LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° CAA44-21NT03263

Cour Administrative d'Appel de Nantes — Décision N° CAA44-21NT03263

mardi 20 décembre 2022

JuridictionCour Administrative d'Appel de Nantes
SectionCour Administrative d'Appel de Nantes
N° DossierCAA44-21NT03263
TypeDécision
Recoursexcès de pouvoir
PublicationC
Formation5ème chambre
Avocat requérantSELARL BARBIER

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Procédure contentieuse antérieure :

La société pour la protection des paysages et de l'esthétique de la France (SPPEF) a demandé au tribunal administratif de Rennes d'annuler l'arrêté du 29 septembre 2015 par lequel le maire de la commune de Matignon (Côtes-d'Armor) ne s'est pas opposé à la déclaration préalable de M. A portant sur la réhabilitation d'un bâtiment agricole, ainsi que la décision de rejet de son recours tendant au retrait de cette décision, et d'enjoindre au maire de retirer cet arrêté. Par un jugement n° 1603058 du 25 janvier 2019, le tribunal administratif de Rennes a annulé l'arrêté du 29 septembre 2015 du maire de Matignon et rejeté le surplus des conclusions de la demande.

Par un arrêt n° 19NT01134 du 7 février 2020, la cour administrative d'appel de Nantes a, sur appel de M. A, annulé ce jugement, rejeté la demande tendant à l'annulation de l'arrêté du 29 septembre 2015 du maire de Matignon, annulé sa décision de refus implicite de retirer cet arrêté et enjoint à ce maire de procéder à ce retrait dans un délai de trois mois à compter de la notification de son arrêt.

Par une décision n° 442887 du 18 novembre 2021, le Conseil d'Etat, statuant au contentieux, a annulé l'arrêt de la cour et a renvoyé à celle-ci l'affaire, qui porte désormais le n°21NT03263.

Procédure devant la cour :

Avant cassation :

Par une requête et des mémoires, enregistrés les 20 mars et 5 avril 2019 et le 28 janvier 2020, M. C A, représenté par Me Barbier, demande à la cour :

1°) d'annuler le jugement du tribunal administratif de Rennes du 25 janvier 2019 ;

2°) de rejeter la demande de la société pour la protection des paysages et de l'esthétique de la France présentée devant le tribunal administratif de Rennes ;

3°) de mettre à la charge de la société pour la protection des paysages et de l'esthétique de la France le versement d'une somme de 3 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

- le moyen tiré du défaut de continuité de l'affichage a été relevé d'office par le tribunal, sans avoir été au préalable communiqué aux parties ;

- la demande de première instance était irrecevable dès lors qu'elle était tardive, que la société n'avait pas intérêt à agir et que son président n'était pas habilité à agir ;

- la construction initiale a été édifiée au début du XXème siècle, et donc avant la généralisation du permis de construire par la loi du 15 juin 1943 ; le moyen tiré du défaut de justification d'un permis pour la construction initiale et de la nécessité de présenter une demande d'autorisation globale intégrant les ouvrages préexistants n'est pas fondé ;

- la construction initiale a édifiée depuis plus de 10 ans ; l'absence de bénéfice d'un permis de construire ne pouvait dès lors pas justifier le rejet de la déclaration de travaux, conformément aux dispositions de l'article L. 421-9 du code de l'urbanisme ;

- les travaux litigieux ne sauraient être considérés comme une extension de l'urbanisation, au sens des dispositions de la loi dite " Littoral ", dès lors qu'ils se rapportent à la réhabilitation d'un bâtiment existant, sans changement de destination, ni modification de l'assiette ou des dimensions de la construction ;

- la fraude n'est pas établie ;

- les travaux ont concerné la réhabilitation d'une construction existante, sans modification d'emprise et de volume ni changement de destination ; dès lors, ils pouvaient légalement faire l'objet d'une déclaration préalable ;

- le dossier de déclaration répondait aux exigences de l'article R. 431-36 du code de l'urbanisme et a permis à l'autorité administrative d'apprécier la nature et l'impact des travaux projetés.

