mardi 5 juillet 2022
| Juridiction | Cour administrative d'appel de Bordeaux |
| Section | Cour administrative d'appel de Bordeaux |
| N° Dossier | CAA33-21BX03383 |
| Type | Décision |
| Recours | excès de pouvoir |
| Formation | 5ème chambre (formation à 3) |
| Avocat requérant | CERVEAUX |
Vu la procédure suivante :
Procédure contentieuse antérieure :
M. B F, M. D F et M. C F ont demandé au tribunal administratif de La Réunion d'annuler la délibération du 12 juin 2019 par laquelle le conseil municipal de La Possession a approuvé la révision du plan local d'urbanisme.
Par un jugement n° 1901586 du 6 mai 2021, le tribunal administratif de La Réunion a annulé la délibération du 12 juin 2019 en tant qu'elle classe en zone Nr les parcelles cadastrées section AL 14 et 15 ainsi que la décision du 11 octobre 2019 en tant qu'elle rejette le recours gracieux contre ce classement et a rejeté le surplus de leur demande.
Procédure devant la cour :
Par une requête et un mémoire, enregistrés les 9 août 2021 et 20 avril 2022, M. B F, M. D F et M. C F, représentés par Me Cerveaux, demandent à la cour :
1°) d'annuler le jugement du tribunal administratif de La Réunion du 6 mai 2021 en tant qu'il n'a pas annulé la délibération du 12 juin 2019 classant la parcelle cadastrée section AH n° 288 en zone N et en espace boisé classé et la parcelle cadastrée section AH n° 287 en zone AUB ;
2°) d'annuler la délibération du 12 juin 2019 par laquelle la commune de La Possession a approuvé son plan local d'urbanisme en tant qu'elle classe la parcelle cadastrée section AH n° 288 en zone N et en espace boisé classé et la parcelle cadastrée section AH n° 287 en zone AUB ;
3°) de mettre à la charge de la commune de la Possession le versement d'une somme de 3 500 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Ils soutiennent que :
- la commune ne peut, par la révision de son plan local d'urbanisme, remettre en cause la sécurité juridique de l'opération de lotir pour laquelle ils sont titulaires d'un permis d'aménager ;
- la parcelle cadastrée section AH n° 287 ne correspond pas à la définition d'une zone à urbaniser au sens de l'article R. 123-6 du code de l'urbanisme mais à la définition d'une zone urbaine prévue à l'article R. 123-5 du code de l'urbanisme qui réserve ce classement aux secteurs déjà urbanisés ou aux secteurs où les équipements publics existants ou en cours de réalisation ont une capacité suffisante pour desservir les constructions à implanter ; le classement de cette parcelle en zone AUB est entaché d'une erreur manifeste d'appréciation ;
- le classement de la parcelle cadastrée section AH n° 288 en zone N et en espace boisé classé est entaché d'erreur manifeste d'appréciation.
Par des mémoires, enregistrés les 30 mars et 16 mai 2022, la commune de La Possession représentée par Me Beauvillard, conclut au rejet de la requête et à la mise à la charge de MM. F d'une somme de 4 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- MM. François et Denis F résidant en France métropolitaine, sont irrecevables en ce que la requête a été déposée après l'expiration du délai de deux mois prévu par l'article R. 811-2 du code de justice administrative ; en ce qui concerne M. B F, la requête introduite plus de trois mois après le jugement du tribunal administratif de La Réunion, délai prévu à l'article R. 811-5 du code de justice administrative, est tardive et par suite irrecevable ;
- les moyens invoqués par les appelants ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'urbanisme ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme E A ;
- les conclusions de M. Stéphane Gueguein, rapporteur public ;
- et les observations de Me Seisson, représentant la commune de La Possession.
