vendredi 15 avril 2022
| Juridiction | Cour administrative d'appel de Bordeaux |
| Section | Cour administrative d'appel de Bordeaux |
| N° Dossier | CAA33-22BX00467 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | excès de pouvoir |
| Avocat requérant | NOEL |
Vu la procédure suivante :
Procédure contentieuse antérieure :
Mme C B a demandé au tribunal administratif de Bordeaux d'annuler la décision du 19 juin 2019 du jury d'examen du master 1 " droit de la santé " de l'université de Bordeaux prononçant son ajournement, la décision implicite rejetant son recours gracieux contre cette décision ainsi que les décisions du 22 juin 2019 refusant sa réinscription en master 1 et son inscription en master 2 " droit de la santé ".
Par un jugement n°2003673 du 7 décembre 2021, le tribunal administratif de Bordeaux a rejeté ses demandes.
Procédure devant la cour :
Par une requête enregistrée le 11 février 2022 et un mémoire enregistré le 15 mars 2022, Mme B, représentée par Me Sautereau, demande à la cour d'ordonner, sur le fondement de l'article R. 811-17 du code de justice administrative, le sursis à l'exécution de ce jugement.
Elle soutient que :
- l'exécution du jugement risque d'entraîner des conséquences difficilement réparables dès lors que ses examens ont lieu en avril ;
- le jugement est entaché d'irrégularité dès lors que son dernier mémoire n'a pas été communiqué à l'université alors qu'il contenait un élément nouveau ;
- contrairement à ce qu'a jugé le tribunal, il existait une décision lui accordant le bénéfice des aménagements ;
- elle n'a pas bénéficié des modalités d'aménagement des épreuves auxquelles elle avait droit ;
- à supposer qu'il existe une décision de refus d'aménagement d'épreuves, une telle décision ne faisait pas obstacle à ce qu'il soit fait droit à ses demandes en raison des défaillances de l'université dans le traitement des demandes des étudiants et de la circonstance qu'elle n'en a eu connaissance que tardivement ;
- par ailleurs l'administration est tenue de prendre toute mesure de compensation afin de rétablir l'égalité entre les candidats ;
- en outre une telle décision serait illégale ;
- les dispositions de l'article D 613-27 du code de l'éducation combinées à celle de l'article R. 421-1 du code de justice administrative, eu égard à la portée de la jurisprudence administrative limitant l'invocation des exceptions d'illégalité des décisions individuelles à l'expiration du délai de recours contre la première décision méconnaissent les stipulations de la convention relative aux droits des personnes handicapées adoptée à New York le 13 décembre 2006 ( notamment ses articles 2,3,4 et 24) et les articles L. 613-1 et L. 1234-4-1 du code de l'éducation ;
- les épreuves d'espagnol se sont déroulées dans des conditions irrégulières,
- la décision de refus d'inscription en master 1 est insuffisamment motivée ;
- elle est entachée d'une erreur de droit et d'une erreur d'appréciation ;
- la décision de refus d'inscription en master 2 est illégale par voie de conséquence de l'illégalité de la décision d'ajournement.
Par un mémoire enregistré le 2 mars 2022, l'université de Bordeaux, représentée par Me Noël, conclut au rejet de la requête et à ce qu'il soit mis à la charge de Mme B la somme de 1 200 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que les moyens soulevés ne sont pas fondés.
Vu :
- la requête enregistrée sous le n°22BX00427 par laquelle Mme B demande à la cour d'annuler le jugement du 7 décembre 2021 du tribunal administratif de Bordeaux ;
- les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'éducation ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme A,
- les observations de Me Sautereau, représentant Mme B qui maintient ses conclusions et moyens qu'elle précise ;
- et les observations de Me Latour, représentant l'université de Bordeaux qui maintient ses conclusions et moyens.
La clôture de l'instruction a été fixée au 1er avril 2022 pour permettre aux parties de se rapprocher.
