jeudi 9 juin 2022
| Juridiction | Cour Administrative d'Appel de Nantes |
| Section | Cour Administrative d'Appel de Nantes |
| N° Dossier | CAA44-21NT03249 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | exécution décision justice adm |
| Publication | D |
| Avocat requérant | SELARL BS2A BESCOU & SABATIER |
Vu la procédure suivante :
Procédure contentieuse antérieure :
M. H I et Mme D J, agissant en leurs noms propres et pour le compte des mineurs C I, B I, A I, E I, F I et G I, ont demandé au tribunal administratif de Nantes d'annuler la décision du 2 août 2017 par laquelle la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France a confirmé les refus opposés par l'ambassadeur en France en République démocratique du Congo aux demandes de visa de long séjour présentées par Mme J et pour les enfants, au titre de la réunification familiale.
Par un jugement n° 1708696 du 9 octobre 2020, le tribunal administratif de Nantes a rejeté leur demande.
Par une requête, enregistrée le 9 novembre 2020 sous le n° 20NT03484, Mme C I a demandé à la cour d'annuler le jugement du tribunal administratif de Nantes du 9 octobre 2020.
Par une requête, enregistrée le 9 novembre 2020 sous le n° 20NT03485, M. H I et Mme D J, agissant en leurs noms propres et pour le compte des mineurs B I, A I, E I, F I et G I ont demandé à la cour d'annuler le jugement du tribunal administratif de Nantes du 9 octobre 2020.
Par un arrêt n° 20NT03484, 20NT03485 du 28 mai 2021, la cour administrative d'appel de Nantes a d'une part, annulé le jugement du tribunal administratif de Nantes du 9 octobre 2020 et la décision de la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France du 2 août 2017, et d'autre part, a enjoint au ministre de l'intérieur de délivrer un visa de long séjour à Mme D J, Mme C I et aux jeunes B I, E I, F I et G I, dans le délai d'un mois à compter de la date à laquelle le voyage des intéressés vers la France sera compatible avec les mesures générales nécessaires pour faire face à l'épidémie de covid-19.
Procédure d'exécution devant la cour :
Par une demande enregistrée le 31 août 2021, Mme C I, M. H I et Mme D J, représentés par Me Sabatier, ont saisi la cour d'une demande tendant à obtenir l'exécution de cet arrêt du 28 mai 2021.
Par une ordonnance en date du 22 novembre 2021, le président de la cour administrative d'appel a, en application de l'article R. 921-6 du code de justice administrative, décidé l'ouverture d'une procédure juridictionnelle.
Par un mémoire enregistré le 15 décembre 2021, le ministre de l'intérieur a produit la copie des visas délivrés le 24 novembre 2021 et conclut au non-lieu à statuer sur la demande d'exécution.
Par un mémoire enregistré le 6 mai 2022, Mme C I, représentée par Me Sabatier, confirme que les visas sollicités ont été délivrés et qu'il n'y a plus lieu de statuer sur la demande d'exécution de l'arrêt du 28 mai 2021.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement () des cours () peuvent, par ordonnance : () / 3° Constater qu'il n'y a pas lieu de statuer sur une requête () ".
2. Aux termes de l'article L. 911-4 du même code : " En cas d'inexécution d'un jugement ou d'un arrêt, la partie intéressée peut demander à la juridiction, une fois la décision rendue, d'en assurer l'exécution. / Si le jugement ou l'arrêt dont l'exécution est demandée n'a pas défini les mesures d'exécution, la juridiction saisie procède à cette définition. Elle peut fixer un délai d'exécution et prononcer une astreinte ".
3. Il résulte de l'instruction que le 24 novembre 2021, les autorités consulaires françaises à Kinshasa (République démocratique du Congo) ont délivré à Mme C I et aux jeunes B I, E I, F I et G I les visas de long séjour sollicités. Par suite, les conclusions tendant à l'exécution de l'arrêt du 28 mai 2021 sont devenues sans objet.
ORDONNE :
Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur la demande d'exécution présentée par Mme C I, M. H I et Mme D J.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme C I, M. H I et Mme D J et au ministre de l'intérieur.
Fait à Nantes, le 9 juin 2022.
Alain PEREZ
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur en ce qui le concerne, et à tous huissiers de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
N°21NT03249
Cour administrative d'appel de Bordeaux — N° CAA33-25BX02473
02/04/2026
COUR ADMINISTRATIVE D'APPEL DE LYON — N° CAA69-25LY01963
02/04/2026
COUR ADMINISTRATIVE D'APPEL DE LYON — N° CAA69-25LY02786
02/04/2026
COUR ADMINISTRATIVE D'APPEL DE LYON — N° CAA69-25LY03215
02/04/2026