Considérant ce qui suit :
1. Par une délibération du 23 mai 2012, le conseil municipal de la commune de La Possession a prescrit la révision du plan local d'urbanisme de la commune. Le projet de plan local d'urbanisme a été arrêté le 14 mars 2018. Par un arrêté du 5 septembre 2018, le maire de La Possession a prescrit une enquête publique qui s'est déroulée du 21 septembre au 6 novembre 2018. Par une délibération du 12 juin 2019, la commune de La Possession a approuvé la révision de son plan local d'urbanisme. MM. Paul, François et Denis F ont présenté un recours gracieux daté du 6 août 2019 demandant au maire de La Possession le retrait de cette délibération. A la suite du rejet de leur recours gracieux par décision du 11 octobre 2019, MM. F ont demandé au tribunal administratif de La Réunion d'annuler la délibération du 12 juin 2019. Par un jugement du 6 mai 2021, le tribunal administratif de La Réunion a annulé la délibération du 12 juin 2019 en tant qu'elle classe en zone Nr les parcelles cadastrées section AL 14 et 15 ainsi que la décision du 11 octobre 2019 en tant qu'elle rejette le recours gracieux contre ce classement et a rejeté le surplus de leur demande. MM. F relèvent appel de ce jugement en tant qu'il n'a pas annulé la délibération du 12 juin 2019 classant la parcelle cadastrée section AH n° 288 en zone N et en espace boisé classé et la parcelle cadastrée section AH n° 287 en zone AUB.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
2. Aux termes de l'article 12 du décret du 28 décembre 2015 relatif à la partie réglementaire du livre Ier du code de l'urbanisme et à la modernisation du contenu du plan local d'urbanisme : " () VI. - Les dispositions des articles R. 123-1 à R. 123-14 du code de l'urbanisme dans leur rédaction en vigueur au 31 décembre 2015 restent applicables aux plans locaux d'urbanisme dont l'élaboration, la révision, la modification ou la mise en compatibilité a été engagée avant le 1er janvier 2016. Toutefois, dans les cas d'une élaboration ou d'une révision prescrite sur le fondement du I de l'article L. 123-13 en vigueur avant le 31 décembre 2015, le conseil communautaire ou le conseil municipal peut décider que sera applicable au document l'ensemble des articles R. 151-1 à R. 151-55 du code de l'urbanisme dans leur rédaction en vigueur à compter du 1er janvier 2016, par une délibération expresse qui intervient au plus tard lorsque le projet est arrêté () ".
3. La révision du plan local d'urbanisme de la commune de La Possession a été décidée par une délibération de son conseil municipal du 23 mai 2012. Dès lors, en application des dispositions citées au point précédent, en l'absence au dossier de délibération expresse du conseil municipal optant pour l'application des articles R. 151-1 à R. 151-55 du code de l'urbanisme, les dispositions des articles R. 123-1 à R. 123-14 du code de l'urbanisme, dans leur rédaction en vigueur au 31 décembre 2015, sont restées applicables au plan local d'urbanisme adopté par la délibération attaquée du 12 juin 2019.
En ce qui concerne le classement de la majeure partie de la parcelle cadastrée section AH n° 287 en zone AUB :
4. Aux termes de l'article R. 123-5 du code de l'urbanisme devenu l'article R. 151-18 du même code : " Les zones urbaines sont dites "zones U". Peuvent être classés en zone urbaine, les secteurs déjà urbanisés et les secteurs où les équipements publics existants ou en cours de réalisation ont une capacité suffisante pour desservir les constructions à implanter ". Aux termes de l'article R. 123-6 du même code devenu l'article R. 151-20 : " Les zones à urbaniser sont dites " zones AU ". Peuvent être classés en zone à urbaniser les secteurs à caractère naturel de la commune destinés à être ouverts à l'urbanisation. / Lorsque les voies publiques et les réseaux d'eau, d'électricité et, le cas échéant, d'assainissement existant à la périphérie immédiate d'une zone AU ont une capacité suffisante pour desservir les constructions à implanter dans l'ensemble de cette zone, les orientations d'aménagement et de programmation et le règlement définissent les conditions d'aménagement et d'équipement de la zone. Les constructions y sont autorisées soit lors de la réalisation d'une opération d'aménagement d'ensemble, soit au fur et à mesure de la réalisation des équipements internes à la zone prévus par les orientations d'aménagement et de programmation et le règlement. / Lorsque les voies publiques et les réseaux d'eau, d'électricité et, le cas échéant, d'assainissement existant à la périphérie immédiate d'une zone AU n'ont pas une capacité suffisante pour desservir les constructions à implanter dans l'ensemble de cette zone, son ouverture à l'urbanisation peut être subordonnée à une modification ou à une révision du plan local d'urbanisme ".
