;

- cette mesure porte une atteinte disproportionnée à son droit à mener une vie privée et familiale normale et a méconnu les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales pour les mêmes motifs que ceux énoncés ci-dessus ;

- l'obligation de quitter le territoire français étant illégale, la décision fixant le pays de renvoi se trouve affectée d'un défaut de base légale.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- l'accord franco-marocain du 9 octobre 2007 relatif au séjour et à l'emploi ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes du dernier alinéa de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " Les présidents des cours administratives d'appel, les premiers vice-présidents des cours et les présidents des formations de jugement des cours, ainsi que les autres magistrats ayant le grade de président désignés à cet effet par le président de la cour peuvent, en outre, par ordonnance, rejeter (), après l'expiration du délai de recours ou, lorsqu'un mémoire complémentaire a été annoncé, après la production de ce mémoire, les requêtes d'appel manifestement dépourvues de fondement. ()".

2. M. A B, ressortissant marocain né en 1985, fait appel du jugement du

30 juin 2021 par lequel le tribunal administratif de Bordeaux a rejeté sa demande tendant à l'annulation de l'arrêté du 15 mars 2021 de la préfète de la Gironde refusant de lui délivrer un titre de séjour, lui faisant obligation de quitter le territoire français dans le délai de trente jours et fixant le pays de renvoi.

3. En premier lieu, si M. A B soutient que son entrée en France était régulière, il ressort des pièces du dossier de première instance que l'intéressé est entré en France via l'Espagne - et non l'Italie, comme il l'affirme - sous couvert d'un visa " Schengen " de court séjour à entrées multiples délivré par les autorités consulaires italiennes à Casablanca et ne soutient ni même n'allègue avoir souscrit à la déclaration d'entrée sur le territoire français prévue aux articles R. 211-32 et 33 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile alors applicable. Il en résulte que la préfète de la Gironde pouvait légalement refuser le titre de séjour sollicité sur ce seul motif. Par suite, le moyen tiré de ce que le préfet aurait mal apprécié sa situation en estimant que son entrée en France était irrégulière doit être écarté.

4. En deuxième lieu, et compte tenu de ce qui vient d'être dit, les nouvelles pièces produites en appel par M. A B concernant sa vie privée et familiale et notamment celles justifiant selon lui la communauté de vie avec sa compagne, au demeurant postérieures à l'arrêté en litige, n'ont pas d'incidence sur la légalité du refus de séjour en litige à la date à laquelle ce refus a été pris, alors par ailleurs que rien ne semble devoir faire obstacle à ce qu'il puisse retourner au Maroc pour solliciter un visa de long séjour en qualité de conjoint de Français.

5. En troisième lieu, M. A B reprend, sans critique utile du jugement ni pièce nouvelle ni élément de fait ou de droit nouveau, les autres moyens de légalité externe et interne précités déjà soulevés en première instance dans des termes similaires. Il n'apporte ainsi en appel aucun élément susceptible de remettre en cause l'appréciation du premier juge qui a pertinemment et suffisamment répondu à l'ensemble de ces moyens. Par suite, il y a lieu d'écarter ces autres moyens par adoption des motifs retenus par le tribunal administratif de Bordeaux.

6. En quatrième et dernier lieu, et par suite, les moyens invoqués nouvellement en appel tirés de ce que l'obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours et la décision fixant le pays de renvoi seraient privées de base légale compte tenu des illégalités affectant le refus de séjour, à les supposer même recevables, ne peuvent qu'être rejetés.

7. Il résulte de tout ce qui précède que la requête d'appel est manifestement dépourvue de fondement et doit être rejetée selon la procédure prévue par les dispositions précitées du dernier alinéa de l'article R. 222-1 du code de justice administrative. Les conclusions de M. A B aux fins d'injonction et d'astreinte ainsi que celles tendant à l'application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ne peuvent qu'être rejetées par voie de conséquence.

ORDONNE :

Article 1er : La requête de M. A B est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. C A B. Une copie sera transmise pour information à la préfète de la Gironde.

Fait à Bordeaux, le 14 juin 2022.

Eric REY-BÈTHBÉDER

La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur, en ce qui le concerne et à tous huissiers de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.

Décisions similaires

CAA75excès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA02997

Suspension de refus de titre de séjour et d'obligation de quitter le territoire. La Cour administrative d'appel de Paris, statuant en référé, rejette la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 5 mai 2025. Le juge des référés estime la demande manifestement infondée, car le tribunal administratif a déjà validé la légalité de la décision par un jugement argumenté, sans qu'aucun moyen nouveau et sérieux ne soit soulevé. La requête est rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.

01/06/2026

CAA31excès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-26TL00807

Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, statuant en référé, rejette la requête de Mme B... comme manifestement irrecevable. Celle-ci contestait le refus de l’Office national des combattants de prendre en compte la totalité de ses jours de présence dans un camp de transit. La cour applique les articles R. 222-1, R. 811-7 et R. 612-1 du code de justice administrative, constatant que l’appel, non dispensé du ministère d’avocat, n’a pas été présenté par un avocat malgré la notification claire de cette obligation.

01/06/2026

CAA31excès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-25TL01714

Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, prise par le juge des référés, rejette la requête de M. A..., ressortissant algérien, qui contestait le refus de séjour et l’obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de la Haute-Garonne. La cour estime que l’arrêté préfectoral est suffisamment motivé et que le préfet a procédé à un examen réel et sérieux de la situation personnelle de l’intéressé. Elle écarte également les moyens tirés de la violation de l’accord franco-algérien et de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, jugeant que la requête est manifestement dépourvue de fondement. La solution est fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative.

04/05/2026

CAA13excès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Marseille — N° CAA13-25MA00532

La Cour administrative d'appel de Marseille a examiné le recours du préfet de la Haute-Corse contre un jugement du tribunal administratif de Bastia. Ce jugement avait annulé les arrêtés du 2 janvier 2025 refusant un titre de séjour à M. A... B..., ressortissant brésilien, et prononçant son éloignement. Le préfet soutenait que le comportement de l'intéressé constituait une menace à l'ordre public, justifiant le refus sur le fondement de l'article L. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La cour a rejeté la requête préfectorale et confirmé le jugement de première instance, validant ainsi l'annulation des arrêtés et l'injonction de délivrer une carte de séjour temporaire mention "salarié".

04/05/2026

← Retour aux décisions