Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Procédure contentieuse antérieure :
M. A... B... a demandé au tribunal administratif de Bordeaux d’annuler la décision du 17 mars 2022 par laquelle le conseil régional de l’ordre des experts-comptables de Nouvelle-Aquitaine a prononcé sa suspension du tableau de l’ordre en qualité d’expert-comptable stagiaire à compter du 12 décembre 2021 ainsi que la décision du 26 septembre 2022 par laquelle le comité national du tableau du conseil supérieur de l’ordre des experts-comptables a rejeté son recours administratif préalable obligatoire.
Par un jugement n° 2206249 du 4 juillet 2023, le tribunal administratif de Bordeaux a rejeté sa demande.
Procédure postérieure devant la cour :
Par une requête et des mémoires, enregistrés le 15 novembre 2023, les 11 janvier et
18 décembre 2024 et le 29 septembre 2025, M. B..., représenté par Me Teles, demande à la cour :
1°) d’annuler ce jugement du tribunal administratif de Bordeaux du 4 juillet 2023 ;
2°) de surseoir à statuer dans l’attente d’un arrêt de la cour d’appel de Bordeaux sur sa demande tendant à l’annulation de son licenciement ;
3°) d’annuler la décision du 17 mars 2022 par laquelle le conseil régional de l’ordre des experts-comptables de Nouvelle-Aquitaine a prononcé sa suspension du tableau de l’ordre en qualité d’expert-comptable stagiaire à compter du 12 décembre 2021 ainsi que la décision du 26 septembre 2022 par laquelle le comité national du tableau du conseil supérieur de l’ordre des experts-comptables a rejeté son recours administratif préalable obligatoire ;
4°) de mettre à la charge de l’ordre des experts-comptables de Nouvelle-Aquitaine et de l’ordre national des experts-comptables la somme de 3 500 euros au titre des dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
Sur la régularité du jugement :
- la minute du jugement n’est pas signée ;
- le courrier qui lui a été transmis en application des dispositions de l’article R. 611-7 du code de justice administrative ne comportait pas les précisions suffisantes pour lui permettre de répondre utilement au moyen soulevé d’office par le tribunal ;
- il n’a pas disposé du temps nécessaire pour répondre utilement aux seconds mémoires en défense des deux parties adverses, qui comportaient des arguments nouveaux et des pièces nouvelles, qui lui ont été communiqués le 16 juin 2023 alors que la clôture d’instruction est intervenue le 17 juin 2023 ;
- le mémoire qu’il a déposé le 19 juin 2023 n’a pas été communiqué ;
- le tribunal a omis de statuer sur le moyen « tiré de la violation du principe de la non-rétroactivité des actes administratifs tendant à l’annulation de la décision de suspension de son stage prononcée à effet rétroactif » qui n’a pas été visé ;
- le principe du contradictoire a été méconnu de ce fait ;
- le tribunal a omis de statuer sur le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions des articles 74 du décret n° 2012-432 du 30 mars 2012 et 518 de l’arrêté du 19 janvier 2022 portant agrément du règlement intérieur de l’ordre des experts-comptables ;
- le tribunal a omis de statuer sur les moyens tirés du détournement de pouvoir et de procédure ;
- le tribunal a omis de statuer sur le moyen tiré du caractère discriminatoire de la décision du 26 septembre 2022 ;
- c’est à tort que le tribunal a rejeté comme irrecevables ses conclusions tendant à l’annulation de la décision du 17 mars 2022 ;
- c’est à tort que le tribunal a rejeté comme irrecevables ses conclusions tendant à l’annulation de la décision du 26 septembre 2022 ;
Sur le bien-fondé du jugement :
- il est nécessaire de surseoir à statuer pour attendre la décision de la cour d’appel relative à au licenciement qui a justifié l’édiction des décisions en litige ;
