mardi 16 avril 2024
| Juridiction | Cour administrative d'appel de Bordeaux |
| Section | Cour administrative d'appel de Bordeaux |
| N° Dossier | CAA33-23BX02650 |
| Type | Décision |
| Recours | excès de pouvoir |
| Formation | 6ème chambre (formation à 3) |
Vu la procédure suivante :
Procédure contentieuse antérieure :
M. A C a demandé au tribunal administratif de Poitiers d'annuler l'arrêté du 7 juin 2023 par lequel le préfet de la Seine-Saint-Denis lui a fait obligation de quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays de destination et lui a interdit de retourner sur le territoire français pendant une durée de deux ans.
Par un jugement n° 2301555 du 5 juillet 2023, le tribunal administratif de Poitiers a rejeté sa demande.
Procédure devant la Cour :
Par une requête, enregistrée le 23 octobre 2023, M. A C, représenté par Me Bouillault, demande à la Cour :
1°) d'annuler ce jugement du tribunal administratif de Poitiers n° 2301555 du 5 juillet2023 ;
2°) d'annuler l'arrêté préfectoral en litige ;
3°) d'enjoindre au préfet de Seine-Saint-Denis de lui délivrer un titre de séjour d'une durée d'un an, sous astreinte 100 euros par jour de retard, dans le délai d'un mois suivant la notification de l'arrêt à intervenir, à défaut, de procéder à un nouvel examen de sa demande, dans les mêmes conditions de délai et d'astreinte, et de lui délivrer, dans l'attente de sa décision, une autorisation provisoire de séjour l'autorisant à travailler ;
4°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 500 euros à verser à son conseil au titre des dispositions combinées des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Il soutient que :
En ce qui concerne l'arrêté pris dans son ensemble :
- il n'est pas établi que son auteur bénéficiait d'une délégation de signature régulièrement publiée ; cette délégation n'est pas au nombre de celles mises en ligne sur le site internet de la préfecture ; l'arrêté est donc entaché d'incompétence ;
En ce qui concerne l'obligation de quitter le territoire français :
- cette décision n'a pas été précédée de la procédure contradictoire prévue à l'article L. 121-1 du code des relations entre le public et l'administration ; son droit à être entendu préalablement à l'édiction de la décision a donc été méconnu alors qu'aucun refus de titre de séjour n'a été pris parallèlement ;
- cette décision n'a pas été précédée de la consultation du collège de médecins de l'Office français de l'immigration et de l'intégration prévue à l'article L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ; il justifie d'une aggravation de son état de santé, dont le préfet avait connaissance, qui nécessitait la consultation de cette instance ;
- le préfet a commis une erreur d'appréciation en estimant que sa présence en France constituait une menace pour l'ordre public ; il disposait d'un permis de conduire arménien qui lui permettait de conduire un véhicule à moteur sur le territoire français ;
- il justifie séjourner sur le territoire français depuis 2015, soit près de huit années à la date de la décision attaquée ; il réside en France aux côtés de son épouse et de son fils qui l'héberge ; il est proche de ses petits-enfants ; il est suivi médicalement en France ; la décision attaquée porte ainsi une atteinte disproportionnée à l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
En ce qui concerne le pays de destination :
- cette décision est illégale en conséquence de l'illégalité de l'obligation de quitter le territoire français ;
- elle est insuffisamment motivée ;
- elle méconnaît l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
En ce qui concerne l'interdiction de retour sur le territoire français :
- la décision attaquée est insuffisamment motivée.
- sa durée est disproportionnée compte tenu des éléments qui caractérise sa situation particulière.
La requête a été communiquée au préfet de la Seine-Saint-Denis qui n'a pas produit de mémoire en défense.
M. C a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par décision du 21 septembre 2023.
Par une ordonnance du 3 janvier 2024, la clôture de l'instruction a été fixée au 9 février 2024 à 12h00.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le traité sur l'Union européenne ;
- la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- les arrêts de la Cour de justice de l'Union européenne C-383/13 du 10 septembre 2013, C-166/13 du 5 novembre 2014 et C-249/13 du 11 décembre 2014 ;
- le code de justice administrative.
La présidente de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le rapport de Frédéric Faïck a été entendu au cours de l'audience publique.
