mardi 31 mai 2022
| Juridiction | Cour administrative d'appel de Bordeaux |
| Section | Cour administrative d'appel de Bordeaux |
| N° Dossier | CAA33-21BX04241 |
| Type | Décision |
| Recours | excès de pouvoir |
| Formation | 5ème chambre (formation à 3) |
| Avocat requérant | KOSSEVA-VENZAL |
Vu la procédure suivante :
Procédure contentieuse antérieure :
Mme C B épouse D a demandé au tribunal administratif de Toulouse d'annuler l'arrêté du 20 août 2020 par lequel la préfète de l'Ariège a refusé de lui délivrer un titre de séjour, l'a obligée à quitter le territoire français dans un délai de trente jours, a fixé le pays de renvoi et a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée de 12 mois.
Par un jugement n° 2004789 du 9 juillet 2021, le tribunal administratif de Toulouse a rejeté sa demande.
Procédure devant la cour :
Par une requête enregistrée le 17 novembre 2021, Mme B épouse D, représentée par Me Kosseva-Venzal, demande à la cour :
1°) d'annuler le jugement du tribunal administratif de Toulouse du 9 juillet 2021 ;
2°) d'annuler l'arrêté de la préfète de l'Ariège du 20 août 2020 ;
3°) d'enjoindre à la préfète de lui délivrer le titre de séjour sollicité dans un délai de quinze jours à compter de la notification de l'arrêt sous astreinte de 100 euros par jour de retard ou, subsidiairement, de réexaminer sa situation en lui délivrant une autorisation provisoire de séjour ;
4°) d'enjoindre à la préfète de prendre toutes mesures aux fins de retirer son inscription dans le fichier de non-admission au système d'information Schengen ;
5°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 2 000 euros à verser à son conseil au titre des dispositions des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Elle soutient que :
En ce qui concerne la décision de refus de titre de séjour :
- elle méconnaît l'article L. 313-11-11° du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et est entachée d'erreur manifeste d'appréciation dès lors qu'elle ne pourra bénéficier d'un traitement approprié dans son pays d'origine ;
- elle porte atteinte à son droit au respect de sa vie privée et familiale tel que protégé par l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français :
- elle méconnaît l'article L. 511-4-10° du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et est entachée d'erreur manifeste d'appréciation ;
- elle porte atteinte à son droit au respect de sa vie privée et familiale tel que protégé par l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
En ce qui concerne la décision fixant le pays de renvoi :
- elle méconnaît l'article L. 513-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales dès lors que le lien direct entre la pathologie dont elle souffre et les événements traumatisants qu'elle a vécus ne permettent pas d'envisager un traitement approprié au Kosovo ;
En ce qui concerne l'interdiction de retour sur le territoire français :
- elle est entachée d'une erreur de droit et d'une erreur manifeste d'appréciation en méconnaissance du III de l'article L. 511-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Par un mémoire en défense enregistré le 24 mars 2022, la préfète de l'Ariège conclut au rejet de la requête.
Elle soutient que les moyens soulevés par la requérante ne sont pas fondés.
Mme D a produit des pièces, enregistrées le 22 avril 2022.
Mme B épouse D a été admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision n° 2021/019489 du 7 octobre 2021.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 modifiée ;
- le code de justice administrative.
La présidente de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le rapport de Mme A a été entendu au cours de l'audience publique.
Considérant ce qui suit :
1. Mme C B épouse D, ressortissante kosovare née le 23 novembre 1969, a déclaré être entrée irrégulièrement en France le 17 juillet 2016, accompagnée de son époux. Elle a présenté une demande d'asile qui a été rejetée par une décision de l'Office français de protection des réfugiés et apatrides (OFPRA) du 23 septembre 2016, confirmée le 15 mars 2017 par la Cour nationale du droit d'asile (CNDA). Elle a, à cet égard, fait l'objet d'un arrêté du 16 mai 2017 portant obligation de quitter le territoire français et fixation du pays de renvoi, dont la légalité a été confirmée par un jugement du tribunal administratif de Toulouse du 20 juillet 2017 puis par un arrêt de la cour administrative d'appel de Bordeaux du 12 décembre 2017. Elle a ensuite sollicité, le 6 septembre 2017, la délivrance d'un titre de séjour en raison de son état de santé, sur le fondement du 11° de l'article L. 313-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Sa demande a fait l'objet d'un arrêté du 24 janvier 2018 portant refus de séjour, obligation de quitter le territoire français et fixation du pays de renvoi, lequel a été annulé par un jugement du tribunal administratif de Toulouse du 19 mars 2018 assorti d'une injonction de réexamen de la situation de l'intéressé. En exécution de cette injonction, la préfète de l'Ariège a pris un nouvel arrêté le 16 janvier 2019 portant refus de séjour, obligation de quitter le territoire français, fixation du pays de renvoi et interdiction de retour sur le territoire français pour une durée de 6 mois, lequel a également été annulé par un jugement du tribunal administratif de Toulouse du 28 janvier 2020 assorti d'une injonction de réexamen. Par un arrêté du 20 août 2020, la préfète de l'Ariège a refusé de lui délivrer un titre de séjour, l'a obligée à quitter le territoire français dans un délai de trente jours, a fixé le pays de renvoi et a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée de 12 mois. Mme B épouse D relève appel du jugement du 9 juillet 2021 par lequel le tribunal administratif de Toulouse a rejeté sa demande tendant à l'annulation de cet arrêté.