- les décisions en litige ont été édictées par une autorité incompétente dès lors que seules les chambres régionale et nationale de discipline sont compétentes pour prononcer unilatéralement une suspension ;
- les décisions en litige ont été édictées à l’issue d’une procédure irrégulière dès lors que les dispositions des articles 74, alinéa 1er du décret n° 2012-432 du 30 mars 2012 et
518 b de l’arrêté du 19 janvier 2022 portant agrément du règlement intérieur de l’ordre des
experts-comptables ont été méconnues ;
- les décisions en litige ont été édictées à l’issue d’une procédure irrégulière dès lors qu’elles ont été prises pour motif disciplinaire et n’ont pas été précédées d’une procédure disciplinaire, qu’il n’a pas été mis à même d’avoir accès à son dossier et de discuter les griefs formulés contre lui, en méconnaissance du droit d’être entendu, qu’aucun projet de décision ne lui a été soumis pour qu’il puisse formuler ses observations, que le dossier qu’il a consulté était incomplet ;
- le recours préalable obligatoire formé devant le conseil national n’a pas eu pour effet de purger les vices affectant la procédure ;
- il a fait l’objet d’un licenciement illégal et discriminatoire de la part de son employeur, fondé notamment sur son état de santé, sans que les formations ordinales régionale et nationale ne soient intervenues, alors même qu’il leur avait signalé les difficultés qu’il rencontrait avec lui ;
- les décisions en litige sont discriminatoires car elles sont justifiées par son licenciement discriminatoire ;
- ces décisions ont été prises en raison de son état de santé et présentent ainsi un caractère discriminatoire dans un contexte de harcèlement moral ;
- la décision de suspension de stage prononcée le 17 mars 2022 à effet du
12 décembre 2021 méconnaît le principe de non-rétroactivité des actes administratif ;
- les décisions en litige sont constitutives d’un détournement de pouvoir et de procédure, puisqu’il s’agit d’une sanction disciplinaire déguisée, tendant aux manquements à la probité liée à son statut d’expert-comptable stagiaire ;
- il maintient l’ensemble des moyens soulevés en première instance.
Par des mémoires en défense, enregistrés le 8 février 2024 et les 21 février et
4 novembre 2025, ce dernier n’ayant pas été communiqué, le conseil régional de l’ordre des experts comptables de Nouvelle-Aquitaine, représenté par Me Bayle, demande à la cour :
1°) de rejeter la requête ;
2°) de condamner M. B... au paiement d’une amende de 4 000 euros pour procédure abusive ;
3°) de mettre à la charge de M. B... la somme de 8 000 euros au titre des dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il fait valoir que les moyens soulevés ne sont pas fondés.
Par un mémoire en défense, enregistré le 24 mai 2024, le conseil national de l’ordre des experts comptables, représenté par la SCP d’avocats Baueur-Violas Feschotte-Desbois Sebagh, conclut au rejet de la requête et à ce que la somme de 4 000 euros soit mise à la charge de M. B... au titre des dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il fait valoir que les moyens soulevés ne sont pas fondés.
M. B... a été admis au bénéfice de l’aide juridictionnelle totale par une décision du 3 octobre 2023.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code des relations entre le public et l’administration ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- l’ordonnance n° 45-2138 du 19 septembre 1945 ;
- le décret n° 2012-432 du 30 mars 2012 ;
- l’arrêté du 19 janvier 2022 portant agrément du règlement intérieur de l’Ordre des experts-comptables ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l’audience.
Ont été entendus au cours de l’audience publique :
- le rapport de M. Henriot,
- les conclusions de Mme Pruche-Maurin, rapporteure publique,
- et les observations de Me Teles, représentant M. B..., ainsi que celles de Me Mora, représentant le conseil régional de l’ordre des experts comptables de Nouvelle-Aquitaine.
