vendredi 10 février 2023
| Juridiction | Cour Administrative d'Appel de Nantes |
| Section | Cour Administrative d'Appel de Nantes |
| N° Dossier | CAA44-21NT02945 |
| Type | Décision |
| Recours | excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 2ème Chambre |
| Avocat requérant | LEUDET |
Vu la procédure suivante :
Procédure contentieuse antérieure :
M. F G H et Mme B I C ont demandé au tribunal administratif de Nantes d'annuler la décision implicite par laquelle la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France a rejeté le recours dirigé contre la décision de l'autorité consulaire française à Addis-Abeba (Éthiopie) du 18 septembre 2019 refusant la délivrance d'un visa d'entrée et de long séjour à Mme B I C.
Par un jugement no 2011738 du 7 juin 2021, le tribunal administratif de Nantes a rejeté leur demande.
Procédure devant la cour :
Par une requête et un mémoire, enregistrés les 20 octobre 2021 et 17 mars 2022, M. F G H et Mme B I C, représentés par Me Leudet, demandent à la cour :
1°) d'annuler ce jugement ;
2°) d'annuler la décision de la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France ;
3°) d'enjoindre au ministre de l'intérieur de délivrer le visa sollicité ou, à défaut, de réexaminer la demande, dans un délai de quinze jours à compter de l'arrêt à intervenir, sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;
4°) le cas échéant, d'interroger la Cour de justice de l'Union européenne à titre préjudiciel sur la question de savoir si l'administration " peut conditionner la délivrance d'un visa sollicité au titre de la réunification familiale, en se fondant exclusivement sur l'absence de production d'un jugement d'adoption, sans rechercher les raisons pour lesquelles un tel jugement n'a pu être produit, ni examiner la situation concrète de la demanderesse, qui a été recueillie par le réfugié dès son plus jeune âge " ;
5°) de mettre à la charge de l'État une somme de 2 000 euros au profit de Me Leudet en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Ils soutiennent que :
- la décision contestée est entachée d'erreur de droit et d'un défaut d'examen sérieux de la situation ;
- elle est entachée d'erreur d'appréciation ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et celles de l'article 3, paragraphe 1, de la convention internationale relative aux droits de l'enfant.
Par un mémoire en défense, enregistré le 23 février 2022, le ministre de l'intérieur conclut au rejet de la requête.
Il soutient que les moyens soulevés par les requérants ne sont pas fondés.
Par une décision du 6 septembre 2021, le bureau d'aide juridictionnelle du tribunal judiciaire de Nantes a accordé à M. F G H le bénéfice de l'aide juridictionnelle totale.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- la convention internationale relative aux droits de l'enfant ;
- la directive 2003/86/CE du 22 septembre 2003 ;
- le code civil ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi no 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
La présidente de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. D,
- et les observations de Me Leudet, représentant M. G H et autre.
Considérant ce qui suit :
1. M. F G H, ressortissant érythréen né en 1972, s'est vu reconnaitre la qualité de réfugié par une décision de l'Office français de protection des réfugiés et des apatrides du 18 mai 2015. En 2018 et 2019, des visas d'entrée et de long séjour ont été délivrés à son épouse, Mme J, et à leurs trois enfants E, A et K F G. M. F G H soutient qu'il a, lorsqu'il vivait en Érythrée, recueilli trois autres enfants, dont ses deux nièces, Mme M I C, ressortissante érythréenne née le 4 janvier 1999, et Mme B I C, ressortissante érythréenne née le 24 juillet 2002. Le 14 mars 2019, Mme B I C a sollicité un visa d'entrée et de long séjour en France au titre de la réunification familiale, qui lui a été refusé par une décision du 18 septembre 2019 des autorités consulaires françaises à Addis Abeba (Éthiopie). Le recours formé contre cette dernière décision devant la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France a été implicitement rejeté par une décision intervenue le 12 janvier 2020. Saisie d'une demande en ce sens, cette commission a exposé les motifs de son refus par courrier du 15 janvier 2020. M. F G H et Mme B I C relèvent appel du jugement du 7 juin 2021 par lequel le tribunal administratif de Nantes a rejeté leur demande d'annulation de cette décision de la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France.
