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AccueilJurisprudence administrativeN° CAA33-22BX01748

Cour administrative d'appel de Bordeaux — Décision N° CAA33-22BX01748

mercredi 7 septembre 2022

JuridictionCour administrative d'appel de Bordeaux
SectionCour administrative d'appel de Bordeaux
N° DossierCAA33-22BX01748
TypeOrdonnance
Recoursexécution décision justice adm
PublicationC
Avocat requérantTOMASI

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Procédure contentieuse antérieure :

Mme A B a demandé au tribunal administratif de la Guyane d'annuler

l'arrêté du 10 mars 2020 par lequel le préfet de la Guyane lui a refusé le renouvellement d'un

titre de séjour et d'enjoindre au préfet de la Guyane de lui délivrer un titre de séjour portant la

mention " vie privée et familiale " dans le délai d'un mois à compter de la date de notification

du jugement à intervenir, sous astreinte de 200 euros par jour de retard ou à défaut de

réexaminer sa situation dans les mêmes conditions et de lui délivrer, dans tous les cas et dans

l'attente, une autorisation provisoire au séjour sous huit jours et sous astreinte de 50 euros par

jour de retard.

Par un jugement n° 2100195 du 12 mai 2021, le tribunal a annulé l'arrêté du préfet

de la Guyane du 10 mars 2020 et lui a enjoint de procéder au réexamen de la demande de

Mme B dans un délai de deux mois et de la munir, dans l'attente d'une nouvelle

décision, d'une autorisation provisoire de séjour l'autorisant à travailler.

Par un arrêt n° 21BX02422 du 29 décembre 2021, la Cour a rejeté la requête du

préfet de la Guyane tendant à l'annulation du jugement précité.

Procédure devant la cour :

Par une ordonnance du 7 juillet 2022, le président de la cour a ouvert, à la demande de Mme B, une procédure juridictionnelle en vue de prescrire, s'il y a lieu, les mesures qui seraient nécessaires à l'exécution de l'arrêt n° 21BX02422 du 29 décembre 2021.

Le 19 juillet 2022, le préfet de la Guyane a justifié avoir délivré à Mme B une carte de séjour temporaire valable du 9 juin 2022 au 8 juin 2023.

Vu :

- les autres pièces du dossier ;

- le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " les présidents de formation de jugement des cours peuvent, par ordonnance : 1° Donner acte des désistements () ". Aux termes de l'article R. 612-5-1 du même code: " Lorsque l'état du dossier permet de s'interroger sur l'intérêt que la requête conserve pour son auteur, le président de la formation de jugement () peut inviter le requérant à confirmer expressément le maintien de ses conclusions. La demande qui lui est adressée mentionne que, à défaut de réception de cette confirmation à l'expiration du délai fixé, qui ne peut être inférieur à un mois, il sera réputé s'être désisté de l'ensemble de ses conclusions ".

2. Le préfet de la Guyane a adressé à la cour un extrait du fichier AGDREF attestant qu'un titre de séjour valable du 9 juin 2022 au 8 juin 2006 avait été édité et un mail adressé à la requérante pour l'informer qu'il lui appartenait de se présenter au guichet pour retirer son titre. Par un courrier du 21 juillet 2022, la présidente de la 2ème chambre a invité l'avocate de Mme B à indiquer si la demande d'exécution conservait un intérêt pour elle. Ce courrier, qui fixait un délai d'un mois pour la réponse, mentionnait les conséquences attachées par l'article R. 612-5-1 précité au défaut de réponse dans le délai imparti. Aucune confirmation de la requête n'est parvenue à la cour dans ce délai. Par suite, Mme B est réputée s'être désistée de ses conclusions. Dès lors, il y a lieu de donner acte de ce désistement.

ORDONNE :

Article 1er : Il est donné acte du désistement d'instance de Mme B.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A B et au ministre de l'intérieur. Copie en sera adressée au préfet de la Guyane.

Fait à Bordeaux, le 7 septembre 2022.

La présidente de la 2ème chambre,

Catherine Girault

22BX01748

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