La SPPEF n'a pas produit de mémoire, malgré la mise en demeure qui lui a été adressée par un courrier du 27 mai 2019.

Après cassation :

Par un mémoire, enregistré le 20 décembre 2021, M. C A, représenté par Me Barbier, demande à la cour :

1°) d'annuler le jugement du tribunal administratif de Rennes du 25 janvier 2019 ;

2°) de rejeter la demande de la société pour la protection des paysages et de l'esthétique de la France présentée devant le tribunal administratif de Rennes ;

3°) de mettre à la charge de la société pour la protection des paysages et de l'esthétique de la France le versement d'une somme de 4 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

- le jugement attaqué est irrégulier en ce que le moyen tiré du défaut de continuité de l'affichage a été relevé d'office par le tribunal, sans avoir été préalablement communiqué aux parties ;

- la demande de première instance était irrecevable dès lors qu'elle était tardive, que la société n'avait pas intérêt à agir et que son président n'était pas habilité à agir ;

- la construction initiale a édifiée depuis plus de 10 ans ; l'absence de bénéfice d'un permis de construire ne pouvait dès lors pas justifier le rejet de la déclaration de travaux, conformément aux dispositions de l'article L. 421-9 du code de l'urbanisme ;

- les travaux ont concerné la réhabilitation d'une construction existante, sans modification d'emprise et de volume ni changement de destination ; dès lors, ils pouvaient légalement faire l'objet d'une déclaration préalable ;

- la fraude n'est pas établie ;

- les autres moyens soulevés par l'association en première instance ne sont pas fondés.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- la loi du 15 juin 1943 d'urbanisme ;

- le code de l'urbanisme ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de M. B,

- et les conclusions de M. Mas, rapporteur public.

Considérant ce qui suit :

1. Le 31 juillet 2015, M. A a déposé une déclaration préalable de travaux portant sur la réhabilitation d'un hangar agricole à Matignon (Côtes d'Armor). Par un jugement du 25 janvier 2019, le tribunal administratif de Rennes, saisi par la société pour la protection des paysages et de l'esthétique de la France (SPPEF), a annulé pour excès de pouvoir l'arrêté du 29 septembre 2015 par lequel le maire de Matignon ne s'est pas opposé à cette déclaration préalable. Par un arrêt du 7 février 2020, la cour administrative d'appel de Nantes a annulé ce jugement, rejeté la demande de la SPPEF tendant à l'annulation de l'arrêté du 29 septembre 2015 du maire de Matignon, annulé la décision de refus implicite du maire de Matignon de retirer cet arrêté en ce qu'il aurait été obtenu par fraude, et enjoint à ce dernier de procéder à ce retrait dans un délai de trois mois à compter de la notification de son arrêt. Par une décision no 442887 du 18 novembre 2021, le Conseil d'Etat, statuant au contentieux, a annulé cet arrêt et a renvoyé l'affaire à la cour.

Sur le bien-fondé du jugement attaqué :

En ce qui concerne les conclusions dirigées contre l'arrêté du 29 septembre 2015 :

2. Aux termes de l'article R. 600-2 du code de l'urbanisme : " Le délai de recours contentieux à l'encontre d'une décision de non-opposition à une déclaration préalable () court à l'égard des tiers à compter du premier jour d'une période continue de deux mois d'affichage sur le terrain des pièces mentionnées à l'article R. 424-15 ". Aux termes de l'article R. 424-15 du même code : " Mention () de la déclaration préalable doit être affichée sur le terrain, de manière visible de l'extérieur, par les soins de son bénéficiaire, dès la notification de l'arrêté () ". L'article A. 424-15 précise que : " L'affichage sur le terrain () de la déclaration préalable, prévu par l'article R. 424-15, est assuré par les soins du bénéficiaire du permis ou du déclarant sur un panneau rectangulaire dont les dimensions sont supérieures à 80 centimètres ". Il incombe au bénéficiaire d'une déclaration de justifier qu'il a accompli les formalités d'affichage prescrites par ces dispositions, le juge devant ensuite apprécier la régularité de l'affichage en examinant l'ensemble des pièces qui figurent au dossier qui lui est soumis.

