LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° CAA33-22BX01237

Cour administrative d'appel de Bordeaux — Décision N° CAA33-22BX01237

jeudi 5 janvier 2023

JuridictionCour administrative d'appel de Bordeaux
SectionCour administrative d'appel de Bordeaux
N° DossierCAA33-22BX01237
TypeOrdonnance
PublicationC
Avocat requérantBONNET ELISE

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Procédures contentieuses antérieures :

M. A B a demandé au tribunal administratif de Poitiers d'annuler l'arrêté du 12 octobre 2021 par lequel la préfète de la Vienne a refusé de lui délivrer un titre de séjour, lui a fait obligation de quitter le territoire français dans le délai de trente jours et a fixé le pays de renvoi.

Par un jugement no 2102899 du 24 mars 2022, le tribunal administratif de Poitiers a rejeté sa demande.

Procédure devant la cour administrative d'appel :

Par une requête enregistrée le 25 avril 2022, M. B, représenté par Me Bonnet, demande à la cour :

1°) d'annuler le jugement du tribunal administratif de Poitiers du 24 mars 2022 ;

2°) d'annuler l'arrêté du 12 octobre 2021 de la préfète de la Vienne ;

3°) d'enjoindre à la préfète de la Vienne de lui délivrer un titre de séjour mention " vie privée et familiale " ou " étudiant " dans un délai de quinze jours à compter de la décision à intervenir, sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;

4°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 000 euros à verser à son conseil en application des dispositions combinées des articles 37 de la loi du 10 juillet 1991 et L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

- la préfète de la Vienne a entaché son refus de séjour d'une erreur manifeste d'appréciation de sa situation dès lors qu'il a quitté la Seine-Saint-Denis où vivent ses frères qui l'ont accueilli en France alors qu'il était mineur, pour s'installer dans la Vienne dans le cadre d'un projet de formation professionnelle, et que la préfète ne pouvait retenir le motif tiré de l'absence de liens intenses, stables et anciens avec ses frères ;

- si ses deux parents vivent au Mali, ses six frères vivent en France et son inscription en CAP " Installations sanitaires ", ainsi que son contrat d'apprentissage, suffisent à établir que le centre de ses intérêts personnels et familiaux se situent en France ;

- l'administration a commis un erreur manifeste d'appréciation au regard de l'article 9 de la convention franco-malienne alors qu'il justifie de l'ensemble de son parcours scolaire et de son inscription en CAP pour l'année 2021/2022 et que, contrairement à ce qu'affirme la préfète, il n'est pas entré irrégulièrement en France, dans la mesure où il était mineur à son arrivée sur le territoire, et que la préfète de la Vienne ne pouvait lui opposer l'absence de visa de long séjour pour refuser de lui délivrer un titre étudiant ;

- la mesure d'éloignement sera annulée en conséquence de l'annulation du refus de séjour ;

- la décision fixant le pays de renvoi est privée de base légale compte tenu des illégalités affectant le refus de séjour et la mesure d'éloignement.

Le bureau d'aide juridictionnelle près le tribunal judiciaire de Bordeaux, par une décision n° 2022/006876 du 19 mai 2022, a admis M. B au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale.

Le président de la cour administrative d'appel de Bordeaux a désigné Mme Marianne Hardy, présidente, en application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- la convention entre le gouvernement de la République française et le gouvernement de la République du Mali sur la circulation et le séjour des personnes signée à Bamako le 26 septembre 1994 ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;

- le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " Les présidents des cours administratives d'appel, les premiers vice-présidents des cours et les présidents des formations de jugement des cours, ainsi que les autres magistrats ayant le grade de président désignés à cet effet par le président de la cour peuvent, en outre, par ordonnance, rejeter (), après l'expiration du délai de recours ou, lorsqu'un mémoire complémentaire a été annoncé, après la production de ce mémoire, les requêtes d'appel manifestement dépourvues de fondement. ()".

2. M. B, ressortissant malien né en 2001, déclare être entré irrégulièrement en France fin 2018. Il a déposé le 5 janvier 2021 une première demande de titre de séjour " vie privée et familiale - liens personnels et familiaux en France ", " étudiant " et " travailleur temporaire ". Par un arrêté du 12 octobre 2021, la préfète de la Vienne a refusé de lui délivrer un titre de séjour, lui a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays de renvoi. M. B relève appel du jugement du 24 mars 2022 par lequel le tribunal administratif de Poitiers a rejeté sa demande tendant à l'annulation de l'arrêté précité.

3. En premier lieu, les nouvelles pièces produites en appel par M. B sur sa situation professionnelle ne sont pas de nature à remettre en cause l'appréciation des premiers juges quant à la légalité du refus de titre de séjour en qualité de travailleur temporaire qu'il avait sollicité qui est fondé, notamment, sur l'absence d'un visa de long séjour, un tel visa étant requis alors même qu'il serait entré en France quelques mois avant sa majorité.

4. En second lieu, M. B reprend, dans des termes similaires à ceux énoncés en première instance et sans critique utile du jugement ni élément de fait ou de droit nouveau ni pièce nouvelle, les moyens visés ci-dessus invoqués devant le tribunal et auxquels les premiers juges ont pertinemment répondu. Par suite, il y a lieu d'écarter ces moyens par adoption des motifs retenus par le tribunal administratif de Poitiers.

5. Il résulte de tout ce qui précède que la requête d'appel est manifestement dépourvue de fondement et doit être rejetée selon la procédure prévue par les dispositions précitées du dernier alinéa de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, y compris les conclusions aux fins d'injonction et d'astreinte ainsi que celles tendant à l'application des dispositions combinées des articles 37 de la loi du 10 juillet 1991 et L. 761-1 du code de justice administrative.

ORDONNE :

Article 1er : La requête de M. B est rejetée.

Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A B.

Une copie sera adressée pour information à la préfète de la Vienne.

Fait à Bordeaux, le 5 janvier 2023.

Marianne Hardy

La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer, en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.

← Retour aux décisions