Sur la légalité de la décision de refus de séjour :
2. En premier lieu, aux termes de l'article L. 313-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Sauf si sa présence constitue une menace pour l'ordre public, la carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " est délivrée de plein droit : () 11° A l'étranger résidant habituellement en France, si son état de santé nécessite une prise en charge médicale dont le défaut pourrait avoir pour lui des conséquences d'une exceptionnelle gravité et si, eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé dans le pays dont il est originaire, il ne pourrait pas y bénéficier effectivement d'un traitement approprié. La condition prévue à l'article L. 313-2 n'est pas exigée. La décision de délivrer la carte de séjour est prise par l'autorité administrative après avis d'un collège de médecins du service médical de l'Office français de l'immigration et de l'intégration, dans des conditions définies par décret en Conseil d'Etat. () ".
3. Sous réserve des cas où la loi attribue la charge de la preuve à l'une des parties, il appartient au juge administratif, au vu des pièces du dossier, et compte tenu, le cas échéant, de l'abstention d'une des parties à produire les éléments qu'elle est seule en mesure d'apporter et qui ne sauraient être réclamés qu'à elle-même, d'apprécier si l'état de santé d'un étranger nécessite une prise en charge médicale dont le défaut pourrait entraîner pour lui des conséquences d'une exceptionnelle gravité, sous réserve de l'absence d'un traitement approprié dans le pays de renvoi, sauf circonstance humanitaire exceptionnelle. Pour déterminer si un étranger peut bénéficier effectivement dans le pays dont il est originaire d'un traitement médical approprié, il convient de s'assurer, eu égard à la pathologie de l'intéressé, de l'existence d'un traitement approprié et de sa disponibilité dans des conditions permettant d'y avoir accès, et non de rechercher si les soins dans le pays d'origine sont équivalents à ceux offerts en France ou en Europe. La partie qui justifie d'un avis du collège de médecins de l'OFII qui lui est favorable doit être regardée comme apportant des éléments de fait susceptibles de faire présumer l'existence ou l'absence d'un état de santé de nature à justifier la délivrance ou le refus d'un titre de séjour. Dans ce cas, il appartient à l'autre partie, dans le respect des règles relatives au secret médical, de produire tout élément permettant d'apprécier l'état de santé de l'étranger et, le cas échéant, l'existence ou l'absence d'un traitement approprié dans le pays de renvoi. La conviction du juge, à qui il revient d'apprécier si l'état de santé d'un étranger justifie la délivrance d'un titre de séjour dans les conditions ci-dessus rappelées, se détermine au vu de ces échanges contradictoires. En cas de doute, il lui appartient de compléter ces échanges en ordonnant toute mesure d'instruction utile.