Par un mémoire enregistré le 30 mars 2022, Mme B, représentée par Me Sautereau, a déclaré se désister de sa requête.
Elle fait valoir qu'un protocole transactionnel a été conclu entre les parties le 29 mars 2022.
Considérant ce qui suit :
1. Dans le cadre d'une validation d'acquis professionnels et personnels, Mme B, infirmière diplômée d'Etat, a été autorisée à candidater au master 1 " droit de la santé " à l'université de Bordeaux au titre de l'année 2019-2020. Sa moyenne générale sur les deux semestres étant inférieure à 10, elle a été ajournée par le jury d'examen le 19 juin 2020. Mme B a demandé au tribunal administratif de Bordeaux d'annuler cette décision du jury et d'annuler les décisions du 22 juin 2020 par lesquelles l'université de Bordeaux a refusé sa réinscription en master 1 et son inscription en master 2 " droit de la santé ". Mme B demande à la cour d'ordonner le sursis à exécution du jugement du 7 décembre 2021 par lequel le tribunal administratif de Bordeaux a rejeté ses demandes.
2. Par un acte enregistré le 30 mars 2022, Mme B a déclaré se désister de l'instance et de l'action. Ce désistement étant pur et simple et rien ne s'y opposant, il y a lieu de lui en donner acte.
3. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de faire droit aux conclusions de l'université de Bordeaux tendant à l'application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
DECIDE :
Article 1er : Il est donné acte du désistement de la requête de Mme B.
Article 2 : Les conclusions de l'université de Bordeaux tendant à l'application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 3 : La présente décision sera notifiée à Mme C B et à l'université de Bordeaux.
Fait à Bordeaux le 15 avril 2022.
La présidente de chambre,
Marianne A
La République mande et ordonne à la ministre de l'enseignement supérieur, de la recherche et de l'innovation en ce qui la concerne et à tous huissiers de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA02997
Suspension de refus de titre de séjour et d'obligation de quitter le territoire. La Cour administrative d'appel de Paris, statuant en référé, rejette la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 5 mai 2025. Le juge des référés estime la demande manifestement infondée, car le tribunal administratif a déjà validé la légalité de la décision par un jugement argumenté, sans qu'aucun moyen nouveau et sérieux ne soit soulevé. La requête est rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-26TL00807
Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, statuant en référé, rejette la requête de Mme B... comme manifestement irrecevable. Celle-ci contestait le refus de l’Office national des combattants de prendre en compte la totalité de ses jours de présence dans un camp de transit. La cour applique les articles R. 222-1, R. 811-7 et R. 612-1 du code de justice administrative, constatant que l’appel, non dispensé du ministère d’avocat, n’a pas été présenté par un avocat malgré la notification claire de cette obligation.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-25TL01714
Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, prise par le juge des référés, rejette la requête de M. A..., ressortissant algérien, qui contestait le refus de séjour et l’obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de la Haute-Garonne. La cour estime que l’arrêté préfectoral est suffisamment motivé et que le préfet a procédé à un examen réel et sérieux de la situation personnelle de l’intéressé. Elle écarte également les moyens tirés de la violation de l’accord franco-algérien et de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, jugeant que la requête est manifestement dépourvue de fondement. La solution est fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
04/05/2026
Cour administrative d'appel de Marseille — N° CAA13-25MA00532
La Cour administrative d'appel de Marseille a examiné le recours du préfet de la Haute-Corse contre un jugement du tribunal administratif de Bastia. Ce jugement avait annulé les arrêtés du 2 janvier 2025 refusant un titre de séjour à M. A... B..., ressortissant brésilien, et prononçant son éloignement. Le préfet soutenait que le comportement de l'intéressé constituait une menace à l'ordre public, justifiant le refus sur le fondement de l'article L. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La cour a rejeté la requête préfectorale et confirmé le jugement de première instance, validant ainsi l'annulation des arrêtés et l'injonction de délivrer une carte de séjour temporaire mention "salarié".
04/05/2026