5. Il appartient aux auteurs d'un plan local d'urbanisme de déterminer le parti d'aménagement à retenir pour le territoire concerné par le plan en tenant compte de la situation existante et des perspectives d'avenir et de fixer en conséquence le zonage et les possibilités de construction. Leur appréciation sur ces différents points ne peut être censurée par le juge administratif qu'au cas où elle serait entachée d'une erreur manifeste ou fondée sur des faits matériellement inexacts.
6. Il ressort du rapport de présentation que les zones à urbaniser couvrent les secteurs à caractère naturel de la commune destinés à être ouverts à l'urbanisation. Si l'objectif 7 de l'orientation 2 du projet d'aménagement et de développement durables prévoit de conforter le caractère résidentiel des mi-pentes, il rappelle la problématique de ces secteurs et notamment que " l'héritage d'un développement urbain à l'opportunisme peu planifié induit de nombreux dysfonctionnements en matières de réseaux humides, de réseaux de voiries, de réseaux de transports en commun et d'équipements souvent mal dimensionnés " et précise qu'il apparait nécessaire d'accroitre " les capacités d'assainissement collectif des eaux usées en rapport avec la population actuelle et anticiper l'évolution démographique ". En outre, le règlement applicable à la zone AU prévoit que sont admises les occupations et utilisations du sol prévues au règlement de la zone U dès lors qu'elles disposent d'infrastructures suffisantes pour desservir le projet de construction et qu'elles respectent la clause de densité minimale de 30 logements par hectare. Il ressort des pièces du dossier que la parcelle AH 287, située dans un secteur de mi-pentes, d'une superficie importante, était dépourvue de toute construction à la date de la révision du plan local d'urbanisme. Si elle est située dans le prolongement d'autres lotissements existants au nord et à l'ouest, classés en zone urbaine, elle s'ouvre à l'est et au sud sur de vastes espaces naturels. Les appelants produisent un permis d'aménager du 12 avril 2013 visant les avis favorables du SIDELEC, du service départemental d'incendie et de secours et de la société VEOLIA, ainsi qu'un rapport d'expertise de la société ACM SARL réalisé à leur demande du 23 octobre 2019, qui précise que notamment des travaux doivent être effectués afin d'adapter le poste de relevage et un constat d'huissier du 13 avril 2022 qui constate l'existence de postes de transformation, de grilles d'évacuation d'eau et de caniveaux et de voiries mais qui ne permet pas d'évaluer la capacité des réseaux existants quant à la couverture des besoins des lotissements Capucines 1 et 2 envisagés. Ainsi, ces seuls documents ne permettent pas de tenir pour établi le caractère suffisant des équipements publics afin de desservir l'ensemble de la parcelle AH 287. Dans ces conditions, eu égard notamment au parti d'aménagement retenu par les auteurs du plan local d'urbanisme et à la situation de la parcelle, il ne ressort pas des pièces du dossier que le classement de la majeure partie de la zone AH 287 en zone AUB serait entaché d'erreur manifeste d'appréciation.
7. Aux termes de l'article R. 123-8 du code de l'urbanisme devenu l'article R. 151-24 du même code : " Les zones naturelles et forestières sont dites " zones N ". Peuvent être classés en zone naturelle et forestière, les secteurs de la commune, équipés ou non, à protéger en raison : / a) Soit de la qualité des sites, milieux et espaces naturels, des paysages et de leur intérêt, notamment du point de vue esthétique, historique ou écologique ; / b) Soit de l'existence d'une exploitation forestière ; / c) Soit de leur caractère d'espaces naturels () ". Aux termes de l'article L. 113-1 du code de l'urbanisme : " Les plans locaux d'urbanisme peuvent classer comme espaces boisés, les bois, forêts, parcs à conserver, à protéger ou à créer, qu'ils relèvent ou non du régime forestier, enclos ou non, attenant ou non à des habitations. Ce classement peut s'appliquer également à des arbres isolés, des haies ou réseaux de haies ou des plantations d'alignements ". Un tel classement n'est donc pas subordonné à la valeur du boisement existant, ni même à l'existence d'un tel boisement.
