LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° CAA33-25BX00809

Cour administrative d'appel de Bordeaux — Décision N° CAA33-25BX00809

mardi 17 février 2026

JuridictionCour administrative d'appel de Bordeaux
SectionCour administrative d'appel de Bordeaux
N° DossierCAA33-25BX00809
TypeDécision
Recoursplein contentieux
PublicationC
Formation4ème chambre (formation à 3)
Avocat requérantSELARL CABINET DRAGHI ALONSO

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Procédure contentieuse antérieure :

La société Areas Dommages a demandé au tribunal administratif de Limoges de condamner le centre hospitalier de Châteauroux - Le Blanc, la société Socotec Construction et la société Architech-pur à lui verser une somme de 108 961,40 euros en remboursement de l’indemnisation qu’elle a dû verser, en sa qualité d’assureur, à la suite d’un accident survenu lors de l’exécution d’un marché public de travaux.

Par une ordonnance n° 2402172 du 30 janvier 2025, le président du tribunal administratif de Limoges a rejeté sa demande comme portée devant une juridiction incompétente pour en connaitre.

Procédure devant la cour :

Par une requête et des mémoires, enregistrés le 31 mars 2025, le 11 septembre 2025 et le 21 octobre 2025, la société Areas Dommages, représentée par Me Hayère, demande à la cour :

1°) d’annuler cette ordonnance ;

2°) de renvoyer le dossier au tribunal administratif de Limoges.

Elle soutient que l’action indemnitaire relève de la compétence du juge administratif, dès lors que l’accident du salarié de la société Lureau a eu lieu lors de l’exécution de travaux publics, du fait des fautes commises par le centre hospitalier de Châteauroux, la société Architech-Pur et la société Socotec dans l’exercice de leurs missions.

Par un mémoire en défense, enregistré le 9 mai 2025, la société Socotec Construction, représentée par Me Draghi-Alonso, conclut au rejet de la requête et à ce que la somme de 5 000 euros soit mise à la charge de la société Areas Dommages au titre des dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que la requête de la société Areas Dommages est mal fondée.

Par des mémoires en défense, enregistrés le 10 et le 27 octobre 2025, le centre hospitalier de Châteauroux, représenté par Me Tissier-Lotz, conclut au rejet de la requête et à ce que la somme de 2 000 euros soit mise à la charge de la société Areas Dommages au titre des dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que la requête de la société Areas Dommages est mal fondée.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.


Les parties ont été régulièrement averties du jour de l’audience.

Ont été entendus au cours de l’audience publique :
- le rapport de Mme Munoz-Pauziès,
- les conclusions de Mme Reynaud, rapporteure publique,
- et les observations de Me Laroudie, représentant la société Areas Dommages.


Considérant ce qui suit :

1. En 2016, le centre hospitalier de Châteauroux a décidé de faire édifier un nouveau bâtiment. La maîtrise d’œuvre des travaux a été confiée à la société Architech-Pur, la coordination en matière de sécurité et de protection de la santé des travailleurs sur le chantier a été confiée à la société Socotec Construction et le lot gros-œuvre du marché de travaux à la société Lureau, dont l’assureur est la société Areas Dommages. Le 19 juin 2017, un salarié de la société Lureau a été victime d’un accident mortel alors qu’il travaillait sur le chantier. Par un jugement du 15 juillet 2021, le tribunal correctionnel de Châteauroux a déclaré la société Lureau coupable des faits d’homicide involontaire et par un jugement du 20 juin 2023, le pôle social du tribunal judiciaire de Châteauroux a reconnu la faute inexcusable de la société Lureau et condamné son assureur, la société Areas Dommages, à verser aux ayants droit de la victime la somme de 108 000 euros.

2. La société Areas Dommages a demandé au tribunal administratif de Limoges de condamner le centre hospitalier de Châteauroux, la société Socotec Construction et la société Architech-pur à lui verser une somme de 108 961,40 euros en remboursement de l’indemnisation qu’elle a dû verser en sa qualité d’assureur. Elle relève appel de l’ordonnance du 30 janvier 2025 par laquelle le président du tribunal administratif de Limoges a rejeté sa demande comme portée devant une juridiction incompétente pour en connaitre.

Sur l’ordonnance attaquée :

3. Le litige né de l’exécution d’un marché de travaux publics et opposant des participants à l’exécution de ces travaux relève de la compétence de la juridiction administrative, sauf si les parties sont unies par un contrat de droit privé.

4. La demande présentée devant le tribunal administratif de Limoges par la société Areas Dommages, en sa qualité d’assureur subrogé dans les droits de la société Lureau à concurrence des sommes qu’elle lui a versées, tendait à faire reconnaitre la responsabilité du centre hospitalier de Chateauroux, de la société Archtech-Pur et de la société Socotec dans la survenance de l’accident mortel du salarié de la société Lureau, en raison de fautes qu’ils auraient commises, lors de l’opération de travaux publics, dans l’exercice de leurs missions de maitre d’ouvrage, de maitre d’œuvre et de responsable de la mission de coordination en matière de sécurité et de protection de la santé des travailleurs. En application de la règle rappelée au point 3, ce litige relève de la compétence de la juridiction administrative, et la société Areas Dommages est fondée à soutenir que c’est à tort que, par l’ordonnance attaquée, le premier juge a rejeté sa demande comme portée devant une juridiction incompétente pour en connaître. Il s’ensuit que l’ordonnance attaquée doit être annulée.

