mardi 17 octobre 2023
| Juridiction | Cour administrative d'appel de Bordeaux |
| Section | Cour administrative d'appel de Bordeaux |
| N° Dossier | CAA33-23BX01030 |
| Type | Décision |
| Recours | excès de pouvoir |
| Formation | 6ème chambre (formation à 3) |
Vu la procédure suivante :
Procédure contentieuse antérieure :
M. B C a demandé au tribunal administratif de Pau d'annuler pour excès de pouvoir l'arrêté du 25 novembre 2021 par lequel le préfet des Pyrénées-Atlantiques a refusé de lui délivrer un titre de séjour, l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays de renvoi en cas d'exécution d'office de la mesure d'éloignement.
Par une ordonnance n° 2200439 du 30 décembre 2022, la présidente du tribunal administratif de Pau a donné acte du désistement d'office de la requête de M. C.
Procédure devant la Cour :
Par une requête, enregistrée le 13 avril 2023, M. C, représenté par Me Pather, demande à la Cour :
1°) d'annuler cette ordonnance du 30 décembre 2022 ;
2°) à titre principal, de renvoyer l'affaire devant le tribunal administratif de Pau ;
3°) à titre subsidiaire, d'annuler pour excès de pouvoir l'arrêté du 29 juillet 2022 et d'enjoindre au préfet des Pyrénées-Atlantiques de lui délivrer un titre de séjour dans un délai d'un mois à compter de la notification de l'arrêt et, à défaut, de réexaminer sa situation dans un délai de deux mois, et de lui délivrer dans l'attente une autorisation provisoire de séjour permettant l'exercice d'une activité professionnelle ;
4°) de mettre à la charge de l'Etat, au bénéfice de son conseil, une somme de 1 500 euros sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Il soutient que :
- l'ordonnance de référé, ainsi que l'information prévue à l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative ne lui ont pas été notifiée personnellement, conformément à l'article R. 411-6 du même code, mais à son mandataire ;
- l'obligation de quitter le territoire français et la décision fixant le pays de renvoi n'ont pas fait l'objet d'une demande de suspension ;
- la décision refusant de renouveler son titre de séjour est insuffisamment motivée et ne permet pas de s'assurer que le préfet a procédé à un examen réel et sérieux de sa situation ;
- sa présence sur le territoire français ne représente pas une menace pour l'ordre public ;
- le refus de séjour méconnaît l'article L. 423-22 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- en refusant de renouveler son titre de séjour, le préfet a porté une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale, garanti par l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, et a commis une erreur manifeste d'appréciation de sa situation personnelle ;
- l'obligation de quitter le territoire français est insuffisamment motivée ;
- la décision de refus de séjour étant illégale, celle l'obligeant à quitter le territoire français l'est aussi ;
- en l'obligeant à quitter le territoire, le préfet a porté une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale, garanti par l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, et a commis une erreur manifeste d'appréciation de sa situation personnelle ;
- la décision l'obligeant à quitter le territoire français étant illégale, celle fixant le pays de renvoi l'est aussi.
Par un mémoire en défense, enregistré le 5 juillet 2023, le préfet des Pyrénées-Atlantiques conclut au rejet de la requête.
Il soutient que :
- il appartiendra à la cour d'apprécier si le tribunal a notifié régulièrement l'ordonnance de référé à l'appelant ;
- les moyens invoqués par le requérant ne sont pas fondés.
La clôture de l'instruction a été fixée au 1er septembre 2023 par une ordonnance en date du 5 juillet 2023.
Le bureau d'aide juridictionnelle près le tribunal judiciaire de Bordeaux a accordé à M. C le maintien de plein droit de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 16 mars 2023.
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative ;
Les parties ayant été régulièrement averties du jour de l'audience ;
La présidente de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Le rapport de M. A a été entendu au cours de l'audience publique du 25 septembre 2023.
Considérant ce qui suit :
1. Par un arrêté en date du 25 novembre 2021, le préfet des Pyrénées-Atlantiques a refusé de renouveler le titre de séjour dont M. C, ressortissant marocain né le 4 février 1997, était titulaire depuis l'année 2019, l'a obligé à quitter le territoire français et a fixé le pays de renvoi en cas d'exécution d'office de la mesure d'éloignement. Il fait appel de l'ordonnance du 30 décembre 2022 par laquelle la présidente du tribunal administratif de Pau a pris acte, sur le fondement des dispositions de l'article R. 612-5-2 du code de justice administrative, du désistement d'office de sa requête.
