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AccueilJurisprudence administrativeN° CAA33-23BX03068

Cour administrative d'appel de Bordeaux — Décision N° CAA33-23BX03068

jeudi 18 décembre 2025

JuridictionCour administrative d'appel de Bordeaux
SectionCour administrative d'appel de Bordeaux
N° DossierCAA33-23BX03068
TypeDécision
Recoursexcès de pouvoir
PublicationC
Formation1ère chambre - formation à 3
Avocat requérantSELAS ELIGE BORDEAUX;RSGN AVOCATS

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Procédure contentieuse antérieure :

La SARL Dépannage Praud Patrick a demandé au tribunal administratif de Poitiers, d’une part, d’annuler la décision en date du 9 avril 2021 par laquelle le préfet des Deux-Sèvres a classé sa candidature en troisième position et a refusé de lui octroyer l’agrément de prestations de dépannage, de remorquage et d’évacuation des véhicules légers pour le secteur centre de l’autoroute A10 du point kilométrique (PK) 429.600 au PK 450.450, d’autre part, d’annuler les arrêtés préfectoraux des 21 juin 2021, 6 avril 2021 et 3 décembre 2020 en tant que ceux-ci délivrent, pour le même secteur, un agrément de prestations de dépannage, de remorquage et d’évacuation des véhicules légers à la société Saintonge Dépannage Transports, et, enfin, d’enjoindre au préfet de lui délivrer l’agrément pour le secteur centre de l’autoroute A10 du PK 429.600 au PK 450.450.

Par un jugement n° 2102163 du 5 décembre 2023, le tribunal administratif de Poitiers a annulé l’arrêté du 21 juin 2021 du préfet des Deux-Sèvres en tant qu’il délivre un agrément de prestations de dépannage, de remorquage et d’évacuation de véhicules légers pour le secteur centre de l’autoroute A10 du PK 429.600 au PK 450.450 à la société Saintonge Dépannage Transports, enjoint au préfet des Deux-Sèvres de délivrer à la SARL Dépannage Praud Patrick un agrément de prestations de dépannage, de remorquage et d’évacuation de véhicules légers pour le secteur centre de l’autoroute A10 du PK 429.600 au PK 450.450 dans un délai de trois mois à compter de la notification du jugement et rejeté le surplus des conclusions.

Procédure devant la cour :

Par une requête et un mémoire complémentaire enregistrés les 14 décembre 2023 et 10 avril 2025, la société Saintonge Dépannage Transports, représentée par Me Lopes, demande à la cour :

1°) d’annuler ou réformer ce jugement du tribunal administratif de Poitiers du 5 décembre 2023 ;

2°) de rejeter la demande présentée par la SARL Dépannage Praud Patrick devant le tribunal administratif de Poitiers ;

3°) de mettre à la charge de la SARL Dépannage Praud Patrick le versement de la somme de 3 500 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :
- les premiers juges ont examiné à tort la légalité de l’arrêté du 21 juin 2021 en se plaçant non pas à la date de son édiction, mais à la date du 3 décembre 2020 ; à supposer qu’à la date du 3 décembre 2020, ses installations n’auraient pas été conformes aux stipulations de l’article 2 du cahier des charges, elles l’étaient en tout état de cause à la date à laquelle l’agrément définitif lui a été accordé ;
- c’est à tort que les premiers juges ont estimé que l’arrêté du 21 juin 2021 était illégal au regard de l’illégalité de l’arrêté antérieur du 3 décembre 2020 lui accordant un agrément provisoire dont il ne dépendait pas et qui avait cessé de produire ses effets ; la circonstance que l’arrêté du 3 décembre 2020 aurait été illégal est à ce titre sans incidence sur la légalité de l’arrêté du 21 juin 2021 ;
- les conclusions de première instance dirigées contre les arrêtés des 3 décembre 2020 et 9 avril 2021 et contre la décision classant la candidature de la SARL Dépannage Praud Patrick en troisième position sont irrecevables pour cause de tardiveté ;
- les conclusions de première instance dirigées contre l’arrêté du 21 juin 2021 sont irrecevables compte tenu du caractère confirmatif de cet acte au regard des agréments précédemment accordés ;
- en tout état de cause, les moyens soulevés en première instance par la SARL Dépannage Praud Patrick à l’encontre de l’arrêté du 21 juin 2021 ne sont pas fondés ;
- l’agrément n’a pas été délivré selon une procédure irrégulière, dès lors que sa candidature était conforme au cahier des charges quand bien même il lui a été demandé d’améliorer sa prestation ;
- aucune atteinte au principe d’égalité de traitement des candidats ne peut donc être reconnue ;
- le classement des candidatures, au regard des quatre critères retenus, n’est pas entaché d’erreur d’appréciation.