Considérant ce qui suit :
1. M. B..., titulaire du diplôme supérieur de comptabilité et de gestion, a été recruté le 7 mai 2019 en qualité de collaborateur « comptable paye » dans le cadre d’un contrat à durée indéterminée au sein d’un cabinet d’expert-comptable. Le 6 novembre 2020, M. B... a sollicité son inscription au tableau de l’ordre des experts-comptables en qualité de stagiaire. Par une décision du 8 décembre 2020, le conseil régional de l’ordre des experts-comptables a fait droit à sa demande à compter du 1er janvier 2021 en désignant son employeur comme maître de stage. Par un courrier du 11 octobre 2021, M. B... a été licencié à compter du 12 décembre 2021. Par décision du 17 mars 2022, le conseil régional de l’ordre des experts-comptables a prononcé la suspension de son inscription au tableau de l’ordre en qualité d’expert-comptable stagiaire avec prise d’effet au 12 décembre 2021. M. B... a formé un recours administratif préalable obligatoire contre cette décision. Par une décision du 26 septembre 2022, le comité national du tableau du conseil national de l’ordre des experts-comptables a rejeté son recours. M. B... relève appel du jugement par lequel le tribunal administratif de Bordeaux a rejeté sa demande tendant à l’annulation pour excès de pouvoir de ces deux décisions.
Sur la régularité du jugement attaqué :
2. En premier lieu, d’une part, aux termes des dispositions de l’article 4 de l’ordonnance du 19 septembre 1945 portant institution de l'ordre des experts-comptables et réglementant le titre et la profession d'expert-comptable : « Le titre d'expert-comptable stagiaire est réservé aux candidats à la profession d'expert-comptable qui répondent à des conditions de diplôme fixées par décret et qui sont admis par le conseil de l'ordre à effectuer un stage professionnel. Le refus d'inscription des candidats à la profession d'expert-comptable au tableau des experts comptables est motivé. En cas de refus, les candidats pourront faire appel de cette décision devant le comité national du tableau. Les experts-comptables stagiaires ne sont pas membres de l'ordre mais sont soumis à sa surveillance et à son contrôle disciplinaire ». Aux termes de l’article 42 de l’ordonnance précitée : « L'inscription au tableau est demandée au conseil régional de l'ordre dans la circonscription duquel le candidat est établi. / Le conseil régional doit statuer dans le délai de trois mois. / La décision du conseil régional doit être notifiée au candidat et au commissaire régional du Gouvernement dans un délai de dix jours francs. / Elle peut, dans le délai d'un mois à compter de sa notification, être déférée au comité national du tableau, soit par l'intéressé en cas de refus d'inscription, soit dans le cas contraire, par le commissaire régional du Gouvernement ». Aux termes de l’article 44 de la même ordonnance : « L'affaire est portée entière devant le comité national du tableau. / Celui-ci doit statuer dans un délai de six mois. Si la décision n'est pas intervenue à l'expiration de ce délai, l'inscription au tableau est de droit ».
3. D’autre part, aux termes de l’article 67 du décret du 30 mars 2012 relatif à l'exercice de l'activité d'expertise comptable : « Les candidats admis à accomplir le stage professionnel mentionné au premier alinéa de l'article 4 de l'ordonnance du 19 septembre 1945 susvisée portent le titre d'expert-comptable stagiaire et sont inscrits en cette qualité au tableau de l'ordre des experts-comptables selon les dispositions des articles 42 et 44 de cette ordonnance. La durée de ce stage est de trois ans. (…) ». Aux termes de l’article 69 du même décret : « Le stage est accompli en France auprès d'une personne physique ou morale membre de l'ordre des experts-comptables, sous la responsabilité d'un maître de stage agréé par le conseil régional de l'ordre dans les conditions fixées par le règlement intérieur de l'ordre des experts-comptables. Le stage peut également être accompli auprès d'un expert-comptable salarié d'une association de gestion et de comptabilité autorisé à exercer la profession d'expert-comptable en application des articles 83 ter et 83 quater de l'ordonnance du 19 septembre 1945 susvisée. Dans ce cas, l'association de gestion et de comptabilité désigne, pour assurer la co-maîtrise du stage, un maître de stage expert-comptable agréé par le conseil régional de l'ordre dans les conditions prévues au premier alinéa. Le conseil régional de l'ordre s'assure que le stage s'effectue auprès de