Sur le bien-fondé du jugement attaqué :
2. Aux termes de l'article L. 752-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, alors en vigueur : " I. - Sauf si sa présence constitue une menace pour l'ordre public, le ressortissant étranger qui s'est vu reconnaître la qualité de réfugié ou qui a obtenu le bénéfice de la protection subsidiaire peut demander à bénéficier de son droit à être rejoint, au titre de la réunification familiale : / 1° Par son conjoint () / () / 3° Par les enfants non mariés du couple, âgés au plus de dix-neuf ans. / () / II. - Les articles L. 411-2 à L. 411-4 et le premier alinéa de l'article L. 411-7 sont applicables. / (). "
3. En vertu du premier alinéa de l'article L. 411-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, alors en vigueur, l'enfant pouvant bénéficier du regroupement familial est l'enfant ayant une filiation légalement établie, y compris l'enfant adopté, en vertu d'une décision d'adoption, sous réserve de la vérification par le ministère public de la régularité de cette décision lorsqu'elle a été prononcée à l'étranger.
4. Par ailleurs, en l'absence de toute disposition conventionnelle, législative ou réglementaire déterminant les cas où le visa peut être refusé à un étranger désirant se rendre en France, et eu égard à la nature d'une telle décision, les autorités françaises disposent d'un large pouvoir d'appréciation à cet égard, et peuvent se fonder non seulement sur des motifs tenant à l'ordre public mais sur toute considération d'intérêt général.
5. En premier lieu, la décision de refus contestée de la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France précise qu'elle est fondée, d'une part, sur ce que " le lien familial allégué de Mme B I C avec M. F G H ne correspond pas à l'un des cas lui permettant d'obtenir un visa dans le cadre de la procédure de réunification familiale ", d'autre part, sur ce que " le simple certificat de naissance de la demanderesse délivré en 2007 par la municipalité d'Asmara ville située à 146 kilomètres de la ville de naissance de la demanderesse ne présente ni les conditions de forme ni les conditions de fond permettant de le considérer comme des actes d'état civil ". À supposer que les requérants aient entendu soulever le moyen tiré de l'insuffisante motivation en fait de la décision contestée, ce moyen doit donc être écarté.
6. En deuxième lieu, il ressort des pièces du dossier, notamment des termes de la décision contestée, qu'elle a été prise à la suite d'un examen particulier de la situation de Mme B I C, alors même qu'elle ne fait pas état de l'ensemble des circonstances propres à la situation personnelle de l'intéressée.
7. En troisième lieu, si la décision contestée de la commission de recours se fonde notamment, ainsi qu'il a été dit au point 5, sur le motif tiré de ce que " le lien familial allégué de Mme B I C avec M. F G H ne correspond pas à l'un de cas lui permettant d'obtenir un visa dans le cadre de la procédure de réunification familiale ", il ne ressort pas des pièces du dossier que la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France se serait crue en situation de compétence liée pour rejeter le recours dont elle était saisie.
8. En quatrième lieu, aux termes de l'article L. 111-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, recodifié à l'article L. 811-2 : " La vérification de tout acte d'état civil étranger est effectuée dans les conditions définies par l'article 47 du code civil. () ". Aux termes de l'article 47 du code civil : " Tout acte de l'état civil des Français et des étrangers fait en pays étranger et rédigé dans les formes usitées dans ce pays fait foi, sauf si d'autres actes ou pièces détenus, des données extérieures ou des éléments tirés de l'acte lui-même établissent, le cas échéant après toutes vérifications utiles, que cet acte est irrégulier, falsifié ou que les faits qui y sont déclarés ne correspondent pas à la réalité ". Il résulte de ces dispositions que la force probante d'un acte d'état civil établi à l'étranger peut être combattue par tout moyen susceptible d'établir que l'acte en cause est irrégulier, falsifié ou inexact. En cas de contestation par l'administration de la valeur probante d'un acte d'état civil établi à l'étranger, il appartient au juge administratif de former sa conviction au vu de l'ensemble des éléments produits par les parties.
