LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° CAA44-21NT00404

Cour Administrative d'Appel de Nantes — Décision N° CAA44-21NT00404

vendredi 22 juillet 2022

JuridictionCour Administrative d'Appel de Nantes
SectionCour Administrative d'Appel de Nantes
N° DossierCAA44-21NT00404
TypeDécision
Recoursexcès de pouvoir
PublicationC
Formation2ème Chambre
Avocat requérantCABINET LEXCAP RENNES

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Procédure contentieuse antérieure :

La société par actions simplifiées (SAS) Ginkgos Immo et la société Villas Ginkgos-Les Alisiers ont demandé au tribunal administratif de Nantes d'annuler l'arrêté du 3 mai 2019 par lequel le maire des Sables-d'Olonne a accordé à la société civile de construction-vente La Croix Blanche un permis de construire une résidence séniors sur un terrain cadastré section BD n°s 259, 261, 430 et section BS n°45, situé 12 rue de la Croix Blanche sur le territoire de la commune de Château-d'Olonne et l'arrêté du 17 juillet 2020 portant permis de construire modificatif.

Par un jugement n° 1909872 du 8 décembre 2020, le tribunal administratif de Nantes a rejeté leur demande.

Procédure devant la cour :

Par une requête et des mémoires, enregistrés le 8 février 2021 et le 29 mars 2022, la SAS Ginkgos Immo et la société Villas Gingkos-Les Alisiers, représentées par leurs représentants légaux en exercice et Me Leraisnable, demandent à la cour, dans le dernier état de leurs écritures :

1°) d'annuler ce jugement du tribunal administratif de Nantes du 8 décembre 2020 ;

2°) à titre principal, de renvoyer l'affaire devant le tribunal administratif de Nantes ;

3°) à titre subsidiaire, d'annuler l'arrêté du 3 mai 2019 par lequel le maire des Sables-d'Olonne a accordé à la SCCV La Croix Blanche un permis de construire une résidence services séniors et l'arrêté du 17 juillet 2020 portant permis de construire modificatif ;

4°) de mettre à la charge solidaire de la commune des Sables-d'Olonne et de la SCCV La Croix Blanche la somme de 3 000 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elles soutiennent que :

- c'est à tort que les premiers juges ont estimé qu'elles ne justifiaient pas d'un intérêt à agir ;

S'agissant de l'arrêté de permis de construire du 3 mai 2019 :

- l'arrêté attaqué méconnaît les dispositions de l'article L. 425-3 du code de l'urbanisme ;

- il méconnaît les dispositions de l'article R. 423-50 du code de l'urbanisme ;

- il méconnaît les dispositions de l'article R. 431-8 du code de l'urbanisme ;

- il méconnaît les dispositions de l'article R. 431-13 du code de l'urbanisme ;

- il méconnaît les dispositions de l'article R. 431-16 du code de l'urbanisme et de l'article R. 431-38 du code de la construction et de l'habitation ;

- le dossier de demande de permis de démolir est insuffisant et méconnaît les articles R. 431-21 ; R. 451-1 et R. 451-2 du code de l'urbanisme ;

- le dossier de demande de création d'un établissement recevant du public est insuffisant et méconnaît les articles R. 431-30 du code de l'urbanisme et les articles R. 123-22 et R.111-19-18 du code de la construction et de l'habitation ;

- l'arrêté attaqué méconnaît les dispositions de l'article UB 3.1 du règlement du plan local d'urbanisme de la commune ;

- l'arrêté attaqué méconnaît les dispositions de l'article UB 10 du règlement du plan local d'urbanisme ;

- l'arrêté attaqué méconnaît les dispositions de l'article UB 11 du règlement du plan local d'urbanisme ;

- l'arrêté attaqué méconnaît les dispositions de l'article UB 12 du règlement du plan local d'urbanisme ;

- l'arrêté attaqué méconnaît les dispositions de l'article UB 13 du règlement du plan local d'urbanisme ;

S'agissant de l'arrêté de permis de construire modificatif du 17 juillet 2020 :

- les modifications apportées au projet nécessitaient la délivrance d'un nouveau permis de construire ;

- le dossier de permis de construire modificatif est insuffisant, notamment au regard de l'article R. 431-10 du code de l'urbanisme ;

- l'arrêté méconnaît les dispositions de l'article R. 423-50 du code de l'urbanisme ;

- l'arrêté méconnaît les dispositions de l'article UB 10 du règlement du plan local d'urbanisme.

Par des mémoires en défense, enregistrés le 17 mai 2021 et le 14 avril 2022, la commune des Sables-d'Olonne, représentée par Me Bernot, conclut au rejet de la requête et à ce que soit mise à la charge des sociétés Gingkos Immo et Villas Gingkos-Les Alisiers une somme de 3 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- les sociétés requérantes n'ont pas intérêt à agir contre les décisions attaquées ;

- les moyens soulevés par la SAS Ginkgos Immo et la société Villas Gingkos-Les Alisiers ne sont pas fondés.

Par des mémoires en défense, enregistrés le 22 mars 2022 et le 20 avril 2022, la société civile de construction-vente (SCCV) La Croix Blanche conclut au rejet de la requête et à ce que soit mise solidairement à la charge de la SAS Ginkos Immo et de la société Villas Gingkos-Les Alisiers une somme de 5 000 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que les moyens soulevés par la SAS Ginkgos Immo et la société Villas Gingkos - Les Alisiers ne sont pas fondés.