Considérant ce qui suit :
1. M. A C, ressortissant arménien né le 20 décembre 1962, est entré sur le territoire français en août 2015, selon ses déclarations, accompagné de son épouse. Il y a déposé une demande d'asile que l'Office français de protection des réfugiés et apatrides (OFPRA) a rejetée par une décision du 30 septembre 2015, confirmée par la Cour nationale du droit d'asile (CNDA) le 7 février 2017. M. C a ensuite déposé une demande de titre de séjour pour raisons de santé qui a été rejetée par une décision préfectorale du 31 janvier 2020. Interpellé par les services de police pour des faits de conduite de véhicule à moteur sans permis, M. C a fait l'objet, de la part du préfet de la Seine-Saint-Denis, d'un arrêté du 7 juin 2023 portant obligation de quitter le territoire français sans délai, désignation du pays de destination et interdiction de retour sur le territoire français pour une durée de deux ans. M. C a demandé au tribunal administratif de Poitiers d'annuler l'arrêté du 7 juin 2023. Il relève appel du jugement rendu le 5 juillet 2023 par lequel la magistrate désignée du tribunal a rejeté sa demande.
Sur la légalité de l'arrêté pris dans son ensemble :
2. Il ressort des pièces du dossier que l'arrêté en litige a été signé par M. B D, adjoint au chef du bureau de l'éloignement, qui disposait d'une délégation de signature à cet effet par un arrêté n° 2023-0538 du 10 mars 2023, régulièrement publié au bulletin d'informations administratives de la préfecture de la Seine-Saint-Denis du même jour disponible sur Internet. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence doit être écarté.
Sur la légalité de l'obligation de quitter le territoire français :
3. En premier lieu, aux termes du paragraphe 1 de l'article 41 de la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne : " Toute personne a le droit de voir ses affaires traitées impartialement, équitablement et dans un délai raisonnable par les institutions et organes de l'Union ". Aux termes du paragraphe 2 de ce même article : " Ce droit comporte notamment : / - le droit de toute personne d'être entendue avant qu'une mesure individuelle qui l'affecterait défavorablement ne soit prise à son encontre ; () ".
4. Il résulte de la jurisprudence de la Cour de justice de l'Union européenne, notamment de son arrêt C-383/13 du 10 septembre 2013, que toute irrégularité dans l'exercice des droits de la défense lors d'une procédure administrative concernant un ressortissant d'un pays tiers en vue de son éloignement ne saurait constituer une violation de ces droits et, en conséquence, que tout manquement, notamment, au droit d'être entendu n'est pas de nature à entacher systématiquement d'illégalité la décision prise. Il revient à l'intéressé d'établir devant le juge chargé d'apprécier la légalité de cette décision que les éléments qu'il n'a pas pu présenter à l'administration auraient pu influer sur le sens de cette décision et il appartient au juge saisi d'une telle demande de vérifier, lorsqu'il estime être en présence d'une irrégularité affectant le droit d'être entendu, si, eu égard à l'ensemble des circonstances de fait et de droit spécifiques de l'espèce, cette violation a effectivement privé celui qui l'invoque de la possibilité de mieux faire valoir sa défense dans une mesure telle que cette procédure administrative aurait pu aboutir à un résultat différent.
5. Il ne ressort pas des pièces du dossier que M. C aurait été informé, lors de son interpellation, de l'intention du préfet de prendre à son encontre une obligation de quitter le territoire français. Toutefois, il n'est pas établi que l'état de santé de M. C se serait aggravé depuis le 31 janvier 2020, date à laquelle il a fait l'objet d'un refus de titre de séjour pour raison de santé assorti d'une mesure d'éloignement. Ainsi, les pièces du dossier ne permettent pas d'estimer que les arguments que M. C aurait pu avancer auraient été susceptibles d'influer sur le contenu de la décision attaquée. Dans ces conditions, l'irrégularité affectant le droit d'être entendu de M. C n'a pas effectivement privé ce dernier de la possibilité de mieux faire valoir sa défense dans une mesure telle que cette procédure aurait pu aboutir à un résultat différent. Le moyen tiré de la méconnaissance du droit d'être entendu doit, dans ces conditions, être écarté.