5. Aucune des parties n’ayant conclu au fond devant elle, la cour ne peut évoquer la demande présentée par la société Areas Dommages devant le tribunal administratif de Limoges. Ainsi, il y a lieu de renvoyer la société Areas Dommages devant le tribunal administratif de Limoges pour qu’il soit à nouveau statué sur sa demande.

Sur les frais de l’instance :

6. Les dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soient mises à la charge de la société Areas Dommages, qui n’est pas partie perdante dans la présente instance, les sommes que le centre hospitalier de Châteauroux et la société Socotec Construction demandent au titre des frais exposés et non compris dans les dépens.



DECIDE :


Article 1er :
L’ordonnance du tribunal administratif de Limoges du 30 janvier 2025 est annulée.


Article 2 :
La société Areas Dommages est renvoyée devant le tribunal administratif de Limoges pour qu’il soit statué sur sa demande.


Article 3 :
Les conclusions présentées sur le fondement des dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative par la société Areas Dommages et la société Socotec Construction sont rejetées.


Article 4 :
Le présent arrêt sera notifié à la société Areas Dommages, au centre hospitalier de Châteauroux, à la société Socotec Construction et à la société Architech-Pur.


Délibéré après l’audience du 26 janvier 2026, à laquelle siégeaient :

- Mme Munoz-Pauziès, président de chambre,
- Mme Martin, présidente-assesseure,
- Mme Cazcarra, première conseillère,


Rendu public par mise à disposition au greffe le 17 février 2026.


La présidente-assesseure,
B. Martin
La présidente-rapporteure,
F. Munoz-Pauziès
La greffière,
L. Mindine


La République mande et ordonne au préfet de la Haute-Vienne en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Décisions similaires

CAA78plein contentieux

Cour administrative d'appel de Versailles — N° CAA78-25VE03336

La Cour administrative d’appel de Versailles, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme C... contestant l’ordonnance du tribunal administratif de Versailles qui avait rejeté sa demande indemnitaire pour rupture abusive de son contrat de travail avec la commune de Carrières-sous-Poissy. La cour a confirmé que la demande de première instance était irrecevable, faute pour la requérante d’avoir produit la preuve du dépôt d’une demande indemnitaire préalable, condition nécessaire pour lier le contentieux. En l’absence de contestation de cette irrecevabilité, les moyens soulevés en appel ont été jugés inopérants. L’ordonnance a été rendue sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.

01/06/2026

CAA13plein contentieux

Cour administrative d'appel de Marseille — N° CAA13-24MA03276

La Cour administrative d'appel de Marseille, dans un arrêt du 25 mars 2026, a examiné le litige opposant la société EEA à l'office public de l'habitat Pays d'Aix Habitat Métropole (aux droits duquel vient la société Famille et Provence) concernant la résiliation de trois accords-cadres de travaux. Saisie en appel du jugement du tribunal administratif de Marseille ayant rejeté la demande de la société EEA, la cour a soulevé d'office un moyen tiré de la nullité des contrats en raison d'un conflit d'intérêts. Elle a constaté que le directeur technique de l'office, ayant participé à la procédure de passation des trois contrats, se trouvait dans une situation de conflit d'intérêts constitutive d'un vice d'une particulière gravité, justifiant ainsi l'annulation du jugement et la constatation de la nullité des accords-cadres.

04/05/2026

CAA75plein contentieux

Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA02403

La Cour administrative d'appel de Paris, statuant en référé, est saisie par la société Neko Ramen d'une demande de suspension de l'exécution provisoire d'un jugement du tribunal administratif de Paris du 19 février 2026. Ce jugement avait partiellement annulé une décision de l'OFII du 14 septembre 2023, mais avait maintenu à la charge de la société une contribution spéciale de 661 650 euros pour emploi d'étrangers sans titre. La société invoque l'urgence et l'existence de moyens sérieux (irrégularité de procédure, erreur de droit dans la modulation, disproportion de la sanction). Le juge des référés rappelle que la suspension prévue à l'article L. 521-1 du code de justice administrative nécessite une urgence justifiée et un doute sérieux sur la légalité de la décision contestée.

04/05/2026

CAA13plein contentieux

Cour administrative d'appel de Marseille — N° CAA13-25MA01426

Cette décision de la Cour administrative d'appel de Marseille concerne le non-renouvellement du contrat d'une assistante d'éducation par le collège des Hautes Vallées. La cour rejette la requête de Mme A... qui contestait ce non-renouvellement. Elle juge que l'absence d'entretien préalable, prévu par l'article 45 du décret n° 86-83 du 17 janvier 1986, ne constitue pas une garantie dont la privation entraîne automatiquement l'annulation de la décision, sauf en cas de caractère disciplinaire, ce qui n'était pas le cas. La cour confirme ainsi le jugement du tribunal administratif de Marseille.

04/05/2026

← Retour aux décisions