Par un mémoire, enregistré le 29 juin 2022, la commune des Sables-d'Olonne conclut au non-lieu à statuer sur la requête des sociétés Gingkos Immo et Villas Gingkos- Les Alisiers.

Elle fait valoir que par arrêté du 11 mars 2022 devenu définitif, elle a retiré les autorisations n° PC 085 060 18 S0172 et n°085 060 18 S0172M01 en litige.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de l'urbanisme ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme A,

- les conclusions de M. Giraud, rapporteur public,

- et les observations de Me Leraisnable, représentant la société Ginkgos Immo et la société Villas Ginkgos - Les Alisiers.

Considérant ce qui suit :

1. Par un arrêté du 3 mai 2019, le maire de la commune nouvelle des Sables-d'Olonne a accordé à la société civile de construction-vente (SCCV) La Croix Blanche un permis de construire, après démolition des bâtiments existants, une résidence de services de 103 logements, pour une surface de plancher de 5 819,10 m², sur un terrain cadastré section BD nos 259, 261, 430 et section BS n°45, situé au 12, rue de la Croix Blanche sur le territoire de la commune anciennement de Château-d'Olonne devenue commune nouvelle des Sables-d'Olonne. Par une décision du 19 juillet 2019, le maire a rejeté le recours gracieux formé par la société Ginkgos Immo et la société Villas Ginkgos - Les Alisiers. Par un arrêté du 17 juillet 2020, le maire des Sables-d'Olonne a accordé à la SCCV La Croix Blanche un permis de construire modificatif. Les sociétés Ginkgos Immo et Villas Ginkgos - Les Alisiers relèvent appel du jugement du 8 décembre 2020 par lequel le tribunal administratif de Nantes a rejeté leur demande tendant à l'annulation de ces deux arrêtés.

2. Il ressort des pièces du dossier que, par un arrêté du 11 mars 2022 devenu définitif, la commune des Sables-d'Olonne a retiré les arrêtés litigieux. La requête susvisée est ainsi devenue sans objet et il n'y a plus lieu d'y statuer.

3. Dans les circonstances de l'espèce, il y a lieu de laisser à la charge de chacune des parties les frais exposés par elles et non compris dans les dépens.

DECIDE :

Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur la requête de la société Ginkgos Immo et de la société Villas Gingkos Les Alisiers.

Article 2 : Les conclusions présentées par les parties au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.

Article 3 : Le présent arrêt sera notifié à la société Ginkgos Immo, à la société Villas Ginkgos - Les Alisiers, à la SCCV La Croix Blanche et à la commune nouvelle des Sables-d'Olonne.

Délibéré après l'audience du 5 juillet 2022, à laquelle siégeaient :

- M. Pérez, président de chambre,

- Mme Douet, présidente-assesseure,

- M. Bréchot, premier conseiller.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 22 juillet 2022.

La rapporteure,

H. A

Le président,

A. PÉREZ

La greffière,

A. LEMEE

La République mande et ordonne au ministre de la transition écologique et de la cohésion des territoires en ce qui le concerne, et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Décisions similaires

CAA75excès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA02997

Suspension de refus de titre de séjour et d'obligation de quitter le territoire. La Cour administrative d'appel de Paris, statuant en référé, rejette la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 5 mai 2025. Le juge des référés estime la demande manifestement infondée, car le tribunal administratif a déjà validé la légalité de la décision par un jugement argumenté, sans qu'aucun moyen nouveau et sérieux ne soit soulevé. La requête est rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.

01/06/2026

CAA31excès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-26TL00807

Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, statuant en référé, rejette la requête de Mme B... comme manifestement irrecevable. Celle-ci contestait le refus de l’Office national des combattants de prendre en compte la totalité de ses jours de présence dans un camp de transit. La cour applique les articles R. 222-1, R. 811-7 et R. 612-1 du code de justice administrative, constatant que l’appel, non dispensé du ministère d’avocat, n’a pas été présenté par un avocat malgré la notification claire de cette obligation.

01/06/2026

CAA31excès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-25TL01714

Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, prise par le juge des référés, rejette la requête de M. A..., ressortissant algérien, qui contestait le refus de séjour et l’obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de la Haute-Garonne. La cour estime que l’arrêté préfectoral est suffisamment motivé et que le préfet a procédé à un examen réel et sérieux de la situation personnelle de l’intéressé. Elle écarte également les moyens tirés de la violation de l’accord franco-algérien et de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, jugeant que la requête est manifestement dépourvue de fondement. La solution est fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative.

04/05/2026

CAA13excès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Marseille — N° CAA13-25MA00532

La Cour administrative d'appel de Marseille a examiné le recours du préfet de la Haute-Corse contre un jugement du tribunal administratif de Bastia. Ce jugement avait annulé les arrêtés du 2 janvier 2025 refusant un titre de séjour à M. A... B..., ressortissant brésilien, et prononçant son éloignement. Le préfet soutenait que le comportement de l'intéressé constituait une menace à l'ordre public, justifiant le refus sur le fondement de l'article L. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La cour a rejeté la requête préfectorale et confirmé le jugement de première instance, validant ainsi l'annulation des arrêtés et l'injonction de délivrer une carte de séjour temporaire mention "salarié".

04/05/2026

← Retour aux décisions