9. Pour justifier de son identité, Mme B I C a produit un certificat de naissance délivré le 20 novembre 2007 issu des registres publics de la commune d'Asmara. Si la décision contestée indique que ce certificat de naissance " ne présente ni les conditions de forme ni les conditions de fond " permettant de le considérer comme un acte d'état civil, ni cette décision, ni les écritures du ministre de l'intérieur ne précisent les irrégularités qui entacheraient cet acte au regard des règles régissant son établissement. Dès lors, la seule circonstance que cet acte a été établi dans un lieu distinct du lieu de naissance de l'intéressée, sans que soit d'ailleurs précisé quelle disposition du droit érythréen ferait obstacle à cet établissement, ne permet pas de le tenir comme dépourvu de valeur probante. Par suite, en se fondant sur le motif tiré du défaut de valeur probante du certificat de naissance de l'intéressée, la commission de recours a commis une inexacte application des dispositions précitées.
10. Cependant, si M. F G H a, dans ses déclarations auprès de l'Office français de protection des réfugiés et des apatrides et des services du ministre de l'intérieur, constamment présenté Mme B I C comme étant membre de sa famille, soit en tant que sa fille adoptive, soit en tant que sa nièce, et s'il peut être tenu pour établi, au regard de leur patronyme commun, que M. F G H et Mme L G H, mère de Mme B I C, étaient frère et sœur, et donc que Mme B I C est bien la nièce de M. F G H, il est constant qu'aucun jugement d'adoption n'a été rendu pour conférer une filiation entre les intéressés, ni même aucun jugement de tutelle. Contrairement à ce que soutiennent les requérants, le seul fait pour M. F G H, directement ou par l'intermédiaire d'une personne tierce, de solliciter auprès des autorités érythréennes un jugement d'adoption de Mme B I C n'aurait pas pour conséquence de permettre qu'il soit mis fin à son statut de réfugié en application de la section C de l'article 1er de la convention de Genève du 28 juillet 1951. Par ailleurs, la nièce d'un réfugié ne relevant pas des membres de la famille visés par l'article 4 de la directive 2003/86 du 22 septembre 2003 relative au droit au regroupement familial, et le droit français n'ayant pas autorisé le regroupement de la nièce d'un réfugié lorsqu'elle est à la charge de celui-ci, les requérants ne peuvent, en tout état de cause, utilement se prévaloir des dispositions de l'article 11 de cette directive 2003/86. Il suit de là que c'est par une exacte application des dispositions de l'article L. 752-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile que la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France s'est fondée sur le motif tiré de ce que le lien familial allégué de Mme B I C avec M. F G H ne correspond pas à l'un des cas lui permettant d'obtenir un visa dans le cadre de la procédure de réunification familiale.
11. Il résulte de l'instruction que la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France aurait pris la même décision si elle s'était fondée uniquement sur le motif cité au point précédent.
12. En cinquième lieu, aux termes des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. / 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui. "
13. Les requérants soutiennent que Mme B I C est orpheline, que M. F G H l'a recueillie à l'âge d'un an et l'a toujours considérée comme sa fille, qu'il subvient à ses besoins alors qu'elle se trouve isolée en Éthiopie avec sa sœur, pays où elles sont réfugiées et craignent une dégradation de leur situation dans ce pays. Toutefois, si les requérants produisent, pour la première fois en appel, le certificat de décès en Italie, le 15 mai 2004, de Mme L G H, mère de Mme B I C, ils se bornent à alléguer, sans en justifier, que le père de l'intéressée serait décédé en 2003. En tout état de cause, si M. F G H soutient qu'il s'est occupé de ses deux nièces, Mme B I C et N I C, depuis le décès de leurs parents, il n'en justifie pas suffisamment par ses déclarations et par les pièces du dossier, à savoir une attestation de son épouse, une photographie, des attestations de proches stéréotypées et non circonstanciées, deux justificatifs de transferts d'argent adressés à son épouse en 2018 et d'autres transferts adressés à compter de 2019 à Mme M I C, sœur de l'intéressée, ainsi que des captures d'écran d'échanges sur une application de messagerie instantanée. Enfin, Mme B I C, âgée de 17 ans à la date de la décision contestée, se trouve réfugiée en Éthiopie auprès de sa sœur aînée. Dès lors, le refus de visa opposé à l'intéressée n'est pas entaché d'une erreur manifeste d'appréciation et n'a pas porté une atteinte disproportionnée aux buts poursuivis au droit au respect de la vie privée et familiale des requérants garanti par l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Pour les mêmes raisons, le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 3, paragraphe 1, de la convention internationale relative aux droits de l'enfant doit être écarté.