3. Pour établir que la décision de non-opposition à la déclaration délivrée le 29 septembre 2015 a été affichée régulièrement et de manière continue pendant deux mois sur le terrain, ont été produits par M. A de nombreuses attestations circonstanciées par lesquelles des riverains certifient l'existence de cet affichage à compter du 26 octobre 2015, pour une durée de plusieurs mois. Le courrier du 13 mai 2016 du maire de Matignon portant rejet du recours gracieux de l'association indique en outre que l'affichage de la déclaration préalable a été effectué le 26 octobre 2015 puis " fin janvier 2016 par la pose d'un panneau d'affichage règlementaire ". Le procès-verbal établi par Me Bodros, huissier de justice, le 13 avril 2016, comporte l'indication selon laquelle la déclaration est toujours affichée sur le terrain. Par ailleurs, il est constant que le panneau d'affichage de la déclaration préalable litigieuse a indiqué que le projet portait sur la " réhabilitation d'un bâtiment agricole ". Par suite, et dès lors que le projet déclaré portait sur une réhabilitation d'un bâtiment existant, ni la circonstance qu'il n'aurait pas comporté de mention relative à la hauteur et à la surface de plancher autorisé, ni celle que la hauteur et la surface du plancher du bâtiment existant ont été modifiées au cours des travaux, n'est de nature à établir une irrégularité de l'affichage. Il suit de là que le délai de recours contentieux de deux mois a commencé à courir à l'encontre de l'arrêté contesté, au plus tard, à la fin du mois de janvier 2016, et avait en conséquence expiré le 13 avril 2016, date de la notification du recours gracieux formé par la SPEFF contre cette décision. Si la SPPEF soutient que le projet aurait dû englober la construction existante réalisée sans autorisation, la circonstance qu'une autorisation d'urbanisme aurait été obtenue par fraude ne permet pas à un tiers de la contester directement sans délai. Il s'ensuit que la demande présentée par la SPEEF devant le tribunal administratif, en tant qu'elle est dirigée contre l'arrêté du 29 septembre 2015, était irrecevable en raison de sa tardiveté. Par conséquent, et sans qu'il soit besoin d'examiner les autres fins de non-recevoir opposées à celle-ci par M. A, la demande de la SPEEF tendant à l'annulation de cet arrêté doit être rejetée.

En ce qui concerne les conclusions dirigées contre la décision de rejet du recours tendant au retrait de l'arrêté du 29 septembre 2015 :

4. Il incombe au juge de l'excès de pouvoir, saisi d'un moyen tendant à l'annulation de la décision par laquelle l'autorité administrative a refusé de faire usage de son pouvoir d'abroger ou de retirer un acte administratif obtenu par fraude, d'une part, de vérifier la réalité de la fraude alléguée et, d'autre part, de contrôler que l'appréciation de l'administration sur l'opportunité de procéder à l'abrogation ou au retrait n'est pas entachée d'erreur manifeste, compte tenu notamment de la gravité de la fraude et des atteintes aux divers intérêts publics ou privés en présence susceptibles de résulter, soit du maintien de l'acte litigieux, soit de son abrogation ou de son retrait.

5. En l'espèce, il ressort des pièces du dossier que M. A a déposé le 31 juillet 2015 une déclaration préalable portant sur la réhabilitation d'un hangar, situé au lieu-dit " Saint-Germain-de-la-Mer " à Matignon, sur un terrain cadastré à la section ZB sous le n° 18. Il est constant que la construction existante, d'une surface de 250 m2, a été édifiée sans autorisation. Toutefois, et d'une part, la seule circonstance que les façades et la toiture de cette construction seraient respectivement composées de parpaings, de tôles métalliques et de tôles en fibrociment ne suffit pas à établir que le bâtiment aurait été édifiée antérieurement à la loi du 15 juin 1943 imposant la délivrance d'un permis de construire, dès lors notamment qu'elle aurait pu faire ultérieurement l'objet de travaux de consolidation. D'autre part, et en tout état de cause, il ne ressort pas des pièces du dossier que l'intention de M. A aurait été de tromper l'administration pour obtenir une décision indue. Dans ces conditions, la SPEFF n'est pas fondée à soutenir que l'arrêté du 29 septembre 2015 aurait été obtenu par fraude, et que le maire de Matignon ne pouvait, dès lors, légalement rejeter la demande tendant au retrait de cet arrêté.