8. Il ressort du projet d'aménagement et de développement durables que l'objectif 10 de l'orientation 2 prévoit de " maintenir les espaces naturels présents dans les mi-pentes et préserver des continuités entre les hauts et les bas () ". Il précise qu'" en plus des espaces naturels de Mafate et des hauts qui doivent être protégés () on retrouve des vastes espaces naturels dans les mi-pentes. Ces espaces sont connectés entre eux par les ravines qui traversent tout le territoire. Au même titre que les espaces naturels patrimoniaux, les espaces naturels des mi-pentes doivent être préservés ". En outre, le rapport de présentation indique que le plan local d'urbanisme révisé propose une augmentation considérable de 6 176 hectares d'espaces boisés classés et explique, en ce sens, que le secteur des mi-pentes était sous-protégé et que les ravines les plus importantes et boisées, véritables poumons de la commune, jugées pertinentes dans l'élaboration de la trame verte et bleue de la commune, ont été classées en espace boisé classé. Il ressort des pièces du dossier que les parties de la parcelle cadastrée section AH n°287 classées en zone N et en espace boisé classé sont une ravine à l'ouest et une zone naturelle couverte de végétation à l'est et qu'elles sont contigües à de vastes étendues boisées. Si les appelants font valoir que ce classement est incohérent dès lors qu'il ne permet aucune création de lot ou construction et que ces terrains ne représentent qu'une friche dont la végétation ne présente aucun intérêt, la qualité médiocre des arbres situés sur la parcelle, à la supposer établie, et la situation de ces terrains jouxtant un futur lotissement, ne faisaient pas obstacle au classement de ces terrains en zone naturelle et en espace boisé classé. Il ne ressort pas des pièces du dossier que, compte tenu du parti d'aménagement retenu et des caractéristiques propres à la commune de La Possession, les auteurs du plan local d'urbanisme, en approuvant le classement d'une partie de la parcelle AH 287 en zone naturelle et comme espace boisé protégé, aient commis une erreur manifeste d'appréciation.
9. Il ressort du projet d'aménagement et de développement durables que l'objectif 2 de l'orientation 1 " des patrimoines d'exception à préserver et à valoriser " réside en la protection des forêts et des ravines comme structures porteuses des trames verte et bleue et vise à préserver les biens et les personnes des aléas. Il ressort du rapport de présentation que la zone N couvre les secteurs de la commune, équipés ou non, à protéger en raison soit de la qualité des sites, des milieux naturels, des paysages et de leur intérêt, notamment du point de vue esthétique, historique ou écologique, soit de l'existence d'une exploitation forestière, soit de leur caractère d'espaces naturels. Il ressort des pièces du dossier que la parcelle cadastrée section AH n° 288, vaste espace naturel jouxtant en son extrémité nord-ouest la parcelle AH 287, est identifiée comme un réservoir de biodiversité et une zone naturelle d'intérêt écologique, faunistique et floristique. Les circonstances que cette parcelle serait desservie par des voies publiques et privées ouvertes au public, qu'elle comprendrait un chemin carrossable de 3,5 mètres de largeur, qu'elle pourrait être facilement raccordable et que sa localisation à proximité immédiate du cœur de ville, comporterait un potentiel en terme d'aménagement, ne suffisent pas pour permettre de regarder son classement en zone N comme étant entaché d'une erreur manifeste d'appréciation. En outre, ainsi qu'il a été indiqué aux points 7 et 8, si les appelants font valoir que cette parcelle ne comprend aucune végétation ou arbre de valeur en raison notamment du terrassement effectué dans les années 1980, la qualité du boisement présent sur la parcelle ne peut remettre en cause le classement de la parcelle AH 288 en espace boisé classé. Par suite, c'est à bon droit que les premiers juges ont écarté le moyen tiré de l'erreur manifeste d'appréciation qu'aurait commise les auteurs du plan local d'urbanisme en classant la parcelle AH 288 en zone naturelle et en espace boisé classé.
