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AccueilJurisprudence administrativeN° CAA44-21NT02790

Cour Administrative d'Appel de Nantes — Décision N° CAA44-21NT02790

mercredi 18 mai 2022

JuridictionCour Administrative d'Appel de Nantes
SectionCour Administrative d'Appel de Nantes
N° DossierCAA44-21NT02790
TypeOrdonnance
Recoursexcès de pouvoir
PublicationD
Avocat requérantKADDOURI

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Procédure contentieuse antérieure :

M. B A a demandé au tribunal administratif de Nantes d'annuler l'arrêté du 19 juin du préfet de Maine-et-Loire portant refus de titre de séjour, obligation de quitter le territoire français dans un délai de 30 jours et fixant le pays de destination.

Par un jugement n° 2006869 du 22 septembre 2021, le tribunal administratif de Nantes a rejeté sa demande.

Procédure devant la cour :

Par une requête enregistrée le 5 octobre 2021 M. A, représenté par Me Kaddouri, demande à la cour :

1°) d'annuler ce jugement ;

2°) d'annuler l'arrêté du préfet de Maine-et-Loire du 19 juin 2020 ;

3°) d'enjoindre au Préfet de Maine-et-Loire de réexaminer sa situation dans un délai de 2 mois, sous astreinte de 100 euros par jour de retard suivant la notification de l'arrêt à intervenir, et de lui délivrer dans l'attente une autorisation de séjour et de travail.

4°) de mettre à la charge de l'Etat le versement à Me Kaddouri de la somme de 1 800 euros en application de l'article 37 de la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 et de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Par un mémoire enregistré le 16 mai 2022, le ministre de l'intérieur fait valoir qu'il n'y a plus lieu de statuer sur la requête du fait de la délivrance d'un titre de séjour.

M. A a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 24 janvier 2022.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de justice administrative ;

- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement () des cours peuvent, par ordonnance () 3°) Constater qu'il n'y a pas lieu de statuer sur une requête () ; 5° Statuer sur les requêtes qui ne présentent pas à juger de questions autres que la condamnation prévue à l'article L. 761-1 ou la charge des dépens () ".

2. Il est constant que le préfet de Maine-et-Loire a délivré à M. A un titre de séjour temporaire au titre de la vie privée et familiale et l'autorisant à travailler valable du 11 février 2022 au 10 février 2023. Ainsi les conclusions de la requête de M. A présentées à fin d'annulation sont devenues sans objet.

3. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative dans les conditions fixées par la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991.

O R D O N N E :

Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions de la requête de M. A tendant à l'annulation de l'arrêté du préfet de Maine-et-Loire du 19 juin 2020.

Article 2 : L'Etat versera à Me Kaddouri la somme de 1 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative dans les conditions prévues par la loi du 10 juillet 1991.

Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée au ministre de l'intérieur, à M. B A et à Me Kaddouri.

Copie en sera délivrée au préfet de Maine-et-Loire.

Fait à Nantes, le 18 mai 202La présidente

I. Perrot

La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur, en ce qui le concerne, et à tous huissiers de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

N°21NT02790

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