Par un mémoire enregistré le 22 janvier 2024, le ministre de l’intérieur et des outre-mer conclut à sa mise hors de cause, en faisant valoir que le litige ressort de la compétence du ministre de la transition écologique et de la cohésion des territoires.

Par un mémoire en défense, enregistré le 12 mai 2025, la SARL Dépannage Praud Patrick, représentée par Me Merlet-Bonnan et Me Grossin-Bugat, conclut au rejet de la requête et à ce que la somme de 3 000 euros soit mise à la charge de la société requérante au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :
- les moyens soulevés par la société Saintonge Dépannage Transports ne sont pas fondés ;
- à titre subsidiaire, elle était recevable à solliciter l’annulation des arrêtés des 3 décembre 2020 et 9 avril 2021 ;
- ces arrêtés sont illégaux, pour les motifs soulevés en première instance ;
- de plus, la candidature du garage Saintonge Dépannage Transports, non-conforme au cahier des charges, aurait dû être exclue dès le stade de l’examen des candidatures ;
- cette absence d’exclusion a conduit au non-respect de la procédure entrainant l’octroi irrégulier de l’agrément et a causé une rupture d’égalité, outre le non-respect du principe de transparence de la procédure de mise en concurrence ;
- l’administration a commis une erreur de fait et d’appréciation en la classant en troisième position et en retenant la candidature de la société Saintonge Dépannage Transports pour délivrer à cette dernière un agrément, qui aurait dû lui bénéficier.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :
- l’arrêt n° 23BX03116 du 31 janvier 2024 par lequel le président de la 1ère chambre de la cour administrative d’appel de Bordeaux a rejeté la demande de la société Saintonge Dépannage Transports tendant au sursis à l’exécution du jugement du tribunal administratif de Poitiers du 5 décembre 2023 ;
- la décision n° 491728 du Conseil d’État du 26 novembre 2024 portant non-admission du pourvoi contre l’arrêt n° 23BX03116 du 31 janvier 2024 ;
- les autres pièces du dossier.

Vu :
- le code de la route ;
- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l’audience.

Ont été entendus au cours de l’audience publique :
- le rapport de Mme Molina-Andréo,
- les conclusions de M. Kauffmann, rapporteur public,
- et les observations de Me Lopes, représentant la société Saintonge Dépannage Transports, et de Me Merlet-Bonnan, représentant la société Dépannage Praud Patrick.


Considérant ce qui suit :

1. La société Autoroutes du Sud de la France (ASF) a publié le 21 août 2020, un appel à candidatures en vue de procéder à la sélection des dépanneurs et remorqueurs appelés à intervenir sur une partie des autoroutes A10 et A837. Après ouverture des plis, la commission interdépartementale des agréments des dépanneurs autoroutiers du département des Deux-Sèvres s’est réunie le 16 novembre 2020 pour étudier chaque dossier et, notamment, ceux des trois sociétés ayant fait acte de candidature sur le secteur centre de l’autoroute A 10 compris entre les points kilométriques (PK) 429,600 et 450,450 à savoir, la SARL Dépannage Praud, la société Saintonge Dépannage Transports et le garage Large. Par un premier arrêté en date du 3 décembre 2020, le préfet des Deux-Sèvres a accordé un agrément provisoire de trois mois à la société Saintonge Dépannage Transports pour le secteur centre de l’autoroute A 10 ainsi que le droit à voir cet agrément prorogé selon la durée réglementaire de cinq ans si cette société se mettait, avant la fin de ce délai de trois mois, en conformité avec les exigences du cahier des charges de l’appel à candidatures. Après que la commission interdépartementale des agréments des dépanneurs autoroutiers du département des Deux-Sèvres a constaté, le 6 avril 2021, que cette mise en conformité avait été réalisée, le préfet des Deux-Sèvres a confirmé, par un second arrêté du 9 avril 2021, l’agrément accordé à la société Saintonge Dépannage Transports pour une durée de cinq ans. Par un courrier du 9 avril 2021, il a informé la SARL Dépannage Praud Patrick que sa candidature avait été classée en troisième position et a refusé de lui accorder un agrément en tant que dépanneur appelé à intervenir sur une partie de l’autoroute A 10. Enfin, par un dernier arrêté en date du 21 juin 2021, le préfet des Deux-Sèvres a, d’une part, rectifié, sur la liste des dépanneurs agréés établie par l’arrêté du 3 décembre 2020, la dénomination d’un garage agréé sur le secteur 1 de l’autoroute A 10 entre le PK 493,00 et le PK 511,800, d’autre part, a intégré dans cette liste l’agrément définitif accordé à la société Saintonge Dépannage Transports et, enfin, a abrogé les deux arrêtés des 3 décembre 2020 et 9 avril 2021. La SARL Dépannage Praud Patrick a demandé au tribunal administratif de Poitiers l’annulation du courrier du 9 avril 2021 et des trois arrêtés des 3 décembre 2020, 9 avril 2021 et 21 juin 2021. Par un jugement du 5 décembre 2023, le tribunal administratif de Poitiers a annulé l’arrêté du 21 juin 2021 du préfet des Deux-Sèvres en tant qu’il délivre un agrément de prestations de dépannage, de remorquage et d’évacuation de véhicules légers pour le secteur centre de l’autoroute A10 du PK 429.600 au PK 450.450. à la société Saintonge Dépannage Transports, enjoint au préfet des Deux-Sèvres de délivrer à la SARL Dépannage Praud Patrick un agrément de prestations de dépannage, de remorquage et d’évacuation de véhicules légers pour le secteur centre de l’autoroute A10 du PK 429.600 au PK 450.450 dans un délai de trois mois à compter de la notification du jugement et rejeté le surplus des conclusions. La société Saintonge Dépannage Transports relève appel de ce jugement.