Sur la régularité de l'ordonnance attaquée :
2. Aux termes de l'article R. 612-5-2 du code de justice administrative : " En cas de rejet d'une demande de suspension présentée sur le fondement de l'article L. 521-1 au motif qu'il n'est pas fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision, il appartient au requérant, sauf lorsqu'un pourvoi en cassation est exercé contre l'ordonnance rendue par le juge des référés, de confirmer le maintien de sa requête à fin d'annulation ou de réformation dans un délai d'un mois à compter de la notification de ce rejet. A défaut, le requérant est réputé s'être désisté. / Dans le cas prévu au premier alinéa, la notification de l'ordonnance de rejet mentionne qu'à défaut de confirmation du maintien de sa requête dans le délai d'un mois, le requérant est réputé s'être désisté ". Par ailleurs, aux termes de l'article R. 411-6 du code de justice administrative : " Lorsque la requête est signée par un mandataire, les actes de procédure sont accomplis à son égard à l'exception de la notification de la décision prévue aux articles R. 751-1 à R. 751-4. () ". Selon l'article article R. 751-3 du même code : " Sauf disposition contraire, les décisions sont notifiées le même jour à toutes les parties en cause et adressées à leur domicile réel, par lettre recommandée avec demande d'avis de réception, sans préjudice du droit des parties de faire signifier ces décisions par acte d'huissier de justice. () ". Enfin, aux termes de l'article R. 522-12 dudit code : " L'ordonnance est notifiée sans délai et par tous moyens aux parties ".
3. Il ressort des pièces du dossier que le juge des référés du tribunal administratif de Pau a, par une ordonnance du 24 mars 2022, rejeté, pour défaut de doute sérieux quant à la légalité de la décision attaquée, la demande de M. C tendant à la suspension de l'exécution de la décision du 25 novembre 2021 par laquelle le préfet des Pyrénées-Atlantiques a refusé de renouveler son titre de séjour.
4. Pour donner acte à M. C du désistement de sa demande, la présidente du tribunal administratif de Pau a constaté que l'intéressé n'avait pas confirmé le maintien de sa requête au fond dans le délai d'un mois à compter de la notification de l'ordonnance du 24 mars 2022. Si l'ordonnance attaquée mentionne ainsi à tort que le courrier de notification de l'ordonnance de rejet du juge des référés a été adressée, au moyen de l'application Télérecours, le 24 mars 2022, au conseil de M. C, qui en a accusé réception dans cette application le 25 mars 2022, il ressort des pièces du dossier que le courrier de notification, comportant l'information selon laquelle à défaut de confirmation du maintien de la requête au fond dans le délai d'un mois un désistement d'office du recours au fond serait prononcé, a été adressé, conformément aux dispositions précitées des articles R. 411-6, R. 522-12 et R. 751-3 du code de justice administrative, au domicile du requérant par voie postale. L'avis de réception de ce courrier de notification a été retourné à l'expéditeur avec la mention " destinataire inconnu à l'adresse ", alors que cette adresse, " 18 rue Montpensier à Pau ", est celle que M. C a déclarée au tribunal dans sa requête introductive d'instance. L'ordonnance de référé doit ainsi être regardée comme lui ayant été régulièrement notifiée le 26 mars 2022, date de présentation du pli figurant sur l'avis de réception. Par suite, M. C n'est pas fondé à se plaindre de ce que, par l'ordonnance attaquée, la présidente du tribunal administratif de Pau a pris acte du désistement d'office de sa requête tendant à l'annulation de l'arrêté du 25 novembre 2021 en tant que, par celui-ci, le préfet des Pyrénées-Atlantiques a refusé de renouveler son titre de séjour.
5. En revanche, il ressort des pièces du dossier que l'ordonnance du juge des référés du 24 mars 2022 ne porte que sur la décision de refus de séjour. Cette ordonnance ne se prononce pas sur la légalité, en l'état de l'instruction, des décisions portant obligation de quitter le territoire français et fixant le pays de renvoi également contenues dans l'arrêté du 25 novembre 2021. Par voie de conséquence, c'est à tort que l'ordonnance attaquée du 30 décembre 2022 prend acte d'un désistement d'office concernant ces dernières décisions et est, par suite, pour ce motif et dans cette mesure, irrégulière.
6. Il y a lieu d'annuler l'ordonnance du 30 décembre 2022 en tant qu'elle prend acte du désistement d'office de M. C de ses conclusions dirigées contre l'obligation de quitter le territoire français et la décision fixant le pays de renvoi contenues dans l'arrêté du 25 novembre 2021. Dans les circonstances de l'espèce, il y a lieu d'évoquer et de statuer immédiatement, dans cette mesure, sur la demande présentée par M. C devant le tribunal administratif de Pau.