14. Il résulte de tout ce qui précède, sans qu'il soit besoin de saisir la Cour de justice de l'Union européenne d'une question préjudicielle dépourvue d'utilité pour le règlement du litige, que les requérants ne sont pas fondés à soutenir que c'est à tort que, par le jugement attaqué, le tribunal administratif de Nantes a rejeté leur demande.
Sur les conclusions à fin d'injonction :
15. Le présent arrêt, qui rejette les conclusions à fin d'annulation des requérants, n'implique aucune mesure d'exécution. Dès lors, leurs conclusions à fin d'injonction doivent être rejetées.
Sur les frais liés au litige :
16. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de l'État, qui n'est pas, dans la présente instance, la partie perdante, la somme que Me Leudet demande dans les conditions fixées à l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
DÉCIDE :
Article 1er : La requête de M. F G H et de Mme B I C est rejetée.
Article 2 :Le présent arrêt sera notifié à M. F G H, à Mme B I C et au ministre de l'intérieur et des outre-mer.
Délibéré après l'audience du 24 janvier 2023, à laquelle siégeaient :
- Mme Buffet, présidente de chambre,
- Mme Montes-Derouet, présidente-assesseure,
- M. Bréchot, premier conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe, le 10 février 2023.
Le rapporteur,
F.-X. DLa présidente,
C. Buffet
La greffière,
K. Bouron
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
No 21NT02945
Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA02997
Suspension de refus de titre de séjour et d'obligation de quitter le territoire. La Cour administrative d'appel de Paris, statuant en référé, rejette la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 5 mai 2025. Le juge des référés estime la demande manifestement infondée, car le tribunal administratif a déjà validé la légalité de la décision par un jugement argumenté, sans qu'aucun moyen nouveau et sérieux ne soit soulevé. La requête est rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-26TL00807
Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, statuant en référé, rejette la requête de Mme B... comme manifestement irrecevable. Celle-ci contestait le refus de l’Office national des combattants de prendre en compte la totalité de ses jours de présence dans un camp de transit. La cour applique les articles R. 222-1, R. 811-7 et R. 612-1 du code de justice administrative, constatant que l’appel, non dispensé du ministère d’avocat, n’a pas été présenté par un avocat malgré la notification claire de cette obligation.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-25TL01714
Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, prise par le juge des référés, rejette la requête de M. A..., ressortissant algérien, qui contestait le refus de séjour et l’obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de la Haute-Garonne. La cour estime que l’arrêté préfectoral est suffisamment motivé et que le préfet a procédé à un examen réel et sérieux de la situation personnelle de l’intéressé. Elle écarte également les moyens tirés de la violation de l’accord franco-algérien et de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, jugeant que la requête est manifestement dépourvue de fondement. La solution est fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
04/05/2026
Cour administrative d'appel de Marseille — N° CAA13-25MA00532
La Cour administrative d'appel de Marseille a examiné le recours du préfet de la Haute-Corse contre un jugement du tribunal administratif de Bastia. Ce jugement avait annulé les arrêtés du 2 janvier 2025 refusant un titre de séjour à M. A... B..., ressortissant brésilien, et prononçant son éloignement. Le préfet soutenait que le comportement de l'intéressé constituait une menace à l'ordre public, justifiant le refus sur le fondement de l'article L. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La cour a rejeté la requête préfectorale et confirmé le jugement de première instance, validant ainsi l'annulation des arrêtés et l'injonction de délivrer une carte de séjour temporaire mention "salarié".
04/05/2026