6. Il résulte de tout ce qui précède, et sans qu'il soit besoin de se prononcer sur la régularité du jugement attaqué ni d'examiner les fins de non-recevoir opposées à la demande en tant qu'elle concerne la décision de rejet du recours tendant au retrait de l'arrêté du 29 septembre 2015, que M. A est fondé à soutenir que c'est à tort que, par le jugement attaqué, le tribunal administratif de Rennes a annulé l'arrêté du 29 septembre 2015 du maire de Matignon.

Sur les frais liés au litige :

7. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de mettre à la charge de la SPPEF le versement à M. A d'une somme au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

DÉCIDE :

Article 1er : L'article 1er du jugement n° 1603058 du 25 janvier 2019 du tribunal administratif de Rennes est annulé.

Article 2 : La demande présentée par la société pour la protection des paysages et de l'esthétique de la France devant le tribunal administratif de Rennes est rejetée.

Article 3 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.

Article 4 : Le présent arrêt sera notifié à M. C A, à la société pour la protection des paysages et de l'esthétique de la France et à la commune de Matignon.

Délibéré après l'audience du 2 décembre 2022, à laquelle siégeaient :

- M. Francfort, président de chambre,

- M. Rivas, président-assesseur,

- M. Frank, premier conseiller.

Rendu public par mise à disposition au greffe, le 20 décembre 2022.

Le rapporteur,

A. B Le président,

J. FRANCFORT

Le greffier,

C. GOY

La République mande et ordonne au préfet des Côtes-d'Armor en ce qui le concerne, et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Décisions similaires

CAA75excès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA02997

Suspension de refus de titre de séjour et d'obligation de quitter le territoire. La Cour administrative d'appel de Paris, statuant en référé, rejette la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 5 mai 2025. Le juge des référés estime la demande manifestement infondée, car le tribunal administratif a déjà validé la légalité de la décision par un jugement argumenté, sans qu'aucun moyen nouveau et sérieux ne soit soulevé. La requête est rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.

01/06/2026

CAA31excès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-26TL00807

Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, statuant en référé, rejette la requête de Mme B... comme manifestement irrecevable. Celle-ci contestait le refus de l’Office national des combattants de prendre en compte la totalité de ses jours de présence dans un camp de transit. La cour applique les articles R. 222-1, R. 811-7 et R. 612-1 du code de justice administrative, constatant que l’appel, non dispensé du ministère d’avocat, n’a pas été présenté par un avocat malgré la notification claire de cette obligation.

01/06/2026

CAA31excès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-25TL01714

Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, prise par le juge des référés, rejette la requête de M. A..., ressortissant algérien, qui contestait le refus de séjour et l’obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de la Haute-Garonne. La cour estime que l’arrêté préfectoral est suffisamment motivé et que le préfet a procédé à un examen réel et sérieux de la situation personnelle de l’intéressé. Elle écarte également les moyens tirés de la violation de l’accord franco-algérien et de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, jugeant que la requête est manifestement dépourvue de fondement. La solution est fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative.

04/05/2026

CAA13excès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Marseille — N° CAA13-25MA00532

La Cour administrative d'appel de Marseille a examiné le recours du préfet de la Haute-Corse contre un jugement du tribunal administratif de Bastia. Ce jugement avait annulé les arrêtés du 2 janvier 2025 refusant un titre de séjour à M. A... B..., ressortissant brésilien, et prononçant son éloignement. Le préfet soutenait que le comportement de l'intéressé constituait une menace à l'ordre public, justifiant le refus sur le fondement de l'article L. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La cour a rejeté la requête préfectorale et confirmé le jugement de première instance, validant ainsi l'annulation des arrêtés et l'injonction de délivrer une carte de séjour temporaire mention "salarié".

04/05/2026

← Retour aux décisions