6. En deuxième lieu, il ressort des dispositions des articles L. 614-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile que le législateur a entendu déterminer l'ensemble des règles de procédure administrative et contentieuse auxquelles sont soumises l'intervention et l'exécution des décisions par lesquelles l'autorité administrative signifie à l'étranger l'obligation dans laquelle il se trouve de quitter le territoire français. Par suite, l'article L. 121-1 du code des relations entre le public et l'administration, qui fixe les règles générales de procédure applicables aux décisions devant être motivées en vertu de ce code, ne saurait être utilement invoqué à l'encontre d'une décision portant obligation de quitter le territoire français. Le moyen tiré de ce que l'arrêté attaqué serait illégal en l'absence de respect de la procédure contradictoire préalable prévue par ces dispositions doit être écarté.
7. En troisième lieu, aux termes de l'article L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, désormais applicable : " Ne peuvent faire l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français : () / 9° L'étranger résidant habituellement en France si son état de santé nécessite une prise en charge médicale dont le défaut pourrait avoir pour lui des conséquences d'une exceptionnelle gravité et si, eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé du pays de renvoi, il ne pourrait pas y bénéficier effectivement d'un traitement approprié. () ". Aux termes de l'article R. 611-1 du même code : " Pour constater l'état de santé de l'étranger mentionné au 9° de l'article L. 611-3, l'autorité administrative tient compte d'un avis émis par un collège de médecins à compétence nationale de l'Office français de l'immigration et de l'intégration. ".
8. Il ressort des pièces du dossier, et notamment du certificat médical du 8 juin 2023, que M. C souffre d'une cardiopathie ischémique avec antécédent d'infarctus en 2016, traitée à plusieurs reprises par angioplasties dont la dernière a été effectuée en juin 2020. Toutefois, alors qu'un refus de titre de séjour pour raison médicale lui a été opposé en janvier 2020, il ne ressort pas des pièces du dossier que M. C aurait fait état auprès des services préfectoraux d'éléments plus récents, témoignant d'une aggravation de son état de santé, de nature à imposer la consultation de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII), en application des dispositions précitées, avant l'édiction de l'obligation de quitter le territoire français en litige. Dans ces conditions, le préfet a pu, sans irrégularité, prendre la décision attaquée sans consulter au préalable l'OFII.
9. En quatrième lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui ".
10. Il ressort des pièces du dossier que M. C a pu séjourner régulièrement sur le territoire français jusqu'en 2017, soit durant le temps nécessaire à l'examen de sa demande d'asile. Depuis, il réside sur le territoire français en situation irrégulière alors que sa demande de titre de séjour déposée en vue d'être soigné en France a été rejetée, ainsi qu'il a été dit, en janvier 2020, et qu'il a fait l'objet, à la suite de ce refus, d'une mesure d'éloignement à laquelle il n'a pas déféré. M. C n'a pas, depuis lors, accompli d'autres démarches en vue de régulariser sa situation sur le territoire français. Par ailleurs, si M. C se prévaut de la présence en France de son épouse, il ne ressort pas des pièces du dossier que celle-ci y séjournerait dans des conditions régulières quand bien même elle n'aurait pas fait l'objet d'une mesure d'éloignement. S'il se prévaut également de la présence de son fils et de sa fille, ces derniers séjournaient, à la date de la décision attaquée, en étant titulaires d'un récépissé de première demande de titre de séjour. Alors même qu'il résidait chez son fils et ses deux petits-enfants lorsque l'arrêté en litige a été pris, M. C a passé l'essentiel de son existence dans son pays d'origine qu'il a quitté à l'âge de 43 ans et où il peut reconstituer sa vie de couple avec son épouse. Enfin, il ne ressort pas des pièces du dossier que l'Arménie ne disposerait pas de structures médicales aptes à offrir les soins que requiert l'état de santé du requérant. Dans ces circonstances, alors même que M. C ne présenterait pas une menace pour l'ordre public dès lors que l'infraction de conduite d'un véhicule sans permis manquerait en fait, le préfet ne peut être regardé comme ayant porté une atteinte disproportionnée au droit de ce dernier à mener une vie privée et familiale normale garanti par les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
Sur la légalité de la décision fixant le pays de renvoi :
11. En premier lieu, l'obligation de quitter le territoire français n'étant pas entachée d'illégalité, le requérant n'est pas fondé à exciper de son illégalité à l'appui de sa contestation de la décision fixant le pays de renvoi.
12. En second lieu, les moyens tirés du défaut de motivation de la décision en litige, et de la méconnaissance de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, doivent, faute pour le requérant d'apporter en appel des éléments nouveaux susceptibles de remettre en cause le jugement attaqué, être écartés par adoption des motifs pertinents de ce jugement.