personnes offrant des garanties suffisantes quant à la formation du stagiaire ». Aux termes de l’article 73 du même décret : « Les modalités d'organisation, de déroulement et de contrôle du stage sont fixées par le règlement intérieur de l'ordre des experts-comptables, sur proposition de son conseil national et après avis de la commission consultative pour la formation professionnelle des experts-comptables prévue à l'article 78 du présent décret. Ce règlement précise notamment : f) Les conditions de prolongation, suspension, invalidation du stage ; g) Les conditions du contrôle du stage et de la radiation des experts-comptables stagiaires du tableau ; (…) ». Selon l’article 74 du même décret : « À la demande du stagiaire, le stage peut être suspendu pour une durée maximale de deux ans. Par décision du conseil régional de l'ordre des experts-comptables et dans les conditions prévues par le règlement intérieur de l'ordre des experts-comptables, le stage peut être prolongé d'une durée de deux ans au plus. Il peut, dans les mêmes conditions, être invalidé en cas de manquement grave du stagiaire à ses obligations. Les décisions du conseil régional de l'ordre mentionnées au présent article ainsi qu'à l'article 67 peuvent faire l'objet d'un appel, dans un délai d'un mois à compter de leur notification, devant le comité national du tableau dans les conditions prévues aux articles 42 et 44 de l'ordonnance du 19 septembre 1945 susvisée et au règlement intérieur de l'ordre des experts-comptables ».
4. Il résulte de ces dispositions que le recours administratif interne ainsi organisé devant le comité national du tableau contre les décisions du conseil régional de l’ordre des
experts-comptables en matière d’inscription au tableau et de radiation du tableau pour des motifs autres que disciplinaires a le caractère d’un recours administratif obligatoire préalable à la saisine du juge administratif. L’institution d’un tel recours a pour effet de laisser à l’autorité compétente pour en connaître le soin d’arrêter définitivement la position de l’administration. Il s’ensuit que la décision prise à la suite du recours se substitue nécessairement à la décision initiale et qu’elle est seule susceptible d’être déférée au juge de la légalité.
5. En premier lieu, il résulte de ce qui précède que la décision du comité national du tableau du conseil national de l’ordre des experts-comptables du 26 septembre 2022 s’est entièrement substituée à la décision du 17 mars 2022 du conseil régional de l’ordre des
experts-comptables. Dès lors, les conclusions de M. B... tendant à l’annulation de cette décision sont irrecevables. Par suite, le tribunal n’a pas entaché son jugement d’irrégularité en rejetant, pour ce motif, ces conclusions, sans les examiner au fond.
6. En deuxième lieu, M. B... a été licencié par son maître de stage à compter du
12 décembre 2021. Dès lors, il a, à cette date, cessé de remplir les conditions d’inscription au tableau de l’ordre des experts comptables en qualité d’expert-comptable stagiaire, telles qu’énumérées par les dispositions précitées. Par conséquent, il était loisible au conseil de l’ordre régional des experts comptable de prononcer sa radiation du tableau à compter de cette date. Il ne résulte ni des termes de la décision en litige du comité national du tableau du conseil national de l’ordre des experts comptables du 26 septembre 2022 ni de ceux de la décision préalable du 17 mars 2022 ni des autres pièces du dossier que la suspension de l’inscription au tableau en litige aurait été prononcée pour des motifs disciplinaires ou des questions portant atteinte à la probité et à l’honneur. Il n’est ainsi formulé aucun grief à l’encontre de M. B.... En outre, si l’appelant critique les conditions de son licenciement, qu’il a contesté devant le conseil de prud’hommes puis la cour d’appel judiciaire, le conseil de l’ordre, qui n’exerce aucun contrôle sur cette mesure, ne dispose pas du pouvoir de contraindre le maître de stage de l’appelant à le réintégrer dans ses fonctions. Dans ces conditions, la décision portant suspension d’inscription de l’ordre des experts comptables en qualité d’expert-comptable stagiaire en litige a pour seul effet de permettre à M. B... de poursuivre immédiatement son stage sans avoir besoin de solliciter sa réinscription au tableau, dans l’hypothèse où il retrouverait un nouveau maître de stage. Par suite, M. B... n’est pas recevable à demander l’annulation de cette décision qui ne lui fait pas grief.