Sur la légalité de l'obligation de quitter le territoire français :
7. M. C se prévaut, par la voie de l'exception, de l'illégalité de la décision de refus de renouvellement de son titre de séjour qui constitue le fondement de l'obligation de quitter le territoire français.
8. En premier lieu, aux termes de l'article L. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " La délivrance d'une carte de séjour temporaire ou pluriannuelle ou d'une carte de résident peut, par une décision motivée, être refusée à tout étranger dont la présence en France constitue une menace pour l'ordre public ". L'arrêté du 25 novembre 2021 vise les articles L. 412-5 et L. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, énumère les troubles à l'ordre public dont M. C est l'auteur ayant donné lieu à des condamnations pénales, et mentionne les autres faits pour lesquels l'intéressé est connu des services de police. Il conclut qu'eu égard à la gravité des faits et à leur caractère répété, la présence en France de M. C constitue une menace pour l'ordre public. Dès lors, la décision de refus de séjour comporte l'énoncé des considérations de droit et de fait qui en constituent le fondement et est, ainsi, suffisamment motivée.
9. En deuxième lieu, il ressort des pièces du dossier, notamment des termes mêmes de la décision contestée, qui comporte de nombreux éléments sur la vie privée et familiale de l'intéressé, que le préfet des Pyrénées-Atlantiques a procédé à un examen sérieux de la situation particulière de M. C avant de refuser le renouvellement de son titre de séjour.
10. En troisième lieu, aux termes de l'article L. 412-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " La circonstance que la présence d'un étranger en France constitue une menace pour l'ordre public fait obstacle à la délivrance et au renouvellement de la carte de séjour temporaire () ". Il ressort des pièces du dossier, notamment du bulletin n° 2 de son casier judiciaire, que M. C a été condamné à deux reprises à des peines d'amende pour des faits, commis en 2015, d'usage illicite de stupéfiants. Il a ensuite été condamné par le tribunal correctionnel de Bayonne à six mois d'emprisonnement avec sursis pour un vol en réunion commis le 18 juillet 2017, par le tribunal correctionnel de Pau à trois mois d'emprisonnement pour trafic de stupéfiants, fait commis le 17 juillet 2018, puis par la chambre des appels correctionnels de la cour d'appel de Pau à quatre mois d'emprisonnement pour vol aggravé et deux mois d'emprisonnement pour tentative d'évasion, enfin à trois mois d'emprisonnement avec sursis pour conduite sans permis et sans assurance et en ayant fait usage de stupéfiants, fait commis le 25 avril 2021. En admettant même que les autres faits, mentionnés dans le Traitement des Antécédents Judiciaires, qui lui sont reprochés par le préfet des Pyrénées-Atlantiques ne sont pas établis, ce dernier n'a pas commis d'erreur d'appréciation en estimant que la présence en France de M. C constituait une menace pour l'ordre public, compte tenu notamment de la nature, du caractère répété, et pour certaines récent, des infractions commises.
11. En quatrième lieu, aux termes de l'article L. 423-22 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Dans l'année qui suit son dix-huitième anniversaire ou s'il entre dans les prévisions de l'article L. 421-35, l'étranger qui a été confié au service de l'aide sociale à l'enfance ou à un tiers digne de confiance au plus tard le jour de ses seize ans se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " d'une durée d'un an, sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1. / Cette carte est délivrée sous réserve du caractère réel et sérieux du suivi de la formation qui lui a été prescrite, de la nature des liens de l'étranger avec sa famille restée dans son pays d'origine et de l'avis de la structure d'accueil ou du tiers digne de confiance sur son insertion dans la société française ". Il appartient en principe à l'autorité administrative de délivrer, lorsqu'elle est saisie d'une demande en ce sens, une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " à l'étranger qui remplit les conditions prévues par les dispositions de l'article L. 423-22 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Elle ne peut opposer un refus à une telle demande que pour un motif d'ordre public suffisamment grave pour que ce refus ne porte pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale du demandeur, garanti par l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
12. Il ressort des pièces du dossier que M. C est entré sur le territoire en 2012, à l'âge de 15 ans et a été pris en charge, en qualité de mineur isolé, par l'aide sociale à l'enfance. Il a obtenu en 2015 un certificat d'aptitude professionnelle spécialité " travaux paysagers ". Le préfet des Pyrénées-Atlantiques lui a délivré le 10 juin 2016 une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale ", renouvelée en dernier lieu le 24 juillet 2020. Toutefois, M. C est, à la date de la décision attaquée, sans aucune famille en France, ne justifie d'aucune activité professionnelle, ni d'aucune ressource. Il n'établit pas être dépourvu de toute attache dans son pays d'origine, où il est retourné au moins à deux reprises depuis qu'il réside sur le territoire, ainsi qu'il ressort de ses déclarations aux services de police le 19 mars 2019. Dans ces conditions, et compte tenu de la menace qu'il représente pour l'ordre public, le préfet des Pyrénées-Atlantiques n'a pas porté au droit au respect de la vie privée et familiale de M. C une atteinte disproportionnée en lui refusant le bénéfice des dispositions de l'article L. 423-22 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il n'a pas davantage commis d'erreur manifeste d'appréciation de sa situation personnelle en refusant de renouveler son titre de séjour.