Sur la légalité de l'interdiction de retour sur le territoire français :
13. En premier lieu, après avoir rappelé avec une précision suffisante le parcours du requérant depuis son entrée en France, le préfet a indiqué que sa situation a été examinée au regard de l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Sa décision se fonde également sur le fait que M. C se maintient irrégulièrement sur le territoire français et qu'il est dépourvu de liens personnels en France présentant un caractère intense et ancien, et qu'il présente en outre une menace pour l'ordre public. De tels motifs révèlent que le préfet a apprécié la situation du requérant au regard de l'ensemble des critères légaux avant de prendre sa décision. Par suite, le moyen tiré du défaut de motivation de l'interdiction de retour sur le territoire français doit être écarté.
14. En second lieu, au regard des éléments caractérisant la situation personnelle de M. C, telle que décrite au point 10, et du fait que ce dernier s'est soustrait à une précédente mesure d'éloignement prise à son encontre, le préfet a pu, sans commettre d'erreur d'appréciation, fixer à deux ans la durée de l'interdiction de retour sur le territoire français en litige.
15. Il résulte de tout ce qui précède que M. C n'est pas fondé à soutenir que c'est à tort que, par le jugement attaqué, le tribunal administratif de Poitiers a rejeté sa demande d'annulation de l'arrêté en litige. Par voie de conséquence, ses conclusions à fin d'injonction et celles présentées au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37-2 de la loi du 10 juillet 1991 doivent être rejetées.
DECIDE
Article 1er : La requête de M. C est rejetée.
Article 2 : Le présent arrêt sera notifié à M. A C et au ministre de l'intérieur et des outre-mer.
Copie pour information en sera délivrée au préfet de Seine-Saint-Denis.
Délibéré après l'audience du 25 mars 2024 à laquelle siégeaient :
Mme Ghislaine Markarian, présidente,
M. Frédéric Faïck, président-assesseur,
Mme Caroline Gaillard, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 16 avril 2024.
Le rapporteur,
Frédéric Faïck
La présidente,
Ghislaine Markarian
La greffière,
Catherine Jussy
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer en ce qui le concerne, et à tous huissiers de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution du présent arrêt.
Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA02997
Suspension de refus de titre de séjour et d'obligation de quitter le territoire. La Cour administrative d'appel de Paris, statuant en référé, rejette la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 5 mai 2025. Le juge des référés estime la demande manifestement infondée, car le tribunal administratif a déjà validé la légalité de la décision par un jugement argumenté, sans qu'aucun moyen nouveau et sérieux ne soit soulevé. La requête est rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-26TL00807
Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, statuant en référé, rejette la requête de Mme B... comme manifestement irrecevable. Celle-ci contestait le refus de l’Office national des combattants de prendre en compte la totalité de ses jours de présence dans un camp de transit. La cour applique les articles R. 222-1, R. 811-7 et R. 612-1 du code de justice administrative, constatant que l’appel, non dispensé du ministère d’avocat, n’a pas été présenté par un avocat malgré la notification claire de cette obligation.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-25TL01714
Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, prise par le juge des référés, rejette la requête de M. A..., ressortissant algérien, qui contestait le refus de séjour et l’obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de la Haute-Garonne. La cour estime que l’arrêté préfectoral est suffisamment motivé et que le préfet a procédé à un examen réel et sérieux de la situation personnelle de l’intéressé. Elle écarte également les moyens tirés de la violation de l’accord franco-algérien et de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, jugeant que la requête est manifestement dépourvue de fondement. La solution est fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
04/05/2026
Cour administrative d'appel de Marseille — N° CAA13-25MA00532
La Cour administrative d'appel de Marseille a examiné le recours du préfet de la Haute-Corse contre un jugement du tribunal administratif de Bastia. Ce jugement avait annulé les arrêtés du 2 janvier 2025 refusant un titre de séjour à M. A... B..., ressortissant brésilien, et prononçant son éloignement. Le préfet soutenait que le comportement de l'intéressé constituait une menace à l'ordre public, justifiant le refus sur le fondement de l'article L. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La cour a rejeté la requête préfectorale et confirmé le jugement de première instance, validant ainsi l'annulation des arrêtés et l'injonction de délivrer une carte de séjour temporaire mention "salarié".
04/05/2026