7. En troisième lieu, il ressort des pièces du dossier que la minute du jugement attaqué comporte les signatures prévues à l’article R. 741-7 du code de justice administrative. Dès lors, le moyen tiré de ce que ce jugement serait irrégulier faute de comporter ces signatures doit être écarté comme manquant en fait.
8. En quatrième lieu, le tribunal a rejeté les conclusions de M. B... tendant à l’annulation de la décision du conseil régional de l’ordre des experts-comptables du 17 mars 2022 comme irrecevables. Par suite, il n’était pas tenu d’examiner les moyens présentés à l’appui de ces conclusions.
9. En cinquième lieu, si M. B... soutient qu’il n’a pas disposé du temps nécessaire pour répondre utilement au mémoire du conseil régional de l’ordre des experts-comptables qui lui a été transmis le 16 juin 2023, alors que la clôture d’instruction est intervenue le 17 juin 2023 et que le mémoire qu’il a déposé le 19 juin 2023 n’a été ni communiqué ni analysé par le tribunal, ces circonstances n’ont pas eu pour effet de préjudicier à ses droits dès lors que ces écritures ne contenaient aucun moyen ou argument nouveau en lien avec le motif retenu par le tribunal pour rejeter les conclusions de M. B... tendant à l’annulation de la décision du 17 mars 2022 comme irrecevables.
10. Il résulte de tout ce qui précède que M. B... n’est pas fondé à demander l’annulation du jugement attaqué par lequel le tribunal administratif de Bordeaux a rejeté ses conclusions à fin d’annulation comme irrecevables.
Sur les conclusions tendant à ce qu’une amende pour requête abusive soit infligée à M. B... :
11. La faculté d’infliger une amende à l’auteur d’une requête qu’il estime abusive, en application des dispositions de l’article R. 741-12 du code de justice administrative, constitue un pouvoir propre du juge. Par suite, les conclusions du conseil régional de l’ordre des experts comptables de Nouvelle-Aquitaine tendant à ce qu’une telle amende soit infligée à M. B... doivent être rejetées.
Sur les frais liés au litige :
12. Les dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce qu’une quelconque somme soit mise à la charge du Conseil national de l'ordre des
experts-comptables et du conseil régional de l'ordre des experts-comptables de la région
Nouvelle-Aquitaine qui ne sont pas les parties perdantes dans la présente affaire. Il n’y a pas lieu, dans les circonstances de l’espèce, de mettre à la charge de M. B... les sommes sollicitées par le Conseil national de l'ordre des experts-comptables et le conseil régional de l'ordre des
experts-comptables de la région Nouvelle-Aquitaine sur le fondement des mêmes dispositions
dÉcide :
Article 1er : La requête de M. B... est rejetée.
Article 2 : Les conclusions présentées par le Conseil national de l'ordre des experts-comptables et le conseil régional de l'ordre des experts-comptables de la région Nouvelle-Aquitaine sont rejetées.
Article 3 : Le présent arrêt sera notifié à M. A... B..., au Conseil national de l'ordre des experts-comptables et au conseil régional de l'ordre des experts-comptables de la région
Nouvelle-Aquitaine.
Délibéré après l’audience du 20 novembre 2025 à laquelle siégeaient :
M. Rey-Bèthbéder, président,
Mme Ladoire, présidente-assesseure,
M. Henriot, conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 11 décembre 2025.
Le rapporteur,
J. Henriot
Le président,
É. Rey-Bèthbéder
La greffière,
V. Guillout
La République mande et ordonne au ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle, énergétique et numérique en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.