10. Il résulte de tout ce qui précède et sans qu'il soit besoin d'examiner la fin de non-recevoir opposée, que MM. F ne sont pas fondés à soutenir que c'est à tort que par le jugement attaqué, le tribunal administratif de La Réunion n'a pas annulé la délibération du 12 juin 2019 en tant qu'elle classe la parcelle cadastrée section AH n° 288 en zone N et en espace boisé classé et la parcelle cadastrée section AH n° 287 en zone AUB.
Sur les frais liés au litige :
11. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de la commune de La Possession, qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance, la somme que demandent MM. F au titre des frais exposés par eux et non compris dans les dépens. Dans les circonstances de l'espèce, il y a lieu de mettre à la charge de MM. F le versement à la commune de La Possession d'une somme globale de 1 500 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
DÉCIDE :
Article 1er : La requête de MM. F est rejetée.
Article 2 : MM. F verseront à la commune de La Possession une somme globale de 1 500 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : Le présent arrêt sera notifié à M. B F, à M. C F, à M. D F et à la commune de La Possession.
Délibéré après l'audience du 14 juin 2022 à laquelle siégeaient :
Mme Elisabeth Jayat, présidente,
Mme Nathalie Gay, première conseillère,
Mme Laury Michel, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 5 juillet 2022.
La rapporteure,
Nathalie ALa présidente,
Elisabeth Jayat
La greffière,
Virginie Santana
La République mande et ordonne au préfet de La Réunion en ce qui le concerne et à tous huissiers de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution du présent arrêt.
Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA02997
Suspension de refus de titre de séjour et d'obligation de quitter le territoire. La Cour administrative d'appel de Paris, statuant en référé, rejette la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 5 mai 2025. Le juge des référés estime la demande manifestement infondée, car le tribunal administratif a déjà validé la légalité de la décision par un jugement argumenté, sans qu'aucun moyen nouveau et sérieux ne soit soulevé. La requête est rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-26TL00807
Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, statuant en référé, rejette la requête de Mme B... comme manifestement irrecevable. Celle-ci contestait le refus de l’Office national des combattants de prendre en compte la totalité de ses jours de présence dans un camp de transit. La cour applique les articles R. 222-1, R. 811-7 et R. 612-1 du code de justice administrative, constatant que l’appel, non dispensé du ministère d’avocat, n’a pas été présenté par un avocat malgré la notification claire de cette obligation.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-25TL01714
Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, prise par le juge des référés, rejette la requête de M. A..., ressortissant algérien, qui contestait le refus de séjour et l’obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de la Haute-Garonne. La cour estime que l’arrêté préfectoral est suffisamment motivé et que le préfet a procédé à un examen réel et sérieux de la situation personnelle de l’intéressé. Elle écarte également les moyens tirés de la violation de l’accord franco-algérien et de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, jugeant que la requête est manifestement dépourvue de fondement. La solution est fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
04/05/2026
Cour administrative d'appel de Marseille — N° CAA13-25MA00532
La Cour administrative d'appel de Marseille a examiné le recours du préfet de la Haute-Corse contre un jugement du tribunal administratif de Bastia. Ce jugement avait annulé les arrêtés du 2 janvier 2025 refusant un titre de séjour à M. A... B..., ressortissant brésilien, et prononçant son éloignement. Le préfet soutenait que le comportement de l'intéressé constituait une menace à l'ordre public, justifiant le refus sur le fondement de l'article L. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La cour a rejeté la requête préfectorale et confirmé le jugement de première instance, validant ainsi l'annulation des arrêtés et l'injonction de délivrer une carte de séjour temporaire mention "salarié".
04/05/2026