LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° CAA33-26BX00009

Cour administrative d'appel de Bordeaux — Décision N° CAA33-26BX00009

jeudi 19 février 2026

JuridictionCour administrative d'appel de Bordeaux
SectionCour administrative d'appel de Bordeaux
N° DossierCAA33-26BX00009
TypeOrdonnance
Recoursexcès de pouvoir
PublicationD
FormationJuge des référés
Avocat requérantDIROU

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Procédure antérieure :

M. A... B... a notamment demandé au tribunal administratif de Bordeaux d’annuler la décision du 19 mars 2024 par laquelle le maire de la commune de Lagorce a refusé de reconnaître l’imputabilité au service de sa maladie.

Par un jugement n° 2303450, 2305109, 2403095 du 2 octobre 2025 le tribunal administratif de Bordeaux a annulé la décision du 19 mars 2024 du maire de la commune de Lagorce refusant de reconnaître l’imputabilité au service de sa maladie et a enjoint à la commune de reconnaitre l’imputabilité au service de la pathologie du requérant à compter du 23 novembre 2020 dans un délai de deux mois à compter de la notification du présent jugement.


Procédure devant la cour :

Par une requête enregistrée le 2 janvier 2026, la commune de Lagorce, représentée par Me Dirou, demande à la cour d’ordonner le sursis à exécution de ce jugement.

Elle soutient que :
- sa demande est fondée sur l’article R. 811-15 du code de justice administrative ;
- le tribunal a inexactement qualifié les faits, lesquels révèlent que les agissements de la commune ne peuvent être reconnus comme constitutifs d'un harcèlement moral et ne pouvaient conduire à reconnaitre ses troubles comme imputables au service ;
- le tribunal s’est mépris sur les troubles psychologiques présentés par M. B... qui ne travaille pour la commune que depuis 2018 alors qu’il a exercé diverses professions auparavant ; cette maladie de nature psychologique ne figure pas au tableau et ne peut être regardée comme étant essentiellement et directement liée à l’exercice de ses fonctions et, par suite, comme étant imputables au service ;
- les autres moyens invoqués en première instance par M. B... ne sont pas fondés.

Vu :
- les autres pièces du dossier ;
- la requête d’appel au fond enregistrée sous le n° 25BX02870.

Vu :
- le code général de la fonction publique ;
- le code général des collectivités territoriales ;
- le code de justice administrative.


Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « (…) les présidents des formations de jugement des cours (…) peuvent (…) par ordonnance, rejeter les conclusions à fin de sursis à exécution d'une décision juridictionnelle frappée d'appel (…) ».

2. Aux termes de l’article R. 811-15 du code de justice administrative sur lequel est fondée la requête : « Lorsqu'il est fait appel d'un jugement de tribunal administratif prononçant l'annulation d'une décision administrative, la juridiction d'appel peut, à la demande de l'appelant, ordonner qu'il soit sursis à l'exécution de ce jugement si les moyens invoqués par l'appelant paraissent, en l'état de l'instruction, sérieux et de nature à justifier, outre l'annulation ou la réformation du jugement attaqué, le rejet des conclusions à fin d'annulation accueillies par ce jugement ».

3. M. B... exerce des fonctions d’adjoint technique territorial pour la commune de Lagorce depuis le 15 mai 2018. Sa période de stage a été prolongée deux fois pour des périodes de six mois, soit jusqu’au 14 janvier 2021. Placé en congé maladie ordinaire à compter du 19 octobre 2020, il a formé, le 20 juillet 2021, une demande de reconnaissance de l’imputabilité au service de sa maladie professionnelle. Le conseil médical départemental de la Gironde réuni en formation plénière a rendu un avis favorable sur cette demande à l’unanimité des membres présents le 7 septembre 2022. Toutefois, par une décision du 19 mars 2024, le maire de la commune de Lagorce a refusé de reconnaître l’imputabilité de sa pathologie au service. M. B... a saisi le tribunal administratif de Bordeaux d’une demande tendant notamment à l’annulation de cette décision du 19 mars 2024. Par un jugement du 2 octobre 2025, le tribunal a fait droit à sa demande. La commune de Lagorce, qui a fait appel de ce jugement, demande qu’il soit sursis à son exécution.
4. A l’appui de sa requête en sursis à exécution, la commune de Lagorce soutient que le tribunal a entaché son jugement d’erreurs de fait et droit. Elle soutient que les premiers juges ont inexactement qualifié les faits dès lors que la maladie dont souffre M. B... ne figure pas au tableau des maladies professionnelles, que les troubles psychologiques présentés par M. B... ne peuvent être regardés comme étant en lien direct avec des événements survenus dans le cadre de l’exercice de ses fonctions et, par suite, comme étant imputables au service. Aucun de ces moyens ne paraît, en l’état de l’instruction, sérieux au sens des dispositions précitées de l’article R. 811-15 du code de justice administrative.
5. Il résulte de ce qui précède que la commune de Lagorce n’est pas fondée à demander le sursis à exécution du jugement contesté. Par suite, sa requête doit être rejetée.


ORDONNE :


Article 1er : La requête de la commune de Lagorce est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à la commune de Lagorce et à M. A... B....


Fait à Bordeaux le 19 février 2026.


La présidente de chambre,



Fabienne Zuccarello


La République mande et ordonne au préfet de la Gironde, en ce qui le concerne, et à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente ordonnance.


Décisions similaires

CEExcès de pouvoir

Conseil d'État — N° 516229

Le juge des référés du Conseil d'État a rejeté la requête de M. B... qui demandait la suspension de l'exécution de la loi du pays n° 2026-4 du 15 mai 2026 portant création du code des douanes de Polynésie française. Le requérant invoquait une atteinte grave à plusieurs libertés fondamentales, mais le juge a estimé qu'il n'apportait aucun élément caractérisant une situation d'urgence justifiant une mesure de sauvegarde à très bref délai. La décision a été prise sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, en application de la procédure simplifiée prévue à l'article L. 522-3 du même code.

01/06/2026

CAA78plein contentieux

Cour administrative d'appel de Versailles — N° CAA78-25VE03336

La Cour administrative d’appel de Versailles, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme C... contestant l’ordonnance du tribunal administratif de Versailles qui avait rejeté sa demande indemnitaire pour rupture abusive de son contrat de travail avec la commune de Carrières-sous-Poissy. La cour a confirmé que la demande de première instance était irrecevable, faute pour la requérante d’avoir produit la preuve du dépôt d’une demande indemnitaire préalable, condition nécessaire pour lier le contentieux. En l’absence de contestation de cette irrecevabilité, les moyens soulevés en appel ont été jugés inopérants. L’ordonnance a été rendue sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.

01/06/2026

CAA75excès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA02997

Suspension de refus de titre de séjour et d'obligation de quitter le territoire. La Cour administrative d'appel de Paris, statuant en référé, rejette la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 5 mai 2025. Le juge des référés estime la demande manifestement infondée, car le tribunal administratif a déjà validé la légalité de la décision par un jugement argumenté, sans qu'aucun moyen nouveau et sérieux ne soit soulevé. La requête est rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.

01/06/2026

CAA31excès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-26TL00807

Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, statuant en référé, rejette la requête de Mme B... comme manifestement irrecevable. Celle-ci contestait le refus de l’Office national des combattants de prendre en compte la totalité de ses jours de présence dans un camp de transit. La cour applique les articles R. 222-1, R. 811-7 et R. 612-1 du code de justice administrative, constatant que l’appel, non dispensé du ministère d’avocat, n’a pas été présenté par un avocat malgré la notification claire de cette obligation.

01/06/2026

← Retour aux décisions