mercredi 4 juin 2025
| Juridiction | Cour administrative d'appel de Bordeaux |
| Section | Cour administrative d'appel de Bordeaux |
| N° Dossier | CAA33-23BX01200 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | Juge des référés |
| Avocat requérant | LAVALETTE AVOCATS CONSEILS |
Vu la procédure suivante :
Procédure contentieuse antérieure :
Mme G F, Mme A F et M. C F, venant aux droits de Mme D F, ont demandé au tribunal de Poitiers d'annuler la décision du 13 août 2020 par laquelle le maire de la commune de Sainte-Marie-de-Ré a refusé de délivrer un permis d'aménager à Mme D F, d'annuler la décision du 1er juillet 2020 par laquelle l'Architecte des Bâtiments de France a émis un avis défavorable à la délivrance du permis d'aménager sollicité, de déclarer la délibération portant approbation du plan local d'urbanisme intercommunal de l'île de Ré illégale en tant qu'elle classe la parcelle cadastrée section AC n° 708 en zone naturelle et " clos et jardin d'intérêt ", et d'enjoindre à la commune de délivrer le permis d'aménager.
Ils ont par ailleurs demandé au tribunal d'annuler la décision du 13 août 2020 par laquelle le maire de la commune de Sainte-Marie-de-Ré a refusé de délivrer un permis d'aménager à Mme D F et la décision du 1er juillet 2020 par laquelle l'Architecte des Bâtiments de France a émis un avis défavorable à la délivrance du permis d'aménager sollicité, d'annuler la décision du 9 novembre 2020 par laquelle la préfète de la région Nouvelle- Aquitaine a rejeté le recours formé à l'encontre de l'avis de l'Architecte des Bâtiments de France du 1er juillet 2020, de déclarer la délibération portant approbation du plan local d'urbanisme intercommunal de l'île de Ré illégale en tant qu'elle classe la parcelle cadastrée section AC n° 708 en zone naturelle et " clos et jardin d'intérêt " et d'enjoindre à la commune de délivrer le permis d'aménager.
Par un jugement nos 2002482, 2002952 du 2 mars 2023, le tribunal administratif de Poitiers a rejeté leurs demandes.
Procédure devant la cour :
Par une requête enregistrée le 2 mai 2023 et un mémoire enregistré le 10 octobre 2023, les consorts F, représentés par Me Cornille, demandent à la cour :
1°) d'annuler le jugement du 2 mars 2023 du tribunal administratif de Poitiers ;
2°) d'annuler le refus de permis d'aménager en date du 13 octobre 2020 et l'avis défavorable de l'Architecte des Bâtiments de France du 1er juillet 2020 ;
3°) d'annuler la décision de rejet de la préfecture en date du 9 novembre 2020 ;
4°) de déclarer la délibération portant approbation du plan local d'urbanisme intercommunal de l'île de Ré illégale en tant qu'elle classe la parcelle cadastrée section AC n° 708 en zone naturelle et " clos et jardin d'intérêt " ;
5°) d'enjoindre à la commune de Sainte-Marie-de-Ré de délivrer le permis d'aménager ;
6°) de mettre à la charge de la commune de Sainte-Marie-de-Ré la somme de 3 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Ils reprennent leurs moyens de première instance et estiment que le tribunal a porté une appréciation erronée sur les éléments de fait et de droit du dossier.
Par un mémoire enregistré le 11 juin 2023, la commune de Sainte-Marie-de-Ré, représentée par Me Verger, conclut au rejet de la requête et à ce qu'une somme de 4 000 euros soit mise à la charge des requérants en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par un mémoire enregistré le 26 septembre 2023, la ministre de la culture conclut au rejet de la requête en s'association aux écritures de la commune de Sainte-Marie-de-Ré.
Par un mémoire enregistré le 31 janvier 2025, les consorts F déclarent se désister de l'instance.
Par un mémoire enregistré le 25 février 2025, la commune de Sainte-Marie-de-Ré déclare accepter ce désistement.
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " Les présidents () de cour administrative d'appel, () les présidents de formation de jugement () des cours peuvent, par ordonnance : () 1° Donner acte des désistements () 5° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l'article L. 761-1 ou la charge des dépens () ".
2. Les consorts F ont déclaré se désister de leurs conclusions par un mémoire enregistré le 31 janvier 2025. Ce désistement est pur et simple. Rien ne s'oppose à ce qu'il en soit donné acte.
3. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de faire droit aux conclusions de la commune de Sainte-Marie-de-Ré présentées sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
ORDONNE :
Article 1er : Il est donné acte du désistement de la requête des consorts F.
Article 2 : Les conclusions de la commune de Sainte-Marie-de-Ré fondées sur l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme G F épouse E, à Mme A F épouse B et à M. C F, à la commune de Sainte-Marie-de-Ré et à la ministre de la culture.
Fait à Bordeaux, le 4 juin 2025.
Le président de la 3ème chambre,
Laurent Pouget
La République mande et ordonne au préfet de Charente-Maritime en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.
Conseil d'État — N° 516229
Le juge des référés du Conseil d'État a rejeté la requête de M. B... qui demandait la suspension de l'exécution de la loi du pays n° 2026-4 du 15 mai 2026 portant création du code des douanes de Polynésie française. Le requérant invoquait une atteinte grave à plusieurs libertés fondamentales, mais le juge a estimé qu'il n'apportait aucun élément caractérisant une situation d'urgence justifiant une mesure de sauvegarde à très bref délai. La décision a été prise sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, en application de la procédure simplifiée prévue à l'article L. 522-3 du même code.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Versailles — N° CAA78-25VE03336
La Cour administrative d’appel de Versailles, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme C... contestant l’ordonnance du tribunal administratif de Versailles qui avait rejeté sa demande indemnitaire pour rupture abusive de son contrat de travail avec la commune de Carrières-sous-Poissy. La cour a confirmé que la demande de première instance était irrecevable, faute pour la requérante d’avoir produit la preuve du dépôt d’une demande indemnitaire préalable, condition nécessaire pour lier le contentieux. En l’absence de contestation de cette irrecevabilité, les moyens soulevés en appel ont été jugés inopérants. L’ordonnance a été rendue sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA02997
Suspension de refus de titre de séjour et d'obligation de quitter le territoire. La Cour administrative d'appel de Paris, statuant en référé, rejette la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 5 mai 2025. Le juge des référés estime la demande manifestement infondée, car le tribunal administratif a déjà validé la légalité de la décision par un jugement argumenté, sans qu'aucun moyen nouveau et sérieux ne soit soulevé. La requête est rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
01/06/2026