13. En dernier lieu, pour les mêmes motifs que ceux figurant au point précédent, l'obligation de quitter le territoire français dont la motivation se confond, en application du deuxième alinéa de l'article L. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, avec celle du refus de séjour, ne méconnait pas les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, et n'est entachée d'aucune erreur manifeste d'appréciation.
Sur la légalité de la décision fixant le pays de renvoi :
14. L'obligation de quitter le territoire français prise à l'encontre de M. C n'étant pas illégale, le moyen tiré de ce que, par la voie de l'exception, la décision fixant le Maroc comme pays de renvoi en cas d'exécution d'office de la mesure d'éloignement serait privée de base légale doit être écarté.
Sur les frais de l'instance :
15. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 font obstacle à ce qu'une somme soit mise à la charge de l'Etat, qui n'est pas, dans la présente instance, la partie perdante.
DÉCIDE :
Article 1er : L'ordonnance de la présidente du tribunal administratif de Pau est annulée en tant qu'elle prend acte du désistement d'office de M. C de ses conclusions dirigées contre l'obligation de quitter le territoire français et la décision fixant le pays de renvoi contenues dans l'arrêté du 25 novembre 2021.
Article 2 : La demande de M. C tendant à l'annulation des décisions portant obligation de quitter le territoire français et fixant le pays de renvoi contenues dans l'arrêté du 25 novembre 2021, et le surplus des conclusions de sa requête sont rejetés.
Article 3 : Le présent arrêt sera notifié à M. B C et au ministre de l'intérieur et des outre-mer. Copie en sera transmise pour information au préfet des Pyrénées-Atlantiques.
Délibéré après l'audience du 25 septembre 2023 à laquelle siégeaient :
Mme Ghislaine Markarian, présidente,
M. Frédéric Faïck, président assesseur,
M. Julien Dufour, premier conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe, le 17 octobre 2023.
Le rapporteur,
Julien A
La présidente,
Ghislaine Markarian
La greffière,
Stéphanie Larrue
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer en ce qui le concerne, et à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA02997
Suspension de refus de titre de séjour et d'obligation de quitter le territoire. La Cour administrative d'appel de Paris, statuant en référé, rejette la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 5 mai 2025. Le juge des référés estime la demande manifestement infondée, car le tribunal administratif a déjà validé la légalité de la décision par un jugement argumenté, sans qu'aucun moyen nouveau et sérieux ne soit soulevé. La requête est rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-26TL00807
Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, statuant en référé, rejette la requête de Mme B... comme manifestement irrecevable. Celle-ci contestait le refus de l’Office national des combattants de prendre en compte la totalité de ses jours de présence dans un camp de transit. La cour applique les articles R. 222-1, R. 811-7 et R. 612-1 du code de justice administrative, constatant que l’appel, non dispensé du ministère d’avocat, n’a pas été présenté par un avocat malgré la notification claire de cette obligation.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-25TL01714
Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, prise par le juge des référés, rejette la requête de M. A..., ressortissant algérien, qui contestait le refus de séjour et l’obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de la Haute-Garonne. La cour estime que l’arrêté préfectoral est suffisamment motivé et que le préfet a procédé à un examen réel et sérieux de la situation personnelle de l’intéressé. Elle écarte également les moyens tirés de la violation de l’accord franco-algérien et de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, jugeant que la requête est manifestement dépourvue de fondement. La solution est fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
04/05/2026
Cour administrative d'appel de Marseille — N° CAA13-25MA00532
La Cour administrative d'appel de Marseille a examiné le recours du préfet de la Haute-Corse contre un jugement du tribunal administratif de Bastia. Ce jugement avait annulé les arrêtés du 2 janvier 2025 refusant un titre de séjour à M. A... B..., ressortissant brésilien, et prononçant son éloignement. Le préfet soutenait que le comportement de l'intéressé constituait une menace à l'ordre public, justifiant le refus sur le fondement de l'article L. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La cour a rejeté la requête préfectorale et confirmé le jugement de première instance, validant ainsi l'annulation des arrêtés et l'injonction de délivrer une carte de séjour temporaire mention "salarié".
04/05/2026