Sur le bien-fondé du jugement attaqué :

En ce qui concerne la fin de non-recevoir opposée aux conclusions contre l’arrêté du 9 avril 2021 :

2. Si la société Saintonge Dépannage Transports soutient que l’arrêté du 21 juin 2021 constitue une décision purement confirmative de l’arrêté du 9 avril 2021 qui ne fait pas grief, il ressort des pièces que l’arrêté du 21 juin 2021 procède à l’abrogation de l’arrêté du 9 avril 2021, lequel arrêté, publié le 3 mai suivant, n’était pas encore devenu définitif. Par suite, la société requérante n’est pas fondée à soutenir que c’est à tort que les premiers juges ont écarté la fin de non-recevoir opposée à ce titre.

En ce qui concerne la légalité de l’arrêté du 21 juin 2021 :

3. Aux termes, d’une part, de l’article 2 du cahier des charges type annexé au dossier de consultation : « (…) Le garagiste-dépanneur doit satisfaire / - au moment de la demande d'agrément, (une dérogation sur cette exigence pourra être accordée à une entreprise pour présenter un véhicule répondant à ce présent cahier des charges, sous réserve que cette dernière soit la seule candidate sur le secteur concerné et que la dérogation porte uniquement sur un délai approprié à la situation rencontrée et compatible avec la date de début de la prise de fonction) (…) à toutes les conditions suivantes : / (…) 2.2 CONDITIONS TECHNIQUES / • Exercer son activité dans des locaux (…) disposant : / - d’un atelier de réparation équipé en outillage et matériels nécessaires à l'activité. Cet atelier permet le maintien dans l'entreprise de la technicité nécessaire à la qualité de service rendue à l'automobiliste en panne. / - d'un stock de pièces de rechange et notamment de pneumatiques / - d’une salle d’attente / - d’un sanitaire et d’un téléphone réservés exclusivement à la clientèle (…) ».

4. Aux termes, d’autre part, de l’article 4 du règlement d'appel à candidature relatif aux « Modalités d'agrément des dépanneurs » : « 4.1 : Processus de sélection des dépanneurs / (…) Les candidatures reçues dans le délai imparti seront ouvertes par les représentants de la Société ainsi que par les membres de la Commission interdépartementale d'agrément dûment informés par la Préfecture. (…) Un procès-verbal d'ouverture des plis est ensuite dressé par les représentants de la Société en présence des membres de la Commission interdépartementale d'agrément ainsi conviés. / Au regard du contenu des dossiers reçus, la Société peut décider d'accepter, de rejeter ou de demander la régularisation des candidatures. / Dans ce dernier cas, la Société envoie un courrier à l'ensemble des dépanneurs concernés visant à régulariser leur dossier dans un délai identique. (…) / Enfin, ASF établit un rapport d'analyse des candidatures conduisant à une proposition de choix de candidats qui sera présenté à la Commission interdépartementale d'agrément. / 4.2 : Délivrance de l’agrément / La Commission interdépartementale examine l'ensemble des dossiers de candidatures qui ont été remis par l'ensemble des candidats dans le cadre de la procédure de consultation sur la base du rapport d'analyse des candidatures. / La Commission interdépartementale émet un avis qui est consigné dans un procès-verbal rédigé par le Préfet (…) / Afin de faire face à des situations exceptionnelles et/ou imprévisibles (telles que le remplacement sans délai d'un dépanneur défaillant), et d'assurer la continuité de service du dépannage, la Société délivrera un agrément provisoire pour une durée d'un an maximum. La Société en informera la Commission interdépartementale d'agrément ».

