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AccueilJurisprudence administrativeN° CAA33-25BX00503

Cour administrative d'appel de Bordeaux — Décision N° CAA33-25BX00503

mardi 11 mars 2025

JuridictionCour administrative d'appel de Bordeaux
SectionCour administrative d'appel de Bordeaux
N° DossierCAA33-25BX00503
TypeOrdonnance
PublicationC

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Procédure contentieuse antérieure :

M. B C a demandé au tribunal administratif de Bordeaux d'annuler l'arrêté du 25 avril 2024 par lequel le préfet de la Gironde lui a refusé la délivrance d'un titre de séjour.

Par un jugement n° 2404385 du 18 décembre 2024, le tribunal administratif de Bordeaux a rejeté sa demande.

Procédure devant la cour :

Par une requête enregistrée le 25 février 2025, M. C, représenté par M. A, demande au juge des référés de la cour :

1°) de lui accorder le bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire ;

2°) d'ordonner en application de l'article L. 521-1 du code de justice administrative la suspension de l'arrêté du 25 avril 2024 par lequel le préfet de la Gironde lui a refusé la délivrance d'un titre de séjour ;

3°) d'enjoindre au préfet de la Gironde de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour l'autorisant à travailler ;

4°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros sur le fondement des dispositions des articles 37 al. 2 de la Loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridictionnelle et L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

- la décision litigieuse a été signée par une autorité incompétente ;

- elle méconnaît les dispositions du 5° du I de l'article R. 40-29 du code de procédure pénale, et le préfet ne pouvait se fonder sur des faits révélés par la seule consultation du fichier des traitements des antécédents judiciaires sans saisir les services compétents de la police nationale ou de la gendarmerie nationale pour complément d'information, ou le procureur de la République compétent aux fins de demandes d'information sur les suites judiciaires ;

- elle est entachée d'un détournement de procédure ;

- elle méconnait les dispositions des articles L. 433-2 et L. 426-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et le motif tiré de la menace grave pour l'ordre public est entaché d'une erreur d'appréciation ;

- la décision méconnaît les dispositions des articles L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation au regard de ses conséquences ;

- la condition liée à l'urgence est remplie.

Vu :

- la requête n° 25BX00511 tendant à l'annulation du jugement du 18 décembre 2024 du tribunal administratif de Bordeaux ;

- les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Le président de la cour a désigné Mme Frédérique Munoz-Pauziès, présidente de chambre, en qualité de juge des référés en application des dispositions du livre V du code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : " Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ces effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision () ". En application de l'article L. 522-3 du même code, lorsque la demande ne présente pas un caractère d'urgence ou lorsqu'il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, qu'elle est irrecevable ou qu'elle est mal fondée, le juge des référés peut la rejeter par une ordonnance motivée sans qu'il y ait lieu d'appliquer les dispositions de l'article L. 522-1 de ce code relatives à la procédure contradictoire et à la tenue d'une audience.

2. M. C, ressortissant turc né le 5 février 1978, est entré en France le 3 novembre 2001. Il a bénéficié d'une première carte de séjour en qualité de conjoint de français, le 3 novembre 2001, puis d'une carte de résident délivrée pour le même motif et régulièrement renouvelée jusqu'au 5 août 2022. M. C en a de nouveau sollicité le renouvellement par une demande du 9 août 2022. Par un arrêté du 25 avril 2024, dont l'intéressé demande au juge des référés de la cour la suspension, le préfet de la Gironde a refusé de délivrer à M. C un titre de séjour.

3. Aucun des moyens de la requête de M. C visés ci-dessus ne sont propres à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de l'arrêté du 25 avril 2024.

4. Il résulte de ce qui précède, sans qu'il y ait lieu d'admettre M. C au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire dès lors que sa requête est manifestement dénuée du fondement, que sa requête doit être rejetée en toutes ses conclusions selon la procédure prévue à l'article L. 522-3 du code de justice administrative.

ORDONNE :

Article 1er : La requête de M. C est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B C.

Fait à Bordeaux, le 11 mars 2025.

La juge des référés,

Frédérique Munoz-Pauziès

La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur en ce qui le concerne, et à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.

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