LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° CAA33-25BX01232

Cour administrative d'appel de Bordeaux — Décision N° CAA33-25BX01232

vendredi 28 novembre 2025

JuridictionCour administrative d'appel de Bordeaux
SectionCour administrative d'appel de Bordeaux
N° DossierCAA33-25BX01232
TypeOrdonnance
Recoursexcès de pouvoir
PublicationC
FormationJuge des référés
Avocat requérantMALABRE

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Procédure contentieuse antérieure :

M. B... A... a demandé au tribunal administratif de Limoges d’annuler l’arrêté du 14 novembre 2024 par lequel la préfète de la Creuse a refusé de l’admettre au séjour, a assorti ce refus d’une obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours, a fixé le pays de renvoi, lui a fait interdiction de retour sur le territoire français pour une durée d’un an, et l’a obligé à se présenter à la brigade de gendarmerie de La Souterraine deux fois par semaine.

Par un jugement n° 2402193 du 18 mars 2025, le tribunal administratif de Limoges a annulé l’arrêté du 14 novembre 2024 et enjoint à la préfète de la Creuse de délivrer à M. A... un titre de séjour portant la mention vie privée et familiale.


Procédure devant la cour :

I- Par une requête enregistrée le 16 mai 2025 sous le n° 25BX01232, la préfète de la Creuse demande à la cour :

1°) d’annuler ce jugement ;

2°) de rejeter la demande portée devant les premiers juges par M. A....

Par courrier du 26 juin 2025, les parties ont été informées que la cour était susceptible de relever d’office le moyen d’ordre public tiré de l’irrecevabilité de la requête de la préfète de la Creuse, en raison de sa tardiveté.


Par un mémoire, enregistré le 27 juin 2025, la préfète de la Creuse déclare se désister purement et simplement de sa demande.

Par un mémoire en défense, enregistré le 30 juin 2025, M. A... conclut au rejet de la requête, à ce que l’injonction soit assortie d’une astreinte en raison du refus d’exécuter le jugement et à ce que soit mise à la charge de l’Etat la somme de 2 400 euros au titre des dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

M. A... a été admis au bénéfice de l’aide juridictionnelle totale par une décision n° 2025/001797 du 26 juin 2025.


II- Par une requête enregistrée le 16 mai 2025 sous le n° 25BX01235, la préfète de la Creuse demande à la cour d’ordonner le sursis à exécution du jugement du tribunal administratif de Limoges du 18 mars 2025.

Par courrier du 26 juin 2025, les parties ont été informées que la cour était susceptible de relever d’office le moyen d’ordre public tiré de l’irrecevabilité de la requête de la préfète de la Creuse, en raison de sa tardiveté.


Par un mémoire, enregistré le 27 juin 2025, la préfète de la Creuse déclare se désister purement et simplement de sa demande.


Par un mémoire en défense, enregistré le 27 juin 2025, M. A... conclut au rejet de la requête, à ce que l’injonction soit assortie d’une astreinte en raison du refus d’exécuter le jugement et à ce que soit mise à la charge de l’Etat la somme de 2 400 euros au titre des dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

M. A... a été admis au bénéfice de l’aide juridictionnelle totale par une décision n° 2025/002146 du 31 juillet 2025.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.


Considérant ce qui suit :

1. Les requêtes n°s 25BX01232 et 25BX01235 de la préfète de la Creuse sont dirigées contre le même jugement. Il y a lieu de les joindre pour statuer par une même ordonnance.

2. Aux termes de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « Les présidents (…) de cour administrative d’appel, (...) les présidents de formation de jugement (…) des cours peuvent, par ordonnance : (...) 1° Donner acte des désistements (…) 3° Constater qu'il n'y a pas lieu de statuer sur une requête (…) 5° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l’article L. 761-1 ou la charge des dépens (…) ».

3. La préfète de la Creuse a déclaré se désister de ses requêtes nos 25BX01232 et 25BX01235. Ce désistement est pur et simple et rien ne s’oppose à ce qu’il en soit donné acte.

4. Le 14 octobre 2025, la préfète de la Creuse, en exécution du jugement du 18 mars 2025, a délivré à M. A... un titre de séjour mention « vie privée et familiale », et les frais de l’instance ont été versés le 12 novembre 2025. Par suite, les conclusions de M. A... tendant à ce que l’injonction prononcée par le tribunal administratif soit assortie d’une astreinte ont perdu leur objet et il n’y a pas lieu d’y statuer.