5. Il résulte des dispositions précitées du cahier des charges type annexé au dossier de consultation que le garagiste-dépanneur doit satisfaire aux conditions prévues pour obtenir l’agrément « au moment de la demande », à la seule exception, non applicable en l’espèce qu’il soit le seul candidat sur le secteur concerné. Or, il ressort des pièces du dossier qu’à l’occasion de l’examen du dossier de demande d’agrément de la société Saintonge Dépannage Transports, les membres de la commission interdépartementale des dépanneurs autoroutiers du département des Deux-Sèvres ont relevé, après une visite des lieux, que l’atelier présentait un aspect général inacceptable, que le stock y était insuffisant et que la salle d’attente était en mauvais état et ont, par suite, le 16 novembre 2020, émis un avis défavorable à la délivrance de l’agrément sollicité. Il en résulte qu’à la date de sa demande, les installations du garage Saintonge Dépannage Transports ne respectaient pas celles des stipulations précitées de l’article 2 du cahier des charges annexé au dossier de consultation qui imposent au candidat de disposer d'un atelier de réparation équipé en outillage et matériels nécessaires à l'activité, d'un stock de pièces de rechanges et notamment de pneumatiques ainsi que d'une salle d'attente, d'un sanitaire et d'un téléphone réservés exclusivement à la clientèle. Alors même que la commission interdépartementale des dépanneurs autoroutiers du département des Deux-Sèvres a pu considérer, lors de la seconde visite sur les lieux réalisée le 6 avril 2021 en application de l’arrêté du 3 décembre 2020, que la société Saintonge Dépannage avait « entrepris un travail conséquent de remise à niveau de son site conformément au cahier des charges » et a en conséquence émis, le 7 avril 2021, un avis favorable à la délivrance d’un agrément définitif, il n’en demeure pas moins établi que la société ne disposait pas, à la date de sa demande, des capacités techniques lui permettant d’assurer, conformément aux prescriptions du cahier des charges, le bon accomplissement des missions qui devaient lui être confiées. Cet état de fait était de nature à faire obstacle à toute délivrance d’un agrément, qu’il soit définitif ou même seulement provisoire en l’absence de toute situation exceptionnelle et/ou imprévisible ou nécessitant d'assurer la continuité de service du dépannage. Par suite, l’arrêté du 21 juin 2021 du préfet des Deux-Sèvres en tant qu’il délivre un agrément de prestations de dépannage, de remorquage et d’évacuation de véhicules légers pour le secteur centre de l’autoroute A10 du PK 429.600 au PK 450.450 à la société Saintonge Dépannage Transports est entaché d’illégalité.

6. Il résulte de tout ce qui précède, que la société Saintonge Dépannage Transports n’est pas fondée à se plaindre de ce que, par le jugement attaqué, le tribunal administratif de Poitiers a annulé l’arrêté du 21 juin 2021 du préfet des Deux-Sèvres en tant qu’il lui délivrait un agrément de prestations de dépannage, de remorquage et d’évacuation de véhicules légers pour le secteur centre de l’autoroute A10 du PK 429.600 au PK 450.450.

Sur les frais liés au litige :

7. Les dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de la SARL Dépannage Praud Patrick, qui n’est pas la partie perdante dans la présente instance, la somme que la société Saintonge Dépannage Transports demande au titre des frais exposés et non compris dans les dépens. Il y a lieu, en revanche, de mettre à la charge de la société Saintonge Dépannage Transports une somme de 1 500 euros au titre des frais exposés par la SARL Dépannage Praud Patrick et non compris dans les dépens.


décide :

Article 1er : La requête de la société Saintonge Dépannage Transports est rejetée.

Article 2 : La société Saintonge Dépannage Transports versera à la SARL Dépannage Praud Patrick une somme de 1 500 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 3 : Le présent arrêt sera notifié à la société Saintonge Dépannage Transports, à la SARL Dépannage Praud Patrick et à la ministre de la transition écologique, de la biodiversité et des négociations internationales sur le climat et la nature.

Copie en sera adressée au préfet des Deux-Sèvres.

Délibéré après l’audience du 27 novembre 2025 à laquelle siégeaient :

Mme Balzamo, présidente,
Mme Molina-Andréo, présidente-assesseure,
M. Ellie, premier conseiller.

Rendu public par mise à disposition au greffe, le 18 décembre 2025.

La rapporteure,



B. MOLINA-ANDREOLa présidente,



E. BALZAMOLe greffier,



C. PELLETIER

La République mande et ordonne à la ministre de la transition écologique, de la biodiversité et des négociations internationales sur le climat et la nature, en ce qui la concerne, et à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution du présent arrêt.



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