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AccueilJurisprudence administrativeN° CAA33-22BX00708

Cour administrative d'appel de Bordeaux — Décision N° CAA33-22BX00708

vendredi 14 octobre 2022

JuridictionCour administrative d'appel de Bordeaux
SectionCour administrative d'appel de Bordeaux
N° DossierCAA33-22BX00708
TypeOrdonnance
PublicationC
Avocat requérantDUMAZ ZAMORA

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Procédure contentieuse antérieure :

M. B C a demandé au tribunal administratif de Pau d'annuler, d'une part, la décision implicite de rejet née le 1er octobre 2020 du silence gardé par le préfet des Pyrénées-Atlantiques sur sa demande de renouvellement de son titre de séjour, et d'autre part, de l'arrêté du 19 mai 2021 par lequel le même préfet a refusé de lui délivrer un titre de séjour, lui a fait obligation de quitter le territoire français dans le délai de trente jours, et a fixé le pays de renvoi.

Par un jugement n°s 2100526 et 2101364 du 26 janvier 2022, le tribunal administratif de Pau a rejeté ses demandes.

Procédure devant la cour administrative d'appel :

Par une requête, enregistrée le 1er mars 2022, M. C, représenté par Me Dumaz Zmaora, demande à la cour :

1°) d'annuler le jugement du tribunal administratif de Pau du 26 janvier 2022 ;

2°) d'annuler l'arrêté du 19 mai 2021 du préfet des Pyrénées Atlantiques ;

3°) d'enjoindre au préfet des Pyrénées Atlantiques de renouveler son titre de séjour dans le délai de huit jours à compter de la notification de la décision à intervenir, ou à défaut, de réexaminer sa demande et de statuer par une décision explicite dans le délai de deux mois à compter de la notification de la décision à intervenir et de lui délivrer, dans l'attente, un récépissé de demande de titre de séjour l'autorisant à travailler ;

4°) de mettre à la charge de l'État la somme de 1 200 euros à lui verser en application des dispositions de l'article L.761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

- l'arrêté en litige est entaché d'un défaut de motivation et ne permet pas de s'assurer que le préfet a procédé à un examen réel et sérieux de sa situation ;

- il est entaché d'une erreur de droit et d'une erreur manifeste d'appréciation en méconnaissance des dispositions des articles L. 433-1 et L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ainsi que des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales dès lors qu'il réside en France depuis septembre 2017, qu'il a conclu un pacte civile de solidarité avec un ressortissant français, qu'il justifie d'une vie commune ininterrompue, qu'il a toujours exercé une activité professionnelle depuis octobre 2019, et que son frère réside à Bayonne ;

- la décision portant obligation de quitter le territoire français est entachée d'un défaut de motivation ;

- elle est illégale en raison de l'illégalité du refus de séjour ;

- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- la décision fixant le pays de renvoi est illégale en raison de l'illégalité de l'obligation de quitter le territoire français.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- le code des relations entre le public et l'administration ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes du dernier alinéa de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " Les présidents des cours administratives d'appel, les premiers vice-présidents des cours et les présidents des formations de jugement des cours, ainsi que les autres magistrats ayant le grade de président désignés à cet effet par le président de la cour peuvent, en outre, par ordonnance, rejeter (), après l'expiration du délai de recours ou, lorsqu'un mémoire complémentaire a été annoncé, après la production de ce mémoire les requêtes d'appel manifestement dépourvues de fondement. () ".

2. M. B C, ressortissant marocain né le 8 janvier 1992 à Khemisset, est entré en France le 17 septembre 2017. Le 21 novembre 2017 il a conclu un pacte civil de solidarité avec M. A, ressortissant français, à la suite duquel le préfet des Pyrénées Atlantiques lui a délivré un titre de séjour portant la mention " vie privée et familiale " valide jusqu'au 18 avril 2020. Il a sollicité le renouvellement de son titre de séjour le 20 février 2020. A la suite du silence gardé par le préfet et en application de l'article 7 de l'ordonnance du 25 mars 2020 relative à la prolongation des délais échus pendant la période d'urgence sanitaire qui suspendait le délai de réponse aux recours administratif jusqu'au 23 juin 2020, une décision implicite de rejet est née le 1er octobre 2020. Cette demande a été expressément rejetée par un arrêté du 19 mai 2021 portant refus de lui délivrer un titre de séjour, obligation de quitter le territoire français dans le délai de trente jours, et fixation du pays de renvoi. Il relève appel du jugement du 26 janvier 2022 par lequel le tribunal administratif de Pau a rejeté sa demande tendant à l'annulation de l'arrêté précité.

3. M. C, en reprenant dans des termes identiques les moyens soulevés en première instance sans aucune critique du jugement, ni pièce nouvelle, n'apporte en appel aucun élément de fait ou de droit nouveau de nature à remettre en cause l'appréciation des premiers juges qui ont suffisamment et pertinemment répondu aux moyens susvisés. Par suite, il y a lieu d'écarter ces moyens par adoption des motifs retenus par le tribunal administratif de Pau.

4. Il résulte de ce qui précède que la requête d'appel est manifestement dépourvue de fondement et doit être rejetée selon la procédure prévue par les dispositions précitées du dernier alinéa de l'article R.222-1 du code de justice administrative. Par voie de conséquence, les conclusions aux fins d'injonction et celles tendant au paiement des frais exposés et non compris dans les dépens doivent être rejetées.

ORDONNE :

Article 1er : La requête de M. C est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B C. Une copie sera adressée pour information au préfet des Pyrénées-Atlantiques.

Fait à Bordeaux, le 14 octobre 2022.

Luc DEREPAS

La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

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