4. Il ressort des pièces du dossier que Mme B épouse D souffre d'épilepsie, de cervico-dorsolombalgies chroniques, d'arthrose, de sciatalgies bilatérales, d'un syndrome anxiodépressif et d'un état de stress post-traumatique pour lesquels elle bénéficie de traitements médicamenteux et d'un suivi médical. Le collège de médecins de l'OFII a estimé dans son avis du 15 juin 2020 que, si l'état de santé de Mme B épouse D nécessite une prise en charge médicale dont le défaut de prise en charge peut entraîner des conséquences d'une exceptionnelle gravité, eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé au Kosovo, pays dont elle est originaire, elle peut y bénéficier effectivement d'un traitement approprié. Si, pour remettre en cause l'appréciation du préfet, faisant suite à l'avis du collège de médecins, la requérante produit plusieurs certificats médicaux, notamment un certificat médical du 19 août 2021 établi par un psychiatre et un certificat médical du 30 juillet 2021 établi par son médecin traitant généraliste, selon lesquels elle bénéficie en France d'une prise en charge pluridisciplinaire par des spécialistes de haut niveau dont elle ne pourrait bénéficier au Kosovo, d'une part, il ressort de la fiche MedCoi produite par la préfète en première instance que des neurologues et des psychiatres sont accessibles au Kosovo et, d'autre part, la circonstance que la prise en charge par des spécialistes au Kosovo serait d'un moindre niveau que celle dont bénéficie l'intéressée en France est sans incidence sur l'appréciation de l'existence d'un traitement approprié. La requérante n'apporte aucun élément de nature à établir que ses pathologies ne pourraient être prises en charge de manière adéquate par des médecins au Kosovo, spécialistes ou non. Par ailleurs, si certains médicaments prescrits à Mme B épouse D ne figurent pas sur la liste des médicaments disponibles au Kosovo de la fiche MedCoi, au demeurant non exhaustive, cette seule circonstance ne suffit pas à démontrer que ces médicaments ou des molécules équivalentes ne seraient pas disponibles au Kosovo. En outre, les seuls éléments versés au dossier ne permettent pas de tenir pour établi que les troubles de l'intéressée trouveraient leur origine dans les évènements traumatisants qu'elle affirme avoir vécus au Kosovo. Enfin, les éléments généraux dont se prévaut la requérante, issus de rapports de l'Organisation suisse d'aide aux réfugiés (OSAR), ne sont pas de nature à établir que les médicaments qui lui étaient prescrits à la date de la décision attaquée ne sont pas disponibles et qu'elle ne pourrait en assumer le coût financier. Par suite, en refusant de lui délivrer le titre de séjour sollicité, la préfète de l'Ariège n'a pas commis d'erreur d'appréciation au regard des dispositions précitées du 11° de l'article L. 313-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et n'a pas entaché sa décision d'erreur manifeste d'appréciation des conséquences sur sa situation personnelle.
5. En deuxième lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1° Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance / 2° Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale ou à la protection des droits et libertés d'autrui. ".
6. Il ressort des pièces du dossier que Mme B épouse D a déclaré être entrée sur le territoire français le 17 juillet 2016 à l'âge de 47 ans, accompagnée de son époux. Il ressort de ce qui a été dit précédemment qu'elle pourra bénéficier d'un traitement médical approprié dans son pays d'origine. Elle ne justifie d'aucune attache personnelle en France de nature à faire obstacle à son retour dans son pays d'origine où elle a vécu la majeure partie de sa vie et où elle ne sera pas isolée puisque son époux, de même nationalité, a également fait l'objet d'une décision de refus de séjour et d'une obligation de quitter le territoire français. Dans ces conditions, Mme B épouse D n'est pas fondée à soutenir qu'en refusant de lui délivrer un titre de séjour, la préfète de l'Ariège aurait porté à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée en méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
7. En troisième lieu, pour les motifs énoncés aux points 4 et 6 du présent arrêt, le moyen tiré de l'erreur manifeste d'appréciation des conséquences sur sa situation personnelle doit être écarté.
Sur la légalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français :
8. En premier lieu, les moyens tirés de la méconnaissance du 10° de l'article L. 511-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de l'erreur manifeste d'appréciation doivent être écartés pour les motifs exposés au point 4 du présent arrêt.
9. En deuxième lieu, le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doit être écarté pour les motifs exposés au point 6 du présent arrêt.
Sur la légalité de la décision fixant le pays de renvoi :
10. Aux termes de l'article L. 513-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " () Un étranger ne peut être éloigné à destination d'un pays s'il établit que sa vie ou sa liberté y sont menacées ou qu'il y est exposé à des traitements contraires aux stipulations de l'article 3 de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales du 4 novembre 1950. ". Aux termes de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " Nul ne peut être soumis à la torture ni à des peines ou traitements inhumains ou dégradants. ".