5. M. A... a obtenu le bénéfice de l’aide juridictionnelle. Par suite, son avocat peut se prévaloir des dispositions de l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991. Il y a lieu, dans les circonstances de l’espèce, et sous réserve que Me Malabre renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l’Etat, de mettre à la charge de l’Etat le versement à Me Malabre de la somme de 1 300 euros.


ORDONNE :


Article 1er :
Il est donné acte des désistements de la préfète de la Creuse.

Article 2 :
Il n’y a plus lieu de statuer sur les conclusions de M. A... tendant à ce que l’injonction prononcée par le tribunal administratif de Limoges soit assortie d’une astreinte.

Article 3 :
L’Etat versera à Me Malabre la somme de 1 300 euros au titre des dispositions de l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991.

Article 4 :
La présente ordonnance sera notifiée au ministre de l’intérieur et à M. B... A....
Une copie en sera adressée à la préfète de la Creuse.

Fait à Bordeaux, le 28 novembre 2025.


La présidente de la 4ème chambre,




F. MUNOZ-PAUZIÈS


La République mande et au la ministre de l’intérieur en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente ordonnance.

Décisions similaires

CEExcès de pouvoir

Conseil d'État — N° 507212

Le Conseil d'État, statuant en tant que juge de cassation, a été saisi par M. B... d'un pourvoi contre une ordonnance du juge des référés du tribunal administratif de Paris. Ce dernier avait refusé de suspendre la décision du ministre de la Justice de placer l'intéressé dans un quartier de lutte contre la criminalité organisée. Le requérant contestait le rejet de sa demande en invoquant une erreur de droit et une dénaturation des faits concernant la condition d'urgence. Le Conseil d'État a estimé que ces moyens n'étaient pas fondés et a refusé d'admettre le pourvoi, confirmant ainsi l'ordonnance attaquée. La décision s'appuie sur les articles L. 822-1 et R. 822-5 du code de justice administrative.

01/07/2026

CEExcès de pouvoir

Conseil d'État — N° 516411

Le Conseil d'État a été saisi d'un pourvoi en cassation par Mme A... contre une ordonnance du juge des référés du tribunal administratif de Melun, qui avait rejeté sa demande de suspension d'une décision de suspension de son droit de visite dans un centre pénitentiaire. Le pourvoi a été rejeté comme irrecevable car il n'avait pas été présenté par un avocat au Conseil d'État et à la Cour de cassation, obligation pourtant mentionnée dans la notification de l'ordonnance attaquée. Cette irrecevabilité est fondée sur les articles R. 821-3 et R. 612-1 du code de justice administrative. En conséquence, le pourvoi n'a pas été admis.

01/07/2026

CAA44excès de pouvoir

Cour Administrative d'Appel de Nantes — N° CAA44-25NT03278

Refus de conditions matérielles d’accueil par l’OFII – Cour Administrative d’Appel de Nantes (juge des référés) – Rejet de la requête de M. B..., ressortissant tchadien, contestant le refus de l’OFII fondé sur l’absence de demande d’asile dans le délai de 90 jours (article L. 551-15 du CESEDA). La cour confirme le jugement du tribunal administratif de Nantes, estimant que la décision est suffisamment motivée et que l’allégation de vulnérabilité, non étayée, ne constitue pas un motif légitime. La requête est rejetée comme manifestement dépourvue de fondement.

01/07/2026

CAA75excès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA01295

Obligation de quitter le territoire français (OQTF) assortie d’une fixation du pays de renvoi. La Cour administrative d’appel de Paris, statuant en référé, rejette la requête de M. B..., ressortissant égyptien, comme manifestement dépourvue de fondement. Elle confirme l’ordonnance du tribunal administratif de Paris qui avait rejeté sa demande d’annulation de l’arrêté préfectoral. La cour retient que l’appelant ne présente aucun argument nouveau de nature à remettre en cause l’analyse des premiers juges, laquelle était fondée sur les dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile et les stipulations des articles 3 et 8 de la Convention européenne des droits de l’homme.

01/07/2026

← Retour aux décisions