11. La requérante soutient que le lien direct entre la pathologie psychiatrique dont elle souffre et les événements traumatisants qu'elle a vécus au Kosovo ne permettent pas d'envisager un traitement approprié dans son pays d'origine et par conséquent un renvoi vers le Kosovo. Toutefois, si elle produit des certificats médicaux établis par son médecin traitant selon lesquels son syndrome post-traumatique ferait suite aux exactions et menaces subies dans son pays d'origine, ces allégations, qui reposent sur les seules déclarations de Mme B épouse D, ne permettent pas de tenir pour établi que ses troubles psychiatriques trouveraient leur origine dans les évènements traumatisants que l'intéressée affirme avoir vécus au Kosovo. Dans ces conditions, il ne ressort pas des pièces du dossier qu'elle serait personnellement exposée à des traitements inhumains et dégradants en cas de retour dans son pays d'origine. Par suite, les moyens tirés de la méconnaissance des dispositions précitées de l'article L. 513-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doivent être écartés.
Sur la légalité de la décision portant interdiction de retour sur le territoire français :
12. La requérante reprend en appel, sans invoquer aucun élément nouveau et sans critique utile de la réponse apportée par les premiers juges, les moyens qu'elle avait invoqués en première instance et tirés de l'erreur de droit et de l'erreur d'appréciation au regard des dispositions du III de l'article L. 511-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il y a lieu d'écarter ces moyens par adoption des motifs retenus par le tribunal administratif de Toulouse aux points 33 et 34 du jugement attaqué.
13. Il résulte de ce qui précède que Mme B épouse D n'est pas fondée à soutenir que c'est à tort que, par le jugement attaqué, le tribunal administratif de Toulouse a rejeté sa demande. Par voie de conséquence, ses conclusions aux fins d'injonction et d'astreinte ainsi que celles tendant à l'application des dispositions des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991 doivent également être rejetées.
DECIDE :
Article 1er : La requête de Mme B épouse D est rejetée.
Article 2 : Le présent arrêt sera notifié à Mme B épouse D et au ministre de l'intérieur.
Copie en sera adressée pour information à la préfète de l'Ariège.
Délibéré après l'audience du 3 mai 2022 à laquelle siégeaient :
Mme Elisabeth Jayat, présidente,
Mme Nathalie Gay, première conseillère,
Mme Laury Michel, première conseillère,
Rendu public par mise à disposition au greffe le 31 mai 2022.
La rapporteure,
Laury A
La présidente,
Elisabeth Jayat
La greffière,
Virginie Santana
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur en ce qui le concerne, et à tous huissiers de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution du présent arrêt.
Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA02997
Suspension de refus de titre de séjour et d'obligation de quitter le territoire. La Cour administrative d'appel de Paris, statuant en référé, rejette la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 5 mai 2025. Le juge des référés estime la demande manifestement infondée, car le tribunal administratif a déjà validé la légalité de la décision par un jugement argumenté, sans qu'aucun moyen nouveau et sérieux ne soit soulevé. La requête est rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-26TL00807
Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, statuant en référé, rejette la requête de Mme B... comme manifestement irrecevable. Celle-ci contestait le refus de l’Office national des combattants de prendre en compte la totalité de ses jours de présence dans un camp de transit. La cour applique les articles R. 222-1, R. 811-7 et R. 612-1 du code de justice administrative, constatant que l’appel, non dispensé du ministère d’avocat, n’a pas été présenté par un avocat malgré la notification claire de cette obligation.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-25TL01714
Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, prise par le juge des référés, rejette la requête de M. A..., ressortissant algérien, qui contestait le refus de séjour et l’obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de la Haute-Garonne. La cour estime que l’arrêté préfectoral est suffisamment motivé et que le préfet a procédé à un examen réel et sérieux de la situation personnelle de l’intéressé. Elle écarte également les moyens tirés de la violation de l’accord franco-algérien et de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, jugeant que la requête est manifestement dépourvue de fondement. La solution est fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
04/05/2026
Cour administrative d'appel de Marseille — N° CAA13-25MA00532
La Cour administrative d'appel de Marseille a examiné le recours du préfet de la Haute-Corse contre un jugement du tribunal administratif de Bastia. Ce jugement avait annulé les arrêtés du 2 janvier 2025 refusant un titre de séjour à M. A... B..., ressortissant brésilien, et prononçant son éloignement. Le préfet soutenait que le comportement de l'intéressé constituait une menace à l'ordre public, justifiant le refus sur le fondement de l'article L. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La cour a rejeté la requête préfectorale et confirmé le jugement de première instance, validant ainsi l'annulation des arrêtés et l'injonction de délivrer une carte de séjour temporaire mention "salarié".
04/05/2026